Le rendement 2016 du fonds euros des contrats d’assurance vie assurés par APICIL affiche un très violente baisse de 0.70% pour atteindre 2.20%. Rendez vous compte, avec un rendement à 2.20% et 0.75% de frais de gestion : Les frais de gestion représentent 34% du rendement de votre épargne. Ce système est à bout de souffle !

De surcroît notons qu’APICIL est une compagnie d’assurance vie particulièrement active dans sa stratégie post fonds euros et oblige une répartition minimale à 30% d’unité de compte dans leurs contrats d’assurance vie (cf »Des compagnies d’assurance vie interdisent d’investir en fonds euros ! Faut il céder au chantage ?), ce qui n’est pas sans poser quelques questions déontologiques au regard du devoir de conseil. (cf « Le déclin de l’assurance vie est en marche et c’est de la faute des assureurs !« ).

 

Voici la communication d’APICIL qui insiste en fin de communiqué sur la nécessité d’encourager la diversification vers les unités de compte :

Le taux de rendement net* attribué au titre de 2016 est de : 2,20% * net des frais de gestion de 0,75% applicables aux contrats, et avant prélèvements sociaux et fiscalité le cas échéant.

Un taux en baisse significative

  • une baisse constatée de -0,70% par rapport à 2015
  • une baisse due à un contexte obligataire extrêmement adverse en 2016 : cette baisse est consécutive principalement d’une « dilution progressive » de notre portefeuille obligataire réinvesti dans un univers de taux très bas voire négatifs (collecte nette positive et arrivée à terme d’obligations devant être réinvesties)
  • et une volonté de préserver la qualité du portefeuille et les réserves de rendement (moindre réalisation de plus-values latentes, dotation en réserve)
Mais un taux qui reste relativement correct
  • au regard de la moyenne du marché qui était déjà à 2,27% l’an dernier et devrait être en deçà de 2% cette année
  • au regard d’une inflation quasi nulle
Un taux qui doit éclairer les clients
  • sur la baisse régulière inéluctable des performances à venir
  • ceci quelle que soit notre action pour les soutenir au mieux dans la durée
et les orienter vers des allocations faisant une moindre part au fonds euro.

 

 

Les compagnies d’assurance vie ont la trouille du risque systémique du fonds euros !

Pour ne pas faire faillite, elles veulent abandonner la gestion du risque et le transférer sur les épargnants … Vous devez résister à ces pressions commerciales qui ne sont pas dans votre intérêt (et uniquement dans l’intérêt de la compagnie) ! 

 

Comparateur de crédit immobilier : Comparez plus de 100 banques pour trouver le meilleur taux pour votre crédit immobilier

taux-credit-immobilier-plus-basBonne nouvelle ! Des baisses de taux de crédit immobilier pour ce mois de Juin 2017 !

C’est le moment de relancer vos projets car cela ne devrait pas durer !

Les taux sont au plus bas, c’est le moment de s’endetter pour investir et valoriser son patrimoine. Voici le barème des meilleurs taux de crédit immobilier grâce à notre comparateur de meilleur taux de crédit immobilier. 

Cliquez ici pour comparer plus de 100 banques et trouver le meilleur taux

Ces autres articles devraient vous intéresser :


29 Comments

  1. Et encore, à ce taux, ils doivent piocher dans les réserves!

    • Cela est inexact, Ankou. Apicil n’a pas « pioché dans ses réserves » pour servir le taux affiché, au contraire, sur les « fermes recommandations » de l’ACPR, et aussi par simple soucis de bonne gestion, elle a gonflé ses réserves (qui n’étaient pas fameuses, il faut bien l’avouer).

      • Si elle n’a pas pioché, alors comment obtenir un tel taux aujourd’hui, sans spéculer?

        à un moment ou un autre la réserve doit intervenir dans le circuit, me semble-t-il, mais je ne suis qu’un pauvre ……. béotien, mais mathématicien.

