J’aime parfois donner des titres provocateurs à certains de mes articles, c’est pour moi une forme de synthèse par l’extrême permettant de faire passer une idée, une réflexion générale. Il ne s’agit pas de prendre cette affirmation à la lettre, mais de vous essayer de comprendre les enjeux au delà de la vision court de terme mise en exergue par la pression marketing ou les réductions d’impôt.

OUI, je vous l’affirme, dans 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, le scandale qui est en train de se préparer pourrait bien éclabousser de nombreux décisionnaires du moment. L’état, et les lobbys de la finance ont connaissance d’une extrême fragilité de la valeur de votre épargne mais vous encouragent, vous incitent pourtant à poursuivre dans cette erreur et vers cette perte annoncée. 

Ouvrez les yeux, il n’est pas trop tard !

 

Prenons de la hauteur pour comprendre l’enjeu et la réflexion.

Imaginez un produit financier en situation de bulle extrême à cause de trop nombreuses années d’une politique monétaire non raisonnable ;

Imaginez un produit financier annoncé depuis quelques mois, années comme étant particulièrement fragile à un changement prochain de politique monétaire ;

Imaginez que l’état par un mécanisme de fortes réductions d’impôts oriente sciemment l’épargne des Français vers ce support à risque ;

Imaginez que l’état, conscient du risque systémique qui pèse sur ce produit financier devenu trop gros, too big too fail, organise la loi pour protéger le système au détriment de l’épargnant lorsque la bulle explosera ;

Ce produit financier à risque vous le connaissez tous. Ce produit financier représente près de 40% de l’épargne financière des Français. Ce produit, c’est l’assurance vie. 

 

 

Pourquoi continuer à inciter les épargnants à placer leur argent dans un produit que tout le monde annonce comme à la veille d’une faillite ?

Depuis 2010, petit à petit, il se diffuse l’idée d’une faillite possible de l’assurance vie, petit à petit, l’état organise le sauvetage du système et la spoliation de l’épargnant en cas de survenance du risque... pourtant rien n’est fait pour limiter la collecte, rien n’est fait pour décourager les épargnants d’abonder dans ce produit devenu systémique. Notre premier article sur cette idée remonte à 2011 ! Cela fait maintenant 6 ans que nous vous prévenons de ce risque qui augmente.

Au contraire, dans un monde ou le risque est partout et ou la visibilité est nulle part, l’assurance vie apparaît comme un havre de sécurité encourageant l’épargnant à y investir massivement alors même que cette sécurité n’est que marketing et lobbying. 

C’est là une faute majeure !

 

Quid de la responsabilité des conseillers qui refusent de voir la réalité et continuent d’encourager les épargnants à placer leur argent dans un produit financier au risque très élevé ?

Quid de la responsabilité morale des compagnies d’assurance vie qui connaissent l’importance du risque mais qui poursuivent leur opération de lobbying pour maintenir leur modèle économique à court terme ?

Quid de la responsabilité du législateur qui refuse de réduire les avantages fiscaux attachés à l’assurance vie. L’assurance vie est aujourd’hui un produit dangereux pour l’épargnant, mais alors pourquoi encourager l’épargne avec des avantages fiscaux particulièrement puissants qui en font un paradis fiscal en France ? 

Pourquoi continuer à faire plaisir au lobbying des compagnies d’assurance vie au détriment de l’intérêt général des épargnants et du pays ? Il ne faut plus encourager l’épargne en assurance vie, vous devez abandonner de réfléchir en fonction de l’avantage fiscal … vous n’avez rien à gagner, tout à perdre en plaçant votre assurance vie en fonds euros.

 

Pourquoi, vous les épargnants, refuser de regarder la réalité en face : Non, l’assurance vie n’est pas sans risque ! Non, l’assurance vie n’est pas le produit idéal qui vous permettra de disposer d’une belle retraite ! Non, l’assurance vie n’est pas un support sécurisé et garanti.

 

 

Pour le moment tout va bien, … mais le jour ou vous vous réveillerez, il sera probablement trop tard, votre épargne sera bloquée.

Pour le bien de tous, il faut lentement et surement abandonner l’assurance vie, arrêter de concentrer vos choix sur l’avantage fiscal et privilégier l’investissement long terme et la création de valeur.

