Emmanuel Macron, ce matin l’invité de RMC à fait part d’une première mesure qui révèle parfaitement la tendance vers laquelle nous nous dirigeons inévitablement, et cela quelque soit les candidats et la couleur politique : Nous nous dirigeons progressivement vers un transfert des charges qui pèsent sur le travail vers l’impôt, soit sur la consommation, soit sur la capital comme nous vous le présentions dans cet article « Trump président… De la mutation économique à la mutation sociétale non sans conséquences sur le patrimoine et la fiscalité ? » :

 

François Fillon propose un transfert de certaines charges ( portant sur le travail et les salaires au détriment d’une hausse de 2 points de la TVA ;

 

Assurance vie et gestion de patrimoine, Tout savoir pour comprendre et optimiser votre patrimoine

Emmanuel MACRON propose lui une suppression des cotisations chômage et maladie payées par les salariés via les charges sociales (-+ 500€ par an pour un salarié au SMIC). Cette mesure serait financée par une augmentation de la CSG, c’est à dire sur une masse plus grande de revenus (Les revenus d’activité : salaires, traitements, sommes de la participation et de l’intéressement, du plan épargne entreprise ; Les revenus de remplacement : pensions de retraite, d’invalidité, allocations chômage, RSA, de préretraite, indemnités journalières pour maladie, maternité, accidents ; Les revenus du capital : capitaux mobiliers, revenus fonciers, revenus de l’épargne…)

 

Cette tendance est forte et le patrimoine et les revenus du capital non productif seront bien évidemment mis à contribution pour assurer ces baisses de charges sur le travail. L’annonce ce matin d’Emmanuel MACRON est le prolongement de cette réflexion.

 

 

La nuance importante entre capital productif et épargne ?

Aussi, dans le prolongement de cette réflexion et de cette volonté forte de faire baisser les charges sur le travail, nous devrions rapidement entendre des discours portant sur le nécessaire encouragement du capital productif dont la fiscalité devra être également allégée afin d’encourager son développement.

C’est dans ce contexte que François FILLON préconise de refondre la fiscalité du capital (attention, à une lecture trop rapide, refondre la fiscalité du capital, ne signifie pas la baisser, mais la modifier) afin de réorienter l’épargne des Français vers l’investissement productif.

De son côté, Emmanuel MACRON, n’a pas encore présenté ses propositions, mais fait le même constat de « L’abondante épargne des Français ne sert pas assez le financement des entreprises ».

 

C’est alors que nous devrions voir apparaître des propositions visant à alléger la fiscalité et favoriser davantage l’investissement dans le capital productif (réduction d’impôt pour investissement, encouragement du crowdfunding par le levier fiscal) et peut être un alourdissement de la fiscalité sur l’épargne non affectée à l’investissement productif. 

L’ensemble des discours qui portent sur la lourdeur de l’imposition sur le capital, ne porte que sur le capital productif et en aucun cas sur l’épargne. L’épargne est aujourd’hui abondante grâce à une fiscalité très faible (cf « Stop aux mensonges : Non, l’épargne n’est pas trop imposée en France !« ) alors que le capital productif qui participe au financement des entreprises et notamment des PME et TPE est insuffisant. Les prochains débats pourraient porter sur cette notion importante.

A ce titre, l’ISF est un sujet intéressant. François FILLON souhaite le supprimer, Emmanuel MACRON souhaite le supprimer pour le capital productif … Nuance.

Notons que 40% de l’épargne financière des Français est investie en Assurance vie et qu’au sein de ses contrats d’assurance vie, 83% des encours sont constitués de fonds euros, c’est à dire d’une épargne non productive (cf »Les avantages fiscaux de l’assurance vie sont ils toujours justifiés ?« ). Nous pourrions ainsi voir apparaître des propositions fiscales ou d’ordre réglementaire, pour que les compagnies d’assurance vie investissent davantage dans l’économie réel et non dans les banques, compagnies d’assurance vie et autres états sur-endettés (cf »Saviez vous que votre assurance-vie finançait de plus en plus les banques et assurances ?« ).

Il n’apparaît pas totalement inconcevable que la fiscalité de l’assurance vie en fonds euros deviennent moins attrayante à l’avenir (cf »Plaidoyer pour une nouvelle fiscalité de l’assurance vie au profit de l’épargne de long terme et du capital productif)

 

 

L’investissement immobilier sera encouragé… Il est préférable d’aider financièrement (et donc fiscalement ? ) la construction de nouveaux logements plutôt que de subventionner excessivement les loyers avec des aides aux logements inflationnistes

Nous pourrions assister à un recentrage de la dépense publique et notamment des avantages fiscaux autour de la construction ou rénovation de logement, au détriment des aides aux locataires tels que les APL jugées inflationnistes et contre-productives (même s’il apparaît tout de même nécessaire d’aider les personnes aux revenus les plus faibles, cette aide pourrait ne plus être spécifiquement liée au paiement du loyer, mais globale).

François FILLON par exemple propose un très fort allègement de la fiscalité des revenus locatifs et une refondation du mécanisme des revenus fonciers avec l’instauration d’un système d’amortissement, une baisse des frais de notaires, la TVA à taux réduit pour l’immobilier neuf, une réforme des plus values immobilière,et une rénovation des aides aux logements). François FILLON présente cette philosophie en parlant du passage d’une politique de la demande bien intentionnée mais inefficace, il faut passer à une politique de l’offre qui libère le potentiel de croissance du marché (secteur du BTP, professionnels de l’immobilier…) et qui mette fin aux dépenses publiques à la fois superflues et profondément inefficaces. Au lieu de subventionner la demande, qui, au final, ne règle rien au problème du logement, mais coûte très cher, il est préférable d’attaquer le mal à la racine en construisant davantage de logement, là ou les besoins sont importants.

Emmanuel MACRON, souhaite réformer les APL avec ce constat « Est-il logique de ne pas réformer les 18 milliards d’euros d’aides personnalisées au logement (APL) alors qu’elles bénéficient moins aux attributaires qu’à leurs propriétaires et alimentent l’inflation des prix de l’immobilier ? » et souhaite augmenter fortement la production de logement dans les zones ou l’offre est très largement insuffisant. Nous attendons les propositions concrètes, mais on croit y lire une philosophie commune avec François FILLON.

