Dans une récente intervention Janet YELLEN affirme « Asset valuations are somewhat rich if you use some traditional metrics like price earnings ratios, but I wouldn’t try to comment on appropriate valuations, and those ratios oughtto depend on longterm interest rates »

Une traduction littérale pourrait être la suivante : « La valorisation des actifs est un peu exubérante si vous utilisez les ratios traditionnels comme les PER , mais je ne voudrais pas essayer de faire des commentaires sur les évaluations appropriées, mais ces valorisations sont dépendantes des taux d’intérêt à long terme. »

En d’autres mots, Janet YELLEN nous confirme l’extrême dépendance aux taux d’intérêt long terme des marchés actions. Le niveau des marchés actions est jugé comme exubérant, mais cette fois c’est différent, car il est possible d’expliquer cette valorisation par le niveau extrêmement bas des taux d’intérêt. 

 

 

2017 = 1996 = Le début d’une magnifique bulle sur le marché action ?

Le mot utilisé par Janet YELLEN pour juger du niveau de valorisation des marchés actions est « rich » que nous pouvons traduire par : fertile, somptueux, ample, généreux, magnifique, étoffé, exubérant. Pour marquer les esprits, j’ai retenu le mot exubérance en référence à l’exubérance irrationnelle prononcée par Alan Greenspan, le 5 décembre 1996, à propos de la bulle internet (qui n’explosera que 4 années plus tard).

Extrait du discours d’Alan Greenspan en 1996 : « Clearly, sustained low inflation implies less uncertainty about the future, and lower risk premiums imply higher prices of stocks and other earning assets. We can see that in the inverse relationship exhibited by price/earnings ratios and the rate of inflation in the past. But how do we know when irrational exuberance has unduly escalated asset values, which then become subject to unexpected and prolonged contractions as they have in Japan over the past decade? And how do we factor that assessment into monetary policy? We as central bankers need not be concerned if a collapsing financial asset bubble does not threaten to impair the real economy, its production, jobs, and price stability. »

 

Traduction :

« De toute évidence, une faible inflation soutenue implique moins d’incertitude quant à l’avenir, et les primes de risque plus faibles impliquent des prix plus élevés des actions et des autres actifs gagnants.

Nous pouvons voir cela dans la relation inverse présentée par les ratios prix / bénéfices et le taux d’inflation dans le passé.

Mais comment savons-nous quand l’exubérance irrationnelle a indûment augmenté la valeur des actifs, qui sont alors soumises à des contractions inattendues et prolongées comme au Japon au cours de la dernière décennie ? Et comment pouvons-nous prendre en compte cette évaluation en politique monétaire ?

Nous, en tant que banquiers centraux, ne devons pas être préoccupés par l’éclatement d’une bulle d’actifs financiers qui ne nuira pas à l’économie réelle, à sa production, à son emploi et à sa stabilité des prix. En effet, la forte baisse boursière de 1987 a eu peu de conséquences négatives pour l’économie.

Mais nous ne devons pas sous-estimer ou devenir complaisants quant à la complexité des interactions entre les marchés d’actifs et l’économie réelle. Ainsi, l’évaluation des changements dans les bilans en général et dans les prix des actifs en particulier doit faire partie intégrante du développement de la politique monétaire. »

 

La ressemblance des situations est éclairante. Faut il analyser le propos de Janet YELLEN en 2017 au regard de l’exubérance irrationnelle d’Alan GREENSPAN en 1996 ? 

 

Ne serions nous pas en train de construire consciemment et volontairement une nouvelle bulle sur le marché action ? 

Et si, contrairement, à ce que nous affirmons depuis des mois, nous n’étions pas à la fin d’un cycle de hausse des marchés actions … mais au début d’une nouvelle bulle, à l’instar d’Alan GREENSPAN qui en 1996 considérait que les marchés actions entraient dans une exubérance irrationnelle ?

Considérant les taux d’intérêt comme durablement très bas… le bulle ne peut elle pas se développer sereinement pendant encore quelques mois, années ? 

 

 

1996 = 2017 = Début d’une nouvelle bulle ?

Entre 1996 et septembre 2000, le CAC40 enregistre une hausse de 262% ! Ça vaut peut être le coup de jouer avec la bulle spéculative ?

A suivre…

 

PS : Encore une fois, je n’ai pas d’avis tranché… qui en aurait. J’aime réfléchir avec vous sur toutes ces questions auxquelles personne n’a la réponse. 

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3 Comments

  1. bon bein plus d’immo et plus d’actions….
    livret a ,livrets, assurance vie non plus
    ah j’ai compris il faut qu’on claque tout !

  2. Polaris says:

    La situation est évidente: la bulle des obligations souveraines (taux bas administrés) entraîne la bulle de tous les actifs: produits de taux, actions, immobilier (crédit bon marché), forêts, terres agricoles, vignes, cheptels… je ne vois guère que deux actifs relativement bon marché en ce moment: l’énergie et le travail humain (valeur fortement à la baisse).

    A moyen terme, l’offre de travail ne risque guère de baisser (certes la population vieillit mais il y a des armées de travailleurs inemployés en réserve dans les pays en développement, et même quelques dizaines de millions de chômeurs dans nos propres pays occidentaux), alors que l’offre d’énergie est, elle, relativement limitée, même si actuellement elle est ponctuellement légèrement excédentaire (les USA et la Chine ne pourront politiquement pas continuer impunément à extraire du charbon et du pétrole de schiste pendant des dizaine années).

    A moyen terme, j’investirais donc plutôt dans l’énergie; c’est peut-être, actuellement, le secteur le moins bullesque.

  3. Antoine says:

    « 1996 = 2017 = Début d’une nouvelle bulle ? »
    => la grande différence entre 1996 et 2017, c’est qu’en 1996 la bourse était globalement stable depuis plusieurs années. En 2017, la bourse a monté depuis plusieurs années.
    Dans ces conditions, difficile de dire « 1996=2017 », et « début d’une nouvelle bulle », alors qu’on est tout sauf au début. Au milieu à la rigueur si on pense que la hausse va perdurer.

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