Au delà de tout de cette alerte, je ne crois pas au caractère urgent du propos. Il n’est pas trop tard, pour changer votre stratégie, investir différemment, trouver de nouvelles solutions, …

Il faut juste intégrer cette réflexion dans vos réflexions de long terme. Oubliez l’assurance vie et cherchez autre chose, investir différemment votre épargne, modifiez votre analyse fondamentale et vos besoins, abandonnez l’idée d’épargner mais investir dans un actif à usage…

 

A suivre…

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47 Comments

  1. Bertrand says:

    Je ne vois pas vraiment d’où vous vient ce raisonnement ?
    Pouvez-vous nous expliquer en quoi un contrat d’assurance-vie présente un risque systémique à l’horizon 10-20 ans ?

    • Le sujet c’est le niveau des taux d’intérêt.

      Lorsque vous investissez dans le fonds euros de votre contrat d’assurance vie, vous placez votre épargne dans un produit dont le capital est garanti par la compagnie d’assurance vie. Cela signifie que la compagnie garantit que votre épargne sera disponible à tout moment, capital + intérêt acquis grâce à l’effet cliquet.

      La compagnie d’assurance vie utilise votre épargne pour réaliser des investissements qui lui permettront de rémunérer votre épargne et garantir le capital tout en assurant une disponibilité à tout moment.

      Lorsque l’on analyse le contenu des investissements des compagnies d’assurance vie, on constate un investissement à plus de 80% en obligation et notamment en obligation d’état. Aujourd’hui, les taux d’intérêt sont trop faible, par exemple péniblement à 1% pour la dette d’état Français. Demain, si les taux devaient augmenter, la valeur des obligations détenues par la compagnie d’assurance vie seraient en moins value… et la compagnie devra néanmoins assurer la garantie du capital.

      Nous avons là un problème systémique fort qui pourrait provoquer le risque de faillite de la compagnie et le blocage de votre épargne.

      Etes vous d’accord sur le raisonnement ?

      • Bonjour je suis une « petite « épargnante! Que proposez Vous Guillaume, alors?? puisque même les comptes bancaires ou livrets d état sont menacés également si le système change de mains au présidentielle??Merci A Vous! Votre Réponse peut me ‘réconforter’!Merci NJ

        • Le risque n’est ici pas le même. L’argent sur votre compte chèque, un livret A, un LDD, un PEL n’a pas à craindre une hausse des taux d’intérêt. La liquidité est aujourd’hui la seule sécurité.

          Je ne suis pas inquiet et n’annonce pas la fin du monde tel que nous le connaissons, seulement le risque fort de blocage de votre assurance vie dans les prochaines années. Le reste et notamment les liquidités, PEL, livret ne craignent rien dans ce contexte.

          L’épargne garantie et disponible n’existe plus, il faut s’y faire ! L’assurance vie qui en était le symbole ne me semble pas avoir de perspective… mais au delà, il existe de très nombreuses solutions…

          • Merci pour votre réponse !Est ce mieux alors de laisser en place un PEL ouvert en 2002 plutôt que de le mettre en Assurance vie? Merci À Vous!NJ

          • Je ne comprends pas…

            « L’eparge garantie et disponible n’existe plus » mais « Le reste et notamment les liquidités, PEL, livret ne craignent rien dans ce contexte »

            Les cie d’assurance sont les seules détentrices des contrats Assurance Vie ? Car S’il y a risque systémique les banques ne seront pas touchées ? Les liquidités de plus de 100000€, aucun risque légal dans une détention bancaire ?

            • « L’eparge garantie et disponible n’existe plus » mais « Le reste et notamment les liquidités, PEL, livret ne craignent rien dans ce contexte » » signifie que le rendement n’existe plus.

              Quant au capital, il est protégé sur les PEL et autres liquidités… mais pas sur l’assurance vie qui pourrait être bloquée…

              • Oui tout à fait mais le constat n’est pas unique à l’assurance-vie et ce n’est pas pour cela, que les investisseurs ont déserté certains de ces placements.