 

L’immobilier non productif, tel que les logements vacants, résidences secondaires, et même terrains à bâtir, pourraient voir leur fiscalité alourdir… (François FILLON propose d’ailleurs une augmentation de la taxe foncière des terrains constructibles pour encourager leur mise en vente et donc la baisse des prix …)

 

A suivre….

Comparateur de crédit immobilier : Comparez plus de 100 banques pour trouver le meilleur taux pour votre crédit immobilier

Moins de 1% sur 15 ans : Le moment est venu pour négocier pour la seconde ou même la troisième fois votre crédit immobilier

Les taux sont au plus bas, c’est le moment de s’endetter pour investir et valoriser son patrimoine. Voici le barème des meilleurs taux de crédit immobilier grâce à notre comparateur de meilleur taux de crédit immobilier. 

Comparez plus de 100 banques pour trouver le meilleur taux pour votre crédit immobilier ou votre renégociation : Lancer le comparateur

Ces autres articles devraient vous intéresser :


Assurance vie et gestion de patrimoine

58 Comments

  1. Ce que j’avais annoncé depuis des lustres est en train de se mettre en marche.
    J’avais simplement raison trop tôt, en perdant certainement beaucoup d’argent! mais pas l’Honneur.

    « afin de réorienter l’épargne des Français vers l’investissement productif »
    Je dis ça autrement, n’est-ce-pas Guillaume? Réorienter les Placements vers les Investissements.
    (Vous faites de plus en plus attention à faire la différence, me semble-t-il!)

    Oui, je sais, je rabâche, mais à juste titre et avec efficacité.

    Oui, les Placements ne sont pas assez imposés.
    Et les Investissements pas assez valorisés.

    Oui, les APL et autres niches fiscales doivent être supprimés (et non simplifiés)

    Oui, l’utilisation des machines pour la cotation des actions doit être supprimée (dixit Allais) et la spéculation sous-tendue fortement taxée (new Tobin)

    Oui, je gère mes Investissements immobiliers comme une société, avec bilan et CE. Et devrais donc être soumis aux mêmes règles.

    Bref! Tout arrive à qui sait attendre 🙂

  2. J’ai l’impression que l’année 2017 va être intéressante.
    Je m’attends à de gros changements, dans le pire comme dans le meilleur.

  3. la version Fillon « augmentation de la TVA » me parait plus propice à l’investissement et à la création d’emplois que « l’augmentation de la CSG » version Macron.

    • En fait, si les deux propositions semblent identiques, la réalité est bien différente :

      FILLON : Baisse des charges payées par les entreprises sur les salaires pour augmenter les marges des entreprises, relancer les investissements et donc la croissance. Puis augmentation de la TVA, taxe sur la consommation qui touche tous le monde et proportionnellement davantage celui qui épargne moins. La partie non consommée de votre rémunération (= l’épargne) n’est alors pas concernée. Les consommateurs payent l’augmentation du bénéfice des entreprises (est ce que la demande va suivre ? Impact sur la consommation d’une augmentation de 2 points ? )

      MACRON : Baisse des charges payées par les salariées sur leur salaire et les indépendants (RSI) pour augmenter leur pouvoir d’achat immédiat. Les charges payées par les entreprises ne baissent pas. Financement de cette baisse de charge pour les salariés par l’ensemble de la population sur l’ensemble des revenus distribués (y compris salaire, mais aussi retraite et patrimoine immobilier et financier). On finance la maladie et le chômage par l’ensemble de la société et non seulement les salariés (on élargit l’assiette des charges sociales et mécaniquement les charges payés par les salariés aujourd’hui seuls contributeurs).

  4. Cela pourrait se concevoir si la CSG sur les revenus du capital n’était pas déjà si élevée 15,50%, avec l’IR c’est double peine plus l’isf je n’en parle même pas .
    Avec Macron relance par la consommation et Fillon par l’investissement des entreprises.

  5. Bonjour
    investir dans le capital productif plutôt que l’épargne j’entends bien ce slogan…
    Avec mes modestes moyens j’ai tenté d’aller dans ce sens il y a environ 7 ans en investissant entre autres:
    -dans des FIP ou je me suis fais plumer entre autres par des frais excessifs d’entrée et surtout de gestion annuel à 5% par an pratiqué sur la place de Paris et il me reste en final 40% de mon capital que je ne peux toujours pas récupérer avant 9 ans au lieu de 6 ans prévus initialement(c’est la carte boum boum)
    -dans des actions de sociétés françaises en utilisant Arkeon qui a fait faillite fin 2015…..
    Vous comprendrez donc que chat échaudé craint l’eau froide et que les épargnants préfèreront en grande majorité toujours préférer la sécurité d’un placement même si peu rénuméré au miroir aux alouettes d’autant plus que les risques économiques n’ont jamais été aussi élevés(banques italiennes,élections européennes en 2017,protectionnisme,augmentation des taux d’intérêts et j’en passe et des meilleurs)

    • Désolé, mais je me suis mal fait comprendre.

      Vous n’avez pas investi, vous avez placé.
      Visiblement, sans grand succès pour vous, mais grand succès pour les intermédiaires.

      • Bonsoir @Ankou,

        La différence que vous faites entre « investir » et «placer » m’intéresse.

        Dans les deux cas suivants, pouvez-me préciser lequel terme faut-il employer ?
        1 – Souscrire à une augmentation du capital social d’une petite société dans laquelle je resterai minoritaire plusieurs années aux fins de distribution de dividendes,
        2 – Prêter de l’argent à cette même société, pour une même durée, dans le but de percevoir des intérêts.

        • Bonsoir, je ne vais pas me défiler, ce n’est pas mon principe.

          Vous avez bien mis le doigt où il faut, et compris que la frontière entre Investissement et Placement est souvent ténue.

          Tout d’abord, vous allez trouver autant de définitions que de personnes contactées, et bien souvent lémédias et autres blogueurs ……, vont mélanger les 2 notions et apporter volontairement ou non de la confusion pour les vulgus pecum. Ce que je combats avec une certaine véhémence.

          Ensuite, vous pouvez lire sur wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Placement que le placement n’est pas un investissement, mais vous n’êtes guère plus avancé.

