C’est une information publiée par le figaro, ce matin.

Maranatha serait convoqué à 9 heures à la demande du président du tribunal.

Selon le Figaro, le groupe dément toutes difficultés et conteste ce redressement judiciaire, dans la mesure où le groupe ne serait pas en état de cessation de paiement.

Après la refus de certification des comptes 2015 et 2016, le redressement judiciaire du groupe Maranatha serait une énième mauvaise nouvelle qui ne ferait que confirmer nos craintes sur la solvabilité du groupe, numéro 5 de l’hôtellerie en France.

Pour mémoire, Maranatha est un groupe hôtelier qui s’est construit avec l’épargne des Français et des acquisitions frénétique au gré de levées de fonds spectaculaires via le canal des CGPI mais aussi de grands institutionnels assureurs.

Depuis le début, nous ne comprenons pas le modèle économique et vous avons mis en garde dès 2015, dans cet article « Finotel Maranatha, un placement miracle aux promesses de rendement non raisonnables« . Extait de l’introduction de cet article (publié avant les attentats) :

« Je n’arrive pas à comprendre comment on peut communiquer avec autant d’assurance sur la réalisation certaine d’un tel rendement.

J’ai beau avoir lu le prospectus dans tous les sens, analysé les comptes et l’ensemble de la documentation de Finotel Maranatha, je ne comprends rien ! Je n’arrive pas à comprendre comment il est possible d’affirmer, avec une telle certitude, pouvoir servir, au choix de l’investisseur :

      • Un rendement sécurisé à 7% annuel capitalisé ; 
      • Un rendement dynamique compris entre 6% et 8% annuel capitalisé ; 

J’aimerais bien vous aider et vous dire : Oui, c’est un bon placement ou Non, attention arnaque. Mais c’est mission impossible. Je ne comprends pas le montage de ce placement et surtout quels sont les moteurs de performance.

(ps : Si en fait, je comprends bien les moteurs de performance, ils sont parfaitement expliqués par la société FINOTEL, mais je ne comprends pas comment on peut s’engager sur leur réalisation assurée). 

Je ne comprends surtout pas comment l’AMF peut laisser passer une telle communication. Comment peut on, dans un monde sans rendement, lier « rendement sécurisé » et « 7% » ?

Rien que de lire ce non-sens financier « Rendement sécurisé = 7% » m’effraie! »

 

 

Pour comprendre toute l’histoire, vous pouvez relire ces autres articles  :

 

A suivre…

La question est de savoir ce que va devenir l’argent des épargnants ?

Amis distributeurs (CGPI et institutionnels), il est urgent de consulter les petites lignes de votre assurance responsabilité civile professionnelle …

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31 Comments

  1. Jovs Jerome says:

    D’autant que l’hôtellerie, hors cette niche haut de gamme à laquelle on aurait voulu croire, souffre de manière chronique:
    -L’année dernière, je regarde pour des clients acquéreurs potentiels, sur le département du Var: autant d’hôtels à vendre que d’hôtels inscrits, étrange non?..
    -Quelques jours après, une jolie annonce: hôtel murs et fonds, Paris VIII, 21 M€. Sauf qu’à éplucher le compte de résultat, même sur 150 ans, aucun espoir de rentabilité…
    -40.000 logements en AirBnB sur l’île de France…
    Les CGP sans I s’il vous plait. Avoir été indépendant leur aurait peut-être permis d’éviter une telle erreur.
    Pour avoir eu et exploité un resort **** au bout du monde, j’ai pu étudier et comprendre que l’hôtellerie est de plus en plus rarement un bon investissement, et de plus en plus souvent (pour vos concurrents) un bon canal pour du… »money laundering »!

  2. OlivierSPb says:

    Je suis sur que certains vont s’étonner! 😉
    Messieurs les CGP et les CIF, il est temps de vérifier votre assurance RC.

  3. Sans vouloir défendre Maranatha que je ne propose pas par ailleurs à mes clients, j’ai l’impression qu’il y a un certain acharnement sur cet acteur malgré les réponses apportées par son dirigeant. On a l’impression que certains prennent un certain plaisir à appuyer où ça fait mal. Pourquoi ne parle-t-on jamais des évaluations exagérées de certains actifs dans certaines SCPI, de la gestion opaque de certains fonds euros, du fond de garanti des fonds euro qui ne représente que 0,1% du montant des avoirs des épargnants, etc ? Pourquoi s’acharne-t-on ainsi sur un acteur somme toute modeste comparé à d’autres, et qu’il y a une volonté manifeste de ne pas faire la lumière sur d’autres scandales potentiellement bien plus graves ?