                Le capital peut être bloqué (Portugal, Greece, Italie…ce qui s’est passé avec des gouvernements, banques proches de la banqueroute, etc.) dans les deux cas, de la même manière et il est protégé dans les deux cas (hors UC pour AV)

          • Le problème se pause à mon âge sur les effets’ indésirables’ de ces placements ou l état se servirait !Que faut il faire pour équilibrer ce système?Assurance vie hors succession? Ou continuer sur placements d État? Merci A Vous!NJ

          • Bonjour,
            J’apporte une petite contradiction pour alimenter le débat : je pense au contraire que les liquidités sont directement menacées en cas de survenance de risque systémique.
            En effet, les monnaies que nous connaissons (euro, dollar, yen, yuan…) sont toutes des monnaies FIDUCIAIRES. Elles n’existent pas dans la nature, ne sont pas étalonnées sur l’or ou un quelconque sous-jacent… Bref, elles n’ont de valeur que la CONFIANCE que nous mettons en elles.

            Or, lorsque le risque systémique se produira (la seule question est « quand se produira-t-il ? », et seule une boule de cristal peut permettre, à ce jour, d’oser une réponse), la CONFIANCE dans le système va s’effondrer, en toute logique. A ce moment, plus personne n’accordera de valeur à un chiffre sur un compte en banque, quant à la valeur des billets de banque, elle se réduira à celle de 5g de papier, même pas utilisable pour écrire puisqu’il est imprimé…

            La seule solution sera alors de détenir des actifs réels, d’usage pour générer un revenu, ou des métaux sous forme de pièces pour faire des échanges…

            On doit, bien entendu, continuer à vivre en attendant le crash, mais commencer d’o’res et déjà à prévoir progressivement de quoi survivre après me semble une sage précaution.

            • Oui, Bernard, mais contrairement à vous, je ne crois pas à ce risque systémique de fin du monde. Je crois à une augmentation des taux d’intérêt, je crois à une mutation de la société, je crois à la nécessité de revoir un certain nombres de biais du modèle actuel… mais en aucun cas à la fin du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous vivons au contraire un monde d’opportunité qu’il faut savoir saisir.

              Opportunité à saisir, signifie aussi habitudes à oublier. Et l’assurance vie fait partie de ces habitudes à oublier.

              • Ce qui est formidable dans notre métier, c’est la diversité de perceptions… qui sont toutes aussi fondées et justifiables les unes que les autres !
                Une seule certitude dans ces cas-là : la nécessité d’une diversification suffisante pour profiter des opportunités… ou ne pas tout perdre, selon ce qui adviendra 😉

                • Je suis de façon générale d’accord avec vos propos pleins de bon sens.

                  Petit bémol sur la diversification, dont vous rappelez souvent l’intérêt. Je dis toujours que les banques et autres organismes financiers diversifient les bénéfices alors que les quidams diversifient les pertes.

                  Je ne suis pas diversifié.

                  J’ai tout dans l’Immobilier.

                  On me dit que j’ai tort. On a certainement raison. Qui vivra verra 😉

            • Oui si j avais de’ l excédent?? Peut être Que? j achèterais des lingots d or ou des fonds investis dans le ‘ diamant’!! ?Sécuritaire ,plus value, rentabilité etc coffre sécurisé etc comme ils disent! Bon aucune connaissance réelle, juste une émission en novembre dernier, sur la 2,concernant ses informations!!

      • Oui 🙂

        Et comme vous n’êtes pas le seul à provoquer, je vous dirais bien qu’ayant aucune épargne, et étant en négatif bancaire, je suis loin de penser à une faillite quelconque! Bref! je pourrais dire que je m’en fiche comme de l’an 40 si je n’étais pas un Humaniste convaincu.

        Pourquoi ……. pourquoi …….. pourquoi, dites-vous. Vous avez oublié une chose dans la liste: pourquoi la population dans son ensemble ne peut comprendre ces choses simples? J’accuse les médias traditionnels qui sont inféodés au système et ne distillent que la parole donnée par leurs patrons.

  2. Théophile says:

    Vous mentionnez plus particulièrement les assurances vie en fonds euros. Qu’en est-il des unités de compte selon vous?