          La différence la plus claire, je l’ai trouvée ici: https://www.yomoni.fr/blog/les-differences-entre-epargne-placements-et-investissements (merci Guillaume de garder ce lien, je n’ai aucune relation avec ce blog), qui correspond globalement à ma position.

          Pour répondre à votre question, dans les 2 cas, ce sont des placements. Mais ce n’est que mon avis personnel.
          Ce serait un investissement si votre implication dans cette même société dépassait largement cet aspect financier, ce que je n’ai pas trouvé dans votre énoncé.

          Ensuite il y a le problème fiscal à aborder.
          Dans le cas de placements, c’est mon idée du new Tobin copyright Ankou (le Tobin est constant et lié à la transaction sans notion de durée de détention) que j’appliquerais, donc avec une taxation dégressive.
          Pour reprendre vos exemples, si vous laissez votre épargne (votre placement) 20 ans dans cette société, il me parait évident que la taxation devra être bien inférieure à celle pour une durée de quelques jours, voire quelques microsecondes pour 80% des transactions boursières actuelles.

          Mais et je le répète, ce n’est que ma position, et comme Fredy dit si bien, je la partage! 🙂

          Et vous avez bien compris que globalement, il faut mettre en place des règles pour privilégier l’Investissement, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

          • Fredy Gosse says:

            Hum. On ne peut résumer le terme investir à la seule direction d un projet et résumer vos associés passifs à de simples Placeurs de fonds’, ce ne sont pas des preteurs se substituant à une banque et puis on épargne en mettant sur un livret A qui lui est immédiatement converti dans l économie réelle par les pouvoirs publics .par contre je suis d accord avec vous les travers en Nanio secondes ne devraient pas exister .ils n ont aucun rôle sauf celui de spéculer pour leur propre compte sans étre utile par exemple sur des marchés. À terme qui devraient. être réservés aux professionnels du secteur

  6. Fredy Gosse says:

    j’ai toujours du mal à suivre l’épargne ne sert à rien??????? elle n’est pas productive..pourtant l’épargne c’est les investissements de demain essayez donc de monter la moindre petite affaire sans un minimum d ‘épargne.. ….( vous allez voir la tête du banquier) et puis l’Etat ce grand dépensier ne peut payer ses fonctionnaires à partir du mois de septembre, octobre ,malgré des taux d’intérêts ridicules , que grâce aux emprunts financés par quoi? par l’épargne….
    je sais qu’il existe un vaste mouvement type » bilderberg « qui voudrait bien faire disparaitre l’épargne dernier petit rempart de la liberté individuelle et Macron me parait en être un parfait représentant.
    Bref si Macron passe on aura plus de csg entre autres sur les revenus immobiliers après l’augmentation annuelle régulière des impôt fonciers ,taxe d’habitation,IRPP à partir de la classe classe moyenne (merci mr Macron conseiller de François Hollande) ,après imputation des parts des charges toujours en hausse sur l’immobilier pour empêcher le réchauffement de la planète ( ne rigolez pas soyez content vos taxes serviront une noble cause)
    bref si en plus votre ISF n’entre pas dans le cadre d’une définition » macronienne « du capital productif que restera t il de vos loyers? nada…. conclusion encore moins de biens immobiliers sur le marche locatif secondaire d’ou d es trésors d’imagination nouveaux pour attirer les « benêts  » …
    le programme Fillon parait plus raisonnable mais il n’est pas encore appliqué….cependant sauf Fillon qui pense qu l’on peut baisser la dépense publique ,tous les autre veulent l’augmenter , il parait que ça ferait repartir la croissance ,pourtant depuis le premier choc pétrolier ( Guillaume n’était pas né) ç a n’a jamais marché…au japon non plus ,pourquoi ça marcherait ce coup ci?c’est probablement comme le communisme ça n’a jamais marché mais… ce coup ci on va tordre le cou aux exploiteurs (segolène demandera des leçons de démocratie Cuba)et ça va marcher
    même Fillon veut transférer une masse importante fiscale sur la TVA que l’on peut moduler, certes, cad, ne pas faire payer les mêmes contribuables mais in fine c’est toujours moins d’argent dans le circuits économiques.on pourra dire que supprimer des dépense publiques et des fonctionnaires qui pullulent comme des lapins dans les collectivité locales c’est pareil sauf que ceux là nécessitent encore et toujours plus d’impôts quelques soient les appellations que nos technocrate veulent bien leur donner ;( hier Karine Berger je crois a fait voter une taxe sur les vidéos de you tube…)
    comment peut on répéter et ne pas être entendu à ce point ,les pays qui marchent le mieux ont réduit la voilure publique ,ont baissé les impôts ;ont fait confiance à l’iniative individuelle cad à la liberté individuelle parce qu’ils croient que le développement économique ne dépend pas d’un Dieu Etatique omniscient omnipotent messianique mais de chacun d’entre nous à la seule condition qu’il y trouve un intérêt personnel
    nous sommes bien loin de tout cela j’ai un ami qui revient du Portugal il a été surpris de voir pratiquement pas d’étrangers et d’immigrés il a demandé pourquoi ,en rigolant,t on lui a dit,on vous les envoie: ici, aucune aide à l’étranger hors UE qui arrive sans argent. j’ai eu la même réflexion à Séville.. Vouloir aider la terre entière au nom des grand principes quand on est fauché, c’est suicidaire
    Enfin c’est mon opinion et je la partage

  7. L’immobilier ne serait pas un investissement productif ??? Alors pourquoi dit-on « quand le bâtiment va, tout va ? »
    L’immobilier c’est de la construction, des chantiers, des agences, des locataires, des touristes, des taxes de séjour, des achats de meubles, des consommations d’énergie, des travaux de rénovation et d’amélioration….. Cela me semble aussi productif que certains placements….