    • Il s’agit tout de même du numéro 5 Français de l’Hotellerie qui visait une valorisation de 1 milliard d’euros l’année dernière (https://www.lesechos.fr/27/04/2015/lesechos.fr/02133239168_l-hotelier-maranatha-vise-une-valorisation-de-1-milliard-avant-2017.htm

      • OlivierSPb says:

        Quand on lit l’article que vous citez, on se dit qu’il y avait certainement de bonnes idées dans Marathana, notamment valoriser des hôtels par des travaux en leur faisant acquérir des *.
        En revanche une telle opération n’est guère possible dans le segment premium.
        Et on s’aperçoit vite, que le cocktail qui est fait est non pas de la dynamite mais de la nitroglycérine. Il suffit de bousculer un peu pour que tout explose!
        Rafler à tout le monde un groupe premium, cela veut dire surpayer, donc les perspectives de valorisation est faible et que la rentabilité sur le prix d’acquisition va être faible.
        Ce n’est pas le coût de l’endettement qui est un problème car il est aujourd’hui ridicule mais le remboursement de la dette. Les banques rechignent a prêter in fine et font tout au plus une période de grâce, mais à l’issue de cette période, il faut dégager un free cashflow permettant de payer: le rendement garanti aux investisseurs qui est loin d’être nul, le coût de la dette qui est faible et les annuités de remboursement du capital qui est très élevé. Il est peu probable que l’exploitation d’hôtels premium payés très cher voire surpayés (Qui tous hôtels premium qu’ils sont souffrent de la crise hôtelière avec les concurrents comme AirBnB qui eux aussi se positionnent sur le créneau premium) génère un free cash flow suffisant. Le montage porte en lui-même tout ce qu’il faut pour générer une crise de liquidité relativement rapide.

    • OlivierSPb says:

      La théorie du petit qui est persécuté parce qu’il dérange les gros est rarement vraie.
      La grande différence avec une SCPI c’est qu’une société comme Marathana joue sur l’effet de levier, ce qui est parfaitement légitime quand l’argent ne coûte presque rien.
      Mais le problème de l’effet de levier est qu’il joue dans les deux sens. En raison de l’endettement, en fait il ne faut pas beaucoup pour que 100% du capital soit ratiboisé, ce qui est sauf gestion frauduleuse impossible dans une SCPI. De même une SCPI ne peut sauf gestion frauduleuse avoir une exploitation déficitaire, un groupe comme Marathana peut perdre de l’argent en exploitation ce qui semble être le cas malgré le peu d’informations disponibles.
      En cas de mauvaise gestion ou de circonstances économiques graves, un porteur de part de SCPI fera au pire une mauvaise affaire alors qu’un actionnaire d’une société comme Marathana perdra tout.
      Par contre, il est clair que la logique du « Too big to fail » joue en faveur des poids lourds et ne s’applique pas à des acteurs somme toute marginaux.
      Les assureurs peuvent être mauvais mais ils ne font pas de promesses chimériques comme un 7% sécurisé. Il n’y aura personne pour pleurer sur le sort des gogos capables de croire de telles promesses.
      Je me souviens de mon premier cours de droit des sociétés dans l’école de commerce dont je suis issu, le professeur nous avaient dit « Messieurs, mesdemoiselles, n’oubliez jamais que le droit est là pour protéger les faibles, pas les imbéciles ». A méditer.

      • Le 7% de rendement ne me choque pas. Il y a pléthore de placements qui offrent un rendement à ce niveau. Il y a tout un millefeuille de frais qui augmente ou réduit le rendement final, tout dépend de l’appétit du chef !
        En réalité, c’est le risque qu’il convient surtout d’analyser dans un investissement. Or personne n’est capable de mesurer correctement et de manière intelligible ce risque. Trop de facteurs interviennent (qui avait prévu la vague d’attentats à Paris ?). Un fond euro à 1,5% de rendement présent peut-être plus de risque qu’un investissement dans du Private Equity à 7%. Personne ne sait vraiment.
        Pas de chance pour Maranatha. Je lui souhaite de tirer les leçons de cet incident et de mettre tout en oeuvre pour sortir dignement de cette spirale. Tout dépends de la manière avec laquelle Carvin gèrera cette crise. On souhaite qu’il soit honnête, courageux et sincère ce qui sont des qualités très rares dans notre business.