        Par contre comme vous dites plus bas, ce sont les intermédiaires qui gagnent à tous les coups (c’est aussi vrai dans l’Investissement Immobilier)

  2. il faut etre réaliste
    les cie d’assurances sont obligés d’investir environ 70% sur des OAT 10 ans dont les taux sont de 0.65%
    comment voulez vous qu’elles reversent plus ?

    de plus ce ne sont pas les cie mais le gouvernement qui demande aux cie de diminuer la participation aux benefices sur les fds en euros (voir les lois sapin en plus) afin qu’elles puissent conserver leurs réserves en cas de crise

    le probleme est relativement simple
    tant que les taux demeurent bas, les rendements sont par definition bas

    si demain les 1 500 milliards de contrat en assurance vie sont rachetés par les investisseurs, les cie seront obligées de revendre les obligations détenues en les bradant
    et donc certaines seront en trés grosses difficultés voire en faillite
    et l’etat devra couvrir 70 000€ par contrat (pour ceux ayant des montants inférieurs, cela ira encore mais ceux qui ont mis plus de 70 000, subiront une perte)

    cela fait pratiquement 3 ans que les cie encouragent les particuliers à mettre des UC dans les contrats mais le public trop habitué a avoir du rendement sans risque s’y refuse

    nous sommes dans une autre époque ou peu d’inflation et des taux bas ne permettent pas d’obtenir un fort rendement sans risque

    il faut ce mettre cela dans la tête et ne plus révé du temps ou les sicavs monetaires rapportaient plus de 10%

    il faut choisir entre des rendements permettant de ne pas perdre par rapport à l’inflation (donc faible) ou un peu plus de rendement avec un peu de risque

  3. Bonjour,

    Entièrement d’accord avec Pascal. J’aimerais bien savoir ce que les gestionnaires de patrimoine conseillent comme placements aux retraités qui ont une épargne conséquente servant à compléter leur retraite sur plusieurs années. Il est facile de dire que le « système est à bout de souflle » sans rien proposer d’autre sinon un investisement en bourse qui n’est intéressant potentiellment que si on a 10 ans devant soi. Je le répète ce n’est pas le cas des retraités!! Et on ne peut se permettre de prendre des risques car la retraite en dépend.
    Quand j’avais 40 ans j’ai beaucoup placé en bourse, à 66 ans ce n’est plus pareil.
    Donc des placements qui compensent l’inflation me suffisent et l’assurance vie en fait encore partie.

  4. Juste un détail à signaler. Dans l’exemple Apicil les frais représentent 25% du rendement ( 2,95%), pas 34%.
    Par ailleurs, ce fonds euro est aussi proposé par exemple sur linxea avec 0,6% de frais au lieu de 0,75%.
    Mais sur le fond je suis d’accord, cela commence à faire beaucoup de frais en relatif.

    • et comment vous payez les salariés des compagnies ?
      les loyers des bureaux
      les charges de structure
      les commerciaux
      les conseil en gestion de patrimoine qui vous ont conseillé tel ou tel contrat et qui le gère

      jusqu’a preuve du contraire les compagnies sont des entreprises dont le but au final est de gagner de l’argent

    • Vous jouez sur les mots … vous devriez travailler au service communication de la compagnie… Mais au final, cela ne change rien… vous aurez bien payé 0.75% de frais et obtenu seulement 2.20% de rendement net.

      • Si vous estimez que calculer le taux des frais sur un montant dont les frais sont déjà déduits n’est pas une erreur, alors je vous retourne le compliment. C’est vous qui devriez travailler dans la communication!
        A mon grand regret d’ailleurs, car j’apprécie votre blog.

        • vous avez raison Brar, si on a 2.2% de net cela veut dire que les frais ont déjà ete déduit
          donc apicil a fait 2.95% de brut

          de tout façon je m’en moque
          cela ne me gene pas de payer .75 si on me donne 2.2
          c’est toujours mieux que le livret a qui ne me donne que 0.75

    • Dans le même ordre d’idée: sur une SCPI délivrant 4.8% de rendement brut (4.05% net) logée dans un contrat d’AV avec 0.7% de frais annuels de gestion des UC, ces frais de gestion représentent 17.2% des loyers nets… ça fait réfléchir.

  5. Si on compare les frais de gestion de l’assurance vie de 0.75% à ceux prélevés par les SICAV actions qui sont de 1.5 à 1.9% selon l’AMF, finalement ces frais ne sont pas très élevés d’autant moins que les SICAV ont parfois un rendement négatif. Quant aux FCPI et FIP les frais de gestion atteignent 3 à 4%.