    • Le problème c’est la solvabilité de la compagnie d’assurance vie, directement propriétaire des unités de compte. Demain, en cas de survenance du risque, toute l’assurance vie sera concernée et non seulement le fonds euros. Et investir au Luxembourg ne changera strictement rien.

      Au lieu d’investir en unité de compte, pensez donc au PEA et à votre PEE…

      Demain, avec une fiscalité plus douce pour le compte titre (cf programme de Fillon et Macron avec taux de prélèvement à 30% y compris CSG / CRDS) le compte titre redeviendra un très bon support !

  3. Bonjour,
    Comment percevez vous le risque sur les UC au sein des assurances Vie ?

    Merci
    Marc

  4. Bonjour Guillaume,
    Mise en garde utile à laquelle je souscris volontiers.
    Quelques questions complémentaires:

    – il me semble que derrière le vocable « Assurance Vie », vous insinuez fonds €, lequel pèse de mémoire 85% des encours. Quid des contrats multisupports non investis en fonds € ?

    – une fois qu’on convient de flécher son épargne financière différemment, la question est où:
    –> PEA + PEA/PME
    sans conteste
    –> compte titre ordinaire
    cela fait déjà plus mal d’un point de vue fiscal, le gros avantage de l’AV et du PEA étant de pouvoir tourner ses positions sans déclencher le compteur de + values

    Sans parler de casser des AV qui bénéficient de l’antériorité fiscale et donc d’une fiscalité privilégiée, mais dont le transfert vers d’autres enveloppes coûtera la fiscalité de sortie (23% des PV)

    Quel est votre conseil ?

    Bravo pour votre blog, unique en son genre et particulièrement complet

    • Bonjour,

      C’est la question à 1 000 000€ … faut il garder ses vieux contrats au bénéfice fiscal inconstestable … mais au rendement / risque peut attrayant ou tout casser pour repartir sur des supports plus adaptés.

      Je crois que la réponse est une question d’âge. Si vous êtes jeunes, jusqu’à 65 ans je crois possible de réfléchir à sortir, et notamment du fonds euros pour faire autre chose…

      Après, je crains que l’espérance de vie statistique ne permettent pas de compenser le manque à gagner fiscal.

      Il y a en réalité deux sujets :

      – La fin annoncée du fonds euros ;
      – La faillite de l’assurance vie et blocage de l’épargne.

      Le premier sujet est, en 2017, une réalité. Le fonds euros est mort, il faut trouver une alternative ou accepter de voir son épargne non rémunérée à long terme (et ce n’est pas très grave dans l’absolue) ;

      Le second est plus aléatoire, plus lointain (quoique ?)… mais plus violent en cas de survenance.

      Néanmoins, la réponse aux deux problèmes me semble la même : Abandonner l’assurance vie et plus globalement l’épargne long terme sans risque pour investir, vous investir dans la gestion de votre patrimoine.

      • Je préfère avoir un minimum garantie et investir sur une épargne à long terme moins renumérée avec le capital garanti plutôt que d investir sur des fonds perdus!!mon capital c est ma façon de penser!mon adage mieux vaut tenir que courir!et à 60ans trop tard pour raisonner autrement!!

        • « Capital garanti »… ne l’est que dans la limite de solidité du garant. Début 2008, certains avaient pris toutes les garanties en cas de baisse du marché… S’en sont-ils mieux tirés pour autant ? Non, car le garant était Lehman Brothers, qui a fait faillite dans la tempête !

          • Ma banque m a laissée le garanti, sans les intérêts ;d autres ont tout perdu!!!

            • Oui. Le sens de ma remarque était juste : quelle certitude pouvez-vous avoir que votre banque survivra au prochain crash ?
              Encore une fois, il ne faut pas arrêter de vivre par peur panique. Mais une diversification s’impose comme début de la sagesse 😉

              • Oui vous avez raison ! La caisse d épargne pour ne pas citer le nom a écouté avec sagesse ma version( en1998) Le PEA avait des actions en bourse qui ont connu 1crise boursière en2002, j ai recuperé mon capital avec à peine d interets mais certains ont préféré l autre analyse,perso l information y était présente dans cette banque!je suis qqun qui aime comprendre!j ai Annulé ce plan quand les actions en bourse qui le composait ont chutées !