        • OlivierSPb says:

          Pléthore à 7% avec un profil de risque raisonnable et une liquidité correcte?
          Le mieux que j’arrive à faire c’est avec des obligs BBB- à taux vaiable c’st un petit 5%.

          • C’est souvent un « rendement cible » (bien entendu à ne pas confondre avec rendement garanti) sur des opérations de capital investissement, et /ou club-deal immobilier ou autre …
            Bon, clairement c’est de plus en plus compliqué à trouver et on est effectivement plus sur des rendements à 5%/6% mais ce n’était pas très compliqué à trouver il y a encore 1 an …

            • OlivierSPb says:

              Le club deal immobilier je connais peu.
              Par contre le private equity ou capital investissement je connais bien.
              Si c’est un investissement en capital à 7%, ce n’est pas terrible en raison du profil de risque.
              Si c’est pour de la dette même en mezzanine, ce n’est pas non plus merveilleux. On est dans le rendement des junk bonds avec une liquidité nulle donc aucune possibilité de sortie même à perte si l’opération sent le roussi avec un profil de risque souvent moins bonds que les junks (Rating non investment grade < BBB-). Avec du BB+ on sort 6.5%.et on peut solder sa ligne en 24h.

              • En effet, je suis bien d’accord avec vous. On pourrait même dire que le 7% proposé par Maranatha n’est pas terrible au vue des risques encourus. On obtient cette perf sur un fond patrimonial de type R Valor avec en plus la diversification et la liquidité. Les solutions Maranatha, assimilables davantage à des club deal, devraient viser des rendements à 2 chiffres. Je ne connais pas le produit, mais je pense que le modèle est assez chargé en frais.

          • Dans le private equity, le profil de risque est difficile à cerner. Il sera dans tous les cas en risque 7 sur 7. Mais cette échelle ne veut pas dire grand chose, surtout quand on a pas de track record ou de système de back testing. L’exemple des oblig BBB- est intéressant. Est-ce foncièrement plus risqué qu’une obligation non cotée et non notée ? Chaque cas est particulier. La note de risque prend en compte l’illiquidité mais dans certains l’investisseur veut mener son investissement à son terme.
            Concernant les perf d’une solution, elles sont dépendantes en réalité en grande partie du millefeuille de frais: il y a les frais de gestion des intermédiaires (société de gestion, courtier, compagnie d’assurance-vie, etc) et de certains organisme (agences de notation par ex, mise en place d’un process de suivi pour obtenir un agrément AMF…) qui baissent d’autant la perf. Tout dépends de la politique de gestion et de distribution.
            Un investissement en direct dans une PME par exemple sera moins couteux qu’un investissement dans un fond. Le corwdfunding et crowdlending permettent à ce jour à l’investisseur qui s’investit un tant soit peu lui-même dans la gestion de son patrimoine de se composer des solutions sur mesure, très personnalisées et cohérentes avec ses projets/convictions. Les perf à 2 chiffres ne sont alors pas rares et le sous-jacent pas plus risqué que d’autre solutions réputées « sécuritaires » qui ont une perf de 3%.

            • Oulla … vous y aller un peu fort entre comparer un actif avec une performance annuelle à 2 chiffres et une solution « dite » sécuritaire avec un rendement à 3% !

              Je suis d’accord (partiellement) avec votre raisonnement, mais un tel écart de rendement, veux évidemment dire qu’il y a une prime de risque au milieu, et donc que l’on ne parle pas du tout de la même chose !

              Le rendement reste tout de même un indicateur du risque !
              (la réciproque est bien entendu vraie …)

              • Un dossier avec agrément AMF coûte au bas mot 1 à 2% de perf (le suivi exigé par l’AMF est très lourd).
                La société de gestion prends entre 1% et 3% (normal, elle fait votre boulot de sélection) + commission de surperformance de 15-20%. L’intermédiaire distributeur prends 1%. L’assureur-vie (quand l’investisseur choisi de le mettre sur un contrat d’AV) prend encore 1%.
                In fine, on peut arriver à 7% de frais (si, si !). Pour dégager une perf de 3%, il faut dégager du 10% brut. Etonnamment, à 3% vous investissez car rassuré. Vous vous dites qu’à 3% de rendement il y a moins de risque qu’à 10% alors qu’en réalité le sous-jacent brut est bien à 10%. Mais si ce sous-jacent vous était présenté à 10% vous le délaisseriez car considéré comme trop risqué. Les frais sont parfois indirectement incitatifs et ce n’est pas ce que l’investisseur regarde en premier… On marche à l’envers, vous trouvez pas ?

