Quel doit être le rendement minimum de votre épargne pour valoriser votre patrimoineou à minima maintenir sa valeur relative ?

C’est une question fondamentale pour tous ceux qui possèdent un patrimoine et qui veulent le valoriser ou du moins maintenir sa valeur relative. Etre à la tête d’un patrimoine d’ 1 000 000€ en 2000 n’a pas la même valeur relative qu’être à la tête d’un même patrimoine d’1 000 000€ en 2017.

La différence de valeur relative entre la valeur de votre patrimoine en 2017 et la valeur de votre patrimoine en 2000 trouve son origine dans l’inflation, mais également dans le niveau  de croissance (mondiale pour analyser la perte de pouvoir d’achat mondial, ou France pour une analyse plus réduite).

C’est alors que, dans un premier temps, on pourrait affirmer que le rendement minimum de votre épargne doit être de « taux d’inflation + taux de croissance » pour assurer le maintien de la valeur relative de votre patrimoine.

Malheureusement, ce premier constat empirique s’avère dépassé du fait d’une politique monétaire excessivement productrice de liquidité qui participent à la création de bulle spéculative sur l’ensemble des actifs (immobilier, action, obligation, …). L’inflation des prix de la consommation ne traduisent pas l’augmentation du prix des actifs patrimoniaux.

C’est alors que la véritable formule devrait être : Taux d’inflation du prix à la consommation + taux d’inflation du prix des actifs + Taux de croissance = Taux de rendement minimum de l’épargne pour maintenir la valeur relative de votre capital. 

 

 

Une première approche rassurante pour l’épargnant…

Dans le graphique ci dessous, nous représentons l’objectif de rendement de l’épargne en considérant seulement un rendement minimum de l’épargne comme devant être le résultat de la somme entre le taux d’inflation et le taux de croissance.

 

rendement-minimum-epargne

 

Mais que penser de cet objectif de rendement conventionnel dans un monde ou les politiques monétaires créent une abondance de liquidité qui ne se déversent pas dans l’économie, mais principalement dans la valeur des actifs (immobilier, action, obligation, …).

 

 

 

Le rendement cible de l’épargne doit tenir compte de l’inflation du prix des actifs.

En effet, dans le prolongement de cet article « L’inflation monétaire détruit la valeur de votre épargne non investie.« , l’épargnant qui se serait contenter de placer son épargne dans le fonds euros du contrat d’assurance vie depuis le début des années 2000, se serait appauvri par rapport au même épargnant qui aurait investi son épargne dans l’achat d’un bien immobilier ou même des actions dont la valeur dividendes réinvestis atteint des sommets.

 

evolution-prix-immobilier-juin-2017

 

cac40-dividende-reinvestis

 

 

Au final, nous sommes au sommet d’une gigantesque bulle globale !

bulle-globale

 

 

Faut il continuer de parier sur l’inflation de la valeur des actifs ?

A posteriori, il apparaît évident qu’il fallait être investi sur les actifs financiers ou immobiliers depuis 20, 25 ou même 30 ans. La bulle globale sur l’ensemble des actifs est à l’origine de l’enrichissement (sans cause) de la grande majorité d’entre vous.

Mais attention, si prévoir le passé est facile, la question de l’avenir est plus délicate.

Faut il continuer de parier sur la hausse de l’inflation des actifs et donc continuer d’être investi sur les actifs immobiliers ou financiers pour profiter de cette bulle globale qui ne cesse de grossir ? 

ou au contraire,

Faut il parier sur le début de la fin des politiques monétaires inflationnistes pour le prix des actifs et ne plus être investi afin de protéger la valeur actuelle de votre patrimoine ? L’inflation des actifs va t’elle se transformer en déflation des actifs ? 

En effet, le bulle globale peut elle continuer de grossir éternellement ? Cette fois, est ce différent ? Les arbres monteraient ils jusqu’au ciel ?