  8. De mon point de vue c’est Fredy Fillon qui a tout compris !

    En lisant l’article dès le début j’ai tout de suite pensé au plaisir et à la joie d’Ankou de voir enfin l’investissement (productif) qui pourrait prendre le pas sur l’épargne !
    Certes cela semble plus sain/ crédible/ honorable/constructif …. d’investir que d’épargner . Mais cela me paraît plus idéologique que réaliste; en effet depuis le début de l’humanité, il y a eu des « épargnants » et des « investisseurs » tout comme il y a des courageux et des fainéants. L’épargnant vise la sécurité, s’angoisse de l’avenir et a peur du risque, tout le contraire de l’investisseur qui aime prendre des risques, qui s’inquiète moins de sa sécurité et qui croit en l’avenir. En fait tout est question d’équilibre entre ces 2 notions et ce qui peut faire pencher la balance des indécis de l’épargnant vers l’investisseur se résume en un seul mot: la CONFIANCE. Cette confiance est le produite du savoir faire ou du savoir convaincre de nos dirigeants lié au fait qu’il se sont attribué tout les pouvoirs et nous ont piqué notre liberté…. et c’est là que je rejoins Fredy: redonnez la liberté au peuple Français et beaucoup de choses iront mieux.

    Désolé pour Sylvestre de s’être fait plumer mais je ne peux le laisser sous entendre que les FIP et FCPI sont des attrapes nigauds! J’ai une autre expérience démarrée en 2007 jusqu’à aujourd’hui avec ces produits et je suis positif, sans parler des avantages fiscaux, sur 75% environ de mes investissements. Il faut tout simplement bien choisir ses fonds.
    Cordialement

    • Je pense que les courageux investissent pendant des dizaine d’années pour se réver à la retraire, devenus épargnants grace aux bénéfices après investissement. S’en prendre à l’une ou l’autre de ces personnes est absurde car il s’agit souvent de la même à un age différent.
      Mais si vous taxez l’épargne pour favoriser l’investissement, cette personne ne viendra pas en France pour épargner, ni pour investir.

      • C’est vrai qu’avec l’âge grandissant, et globalement parlant, la sécurité prend le pas sur le risque !

        C’est aussi vrai que trop de taxes que ce soit sur l’épargne, le capital, le patrimoine, … est un repoussoir à riches, ceux là justement qui peuvent aussi investir. Et c’est dommage qu’un socialo soit dans l’incapacité de comprendre cela!!!

        • Le socialo comprend parfaitement cela, mais déteste que vous gagniez de l’argent à la sueur de votre front, en étant libre.

          Lui choisit l’argent de la sueur des autres….

          • Certes, mais quand ça ne marche pas, un énarque socialo peut comprendre qu’il faut faire autre chose ! sinon il faut l’anesthésier (lol)!

    • Pour étayer mes dires :

       » LES NOTES DE NICOLAS PERRIN

      Le crédit doit-il être obtenu par la force, par la confiance ou décrété ?
      Le crédit existait avant son expansion à partir de l’Europe moderne. Il était néanmoins peu pratiqué dans les sociétés agricoles. Yuval Noah Harari, professeur d’Histoire à l’Université hébraïque de Jérusalem, explique les tenants et les aboutissants du développement du crédit dans le chapitre « le credo capitaliste » de son best-seller Sapiens : Une brève histoire de l’humanité (2011). L’histoire du crédit telle qu’il nous la raconte permet de conclure que ce n’est pas à l’Etat de décider des bénéficiaires du crédit mais au secteur privé.

      Le rôle de la confiance et du crédit dans les économies

      Nos contemporains peuvent constater que leur niveau de vie est souvent plus élevé que celui de leurs grands-parents à leur âge. Ce n’était pas le cas à l’ère de l’économie prémoderne, durant laquelle la croissance économique était très lente. Ce constat débouchait sur une vision pessimiste de l’avenir. Dans l’imaginaire collectif, la richesse totale était limitée et tout accroissement de fortune passait nécessairement par la spoliation d’un individu par un autre ou d’un royaume par un autre. Il semblait n’y avoir aucune raison pour que la taille du gâteau soit plus grosse dans 10 ans. Donc aucune raison de faire crédit, c’est-à-dire d’investir, puisque les affaires étaient considérées comme un jeu à somme nulle. Ainsi, le peu de crédits accordés l’étaient pour des sommes modiques, à court terme et à taux d’intérêt élevé. Difficile d’entreprendre dans de telles conditions !
      Les mentalités ont changé avec la notion de progrès qui a émergé avec la Révolution scientifique, autour de 1500. L’idée au cœur de ce changement est qu’en investissant dans la recherche, l’Homme peut aboutir à des découvertes scientifiques ou géographiques et à des inventions techniques qui permettront à la situation de s’améliorer. De l’économie en tant que gâteau à taille fixe, on est passé à l’économie en tant que gâteau à taille croissante. Faire la guerre à son voisin n’était désormais plus le seul moyen de s’enrichir. Cette révolution, scientifique au départ, a petit à petit changé les esprits. Les hommes ont eu de plus en plus confiance en l’avenir. Cette confiance a permis au crédit de se développer, et avec lui la croissance économique. Un cercle vicieux a progressivement cédé la place à un cercle vertueux.

      Histoire économique du monde en résumé

      Economie prémoderne
      Source : Yuval Noah Harari, Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, Albin Michel, 2015
      Le rôle de la confiance et du crédit dans l’avènement et la chute des premiers empires occidentaux
      Pour Harari, le crédit capitaliste a joué un rôle décisif non seulement dans le développement de la science moderne, mais également dans l’émergence de l’impérialisme européen.
      L’histoire de Christophe Colomb est sans doute celle du premier patron de start-up d’envergure mondiale. A une époque où le crédit privé était encore une ressource rare, le Génois n’a pas eu d’autre possibilité que se tourner vers les investisseurs institutionnels de l’époque, souvent des souverains. Après avoir essuyé un refus auprès du roi du Portugal, en Italie, en France, puis à nouveau au Portugal, c’est finalement en Espagne que le lobbying de Colomb fut récompensé. La reine Isabelle prit le risque de financer une flotte qui ferait voile vers l’Ouest en vue de trouver une nouvelle route commerciale vers l’Est asiatique… et elle remporta le jackpot !