    • « Quid des contrats multisupports non investis en fonds € ? »
      Guillaume vous l’a dit, en résumé, quand le bateau coule, peu importent les bons ou les méchants qui se trouvent dessus le jour du naufrage!

  5. Bonjour,

    Il n’y a donc que le PEA, compte-titre et le PEE comme support d’investissement. Mais ces supports sont également risqués.
    Cela veut donc dire qu’il ne faut plus épargner mais remettre dans le circuit l’argent économisé. N’est-ce pas là, le but recherché par les politiques?

    • Vous avez raison !! Ou sont les solutions alors?? NJ

    • C’est ça ! « Cela veut donc dire qu’il ne faut plus épargner mais remettre dans le circuit l’argent économisé ». Il ne faut pas épargner mais investir.

      Relisez donc cet article « http://www.leblogpatrimoine.com/strategie/lepargne-est-une-erreur-debarrassez-vous-en-avant-quil-ne-soit-trop-tard.html

      • « C’est ça ! « Cela veut donc dire qu’il ne faut plus épargner mais remettre dans le circuit l’argent économisé ». Il ne faut pas épargner mais investir.  »
        🙂
        🙂
        🙂

        Si je peux me permettre, il faut aussi consommer un peu, la vie est courte

  6. Bonjour

    Agora publications, veuillez sortir de ce blog !!! je plaisante bien sur…(quoi que)

    Oui il y a un risque systémique mais les compagnies (pour les plus sérieuses), ont commencé à anticiper ce risque.
    Evidement, que l’état français en a conscience : Loi Sapin 2

    De la à préconiser du PEA, des actions pour rappel (autant de risques en chute boursière importante) que nous pouvons mettre également dans une assurance vie sans mettre du fonds Euros… Des nouveaux UC en développement dans chaque cie d’assurance pour ralentir l’investissement en Fonds Euros : Remunerateur, garder le cadre fiscal, et avantage successoral !
    Et le PEE, c’est de l’épargne investi sur quoi ?

    Je crois qu’il faut faire attention..

    • Oui, vous avez raison. Il ne faut pas lire dans ce texte un encouragement pas sortir des fonds euros pour investir en action. Merci d’avoir rectifié.

      Quant à la référence à Agora, le « quoi que » ne me plaît pas trop 😉 Le titre est violent pour faire comprendre les enjeux, la réalité plus nuancée. Il faut juste avoir conscience que l’assurance vie n’est pas une solution malgré des avantages fiscaux très forts. Il faut changer de logiciel, trouver d’autres solutions, utiliser différemment votre épargne… pour investir… s’investir.

      Je ne suis pas de ceux qui annoncent perpétuellement la fin du monde. On me rapproche même parfois un angélisme non opportun. Les solutions sont nombreuses… mais il faut faire reset sur le mode de raisonnement pour réfléchir à d’autres solutions…

      • Guillaume,

        Le problème aujourd’hui »hui a été évoqué aussi plus bas dans la même lignée : L’assurance vie n’a jamais été LA SEULE solution épargne du marché. Comme tout, il faut savoir se faire entourer, conseiller, et de ne pas mettre dans le même panier.

        Cependant, je ne partage pas du tout certains de vos conseils car la situation dépend de chacun et la solution zéro risque n’existe pas… Ehhh oui, même la chaussette à 10000€ a un risque sous le matelas !
        Quant à Agora, je plaisantais ! Même si j’y vois un titre et des amorces phrasées ressemblantes… Je taquine encore 😉

        Si vous devez faire un « reset » comme vous dites, c’est que votre placement épargne a été construit sur de mauvais conseils ! Ou alors par exemple, vous arrivez à un âge où vous avez besoin de disponibilité, sécurité, cadre de transmission optimisé…

  7. Bonjour,

    C’est un pur fantasme et il ne faut pas généraliser ….

    Certaines compagnies d’assurance ont élargi et diversifié leurs supports, donc sont prospères. En moyenne ces compagnies ont versées pour 2016 environ 2% sur des assurances en Euros sans toucher à leurs réserves.

    De plus la loi Sapin 2 est un « garde fou » et pondère l’effet moutonnier des épargnants.