 

Au final, je crois qu’il est trop tard d’investir pour celui que ne l’a pas été depuis 25 ans et qu’au contraire, celui qui a bien profité de l’inflation de la valeur des actifs et de la bulle globale devrait en profiter pour sécuriser une partie de son patrimoine vers des actifs plus sécurisés (et lorsque l’on parle de bulle globale, la véritable sécurité c’est la liquidité et la confiance dans une monnaie forte y compris l’OR). 

Dans un monde d’un telle complexité, l’épargnant qui souhaite investir et valoriser son patrimoine sans prendre le risque des conséquences de l’éclatement de la bulle n’a pas d’autre alternative que de se muter en investisseur et d’utiliser son épargne accumulée (et inutile) pour investir. 

L’épargnant doit gérer son patrimoine comme il gérerait une entreprise. Il doit se concentrer sur la création de valeur et de flux futurs autorisés par son épargne comme nous vous l’exprimons dans cet article « Investir dans les biens tangibles ? Le meilleur investissement face à un monde devenu fou » ou encore « L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard !« .

Dans un monde ou la valeur d’un actif ou sous pression, seule la qualité des revenus futurs générés permettra de réussir son investissement.

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21 Comments

  1. stecher says:

    Le Graph « CAC 40 gross total return » est intéressant. Il montre que vous auriez pu écrire exactement le même article au milieu des années 90 !!

    • 1990 1 517,93 – 24,06 %
      1991 1 765,66 + 15,5 %
      1992 1 857,78 + 5,2 %
      1993 2 268,22 + 22,1 %
      1994 1 881,15 – 17,5 %
      1995 1871,97 -4.30%
      1996 2 315,73 + 23,24 %
      1997 2 998,91 + 29,34 %
      1998 3 942,66 + 37,31 %
      1999 5 958,32 + 51,12 %

      Vous voulez surement parler de la fin des années 90. Alors oui, je suis d’accord pour la valeur des actions, mais la valeur de l’immobilier n’était pas en situation de bulle.

      Ce qui caractérise la situation actuelle, c’est que tous les actifs sont en situation de bulle 😉

  2. vincent says:

    Soit, c’est bien pour les personnes de 40 / 50 ans, mais que doivent alors faire les trentenaires (comme moi…) de leur capacité d’épargne, dans un monde où tout est survalorisé (pour ça je suis bien d’accord avec vous…) ?? Ayant acheté ma RP il y a près d’un an et demi (et j’en suis bien content vu la nouvelle fièvre immobilière depuis 1 an avec près de +10% en 1 an et demi sur Lyon intra-muros), j’aimerai à la fois me lancer dans le locatif (mais les prix d’entrée sont devenus totalement déraisonnables et je pense que le marché va finir par se gripper…) et sur le marché actions (mais là aussi la hausse des différents fonds & indices depuis 2011 est conséquente et les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel…) car les obligations sont à fuir selon moi (probabilité forte de rendements nets d’inflation négatifs dans les prochaines années le temps d’éponge les effets du QE des dernières années).
    Si bien que je ne sais plus quoi faire….
    Et le constat est partagé par d’autres jeunes de ma génération qui s’intéressent à l’économie : sans tomber dans le nombrilisme, nous avons l’impression que cela va être beaucoup plus dur pour notre génération que pour les précédentes, entre cette survalorisation des actifs et une croissance atone qui ne laisse même pas l’espoir de s’en sortir par l’inflation….

    • Nous avons le même âge 😉 .. et nous sommes dans une situation privilégiée. Vous êtes en constitution de patrimoine et êtes donc agile et flexible contrairement aux générations précédentes dont le patrimoine est statique qui doivent subir la situation.

      La réponse est dans la fin de l’article. je crois que l’épargne, en ce sens qu’il ne s’agit que de spéculation à court ou long terme, est une erreur. Vous devez vous investir pour utiliser votre épargne dans un projet capable de générer un revenu. S’agit il d’immobilier ? d’investissement dans le capital d’une entreprise ? de création d’entreprise ? … Chacun doit trouver sa source de revenus futurs en fonction de son intuition et de ses compétences.

      Il faut oublier la notion de valeur du capital et vous concentrer sur la qualité des flux générés.