  6. Loulou75015 says:

    Bonjour,

    Vos discours sont comme souvent antinomique !!!
    En début d’article vous dites que les frais représente plus de 30 % de la perf. et que le système est à bout de souffle, mais en fin d’article vous laissez entendre qu’il faut résister à la pression des assureurs d’aller sur de l’UC et conserver le fond euro …

    Si j’aime à lire de temps en temps vos articles, leur conclusion sont trop souvent dénué de sens ou même souvent complètement dénué de conclusion, c’est Dommage !

    • entierement d’accord avec vous loulou

      j’ai du mal à comprendre M Fontenaau qui se dit conseil en gestion de patrimoine ;
      selon lui :
      – pas d’assurance vie car les compagnies volent les epargnants en prenant des frais de gestion
      – pas de scpi car soi disant dans une bulle immobiliere (d’ailleurs c’est mal connaitre le marché)
      – pas d’uc car risque de volatilité sur la bourse

      mis à part l’or , le diamant, reste ps grand chose

      alors pour donner des exemples dans la vrai vie
      j’ai un petit PEA ou je boursicote en direct environ une quinzaine d’operations par an
      bilan 2016 : valeur du PEA au 1/1/2016 = 7337.98, valeur à hier soir : 9165.20 et cela malgre la forte volatilité de 2016 (brexit, trump etc)
      j’ai vendu des perp à quelques clients avec un mandat de gestion
      je ne pratique qu’un arbitrage annuel au pire
      en 2016, les pep ont fait 6.22 net (soit après frais de gestion sur uc de 1%)
      j’ai vendu des scpi corum qui bon an mal donne environ 6%
      donc ils ont avalé leur frais élevé de souscription (de 10%) en 2 ans (le but etant quand meme de les conserver 8 à 10 ans
      ce sont des locaux un peu partout en europe type siege u grande surface
      ils se diversifient dans oute l’europe de l’ouest
      sans parler de scpi tel que novapierre 48 qui vise une PV en sortie (peu de rendement pendant (de l’ordre de 2 à 3%) mais immeuble de qualité parisien
      ni d’immorente qui au bout de 22 ans d’existence continue de verser du 4%
      ils vendent et achètent des boutiques et commerces en importante partie

      oui, aujourd’hui, on peut faire fructifier son patrimoine, il suffit de le gérer, d’analyser son objectif dans le temps

      je maintiens que sur 8 a 10 ans, un contrat d’assurance vie en UC permet d’épargner et de « s’enrichir » malgré les frais de gestion et d’entrées
      on peut ouvrir un contrat avec 30€ mensuel ou l’on investirra en ecrasant la volatilité par le simple fait qu’en achetant chaque mois on suivra celle ci

      et si on veut payer moins de frais on choisira des etf plutot que des uc

      il n’y a que chez les soviets ou les entreprises ne gagnent pas d’argent mais , probleme, cela n’existe plus

    • Qui a t’il d’antinomique ? l’assurance vie est à bout de souffle, c’est vrai. Le rendement du fonds euros moribond, les unités de compte non séduisante. Peut être faut il regarder ailleurs, ouvrir le champs des possibles ?

      • Purple_haze says:

        C’est à dire ? A quels investissements faites-vous référence concrètement ?

      • Loulou75015 says:

        Ouvrir le champs des possibles … encore une belle phrase toutes faites pour masquer votre inconsistance

      • Guillaume, pourriez-vous nous explique exactement en quoi l’assurance-vie est en bout de course ? Les jours du fonds en euros en tant que support d’investissement sont comptés: c’est une chose acquise, vous l’avez expliqué à moult reprises. Mais en quoi est-ce la fin de l’AV (qui n’est pas un support d’investissement mais une simple enveloppe fiscale, ce que vous ne semblez pas avoir compris) ? Elle a au contraire de multiple avantages: un univers d’investissement 10 fois plus large que le PEA (immobilier, trackers à très bas coût, fonds flexibles, fonds investis sur toute la planète, fonds sectoriels, fonds à formule pour ceux que ça tente, fonds sectoriels, titres vifs sur certains contrats), des frais très maîtrisés (le 0% de frais d’entrée et de sortie est maintenant généralisé), la possibilité de demander une avance à tout moment, une bonne liquidité, des avantages successoraux… et un fond euros qui reste un excellent moyen de gérer ses liquidité à 2 ou 3% entre 2 prises de bénéfice (du pain béni cette année avec les « trous d’air » de février, juin et août 2016). Quel support d’investissement avec les mêmes attraits pourriez-vous conseiller ?