      L’aventure de Christophe Colomb entérine le début du « cercle magique du capitalisme impérial : crédit finançant les découvertes, découvertes menant aux colonies, colonies rapportant des profits, profits alimentant la confiance, et confiance se traduisant en davantage de crédit ».
      Tout le monde connaît l’histoire de Christophe Colomb et de l’avènement de l’Empire espagnol. C’est moins le cas du secret qui a permis à la Hollande protestante, alors minuscule dominion de l’Espagne, d’arracher son indépendance à l’Empire catholique et de le supplanter sur les mers pour bâtir un empire mondial et devenir la première puissance économique d’Europe. Et tout cela en seulement 80 ans.
      D’un côté comme de l’autre, armées et flottes militaires coûtaient une fortune. Alors qu’est-ce qui a bien pu permettre aux Hollandais de prendre progressivement le dessus sur l’Espagne ? La réponse est sans équivoque : les Hollandais ont réussi à obtenir la confiance du système financier européen – alors en plein essor – quand le souverain espagnol ne cessait de la dilapider.
      D’un côté, on avait un roi espagnol qui remboursait ses dettes en retard – quand il ne faisait pas défaut – et qui ne s’interdisait pas d’user de la menace pour obtenir de nouveaux financements. Et de l’autre, des Hollandais qui prenaient un soin tout particulier à rembourser leurs emprunts dans leur intégralité et dans les délais, et ce dans le cadre d’un système judiciaire indépendant et particulièrement respectueux des droits attachés à la propriété privée. Comme ça avait déjà été le cas pour le passage de l’économie prémoderne à l’économie moderne, le basculement de l’hégémonie européenne s’est aussi joué sur une question de confiance.

      L’irresponsabilité des Etats leur a fait perdre pied face au secteur privé

      Harari rappelle que ce n’est pas l’Etat hollandais qui a bâti l’Empire hollandais, mais ses marchands. Ils ne financèrent d’ailleurs pas leurs conquêtes uniquement par le crédit, mais également en faisant entrer des investisseurs au capital de leurs compagnies, permettant ainsi à ces derniers de toucher des dividendes. Alors que le roi d’Espagne en était réduit à lever des impôts de plus en plus impopulaires et à faire défaut sur ses dettes, les investisseurs achetaient à coeur joie les actions hollandaises, faisant d’Amsterdam La Mecque financière du continent.
      D’une manière assez similaire, ce sont des compagnies privées qui sont à l’origine de la rapide expansion et l’Empire britannique, et qui ont longtemps présidé à sa direction. La London Company, la Plymouth Company ou encore la Dorchester Company étaient toutes cotées à la Bourse de Londres. Alors que la France perdait peu à peu la main sur son empire d’outre-mer, c’est la British East India Company, et non la Couronne, qui conquérait et dirigeait le sous-continent indien. Depuis son siège de Londres, elle régna pendant près d’un siècle sur son Empire indien, avec une force militaire dépassant nettement celle de la monarchie (jusqu’à 350 000 mercenaires déployés sur place). La nationalisation de l’Inde, et par la même occasion de cette armée privée, n’eut lieu qu’en 1858. Harari rappelle que « Napoléon se moquait des Britanniques : cette nation de boutiquiers ! Or, ce sont ces boutiquiers qui lui infligèrent une défaite. Et leur empire était le plus vaste que le monde eût jamais vu. »

      Le passage du crédit capitaliste au « créditisme »

      Harari n’emploie pas le terme de « créditisme ». Ainsi avance-t-il que depuis 2008, « banques et Etats ont frénétiquement fait tourner la planche à billets [car] tout le monde est terrifié à l’idée que la crise économique actuelle puisse arrêter la croissance. » Pour lui, seules de nouvelles découvertes dans la biotechnologie ou dans les nanotechnologies sont susceptibles de créer des industries entièrement nouvelles, dont les profits pourraient soutenir « les milliards de monnaie factice » créés. Cela doit impérativement se produire « avant que la bulle n’explose », sans quoi « nous allons au-devant de temps très rudes. »

      Que retenir de tout cela ?

      Les souverains qui ont tenté d’obtenir le crédit par la force ont toujours perdu face à ceux qui l’ont négocié dans la confiance. Aujourd’hui, la violence exercée par les Etats n’est plus physique. Avec l’arsenal des mesures d’assouplissement monétaires, les taux négatifs et les velléités de suppression progressive de l’argent liquide, la répression est devenue financière. Trop souvent irresponsable, la bureaucratie n’est pas à même de diriger le crédit à des fins performantes. En cela, elle sera toujours dépassée par le secteur privé. L’expérience de « système de crédit social » en cours en Chine, qui doit être mise en oeuvre grâce un algorithme qui exploite le big data, l’accumulation de données via la surveillance généralisée des citoyens, ne fera pas exception. Ce n’est qu’une expérience dirigiste de plus, et elle est en cela vouée à l’échec. »

  9. 2017
    FILLON PRÉSIDENT ET MACRON 1ER MINISTRE, OU L’INVERSE ?

    ET LA CHIMÈRE PARFAIRE PRENDRA VIE…

    • Dommage, la Chimère est généralement considérée comme étant de sexe féminin !

      • qu’importe , à notre époque, un transgenre fera l’affaire !

        • Plus sérieusement, que reprochez-vous au programme Fillon ?

          • Moi ?

            Je n’ai rien dit de cela…..

            • Mais si vous l’avez dit, les mots ont un sens:

              « Chimère Wikipédia: » Dans la mythologie grecque, la chimère est une créature fantastique malfaisante. Elle est décrite comme un hybride avec un corps de lion, une tête de chèvre sur le dos et une queue de dragon, de serpent, ou se terminant par une tête de serpent. Elle peut cracher du feu. Beaucoup d’auteurs lui attribuent trois têtes.

              Donc Fillon Président et Macron 1er ministre serait un couple malfaisant… donc je répète ma question autrement: en quoi Fillon Président serait-il malfaisant … pour la France et/ou les Français ?
              Je ne cherche pas polémique, seul votre avis m’intéresse dans le sens d’un débat purement démocratique.

  10. Je n’ose y croire, on parle de fiscalité de l’épargne alors que le problème est de baisser le coût de la dépense publique. On déplace le problème, vive la fiscalité et continuons comme avant pour protéger les politiciens qui n’ont ou ne veulent pas comprendre la réalité économique/ M Macron nous est trop présenté comme un économiste, n’oubliez pas qu’il sort de l’ENA et qu’il propose toujours la même chose que ses prédécesseurs : la fiscalité. Pensez donc taxer l’épargne avec 15,50 % de PS (les biens nommés) la tranche marginale d’imposition qui dépasse très vite les 30 % ou 41 %, plus l’imposition des plus-values comme des revenus, plus l’ISF, plus les DMTG. Il faut encore en rajouter!

