Mutavie, filiale Assurance vie de la MACIF, vient de publier ces rendements 2016. Ils sont très faibles et annonciateur de la fin irrémédiable des fonds euros des contrats d’assurance vie (et peut être même de l’assurance vie au sens général).

Mais rassurez vous, la MACIF à la solution : La mutuelle vous propose de prendre de risque pour espérer obtenir un meilleur rendement grâce aux unités de compte.

Philippe Michel Labrosse, Directeur du pôle Finance épargne du groupe Macif  explique que « La situation actuelle est caractérisée par des taux extrêmement bas sur les marchés peu risqués. Cette conjoncture pénalise les rendements des fonds en euros et met en péril la garantie du capital. Notre responsabilité d’assureur-vie est prioritairement de préserver l’avenir. Pour éviter à terme l’érosion monétaire, c’est-à-dire la perte de son pouvoir d’achat, l’épargnant doit diversifier ses placements sur des marchés à la fois plus volatiles, mais aussi potentiellement plus rémunérateurs. C’est la fin du modèle de l’assurance-vie 100% euros»

Ce discours est un défaut de conseil manifeste ! Cette affirmation, qui sous entend que l’épargnant doit investir sur les marchés financier pour ne pas subir l’érosion monétaire m’apparaît comme très dangereuse et omet l’évidence : Le risque sur le capital.

Si la seule solution proposée par les compagnies d’assurance vie est la diversification sur les marchés financiers via les unités de compte, vous n’avez plus qu’une chose à faire : Oubliez l’assurance vie, reprenez votre argent pour l’investir autrement.

Les assureurs sont en train de creuser leur propre tombe ! et c’est la thèse que nous vous proposons depuis plusieurs mois : « Le déclin de l’assurance vie est en marche et c’est de la faute des assureurs !« 

La gestion du risque n’est telle pas au cœur du métier d’assureur ? Que pensez d’un assureur qui renonce à exercer son métier d’assureur de risque pour reporter ce risque sur l’épargnant ? Les assureurs font erreur à croire que les épargnants continueront d’épargner en assurance vie lorsque le fonds euros aura disparu. Les épargnants aiment l’assurance vie, car ils aiment l’idée qu’un tiers gère le risque pour eux.

Les rendements 2016 de Mutavie :

Taux* de rendement 2016
Multi Vie (support euros) & Livret Vie (Contrat sans frais d’entrée) 1,20%
Actiplus & Actiplus Option (support euros) 1,80%
Actiper (support euros) 1,90%
Actiplus Retraite 1,80%
Actipep 1 2,10%
Actipep 2 1,50%
Actifonds (support euros)
Actifonds DSK (support euros)
Actifonds Retraite (support euros)
1,50%
Épargne 10 I (prorogation) 2,10%
Épargne 10 II (prorogation) 2,30%
Épargne 10 III (prorogation) 2,40%
Altima I
(souscriptions ayant date de valeur du 30/06/1984 au 28/02/1985)
2,20%
Altima II
(souscriptions ayant date de valeur du 31/03/1985 au 31/05/1986)
2,30%
Altima III
(souscriptions ayant date de valeur du 30/06/1986 au 31/12/1989)
2,25%
Altima IV
(souscriptions ayant date de valeur du 31/07/1990 au 31/06/1993)
Option 1
Option 2
2,45%
1,91%
Altima V
(souscriptions ayant date de valeur du 31/07/1993 au 31/12/1997)
Option 1
Option 2
2,25%
1,71%

(1) variation entre le 8 février et le 30 novembre 2016.
*Hors contributions sociales et nets de frais de gestion.

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26 Comments

  1. Les UC sont peut-être mises en avant pour de mauvaises raisons aujourd’hui, mais elles ne sont pas une escroquerie en elles-même.Je pense que ce n’est pas votre idée mais vos propos pourraient le laisser croire.
    De plus si la pédagogie sur les UC et l’investissement de long terme avait été faite il y a longtemps, on n’aurait pas besoin de fonds euro-croissance aujourd’hui.
    Je ne fonctionne quasiment qu’avec des UC en AV, même avec un fonds euro toujours à plus de 3% en 2015.

    • ROLAND GARNIER says:

      @ BRAR
      Je suis désolé de cette question indiscrète, mais la tentation est forte : quelle est cette AV à + de 3% avec possibilité (non dit mais il me semblerait) d’y accoler des UC non « packagées » par des produits maison chers à nos assureurs ?