        • L’assurance vie est à bout de souffle car ce produit est devenu très populaire pour sa capacité à proposer un rendement sans risque aux épargnants. Le succès de l’assurance vie repose sur le fonds euros, ou du moins sur cette délégation du risque sur l’assureur.

          Demain, dans un monde assurance vie sans fonds euros, et sans euro-croissance… les épargnants rechigneront à y investir massivement. Les unités de compte n’intéressent pas les épargnants de masse, mais seules une élite capable de comprendre et de gérer.

  7. Guillaume vous avez une fâcheuse tebdab’ncz a ne voir que le rendement
    Mais l’assurance vie est aussi un outil de succession
    Je peux mettre 159000€ par héritier avant 70 ans et cela net de droit
    Quand pour des enfants une fois l’abattement de 100 000€ passé, les droits sont de 20%, en mettant un contrat a 150 000 j’économise à mes enfants 30 000 de droit
    Soir 20% se rendement net
    Qui dit mieux ,
    En plus, un client qui me confie 150000 pour un contrat je mets 0 de droit d’entrée
    Je m’en moque car je suis également commissions sur les encours
    Donc je peux bien faire un effort sur les droits d’entrée
    Et mon client sera content car il aura epargne des droits de succession prohibitifs
    Tout est affaire d’objectif,de situation familiale, d’imposition
    Sûrement que Guillaume Va conseille des pdts atypique comme aristophil :))

  8. JB Grace says:

    « Ouvrir le champs des possibles … » Pour moi, je comprends l’idée de M. Fonteneau que les assureurs doivent innover des nouveaux produits avec un max de sécurité pour les épargnants en général car le contexte économique est différent. Donc OUI, il faut ouvrir le champs des possibles du côté principalement des acteurs financiers et NON à M. Fonteneau qui n’a pas la science infuse mais qu’il est là pour lancer la réflexion d’où cet échange à ce sujet

  9. L’assurance vie à bout de souffle, non pour moi. Un produit à faire vivre comme un autre, PEA, portefeuille titres ou parts de SCPI. J »ai tous ces produits depuis longtemps. Seulement chaque année, j’étudie la performance de chacun et n’hésite pas à revoir la répartition de mon épargne entre les produits et sociétés. Fin 2010, j’avais 80 % de mon épargne en assurance vie euro garanti, 10 % en actions et 7 % en FCP monétaires. Maintenant, c’est 32 % en assurance vie euro garanti, 38 % en SCPI, 26 % en actions, le reste en livret A, PEL, ou plan d’épargne entreprise. Sur les 7 ans écoulés, je gagne de l’argent sur toutes les catégories, mais pas au même taux. Pour 2016, 2,2 à 2,4 sur l’assurance vie avant ponction fiscale, 2,5 % sur les SCPI en direct après ponctions fiscales et 4,4 % sur les actions, après ponctions fiscales.

    Il faut éviter l’achat de SCPI en direct désormais et passer par l’assurance vie, moins gourmande en frais d’achat et moins pontionnée fiscalement. Veiller à répartir entre bureaux, commerce, santé, enseignement, Paris, province et étranger, pour justement limiter l’impact de l’éclatement possible d’une bulle sur l’immobilier parisien.
    Et pour les actions, les grandes valeurs de rendement d’entreprises bien internationalisées qui distribuent un revenu régulier depuis plusieurs années. Le dividende fait 60 % de la performance sur le long terme et permet de compenser les baisses de cours qui peuvent arriver. Le prix des actions a beaucoup monté depuis 12 à 15 mois.
    Il faut attendre une baisse pour se positionner et laisser des ordres à cours d’achat limité en attente. Ou bien saisir les opportunités de réinvestir les dividendes à prix réduit de 10 % ou 15%.

    Pour Les SCPI, pas chez APICIL, ils ne versent pas les revenus sur le compte des clients à bonne date. Ceux de la SCPI PRIMOVIE versés fin avril 2017 par la société de gestion ne sont toujours pas sur mon compte le 31 mai 2017. Ils racontent qu’ils n’ont pas reçu l’argent, mais je vois mal un assureur sérieux commercialiser des UC SCPI et ne pas rappeler la société de gestion à l’ordre, si elle ne verse les loyers dûs à bonne date. D’autant que détentrice de parts d’une autre SCPI de cette même société de gestion depuis 2011, je suis toujours payée correctement.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*