            • OlivierSPb says:

              Je pense que vous connaissez mal les obligations à haut rendement, les junk bonds. Par exemple Peugeot est dans la catégorie des junk bonds avec un rating BB.
              Percevoir sur le programme d’EMTN de Peugeot un rendement de 6% avec une liquidité immédiate me parait une option envisageable.
              L’investissement dans une PME a un profil de risque beaucoup plus élevé avec une liquidité nulle.
              La rentabilité n’est pas plafonnée mais elle n’est pas garantie.
              Je pense que ce sont des placements totalement différents, l’investissement PME si on en comprend les risques peut permettre de valoriser son capital mais à long terme et ne peut être utilisé pour placer des liquidité à un horizon de 1 à 2 ans. C’est ce que faisait miroiter Marathana qui garantissait en paroles tout au moins la performance et la liquidité avec les possibilités de rachat. Et ça, cela n’existe pas à ma connaissance.
              Le profil de risque avec des obligs en bas de l’investment grade ou en junk est quand même moins élevé, on a des comptes trimestriels, des agences de rating qui surveillent la société même si elles ne voient pas toujours tout venir.

              • Je vois comme étant intéressantes les oblig notées et cotées car liquides pour celui qui cherche justement cette liquidité à tout moment. Pour celui qui recherche un rendement à un terme donné, alors il existe toutes les durations et les qualités de dossiers. Les émissions non cotées (ou certains radians) sont moins couteuses, avec des taux supérieurs pour un risque équivalent. Le crowdlending est à mon sens une alternative intéressante, à condition d’étudier les dossiers avec attention et diversifier sur une vingtaine de lignes. J’expérimente à tire perso cette solution depuis maintenant 2 ans, avec un TRI annuel moyen de l’ordre de 10% sur des durées de 12 à 18 mois max. Aucun défaut pour l’instant sur les 26 lignes de mon PF et des remboursements dans les temps. Ca me convient, mais un peu chronophage pour étudier les dossiers.

  4. Quand les petits veulent devenir grands. Quand les I comme indépendants (cgp) mais aussi comme Isolés veulent, désirent faire partie d un mouvement fort au travers duquel ils se visualisent et pensent en être acteurs. J ai été cgpi, je les rencontre aujourd’hui comme gérant de fonds agréé, l on me confronte (ait) souvent à ce dispositif Maranatha. Un véhicule d investissement simple (en apparence) super marketé, un sentiment d apporter La solution à ses clients, et comme souvent, une mm stratégie, celle des Arystophile et j en passe, celle où l on se réunit dans de beaux salons, ou on a ce sentiment gagnant, pour in fine faire quoi ? Pour vendre, pour faire du chiffre. Et je ne jette la pierre à aucun.
    J ai moi aussi eu bcp de mal à comprendre Maranatha. L effet de levier du crédit n’ est pas un mal, il est fait pour, surtout en ces temps de taux bas. Non, le souci outre la frénésie d achat, outre l impact des attentats, c est l hérésie de payer 2 à 3 fois des ca annuels d hôtellerie, mm parisiens,..Et ici encore, et à nouveau, l argent utilisé est celui d autrui. Un grand devenu a oublié l argile de ses pieds.
    Que Maranatha s en sorte, il y va des investisseurs et de personnes (cgpi) qui ont préconisé en conscience et honnêteté.

    • OlivierSPb says:

      Malheureusement, « que Marathana s’en sorte » relève plus de l’incantation que du probable.

    • Maranatha, Aristophil, diamants, vin, centrales photovoltaiques… toujours les mêmes montages et toujours les mêmes résultats au final: des clients ruinés et des conseillers qui clament leur candeur et assurent être les premières victimes.