  11. Fredy Gosse says:

    Je vais ajouter qu’est ce que le moins pire?lacsg ou la TVA?pour moi sans aucun doute la TVA qui a l immense avantage de faire payer sur toute la consommation cad…..,,,le recyclage du black qui revient inexorablement dans le circuit par les hypers ,la coiffeuse,les fringues etc…bref si on vous sert la morale comme argument décisif pour lacsg , vous pouvez rire au nez de ceux qui veulent taxer l officiel et pas les petits cours , la relation de l artisan, le repas à la maison entre inconnus,le covoiturage payant etc etc

  12. Fredy Gosse says:

    voila pourquoi on ne peut continuer comme depuis 40 ans
    http://www.contrepoints.org/2016/12/09/274399-fleau-de-dette-publique

    • Mais ils font partie de ceux qui continuent à ramener le déficit du budget de l’État à la richesse produite (PIB), ce qui me semble une hérésie.

      Il faut le ramener, à mon avis, au compte de résultat, et non au bilan. Et alors, ce n’est pas de 3.5% dont il s’agit mais de plus de 25% et ce tous les ans depuis ………..! ça ferait plus peur à l’opinion, mais ce serait plus exact.

      Quand vous empruntez, votre banque vous rappelle un ratio d’endettement à ne pas dépasser, généralement de 33%. Ce sont les dettes ramenées au patrimoine ou à vos revenus? 🙂 🙂

  13. Fredy Gosse says:

    Meuh non…… nos concitoyens veulent plus de dépense ,plus d’aides tout gratuit et moins d’impôts ou alors payés par les autres… ( Bastiat avait très bien décrit cela dés le 19eme siècle)
    la dette c’est abstrait …et puis il y a tout ceux qui s’en moquent ;quand on est drogué à l’alcool ou à la coke l’essentiel c’est d’avoir sa dose …. pareil pour la dépense publique
    il y avait un article sur atlantico il parait que les salariés sont dépressifs ils sont sous tension ,dépressifs….moi je leur propose d’être indépendants et de travailler 60 h /semaine comme mon fils et sans être sûrs du résultat

  14. L’auteur/conseil en gestion de patrimoine, doit avoir de sérieuses difficultés à faire le choix de placements bancaires et ou de fonds en euros. Ses clients doivent être de petits épargnants (sans jugement) car sitôt que les montants deviennent conséquents, les solutions évoluent. Je suis surpris que la taxation des dividendes n’interpellent pas plus l’auteur. Prenons un exemple d’un portefeuille d’actions de 1 million d’euros versant annuellement 30 000 euros de dividendes, après abattement de 40 %, le taux d’IR soir de 30 ou 41 % imposent 5 400 ou 7.380 euros, les prélèvements sociaux de 15,50 % 4 650 euros et l’ISF de 1 % sur ce montant 10 000 euros, soit un total de 20 050 euros (66,83 %) à 22 030 euros (72,43 %). Dites-moi en quoi le détenteur de ce portefeuille doit-il payer pour le compte d’autre(s) un tel montant d’impôts ?

    • Pourquoi il doit payer, @goufio ?…
      Mais pour contribuer à la préservation de la paix sociale, tout simplement.

      • NON, il est tout simplement parti de France, en 2016, car celle-ci elle devenue trop chère pour lui.
        Il en est ainsi d’après le rapport, remis au président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Gilles Carrez du parti Les Républicains, l’administration fiscale a enregistré plus de 4.100 départs parmi ces résidents fiscaux les plus aisés, contre 3.744 un an plus tôt. Nombre de contribuables aux revenus supérieurs à 100.000 euros ayant quitté la France pour s’installer à l’étranger a augmenté de 10% en 2014.
        C’est triste qu’un pays en arrive à faire fuir ses ressortissants et d’accueillir en échange des sans le sou.

        • Vous savez partir de France, c’est aussi abandonner son revenu provenant de France… Il faut alors être capable de générer ce même revenu à l’étranger. Ce n’est pas donné à tout le monde.

          • Vous m’étonnez! Au contraire, c’est très simple.
            Savez-vous que les marchés financiers de part le monde développé offre des actions avec dividendes à la clé. et que la fiscalité qui peut y être attachée est très attractive?
            Cependant un même portefeuille d’actions françaises que celui pris en exemple, mais cette fois détenu à l’étranger, vous fera économiser les PS de 15,50 %, l’imposition des plus-values, l’ISF et les DMTG il restera à régler le prélèvement à la source de 20 % dans certains cas.CQFD

            • Très bien… et alors ? quel est le rapport ? Vous pouvez aussi détenir vos actions dans un contrat d’assurance vie … et ne pas être imposable… ou dans une moindre mesure compte tenu des plafonds de versement dans un PEA.

              • Vous m’étonnez toujours!
                La détention d’actions hors contrat d’assurance vie lorsque vous n’êtes plus fiscalisé en France n’est pas un problème pour toutes les personnes vivant hors de France et cela fait beaucoup de monde 7 milliards moins 66 millions.
                La sortie partielle d’un contrat d’assurance vie pour obtenir des revenus réguliers se fait avec un prélèvement social de 15,50 % sur le produit (différence entre la prime et la valeur acquise) et un prélèvement libératoire de 7,50 % après 8 années de détention et abattement annuel de 9200 € pour un couple (4600 pour une personne seule) et n’exonère pas d’ISF ni de fiscalité de sortie. Quel intérêt de détenir un PEA dans la limite de 132 000 € puisque vous payez 15,50 % de PS à la sortie ? alors que vous ne les payer pas à l’étranger ? Le PEA n’a pas d’intérêt pour un non résident français.
                Pour la détention d’un portefeuille de titres vifs dans un contrat d’assurance vie, cela est très difficile puisqu’il s’agit d’une créance détenue sur la compagnie d’assurance.
                C’est très dur d’être Français et comme je le disais plus haut c’est trop cher.
                Bien à vous