    Le risque porte principalement sur celles qui proposent des taux très élevés.

  8. Fredy Gosse says:

    tiens hier je viens de prendre mes pertes sur une action pétrolière moins 60%… c’est sûr qu’en étant en UC on aura plus de garantie surtout si c’est la France anti capitaliste qui gagne
    Pour l’assurance vie c’est en pédalant que l’on reste en équilibre…. maintenant si la cie d’assurance ne vend pas avant le terme , elle retrouve son capital départ sauf en cas d’inflation grave et donc elle peut racheter des obligations mieux rémunérées …. ça suppose donc qu’elles ne vendent pas maintenant en période de taux d’intérêts faibles,NON? ce que Guillaume ne dit pas et qu’il devrait dire 1/ que le assurances ne veulent plus être garantes des souscriptions en euros.D’ailleurs dans beaucoup de cas elles refusent de vous vendre des fonds en euros secs ou alors avec des commissions honteuses
    2/si les assurance plongent alors tout plongera…imaginer que 1300 milliards partant en fumée ne feront pas de dégât collatéraux me paraît inimaginable

    • elle retrouve son capital départ sauf en cas d’inflation grave et donc elle peut racheter des obligations mieux rémunérées …. ça suppose donc qu’elles ne vendent pas maintenant en période de taux d’intérêts faibles,NON? ce que Guillaume ne dit pas et qu’il devrait dire … oui, sauf que les collectes fortes et terme d’obligations anciennes conduisent à réinvestir dans des obligs à taux faibles.

      Plus la période de taux faibles est longue… plus la dilution est forte…

      2/si les assurance plongent alors tout plongera…imaginer que 1300 milliards partant en fumée ne feront pas de dégât collatéraux me paraît inimaginable… c’est pour cela que je parle de blocage et de transformation forcée en eurocroissance par exemple.

      • Fredy Gosse says:

        Supposons une obligation de 1000 souscrite à 8%. chaque année l’assurance a perçu son coupon sauf si bien sûr elle a vendu pour recevoir une plus value. Arrive l’échéance aujourd’hui , sauf retrait de son créancier elle a donc en stock X années de 8% + le capital investi .Cette somme est réinvesti à 2% , si l’inflation est faible la rémunération est faible voir nulle MAIS le client créancier n’ a encore rien perdu par contre c’est bien l’assurance qui devrait verser la somme en cas de retrait à ce moment là… comme les banques tout est calculé sur la probabilité que les créanciers ne dépasseront pas maximum 10% des sommes engagées…d’ou la Loi Sapin
        De toute façons comme je l’ai dit aujourd’hui on vous charge un max de commission pour vous vendre des fonds en euros afin de vous dégoûter d’y aller ou on vous propose un mix avec 50 60% d’UC… qui elles subiront le sort de la bourse sur la période ou des scpi dont vous nous dites régulièrement qu’elles sont trop chères. c’est bien le sens des assurance euro croissance dont vous êtes un des rares partisan mais je reconnais, tenace. Pour ma part en cas d’élection anti capitaliste , tout cela n’aurait plus de sens.
        enfin à supposer que Macron soit élu ,il ajouterait aux problèmes monétaires mondiaux un aléas supplémentaire national en détruisant le placement immobilier ….
        Nous vivons une époque formidable .

  9. Certes mais si risque systémique et de solvabilité il y a, ne pensez vous pas que des risques du même type (pas tout à fait les mêmes mais aux conséquences similaires) peuvent peser sur les société de gestion voire banques détentrices de véhicules d’investissement type PEA, CTO, PEE?

    Comme dit plus haut, si des mastodontes type AXA, Generali, Allianz… venaient à plonger, comment imaginer qu’il n’en soit pas de même pour des Carmignac, ODO ou Rotschild?

    Je ne nie pas que la collecte de l’assurance vie est maintenue à flot grâce à la carotte fiscale mais l’alternative existe t’elle vraiment dans un contexte ou la très large majorité des clients veut du sécuritaire et où la plupart des marchés affichent guère mieux sur 10 ans que le rendement d’un livret A.