      • vincent says:

        Je suis bien d’accord avec vous sur le fait que la capitalisation pour la capitalisation est une erreur et une impasse dans la mesure où le prix des actifs est faussé par les politiques monétaires des dernières années…
        L’intérêt de penser en terme de flux/revenus est d’autant plus pertinente qu’il ne faut surtout pas « pomper » le capital si on veut s’enrichir à long terme, et qu’une actualisation des flux en lien avec l’inflation est nécessaire si on ne veut pas perdre in fine en pouvoir d’achat…
        Néanmoins si on ne veut pas se lancer dans la création d’entreprise (ou qu’on manque d’idée comme moi), les investissements en actions ou en immobilier me laissent à l’heure actuelle assez perplexes compte-tenu des prix d’entrée très élevés… même en envisageant pour l’immobilier des approches plus « entrepreneuriales » comme la rénovation / division de lot et le LMNP…
        n tout cas merci pour vos articles que je me fais un plaisir de suivre depuis qq mois !

  3. on va de bulle en bulle et de plus en plus vite. Diversification et protection me paraissent effectivement les deux mamelles pour gérer son patrimoine à long terme…

    • Je n’ai jamais cru à la diversification.

      J’ai l’habitude de dire que c’est l’intérêt des Banques, mais pas des vulgus pecum

  4. Marc Alamet says:

    Je partage pour partie l’analyse de Guillaume, néanmoins ne pas investir en attendant l’éclatement de la bulle ou des bulles, c’est se couper de tout rendement pendant cette période d attente… Et dire qu’il y a bulle sur pas mal d’actifs est une chose… Savoir quand elles éclaterons en est une autre, et cela peut donc encore durer un moment. A mon sens il ne faut pas avoir une vision trop globale de touts les actifs, certains sont effet arrivés à des niveaux de prix et donc de rendement déraisonnables (Obligations, Bureaux), et là je pense qu’il est en effet urgent de couper les positions car le retournement pourrait être extrêmement violent. Inversement d’autres marchés sont restés plus sage, et c’est là qu il faut se positionner car le risque de fortes moins values est plus limité. Je pense par exemple à l immobiler locatif ancien en province (Pas le neuf qui est bullé par la défisc Pinel). Où pour les plus audacieux et malins se positionner sur des actifs qui ont déjà connu le retournement, et là je pense par exemple aux résidences de tourisme qui ont beaucoup souffert de la crise des exploitants, et du coup il y a des très bonnes affaires tant en neuf qu en ancien.

    • A Vincent et Marc

      Il existe des solutions d’investissement notamment dans l’immobilier dit Club Deal qui permettent d’obtenir une excellente valorisation sur 5 ans. J’en ai déjà parlé ici ou plus exactement j’ai essayé de le faire mais malheureusement Guillaume semble avoir un réel apriori négatif ce qui fait qu’il n’en parle pas. Dommage pour vous. Pour résumer la pensée du Guillaume ou plutot ses objections il considère le risque trop élevé simplement parque le TRI est élevé. Alors il se dit si le TRI est élevé c’est que le risque l’est aussi sans rien regarder. Mais lorsque je lui dit que l’on commence par acheter un bien avec une décote de 25% alors il objecte que les décotes n’existent pas alors qu’il ne connait pas le dossier.

      Le fonds dans lequel je suis a acheté des actifs dont certains nécessitaient des travaux au global peu important et dont certains étaient sous occupés alors qu’ils sont tous admirablement bien placés. Le fonds remet les locaux en état, les rempli, pour les revendre.

      Les gérants ont un historique de performance incroyable. Ils investissent au minimum 2 M€ chacun.
      Les clients ne viennent que par cooptation, aucune pub. La société gère 2 milliards pour 120 familles et 70 clients labda comme moi ont accès aux fonds maison sans accès à la gestion privée .

      Ils sont spécialisées dans l’immobilier et le non coté mais font aussi de la gestion traditionnelle.

      Lorsqu’un bien a atteins un rendement suffisant le fond refinance tout ou partie du bien pour rembourser les actionnaires le plus vite possible et termine le remplissage pendant 2 ans environ avant de revendre. Reste alors à distribuer le reliquat éventuel du capital non refinancé et toute la plus value.