      Et pourtant à chaque fois la mariée était trop belle. A chaque fois, malgré les réceptions tape à l’oeil dans de beaux salons parisiens, il ne fallait pas être sorti d’un master de comptabilité pour comprendre que le modèle économique ne tenait pas la route et que ces véhicules d’investissement ne pouvaient servir des rendements garantis.

      Alors deux solutions possibles:
      – soit le métier de conseiller en gestion de patrimoine n’est pas assez encadré et certains d’entre eux ne sont pas suffisamment compétents et perspicaces pour se rendre compte de ces supercheries;
      – soit l’attrait du gain (pourcentages de com bien plus élevés que la moyenne), rendent certains professionnels bien moins regardant sur la viabilité du support commercialisé.

      Notez que les deux solutions ne sont pas forcément incompatibles…

  5. Intéressant de voir toujours les mêmes noms qui ressortent, toujours les mêmes choses dites. Tant de connaissances et de temps passé dans l’espace commentaire… J’en reste pantois .

    Certains ne doivent donc pas crouler sous le business.

    Alors on s’occupe des autres… C’est bien connu.

  6. Pour les donneurs de leçon, il est toujours très facile de refaire le match à la fin de la partie !

    Le plus gros tort de Maranatha, c’est d’avoir voulu grossir à toute vitesse, donc avec très peu de fonds propres et donc sur un modèle financier bien trop fragile. A grand coup de promesses faciles pour séduire les épargnants.
    Et forcément, à la moindre petite secousse sur l’exploitation (ex : les répercussions des attaques terroristes à Paris), tous les comptes sont dans le rouge et le levier bancaire devient intenable !

    Et à ce titre, il est tout de même regrettable que les dirigeants de Maranatha n’aient pas été plus clairvoyants sur leur business model, surtout en étant dirigé par un ex-expert-comptable qui, d’expérience, est une profession pour le moins frileuse et très attachée au développement raisonnable des sociétés sur le long terme.

    Mais sans doute qu’à ce moment de l’histoire, la raison s’en trouve légèrement bousculée par l’appât du gain …

    • Pour information j’ai été démarché à l’époque par Aristophil, Maranatha et la société de commercialisation de bouteilles de vin dont j’ai oublié le nom (plus un paquet d’autres tout aussi délirants). Je n’ai souhaité donner de suite à aucune de ces propositions. J’avais même alerté mes confrères à l’époque qui selon moi jouaient un jeu dangereux en commercialisant ce genre de produits. Donc le laïus sur les donneurs de leçon c’est loupé et c’est trop facile de dire aujourdh’ui qu’on était pas au courant dès le début.

      • Trop facile. Vous donnez suite à des offres fonds euro je suppose, comme la majorité des épargnants français. Et pourtant qui ne nous dit pas qu’à la moindre secousse systémique, la garantie ne jouera pas (le fond de garantie des AV représente 0,1% des avoirs déposés). Vous admettrez que cette garantie est délirante et que c’est peut-être le gros scandale de demain. Si vous ne le saviez pas, alors vous voici informé et responsable d’informer tous vos clients de ce risque majeur. Vous leur avez dit également qu’ils ne détenaient qu’une créance chez leur assureur-vie et qu’ils étaient créanciers de 6eme rang ? Vous voilà informé et responsable.
        Je force un peu le trait certes, mais c’est pour souligner comme tout est en réalité bien fragile, parfois même aux endroits où on ne le penserait jamais. Soyons donc modestes et vigilants, en veillant à diversifier les solutions dans les investissements.

        • Sauf que même si on peut remettre en cause l’utilité du fonds de garantie des dépôts, il a au moins le mérite d’exister (et merci pour le cours et le conseil mais je ne vous ai pas attendu et mes clients sont parfaitement informés de ce risque). Sauf que on compare là des fonds gérés par des compagnies de dimension mondiale à des placements exotiques qui dès le départ apparaissent comme des pièges à gogos. Sauf que jusqu’à preuve du contraire aucun fonds euro n’a fait faillite et aucun gestionnaire n’a pu rembourser ses investisseurs qui souhaitaient récupérer leurs fonds (il me semble que tout le monde ne peut pas en dire autant).

          Les faits sont là et il est trop facile de les ignorer pour justifier l’injustifiable. Si vous avez commercialisé ce genre de produits alors votre probité doit être remise en cause.

          Je vous rejoins par contre sur la diversification. Ça fait d’ailleurs des années que je désinvesti mes clients des fonds euros.