                • Vous avez raison. Avec un tel raisonnement vous n’avez qu’à partir à l’étranger car l’herbe y est à priori plus verte. Vous n’oublierez pas de rendre votre carte vitale est partant et de laisser votre généreuse retraite par répartition. (Car, comme par hasard, ceux qui cherchent à fuir l’enfer fiscal de la France, veulent toujours conserver les avantages qui sont attachés à la résidence… étrange…)

                  En effet, se plaindre que l’assurance vie est trop taxée suffit à démontrer l’absurdité de votre raisonnement 😉

                  • Monsieur,
                    Restez objectif. La France est bien connue pour être le 2e pays le plus fiscalisé dans le monde, dont acte.
                    En qualité de résident fiscal étranger vous bénéficiez de la CFE (Caisse des Français de l’Etranger) pour les expatriés français. Et puis les étrangers sont aussi bien assurés que les Français, ils ne sont pas plus idiots.
                    Quant aux retraites vous faites aussi erreur, elles sont un DROIT et comme vous avez cotisé pendant toute votre vie active elle vous est due où que vous résidiez et taxée selon la Convention fiscale internationale entre la France et le pays de résidence fiscale. Votre attitude me choque pour un conseiller, si vous méconnaissez la fiscalité des pays étrangers et les conventions fiscales, il n’y a pas de mal en soit.

                  • Guillaume, vous m’étonnez aussi, comment écrire des choses pareilles???

                    • Comme vous le savez, je force le propos, mais admettez que l’on ne peut passer son temps à se plaindre d’une imposition trop forte… y compris sur l’assurance vie qui est une niche fiscale incroyable.

    • Il a de la chance, ça lui rapporte plus que la richesse produite! 🙂

    • « Je suis surpris que la taxation des dividendes n’interpellent pas plus l’auteur. » : Non, effectivement, c’est à ce jour l’un des revenus les moins taxé. Vous n’êtes imposable qu’à hauteur de 60% du revenu distribué. Les revenus fonciers ou les revenus du travail sont nettement plus imposés.

      De surcroît, le détenteur de titre :
      – Bénéficiera d’un abattement qui peut atteindre 65% sur le montant de la plus value réalisé ;
      – Bénéficier de régime d’exception extra-ordinaire dès lors qu’il s’agit de son bien professionnel (exo des plus value, exo d’ISF, …) ;

      Donc, non je maintiens, l’impôt sur les dividendes ne m’apparaît pas un véritable problème au regard des autres sources de revenus…

      • L’effet s’en est fait aussitôt ressentir, ainsi il n’existe plus que 3,3 millions d’actionnaires personnes physiques en France en 2016, alors qu’ils étaient encore 6,4 millions en 2008. C’est pourquoi en contrepartie les entreprises françaises passent sous la propriété d’investisseurs étrangers. C’est très grave et vous le savez.
        N’oubliez pas non plus que la constitution d’un portefeuille de valeurs mobilières l’a été principalement avec de l’épargne nette des impôts par ailleurs.

      • J’avais oublié de relever que l’imposition à 60 % donc d’un abattement de 40 %, était dû à l’IS à 33,33 % payé par la(les) société(s) avant distribution du dividende. Donc l’impôt a déjà été payé. Vous m’étonnez vous dis-je!

        • Aujourd’hui, personne ne détient de compte titre en direct… sauf les dirigeants d’entreprise qui bénéficient alors d’un régime fiscal dérogatoire très favorable au regard de la notion de bien professionnel.

          • Je crois que vous faites erreur. Les dirigeants d’entreprises ne détiennent pas les actions de leurs sociétés sur des comptes titres (sauf les entreprises cotées) mais sur des registres spécifiques. Il y a 3,3 millions de détenteurs de comptes titres ordinaires auprès des établissements financiers accrédités (banques, sociétés de gestion) cf Banque de France, AMF, ACPR, etc.

          • Fredy Gosse says:

            hum…comment fait on quand la valeur étrangère n’est pas éligible au PEA et pourquoi faut il un PEA? la réponse est la même que pour l’Immobilier…. ou pour l’ISF ou l »IRPP
            Au lieu d’avoir une fiscalité basse mais qui touche tout le monde sans mesures de défiscalisation on a un monstre qui justifie: les conseillers ,le nombre de fonctionnaires ,les possibilité d’erreur et les interprétations variables de l’administration fiscale
            I HAVE A DREAM…. pour sortir de ce cauchemar qui tue notre pays