      Avantage vous récupérez une partie importante de votre investissement qui pourtant continue de s’apprécier sur sa totalité et vous pouvez réinvestir le capital distribué dans un autre fonds ce qui accroit terriblement le rendement.

      Le prochain fond devrait proposer l’achat d’un gros actif immobilier en Allemagne pour rénovation profonde et division en appartement pour mise en vente sur plan. Avantage l’immobilier allemand est nettement moins élevé que l’immobilier en France GB …

      Désolé pour toutes les coquilles

      • vincent says:

        Bonjour,
        Je serai intéressé par en savoir plus sur le »club deal » dont vous parlez…
        Bien cordialement

  5. C’est au moins aussi compliqué que ce que vous annoncez en effet, si vous considérez en plus que tous les (vrais) économistes qui ont de la trempe (ou de la gouaille) nous prédisent (encore et toujours) un krach (imminent), ce que ne reflètent pas les anti-lanceurs d’alerte regonflés à l’hélium macronique et/ou au développement personnel, cette religion accablante.

    Pourtant, si on sortait du marché franco-français, et même de l’Europe puisque même nos voisins semblent et fragiles et trop corrélés les uns aux autres, on verrait qu’il y a quelques pays qui devraient avoir un sacré potentiel.
    Un exemple:

    En Floride, l’étude montre que les prix moyens sont 2 fois moins élevés qu’en France (1516€ au lieu de 3310€) alors que les salaires sont dans l’ensemble bien supérieurs*, le taux de chômage très inférieurs, les plans d’investissements sont lancés et n’en sont pas encore au stade de simples intentions, en une expression magique, les croissances démographique et économique y sont au rendez-vous, tout cela avec des avantages juridiques et fiscaux, pour celui qui voudrait faire de l’investissement locatif, sans commune mesure avec ce que nous avons déjà aujourd’hui en France-sans donc parler de tout ce qui nous attend au tournant…

    A part le fait que c’est le pays qu’on jalouse le plus, et auquel on prédit la submersion d’un bon nombre de maisons posées sur son littoral dans un avenir plus ou moins proche -mais néanmoins beaucoup plus éloigné que le big reset annoncé par C. Lagarde et même les vrais économistes évoqués ci-dessus, je ne vois pas comment on peut encore vouloir soutenir la pierre (principalement celle de mauvaise qualité d’ailleurs) en France.

    Pour le reste votre analyse est bonne, cette fois (car j’aime vos données en général mais qu’une fois sur deux vos interprétations), l’investissement devient de plus en plus une affaire de passionnés aguerris, qu’ils soient de simples particuliers ou des professionnels vraiment indépendants et qui auraient joué aussi leur propre argent, ce qui exclue d’office beaucoup de “conseillers pas payeurs”, pour paraphraser la célèbre maxime.

    * Pour les 90.000 personnels de l’aéronautique en Floride, le salaire moyen selon le Figaro serait de 72.000$, soit le double de la moyenne des 80.000 employés de l’aéronautique Toulousaine. Pour être payés deux fois plus et payés deux fois moins, je pense qu’un certain nombre, encore “bien cablés”, pourraient aller voir du côté des embauches annoncés…

  6. La bonne question n’est pas « comment épargner », mais « pourquoi épargner »

    Guillaume se rapproche de plus en plus de mon point de vue: le Capital, on s’en fiche comme de l’an 40, ce qui compte ce sont les revenus qu’on en tire pour les consommer.

    Le fisc sait, mais je ne sais pas répondre à la question: quel est mon patrimoine? Je sais combien je peux dépenser tous les mois.

    • A long terme, la valeur d’un actif dépend de sa capacité à générer un revenu. En ce concentrant sur analyse sur la maximisation du revenu généré, c’est au final la valeur du patrimoine qui en profite et cela quelque soit les cycles. cqfd

      • Désolé, mais je ne suis pas complètement d’accord, si je peux me permettre.

        La valeur d’un patrimoine ne profite pas de façon générale de la maximisation d’un flux de trésorerie.