      • Allons-y pour un peu de pub, alors.
        Mes-placements Vie, fonds euro à 3,1% en 2015 et choix de 387 UC.
        Puissance Avenir, fonds euro à 3,6% et 548 UC.
        Linxea Spirit 3,51% avec plus de 450 UC.
        La contrainte de mettre 30% en UC pour accéder à ces fonds euro ne me gêne pas. Je serais beaucoup plus gêné si on m’imposait 30% de fonds euro pour accéder aux UC!

        • ROLAND GARNIER says:

          @Brar
          Merci pour ce partage
          Toutefois le choix des UC vous appartient-il, ou bien s’agit-il d’UC mises dans des portefeuilles types ou sicav ou autres ?
          Merci d’avance

          • @ ROLAND GARNIER
            Bonjour,
            Sur Linxea Avenir le choix des UC nous appartient. À vérifier sur les autres mais la liberté de choix est très probablement de mise.
            Il y a également le fonds Euro Exclusif de Boursorama Banque avec 3,15% net de frais de gestion avec aucune obligation de % d’UC.

            Cependant, il me semble que pour obtenir le rendement réel d’un placement, il est nécessaire d’enlever les frais d’entrée, les frais de gestion de l’assureur, les frais de gestion de l’intermédiaire (banque ou courtier), les frais de sortie, les 15,5% de prestations sociales et l’inflation.

            Appliqué à un fonds euro de 3,15 % :

            Frais d’entrée : 0 %
            Rendement brut de frais de gestion de l’assureur et brut de frais de gestion de l’intermédiaire : ? % (? car non communiqué)
            Rendement net de frais de gestion de l’assureur et net de frais de gestion de l’intermédiaire : 3,15 %
            Rendement net de Prestations sociales : 2,67 % (3,15*0,845)
            Rendement net d’inflation : 2,2 % (2,67-0,5) avec 0,5% d’inflation en 2016

            Ainsi il existe une différence non négligeable entre le rendement annoncé (arrondi à 3,2%) et le rendement réel (arrondi à 2,2%).

  2. Si il a du conseil, le client peut aller sur des UC.
    Depuis 30 ans les « assureurs » n’ont pas éduqué les distributeurs et les clients a investir en UC.
    Le temps de la rente est terminé, vient celui de l’éducation et du rapport rendement/risque.

    • # Ph
      « Si il a du conseil, le client peut aller sur des UC. »

      Vous rigolez ou quoi ? Le problème n’est pas l »éducation » mais bien le risque absolu en cette période totalement hors sol, et le conseil n’y pourra pas grand’chose

      • Les assureurs abandonnent la gestion du risque tellement il est grand. Ne cherchez pas autre chose dans cette volonté toujours plus forte de transférer le risque sur l’épargnant et refuser l’avènement des contrats pertinents tel l’euro-croissance.

  3. Fin de l’assurance vie ou fin du fonds € ?.. votre raccourci porte tort à l’assurance vie qui est à mon sens plus qu’un simple placement d’épargne..

    A trop réduire l’assurance vie a son support € et à la faculté de rachat à tout moment (merci AFER) pourquoi ne pas voir l’assurance vie comme un simple contrat de capitalisation., avec tout ce que cela peut impliquer successoralement.

    Redonnons un horizon d’épargne et une diversification dans les supports pour accompagner une stratégie patrimoniale (objectif) définie.

    Bon nombre de pseudos investisseurs, ont souvent mesuré, les 0,10% d’écart de perf € pour choisir un contrat sans par ailleurs définir l’utilité de leur investissement. (le livret A des années 80.. l’assurance vie des années 2000).

    A voir si l’épargnant francais grandit..

    • « votre raccourci porte tort à l’assurance vie qui est à mon sens plus qu’un simple placement d’épargne.. ». Qu’est ce que l’assurance vie pour vous ?

      le succès de l’assurance vie repose sur le fonds euros et plus précisément sur cette capacité à gérer le risque à la place de l’épargnant. Demain, en l’absence d’un tel support, pourquoi croire que les épargnants continueront à investir leur épargne dans le contrat d’assurance vie ?

      • Bonjour,

        Comme vous le prévoyez Mr FONTENEAU, l’assurance vie n’aura plus autant de « succès » qu’elle en a eu, mais que la possible « fin du fonds euro » ne signera probablement pas la « fin de l’assurance vie » puisque que celle-ci gardera ses avantages fiscaux (non imposition aux terme des 8 ans) et ses énormes avantages successoraux comparés au PEA qui sur ce dernier point n’en a aucun.

