Le rendement réel du fonds euros de votre contrat d’assurance vie devrait être proche de zéro en 2017…. mais ce n’est pas une fatalité.

Avec un rendement 2016 proche de 1.80% pour le fonds euros, soit 1.52% net de prélèvements sociaux, vous allez être nombreux à rechercher des solutions alternatives pour augmenter le rendement de votre épargne.

En effet, comme nous vous l’expliquons depuis quelques mois maintenant, les prochaines années, le rendement réel, c’est à après déduction de l’inflation, de votre contrat d’assurance vie pourrait devenir négatif. Les taux bas conjugué à une remontée de l’inflation conduisent inévitablement à un taux de rendement réel proche de zéro et qui pourrait même devenir négatif en 2018 (cf »Quelle stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ? » et « Assurance vie : Des rendements proche de zéro en 2017 et même négatifs en 2018 ?« ).

Un taux de rendement réel négatif, cela signifie tout simplement qu’avec une rémunération de votre épargne inférieure au taux d’inflation vous devrez accepter de voir baisser la valeur de votre patrimoine. Mais attention, ce n’est pas une fatalité, et cela ne doit en aucun cas vous « obliger » à diversifier votre épargne sur les marchés financiers ou à prendre des risques très importants, ce pourrait même être un moindre mal face au risque d’éclatement de la bulle que nous voyons poindre (cf « Quand tout est trop cher, ne pas placer votre argent est la meilleure stratégie de court terme« ).

Ce n’est pas parce que le rendement de votre épargne est proche de zéro que vous devez accepter de réaliser des placements dont le niveau de risque sera non conforme à votre appétence. N’est il pas préférable de perdre 1% par année sur le fonds euros plutôt que de prendre le risque d’en perdre 20% sur les marchés financiers ?

Néanmoins, vous serez un certain nombre à vous laisser tenter par les propositions apparemment intéressantes de votre banquier ou courtier en assurance vie. Les propositions devraient être de deux ordres :

 – Soit investir une partie de votre épargne sur les marchés financiers via des unités de compte ou autre fonds à formule avec capital partiellement ou totalement garanti ;

Soit investir une partie de votre épargne vers de nouvelle formule d’épargne de long terme tel que l’eurocroissance ; 

– Ou enfin céder aux charmes de la pierre papier, c’est à dire de l’investissement en SCPI qui semble traverser les décennies sans subir les tourments de la crise. 

 

Je ne reviendrai pas ici sur l’erreur que représente aujourd’hui l’investissement en SCPI, un actif dont la valorisation élevée est totalement dépendante des taux excessivement bas dans une période ou l’on annonce une remontée progressive des taux d’intérêt (cf »SCPI : Les 4 risques qui pourraient faire baisser la valeur de l’immobilier d’entreprise).

Concentrons nous sur le choix entre unités de compte ou Eurocroissance ?

 

Eurocroissance ou unités de compte sur les marchés financiers ?

La différence importante entre ces deux propositions d’investissement est liée aux risques auquels s’exposent l’épargnant.

L’Eurocroissance est un support financier géré par la compagnie d’assurance vie qui bénéficie d’une garantie totale ou partielle en capital à une échéance librement fixé entre la compagnie d’assurance vie et l’épargnant.

Mais peut on réellement parler d’un avantage important pour l’Eurocroissance ? Ne croyez vous pas qu’un investissement de long terme sur n’importe quel marché permettent à l’épargnant investisseur de retrouver son capital initial, même en cas de crise ? Celui qui épargne pendant 20 ans sur les marchés actions devrait retrouver son capital initial même s’il place son épargne au sommet d’une bulle.

La véritable différence entre l’Eurocroissance et l’investissement en unité de compte sur les marchés financiers réside dans la gestion de l’exposition aux marchés financiers.