  15. Fredy Gosse says:

    facile à comprendre pour ne pas changer le système qui sou sera tous crever

  16. Bonjour Guillaume,

    j’apprécie beaucoup votre blog, vos analyses sont la plupart du temps pertinentes et étayées, mais depuis quelques temps je les trouve parfois un peu lapidaires. Ainsi écrivez-vous, pour mieux justifier un renforcement de la taxation de l’assurance-vie en euros au profit de vos marottes (l’immobilier, et accessoirement le crowfunding): « Notons que 40% de l’épargne financière des Français est investie en Assurance vie et qu’au sein de ses contrats d’assurance vie, 83% des encours sont constitués de fonds euros, c’est à dire d’une épargne non productive ». Voyons voyons, je reprends les compte-rendus de gestion 2015 de mes différents contrats d’AV et de capi qui détaillent la composition des fonds euros (je ne donne pas ici les assureurs, mais vous les connaissez sans aucun doute). Contrat n°1: obligations souveraines (« l’improductif ») 9%, oblig bancaires 39% (en toute logiques, les banques empruntent pour ensuite prêter à l' »économie réelle »), oblig privées 35%, actions 7%, immobilier 4%, autre (monétaire, « exotique » etc) 6%. Contrat n°2: oblig souveraines 14%, oblig bancaires, 21%, oblig privées 12%, actions 20%, immo 28%, autre 5%. Contrat n°3: immo 80%, oblig privées & bancaires 12%, autre 8%. Vous le voyez, la part des obligations souveraines est très minoritaire. « Etrangement », ces fonds sont bien plus performants que les fonds « lambda » (au prix d’une volatilité un peu supérieure également, il faut le reconnaître). Donc si je vous suis bien, les oblig privées, les actions, l’immo, c’est « improductif »…? Vous allez certainement me dire (une fois de plus): « oui, mais vous êtes une exception » (je ne savais pas que j’étais un investisseur aussi exceptionnel 😉 ). Non, je ne le crois pas. Aussi plutôt qu’un lapidaire « taxez les fonds euros » (en d’autres termes: « tuez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens »), une approche plus fine et nuancée du type « envisageons une taxation différente du compartiment des fonds euros investis en obligations souveraines » ne serait-elle pas plus pertinente ? Du reste, le rendement des obligations souveraines étant maintenant proche de zéro, je crains qu’une taxation supplémentaire ne rapporte pas à l’Etat beaucoup de « grain à moudre » pour diminuer la taxation d’autres investissements et ne modifie pas significativement leurs performances (passer de 0.75% à 0.5%, en relatif ça fait -33% mais dans l’absolu ça reste très proche de zéro). En outre, cela aurait le mérite de favoriser les vrais assureurs, ce qui font leur job de diversifier et gérer activement le risque de leurs fonds euro et donc… d’investir dans l’économie réelle, d’autant plus que les assureurs sont des investisseurs de très long terme et ne font pas de « day trading » (remarquez que je me rappelle-là de votre méritant combat pour l’eurocroissance; son échec assourdissant est selon moi dû au fait que la grande majorité des gros assureurs au marché quasi-captif qui fourguent du bond allemand et français à 10 ans ne veulent pas prendre le moindre risque ni se « creuser les méninges », alors que la poignée d’assureurs qui proposent déjà et savent gérer des fonds euros diversifiés et dynamiques ne voient pas l’intérêt de « remettre les compteurs à zéro » pour proposer peu ou prou la même chose).

    Vous semblez considérer que l’investissement immobilier est « nécessairement » productif. Désolé mais hélas non, pas toujours. Dans un pays qui compte autour de 1 millions de logements vides comme vous l’avez vous-même rappelé, la permanence de dispositifs fiscaux type Pinel au zonage délibérément trop large tient souvent plus de la volonté de soutenir à bout de bras le secteur de la construction et plus généralement toute la chaîne d’intermédiaires de l’immobilier, qui ne sont pourtant pas les plus productifs ni les plus innovants dans une économie de la connaissance. Les dispositifs en faveurs de l’immobilier financés par les contribuables devraient être strictement réservés aux zones où la tension locative est réelle, ce qui doit concerner une quinzaine d’aires urbaines au maximum.

    Enfin, pour finir ce post trop long et abonder tout de même dans votre sens, il me paraît clair que la taxation du crowfunding, en ce sens qu’il participe d’une réelle démarche d’investissement aléatoire et risqué dans des sociétés en croissance, devrait être révisée.

    Quoi qu’il en soit, comme vous le faites remarquer, aucun candidat à la présidentielle de 2017 ne propose réellement de « diminuer » globalement l’imposition des revenus du capital, mais plutôt d’opérer des transferts entres catégories d’investissements. L’analyse de ces propositions, au fur et à mesure qu’elles se préciseront, sera intéressante à suivre sur votre blog.

    • « Donc si je vous suis bien, les oblig privées, les actions, l’immo, c’est « improductif »…? ». Quel est l’intérêt pour la croissance et l’économie que vous déteniez des actions et que vous spéculiez sur la valeur boursière de ces sociétés ? Quel est l’intérêt d’une détention de sociétés américaine ?
      En ce qui concerne la détention du fonds euros fortunéo avec -+ 30% d’obligation de banque et de compagnies d’assurance, je ne suis pas certain qu’il s’agisse là d’une bonne idée (cf »Saviez vous que votre assurance-vie finançait de plus en plus les banques et assurances ? »

      Etes vous dans une spéculation ou dans un véritable investissement de long terme ? « Quelle stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ? »

      « Les dispositifs en faveurs de l’immobilier financés par les contribuables devraient être strictement réservés aux zones où la tension locative est réelle, ce qui doit concerner une quinzaine d’aires urbaines au maximum. ». Oui, vous avez raison et c’est la tendance forte car enfin, on sait qu’il ne manque pas de logement en France.

      « Quoi qu’il en soit, comme vous le faites remarquer, aucun candidat à la présidentielle de 2017 ne propose réellement de « diminuer » globalement l’imposition des revenus du capital, mais plutôt d’opérer des transferts entres catégories d’investissements » Et je dirais même que l’impôt sur le capital va augmenter pour réduire les charges portant sur le travail.

  17. Fredy Gosse says:

    et comme je le répète depuis toujours ;le transfert entrainera des effets induits nocifs ailleurs c’est automatique;Quand le docteur se trompe dans le diagnostic le patient meurt….keynes+ Enarques= mauvaise potion,faut juste essayer autre chose cad ce qu’on a jamais fait :par exemple vraiment s’attaquer au millefeuille politique et administratif. ça suppose des milliard économisées et au début des milliards perdus avec la rengaine habituelle :Machin t’es foutu on est dans la rue , il faudra beaucoup de courage et enfin réglementer le droit de grève
    Il est évidente si la gauche passe ….. on va accélérer la prise de la mauvaise potion

  18. J’ai un exemple pour ceux qui croient que la France ne taxe pas trop :
    J’ai un ami qui a investi dans l’immobilier en Espagne. Il n’a aucun problème avec ses locataires car ceux-ci respectent les bailleurs. Les taxes foncières et autres impôts sont le 1/3 de ce qu’il paye pour ses locations en France !
    Si l’Espagne y arrive, pourquoi nous en sommes incapables ?

  19. Bémol pour l’Espagne :
    Les expulsions pour impayés sont aussi compliquées qu’ici, voire plus (essayez à Barcelone avec la municipalidad vous verrez), et les achats immobiliers doivent se faire en vérifiant les arriérés de paiement du vendeur, entre autres joyeusetés

    mais la fiscalité espagnole n’est que faussement attractive, surtout ne pas demander la résidence fiscale

    Ce n’est sûrement pas le premier pays dans lequel il faut investir

    • Merci pour les renseignements, je vais en parler avec mon ami.
      Mais pour les expulsions en cas d’impayés, on me dis 3 à 6 mois maxi : vous dites que c’est faux ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*