  10. Jean Claude says:

    J attend avec impatience les mouvements spéculatifs suite à un second tour Mélenchon Le Pen qui nous ferons vivre en direct ces scénarios catastrophiques

  11. J’ai toujours pensé (est ce à tort ?) que notre état se reposait dangereusement sur notre (conséquente) épargne (surtout l’AV) pour prétendre s’avérer solvable face à la dette monstrueuse cumulée par nos (irresponsables) gouvernants depuis 30 ans.
    Il est évident que nous citoyens sommes la variable d’ajustement en cas d’impossibilité d’honorer les monstrueuses dettes décrétées sans notre avis.
    Nos puissants politiciens ont l’art de transférer le risque sur les vulnérables citoyens qu’ils prétendent protéger !
    Notre prochain vote devrait tenir compte des différences entre les candidats : ceux qui sauveront (non sans mal) la gabegie actuelle, et ceux fort nombreux, qui immanquablement perpétueront leur clientélisme poiltique et nous précipiterons dans le chaos économique (pour eux seule l’idéologie (et leur propre accession au pouvoir) comptent…)

  12. wanapatri says:

    à Angil: ils sont tous « mauvais », MAIS certains sont peut être moins mauvais que d’ autres, car grace à eux, on va poursuivre ce système absude de « créditisme » et de non création de valeur, puisque entre autre les taux bas permettent à de mauvais produits de continuer à être fabriqués, et ce par des entreprises en situation de monopole, tout ceci au détriment d’autres entreprises plus méritantes, mais auquelles on refuse l’ accès au marché, car on leur refuse le crédit !!!

    Avec les moins mauvais, on va continuer de mourir à petit feu.
    Les autres nous meneront plus vite à la Gréce ou au Vénézula, à ceci près que le système n’ a pas intéret à laisser dépérir la sixième économie mondiale, qui de surcroit est en phase « guerrière » avec la GB et les US,bénie soit elle ( humour lourd).

    Dans ce monde troublé, nous pourrons continuer à discuter sans fin de l’ avenir et du présent qui le prépare, si le ciel ne nous est pas tombé sur la tete.

    Article super, et commentaires aussi.
    Bilan comme d’ hab = risque maxi rendement mini…

    Le conseil de dépenser son argent n’est pas si bête qu’ il y paraisse, à condition de ne pas imiter la cigale jusqu’au bout.

  13. Ce que je comprends, c’est qu’il n’y a pas de placement miracle: l’assurance vie euros, c’était tranquille mais ça se termine, l’immobilier c’est pas terrible: soit vous gérez et vous avez les problèmes avec les locataires, soit vous déléguez et les agences immobilières vous mangent la rentabilité tout en étant responsables de rien, et en plus la réforme des bases locatives risque d’apporter des impôts supplémentaires; les SCPI, M Fonteneau nous dit que c’est trop tard, et quant à la bourse, c’est bien quand ça monte, mais ça descend aussi… et il ne faut pas avoir besoin de son argent. En tout cas, s’il faut investir, il faut d’abord s’investir pour suivre et gérer, mais en plus on est à la merci de changements politiques.

    • Guillaume says:

      Ce que je comprends moi, c’est que vous étés un lecteur fidèle et attentif.

      Merci de cette parfaite synthèse !

  14. Allez repost de fin de journée 😉

    Pour mieux comprendre, c’est comme pour le diesel ! Les français ont investi dedans massivement pour entendre dire « Attention ce n’est plus bien, ça pollue, c’est couteux, le diesel va disparaitre, etc. »
    Est-ce que ça veut dire que les français ont tous vendu leur voiture ? Ou encore sont tous passés au vélo ? Je vais m’arrêter les exemples, je crois que chacun a compris.

    Le véhicule « assurance vie » est toujours bien présent sauf qu’il faut « éduquer » les épargnants à la disparition du moteur « Fonds Euros ». Investir dans des UC, ne veut pas dire forcement du très gros risque ! Je peux en citer dans l’immobilier, obligation entreprises et autres…
    Il y a autant de risque d’acheter de l’immobilier au m2 trop cher, sans locataire ou ne voulant partir, ‘investir dans des actions sans connaitre l’entreprise, ou à valeur trop haute, ou encore dans des placements sans retour d’expérience, disponibilité…

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