Dans cet article « Gestion conseillée, pilotée ou Euro-croissance ? Comment être (bien) accompagné sur les marchés financiers ?« , je définis l’eurocroissance comme un support de gestion pilotée de long terme. Il s’agit en réalité d’un placement de long terme sur les marchés financiers. La compagnie d’assurance vie gérera votre épargne dans l’objectif de générer un rendement attrayant dans une enveloppe de risque nulle à long terme.

En fonction des opportunités de marché, la compagnie d’assurance vie diversifiera votre épargne sur les classes d’actif qu’elle jugera comme performantes et adaptées à la conjoncture de long terme. Cette gestion active de votre épargne est un véritable atout par rapport à la gestion libre en unité de compte.

En effet, lorsque votre banquier ou votre courtier vous proposera d’investir en unité de compte, il se contentera de vous proposer d’acheter tel ou tel FCP et donc indirectement d’investir dans telles ou telles classes d’actifs (actions, obligations, matières premières). Une récente étude révèle d’ailleurs que plus de 91% de ces fonds obtiennent un niveau de performance inférieur à leur indice de référence (cf  » Pourquoi payer des frais de gestion et un gérant dont l’objectif, rarement atteint, est de suivre un indice ?« ).

Mais personne ne vous apportera un conseil en allocation d’actif afin d’adapter vos investissements en fonction de la conjoncture. Vous investirez sur telles ou telles classes d’actif… puis vous constaterez la performance année après années… jusqu’à la prochain crise ou vous paniquerez, vendrez tout en criant que vous ne vous ferez plus avoir avec la bourse. C’est un cas d’école.

Rares sont les fonds qui ont une véritable gestion diversifiée de long terme. Nous connaissons tous Carmignac Patrimoine, et les autres, mais ils sont peu nombreux. 

 

 

Il est suicidaire d’investir sur les marchés financiers sans être accompagné par un conseiller financier capable de vous apporter un conseil en allocation d’actif.

L’épargnant non expert ne doit pas investir son épargne sur les marchés financiers s’il n’est pas accompagné (ou alors il lui faut choisir des fonds diversifiés tel Carmignac Patrimoine ou comparable).

Attention, je ne parle pas de l’accompagnement commercial de votre banquier qui s’engage avec le sourire à vous conseiller alors qu’il n’est pas payé pour le faire, et encore moins des offres de gestion sous mandat qui sont surtout des « pompes à fric » pour la société de gestion qui rajoute ainsi une couche de frais sans valeur ajoutée.

Etre accompagné sur les marchés financiers, c’est signer un contrat avec un professionnel du conseil financier. Dans ce contrat, lettre de mission, le professionnel s’engage à suivre, informer l’épargnant sur la conjoncture, proposer des arbitrages, adapter le portefeuille en fonction de sa lecture des marchés …

Idéalement, ce professionnel est rémunéré par honoraire (mais certain peuvent se rémunérer par retro-commissions – Dans ce cas, attention au conflit d’intérêt lorsque la commission prime sur la qualité du conseil).

Mais retenez une chose : En l’absence de contrat entre le conseiller financier et l’épargnant… il ne peut y avoir conseil. Ne vous laissez pas berner par le beau discours d’un commercial qui doit gérer 600 clients et satisfaire les objectifs commercial de son entreprise. 

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2 Comments

  1. Patrick D says:

    Le problème de la sortie du fonds en Euros, c’est qu’il faut laisser les fonds dans la même banque -assurance pour ne pas devoir payer les taxes.

  2. vous dites: »Il est suicidaire d’investir sur les marchés financiers sans être accompagné par un conseiller financier capable de vous apporter un conseil en allocation d’actif. »

    Je dirais qu’il est suicidaire d’accorder toute sa confiance à un conseiller financier.

    Pour avoir roulé ma bosse dans ce milieu, il y a peu de conseillers compétents an allocation d’actifs. Sans compter ceux qui sont guidés par des objectifs commerciaux, des supérieurs rivés sur les chiffres et des « incentives » comme des voyages, voitures et autres iphone.

    Il vaut mieux se former soi-même partir sur des allocations simples que vous maîtrisez et 4*4 pour passer les cycles économiques.

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