  4. Tout à fait en phase et j’irai même plus loin : les assureurs ont trouvé le moyen de transférer le risque sur les particuliers en gagnant plus d’argent (frais sur UC).

    Maintenant on peut se poser la question que si eux n’ont pas de solution à donner c’est peut être que leurs études des risques (sur les UC ou autres) montrent un danger très important vu la situation éco et financière actuelle….

    • « donner c’est peut être que leurs études des risques (sur les UC ou autres) montrent un danger très important », oui, ou simplement un coût trop important en capitaux propre pour construire des produits plus dynamique mais garanti à échéance.

      Par exemple, je suis toujours très surpris par la médiocrité des rendements sur les PERP et autres produits financiers pour lesquels l’assureur à une grande visibilité en terme liquidité.

  5. « Ils sont très faibles et annonciateur de la fin de l’AV »

    ……… Paix à son âme! 🙂

  6. laurent Chavy says:

    Guillaume,

    J’ai du mal à vous suivre. Vous dites vous même qu’il faut cesser d’épargner pour investir. Je pense que nous sommes à un tournant historique ou il faut apprendre au « rentier » francais à investir. Par contre je vous rejoins quand vous voulez dire que les Assureurs n’ont peut être pas su renouveler leur modèle et se sont reposé sur l’assurance vie épargne versement libre, en oubliant tous les autres produits de la gamme. Effectivement si nous prenons l’exemple du PERP nous pouvons être surpris par la médiocrité des rendements sur les PERP et autres produits financiers pour lesquels l’assureur à une grande visibilité en terme liquidité. C’est un produit sur lequel les assureurs n’ont pas suffisamment investi.

  7. Et pourquoi n’ont-ils pas suffisamment investi à votre avis? Ils attendent le grand soir ?

  8. Si l’Assurance-vie n’a plus d’avenir, que la bourse est devenue hors-sol, que les placements sans risque ne rapportent rien, que l’épargne liquide se déprécie , vers où s’orienter? La pierre? Sa fiscalité, hors RP, est lourde et risque de s’alourdir encore. Alors vers quoi s’orienter?

  9. Monsieur Fonteneau, vos commentaires sont dignes d’un grand père ayant connu des rendements de 10% et plus lorsque l’état français s’endettait à des taux similaires. Vous ne connaissez vraisemblablement pas grand chose au monde de la finance. Vous n’êtes probablement qu’un simple journaliste en mal d’audimat n’est il pas?
    Ce n’est pas de cette manière qu’on risque de faire avancer notre pays, si vous insister les gens à se planquer et à montrer leur manque de courage. C’est votre profil? Soit mais dites vous bien qu’il existe des gens même un tant soit peu, courageux et qu’il existe des alternatives pour ces personnes. De plus si vous considérer l’assurance vie morte, restez donc sur vos livrets bancaire vous n’êtes pas fait pour les « investissements ».

  10. @ benoit

    Encore un sortant de nulle part, qui comprend de travers car n’ayant lu qu’un article et qui ne sait pas connaître la profondeur des échanges depuis de nombreuses années……..

    Allez bonne année et rajoutez des barrettes de mémoire….

    • La fréquentation du site explose depuis quelques mois… nous accueillons de nombreux nouveaux lecteurs. Il est toujours intéressant d’entendre les analyses divergentes pour ne pas perdre pied avec la réalité de chacun. A moi, à nous, ensuite, d’entendre, écouter et expliquer notre analyse fondamentale de long terme. 😉

      • je fais suite à toutes vos réflexions que je lis attentivement depuis déjà un certain temps qui montre qu’en réalité au terme de toutes ces lectures vous conseillez, ni d’épargner, ni d’investir, de continuer a rechercher le sans risque (donc les obligations souveraines, et d’ailleurs sont elles vraiment sans risque?), que tout est de la faute des assureurs, que les SCPI sont dangereux (vous citez un article qui alarme dans son titre, mais la réalité dit que ce n’est que les bureaux parisiens qui sont un peu sur évalués seulement et ce n’est pas nouveau un professionnel de la finance que vous êtes).
        Vous laisse avec cet article qui me parait être d’un autre niveau.
        Bien à vous.
        http://www.h24finance.com/news-9343.html

        • Article effectivement intéressant

          On voit bien là le professionnel doublé d’un enseignant, maniant la théorie avec une certaine dextérité.

          J’en ai connu dans le temps jadis, dont certains avaient beaucoup de mal à joindre l’utile à l’agréable, d’autres les deux bouts.

          En résumé, que propose-t-il de plus que Guillaume? 🙂

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