        Et c’est une bonne chose.

        Par contre votre définition de la propension à générer un revenu me sied bien.
        C’est important.
        En ce sens que ça ne correspond pas à un Capitalisme néo-libéral classique.

        J’ai eu beaucoup de connaissances qui se focalisaient plus sur la valeur de leur ISF que de ce qu’ils pouvaient en faire.

        Je le redis (vous pourrez retrouver aisément toutes les fois que je l’ai mentionné), le Capital ne m’a jamais intéressé, il n’intéressera éventuellement que mes héritiers.

  7. Je vous rejoins tout à fait dans votre analyse de sécuriser une partie de notre épargne dans des liquidités ou de l’or (ou pourquoi pas du bitcoin ou autre cryptomonnaie?).

    Par contre je ne comprend pas tout à fait pour l’investissement.
    Si tout est assis sur une bulle spéculative alors tout investissement a vocation à etre déprécié, non ?

    • « Si tout est assis sur une bulle spéculative alors tout investissement a vocation à etre déprécié, non ? »
      Regardez mon commentaire ci-dessus.
      Je vous répondrais: et alors? Je m’en fiche, du moment que mes revenus ne le soient pas.

      Vous semblez vous focaliser plus sur la valeur de l’Investissement que des revenus que vous pouvez en tirer.

      Par exemple, vous savez que j’ai de l’Immobilier, et bien je suis ravi quand l’Immobilier baisse, ce que Guillaume continue d’appeler « rendement » augmente de 2 manières
      – le dénominateur diminue
      – le numérateur augmente

      Seuls mes héritiers risquent d’être spoliés.

      • Dans l’hypothèse où les loyers augmentent ou stagnent
        Et dans l’hypothèse où vous ne revendez pas de votre vivant
        Ce qui induit que vous êtes prêt à payer des impôts à taux plein sur vos loyers lorsque votre investissement est « mûr »
        Cela fait beaucoup d’hypothèses 🙂

        Pour ma part, je suis également ravi quand l’immobilier baisse mais c’est une toute autre raison : par ce que je peux investir plus !

  8. William says:

    Everything Bubble !
    Macron aussi ….

    Merci à Guillaume pour cet excellent article, qui force nos esprits à se remettre en question et à revisiter nos concepts ! Quitte à en abandonner certains.

  9. Je lis régulièrement ton blog qui est très intéressant mais tous les 3/6 mois, tu nous sors un article sur les bulles. Un coup il faut profiter des taux bas pour acheter, le coup d’après il faut tout vendre et être en cash ect…J’espère que tu ne changes pas d’avis autant avec l’allocation d’actifs de tes clients car c’est assez schizophrénique !

    Le fait est la richesse est relative a celle du reste de la population comme tu le pointes au début de ton article. Si tous les prix des actifs baissent de 30%, la personne qui est investi ne perd pas en richesse étant donne que tout le monde perd 30%. Si le prix de ma maison baisse de 50%, je la vends moins cher mais je peux racheter moins cher donc au final cela ne change guère pour moi car en termes réels j’habite toujours dans la même maison.

    Tu parles de bulles en permanence alors qu’il faut parler de trois causes:
    – Excès de liquidité de la part des banques centrales
    – Vieillissement de la population et concentration des richesses pour les plus riches qui génèrent un excès d’épargne
    Résultat: Liquidité en hausse vs Stock d’actifs stable -> Baisse des taux réels -> Augmentation des prix

    Parier sur une chute généralisée et permanente du prix des actifs, c’est parier que:
    – Les banques centrales vont diminuer la taille de leur bilan rapidement et drastiquement (La FED essaie, la BCE/BoJ/SNB augmentent toujours)
    – La population va arrêter d’épargner et se mettre a dépenser (cela n’arrivera pas avant que l’age médian en Europe et au Japon arrive a 65 ans. cf: http://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/2016/03/juselius.htm)

    Au final, nous avons tous tendance a oublier que la richesse est dans les biens réels et non monétaires, conseiller de rester en cash est a mes yeux beaucoup plus risques que d’avoir un portefeuille diversifies d’actifs.

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