L’investissement en SCPI et plus globalement en immobilier d’entreprise semble pouvoir traverser les cycles de dépressions et les crises économiques sans la moindre difficulté. Les SCPI seraient elles le placement idéal pour traverser les crises sans risque pour votre capital ?

Cela fait de longues années que nous vous expliquer les mutations appliquées à l’immobilier d’entreprise (et plus globalement à l’ensemble du marché de l’immobilier).

Tout a commencé dès 2009, avec l’émergence de l’obsolescence énergétique et de l’indispensable mise aux normes des immeubles, notamment de bureaux, au regard de cette exigence d’une moindre consommation énergétique des bâtiments. Depuis 2009, le mouvement s’est accéléré et devrait encore se poursuivre avec l’adoption en 2020 de nouvelles normes visant l’émergence du bâtiment à énergie positive.

Demain, les SCPI pourraient pleinement profiter de l’innovation technique autour de l’énergie photovoltaïque et trouver là une nouvelle source de revenu.

Nous n’y sommes pas encore, il ne s’agit là que d’une prospective de moyen terme. 

 

Demain, les biens immobiliers deviendront des micro-centrales électriques et notamment photovoltaïque.

Cette mutation est importante et pourrait profondément modifier l’usage des biens immobiliers. Demain, l’immeuble deviendra à minima neutre en consommation énergétique, mais surtout, pourra devenir producteur d’énergie. Chaque immeuble, et plus globalement chaque terrain constructible, maison, toit, … pourra devenir une micro- centrale électrique notamment photovoltaïque.

L’émergence de cette nouvelle révolution énergétique, dans le prolongement des études prospectives de Jérémy RIFKIN dans son livre « La nouvelle société du coût marginal zéro : L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme« , pourrait être une source nouvelle de revenu pour le propriétaire immobilier. Cette tendance à transformer le propriétaire immobilier en producteur d’électricité ne doit pas être sous-estimé, et même si nous n’y sommes pas encore, tout cela doit être anticipé et préparé dès aujourd’hui. 

Ce mouvement est ancien, mais l’accélération est certaine. Les prochaines années pourraient voir une accélération du mouvement grâce à l’amélioration technologique qui tend à faire baisser le coût de production de l’énergie photovoltaïque. 

Selon le National Geographic, le prix de l’énergie solaire a diminué de 70 % en l’espace de 7 ans grâce à une formidable amélioration des rendements et une baisse des coût de production des panneaux photovoltaïque. et l’ADEME annonce que certaines installations de production d’électricité solaire pourront être rentables sans subvention en France après 2020.

 

Et l’immobilier, et donc les SCPI, pourraient voir émerger une nouvelle source de revenu.

C’est alors que les SCPI pourraient trouver là une nouvelle source de revenus. Au delà du revenu locatif versé par les locataires des bureaux ou autres entrepôts, nous pourrions imaginer l’installation de panneaux solaires financés par la SCPI. Il s’agit là d’un usage nouveau qui permettra de tirer un meilleur profit de la propriété des biens immobiliers détenu par la SCPI. 

Il est encore trop tôt pour trouver des SCPI photovoltaïque capable de diversifier leur source de revenu, mais il y a fort à parier que nous pourrions assister aux premières initiatives dans les prochaines années… En effet, compte tenu de la grandeur des immeubles des toitures d’entreprise, les économies d’échelle permettront une rentabilité plus rapide de l’installation de panneaux photovoltaïque.

Dans un deuxième temps, les particuliers et l’immobilier d’habitation profiteront de ce nouvel usage rentable.

Comme nous vous l’expliquions dans cet article « Quelle stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ?« , c’est la valeur d’usage qui permettra de protéger la valeur de votre patrimoine dans un monde en dévaluation. Cette perspective d’un actif immobilier capable de devenir micro-centrale électrique photovoltaïque est un nouvel usage source de valeur pour le propriétaire.

 

A suivre.

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5 Comments

  1. A ce stade de l’analyse ne serait-il pas également opportun de tenir compte du fait que la production en masse des panneaux photovoltaïques en Asie du Sud-Est ou en Chine nous ont permis de réaliser de telles économies sur leur coût d’achat? De même, il serait également souhaitable de prendre en compte l’impact environnement global de cette source d’énergie en considérant les éléments entrant dans la composition de ces appareils.

  2. Ok avec Philippe, il faut travailler sur « le passif du fournisseur passif » et ne pas se contenter du -parfois- green washing.

    Comme le dit Guillaume, cette tendance n’est pas nouvelle et je l’ai évoquée plusieurs en AG de SCPI ou de SCI, rencontrant un silence goguenard ou gêné…..
    Avoir raison trop tôt n’est ce pas…..

    – mais avant tout, il faudra que les lobbies en place acceptent l’émergence de la « Tesla attitude », ce qui n’est pas gagné.

    -ensuite, devant le raz de marée, ils y seront contraints, mais alors l’Etat taxera ce revenu comme il se doit, sous couvert « d’aider ceux qui ne peuvent installer ce dispositif à le faire » et autres solidarnosceries

    J’ai travaillé en 2008 à un projet similaire, mais l’ensemble des intervenants n’y était pas prêts, et il aurait fallu soulever 15 tonnes.

    Pas grave, j’en fait profiter d’autres pays , là où l’herbe est plus verte et où on vous y accueille à bras ouverts, de A à Z du processus, contrairement en France où l’on vous aide au début puis vous décapite après l’amorçage……

  3. Bonjour,
    Quand on ouvre un nouveau paradigme, il faut essayer de purger tous les restes de l’ancien.
    Le revenu du photovoltaïque ne peut s’envisager que pour la période de transition (dont je ne me hasarderai pas à définir la durée).
    Lorsque tous les bâtiments ou presque deviennent « à énergie positive », il est probable que le cours de l’énergie s’effondrera.
    On sort du modèle d’une production centralisée et distribuée sur le grand réseau RTE. On arrive dans u monde ou la production se fait au plus près de la consommation et par le consommateur lui-même.
    Dans ces conditions, quasiment plus personne ne sera acheteur d’énergie…
    Effondrement de la demande => effondrement des cours => effondrement des revenus pour les producteurs….

    Perspective complexe…
    Pour l’instant, le principal problème est la difficulté de stocker durablement de grandes quantités d’énergie. En été la production solaire peut être importante lorsque le besoin de consommation est faible, alors qu’en hiver c’est le contraire.
    Il faut donc pouvoir stocker l’énergie 6 à 9 mois. La seule solution fiable à ce jour est l’utilisation de bio-masse (culture de maïs), mais ce n’est pas vraiment la direction prise….

    Un créneau à prendre pour des startups 😉

  4. +1 Boisjot

    Nous n’en sommes pas au problème de l’effondrement de la demande par auto production…. vous en conviendrez. Et résoudre l’équation de l’énergie illimitée et surtout son stockage est bien plus … primordial.

    Ceci étant, cela avance à grands pas pour le stockage, qui reste le dernier problème à résoudre avant le déferlement de l’énergie individuelle : mais des déjà anciennes STEP aux batteries innovantes (françaises yes !), on y arrive vite

    • J’en conviens volontiers pour le futur proche, c’était le sens de « je ne me hasarderai pas à définir la durée ». Par contre, un investissement immobilier s’envisage sur une période longue (20-25 ans minimum). Et, à cette échéance, la perspective ne peut être éludée 😉 !

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