          • Au sujet du fonds de garantie, vous avouerez qu’il n’est que l’ombre de lui-même. La garantie n’existe pas en réalité, il faut bien le dire, c’est juste du blalba pour gogos. Un placement atypique n’est pas forcément plus risqué qu’un fond proposé par une société de gestion à dimension mondiale. Ce n’est qu’une question de conviction de l’investisseur et de son conseil. L’idée de Maranatha n’est mauvaise en soi. D’autres le font (Expand AM, Novaxia, Turenne Capital, 123Venture…). L’AMF lui a donné son agrément à ce que je sache d’ailleurs. Pour l’instant les investisseurs n’ont pas connu de défault. Je serais un peu moins affirmatif avant de dire que c’est une mauvaise solution et remettre en cause la probité de ceux qui l’ont conseillé. Restons modeste à mon sens.
            Je n’en ai personnellement pas proposé à mes clients, mais il m’arrive de proposer des solutions qui pourraient subir des revers de fortune. Pourquoi one ne parle jamais des valo à -80% de certaines FCPI/FIP des années 2000 et 2008 ?

  7. Votre exemple n’en fait pas une généralité, et vous n’êtes pas le seul à être clairvoyant !
    Toutefois, êtes-vous vraiment infaillible ?

    Pour info, nous aussi avons été démarché par les Maranatha, Fairvesta, Aristophil, etc …
    Et nous aussi nous avons refusé de travailler avec ces sociétés.

    Il est bien facile de dire que l’on ne se trompe jamais et qu’il est tellement évident de déceler la faille, mais un jour nous serons peut-être dans la même situation, malgré le fait d’avoir pris toutes les diligences possibles et de s’être assuré du sérieux du montage proposé…

    • Personne n’est infaillible et on peut bien entendu tous se faire piéger et ce même en ayant pris le plus de diligences vis à vis de ses futurs partenaires. A nous de faire le maximum.

  8. Communiqué de Maranatha :

    Le tribunal de commerce de Marseille a étudié mardi le cas de l’hôtelier Maranatha, pour constater s’il était ou non en situation de cessation de paiements, ce dont le groupe français se défend. La décision du tribunal est attendue le 27 septembre. Le groupe, qui revendique une place dans le top 5 des plus grands groupes hôteliers français en valeur d’actifs et compte quelque 1 400 salariés et 60 hôtels, a réalisé en 2016 123 M€ de chiffre d’affaires. « Une audience s’est tenue ce matin à la demande du président du tribunal de commerce de Marseille, au cours de laquelle le groupe hôtelier Maranatha a défendu son bilan et présenté un rapport d’analyse financière et comptable réalisé par le cabinet d’audit financier EY.

    Ce rapport établit qu’au 31 août 2017, Maranatha n’est pas en état de cessation de paiement, comme l’a confirmé le représentant d’EY présent à l’audience », a assuré le groupe dans un communiqué. « La situation du groupe est positive », assure dans le même communiqué le président de Maranatha Olivier Carvin, assurant que l’entreprise pouvait « payer ses créances et assurer son exploitation ». « La difficulté du groupe, et qui est en passe d’être levée, est notre capacité à assurer la liquidité pour les investisseurs qui demanderaient une sortie anticipée », a-t-il précisé.

    Créé en 2000, le groupe Maranatha intègre l’ensemble des métiers de la chaîne de valeur de l’hôtellerie, de l’investissement financier à la gestion, en passant par la rénovation. A la suite des attentats de Paris et de Nice, qui ont entraîné une baisse d’activité dans le secteur, « environ 2 à 3 % des investisseurs avaient demandé à sortir » du capital de Maranatha, a expliqué à l’AFP une représentante des salariés, qui souhaite conserver l’anonymat. En dépit de la baisse d’activité, le groupe a « plutôt bien résisté » et enregistré à la fin de l’été +6,5 % du taux d’occupation, +8 % du chiffre d’affaires et +23 % de la marge brute d’exploitation, selon le communiqué du groupe. Pour la représentante des salariés, « la situation a été un peu difficile mais le groupe a pu négocier avec les investisseurs et réduire les montants dus au 31 août ».

    https://www.businessimmo.com/contents/88316/marseille-le-tribunal-de-commerce-se-penche-sur-le-cas-du-groupe-hotelier-maranatha

  9. Nouvelle positive dans ce monde si critique.

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