Je n’ai qu’un seul mot : ENFIN ! Enfin un acteur de la place ose mettre un coup de pied dans la rente de la distribution de l’assurance vie en France. Athymis Gestion vient d’annoncer le lancement d’un contrat d’assurance vie nouvelle génération qui va clairement dans le sens des épargnants.

Vous le savez, nous l’évoquons régulièrement ici, la distribution de l’assurance vie en France est une véritable rente financière pour les intermédiaires qu’ils soient CGPI, courtier, compagnie d’assurance vie ou banque. Comme nous vous l’expliquions en Juin dernier dans cet article « Assurance vie : La réduction des frais de gestion comme prochaine innovation financière ?« , l’assurance vie en unité de compte est synonyme d’une accumulation de frais de gestion au détriment du rendement de l’épargne (et c’est la principale raison pour laquelle votre assureur souhaite vraiment vous pousser à investir en OPCVM)

Frais d’entrée sur le contrat d’assurance vie. Il en existe encore même si l’innovation des contrats d’internet du début des années 2000, a progressivement généralisée le 0% de frais d’entrée pour tous ;

Frais de gestion du contrat d’assurance vie qui peuvent atteindre 0.80% à 1% sur la valeur du contrat. Ces frais de gestion rémunèrent principalement le distributeur (banque, CGPI, courtier, assureur sans intermédiaire) et la compagnie d’assurance vie à l’origine du contrat ;

Frais de gestion de l’unité de compte, véritable « pompe à fric cachée » qui rémunère principalement le distributeur et cela contre l’intérêt de l’épargnant. Compagnie d’assurance vie et distributeur sélectionnent sciemment les OPCVM les plus chargés en Frais de gestion alors même qu’ils pourraient proposer ces mêmes OPCVM dans des conditions nettement plus favorables à l’épargnant. La compagnie d’assurance vie, acteur institutionnel, investit dans les parts réservé au grand public (donc avec davantage de frais de gestion) alors même qu’elle pourrait investir dans les parts institutionnelles nettement moins onéreuse. La compagnie choisit volontairement ces parts « retail » pour pouvoir servir des rétro-commissions aux distributeurs. 

Ces retro-commissions me semblent même illégales et les épargnants pourraient remettre en cause les compagnies d’assurance vie qui souscrivent des parts « retail » alors même qu’elle pourrait souscrire des parts « institutionnelles » moins onéreuses ? 

Au final, les frais supportés par l’épargnant sont tellement élevés que la rentabilité globale de son contrat d’assurance vie est fortement réduite. Cette accumulation de frais de gestion et notamment des frais de gestion des unités de compte « retail » sont le terreau de l’innovation de la part des fintechs mais également d’un acteur plus traditionnel et c’est là une démarche intéressante.

Dans un article publié en Janvier 2016 sous le titre « Comment les #fintechs vont bouleverser l’assurance vie dans l’intérêt unique de l’épargnant ?« , j’essayais de décrire la révolution en cours en trois étape :

– 1 – Suppression des frais d’entrée depuis le début des années 2000 ;

– 2- Forte réduction des frais de gestion grâce aux fintechs et aux parts institutionnelles ; Etape en cours de déploiement rapide avec l’arrivée en masse de courtier fintechs qui utilisent les ETF et aujourd’hui avec la proposition de Athymis gestion ;

– 3 – Déconnexion et la distinction entre le conseil et la vente de contrat d’assurance vie. C’est justement la proposition de valeur de Athymis Gestion. Voici un extrait de son communiqué de presse :

« Athymis Gestion, société de gestion de portefeuille dédiée aux professionnels de l’épargne, innove et annonce le lancement, en partenariat avec la compagnie SPIRICA, du premier contrat d’Assurance Vie à rémunération fixe en multi-gestion destiné aux Conseillers en Gestion de Patrimoine.

Exigences réglementaires à venir, baisses unilatérales des rétrocessions de la part de certains Asset Managers, émergence des « Fintech » : le système actuel de l’Assurance Vie doit, de l’aveu même de nombreux conseillers en gestion de patrimoine, se réinventer.

Afin de répondre à ces attentes, Athymis Gestion a créé un contrat d’Assurance Vie innovant pour lequel la prestation de conseil retrouve toute son indépendance, le conseiller ne percevant pas de rétrocessions sur les fonds préconisés.

Afin d’éviter une double facturation des clients, les supports les moins chers sont privilégiés, qu’il s’agisse de parts institutionnelles de fonds ou d’ETF. Innovation du contrat : en cas d’inaccessibilité des parts institutionnelles, les rétrocessions perçues sont reversées au client.

Plus de conflits d’intérêts : à performance égale, le conseiller en gestion de patrimoine choisira dorénavant le support le moins cher !

 

Athymis gestion propose une révolution culturelle pour les conseils en gestion de patrimoine : Ne plus être rémunéré en fonction des OPCVM « vendues » aux clients mais uniquement, et de manière fixe, en fonction de l’épargne investie dans le contrat d’assurance vie.

Athymis gestion propose tout simplement la fin des conflits d’intérêts pour les conseillers en gestion de patrimoine.  Leur rémunération sera identique quelque la nature des supports choisis par le client. 

Je trouve la révolution culturelle particulièrement innovante et intéressante.

 

Comment fonctionne précisément le contrat d’assurance vie ADVANCED proposé par Athymis Gestion

Le contrat d’assurance vie est géré et assuré par SPIRICA, filiale du crédit agricole :

– Frais d’entrée : 2% (négociable et qui pourront, on l’imagine être fonction de la nature et l’importance prodigué par le distributeur CGPI) ;

– Frais de gestion du contrat d’assurance vie : 0.60% sur les unités de compte et 0.45% sur le fonds euros

– Frais de gestion en rémunération du conseiller en gestion de patrimoine (niveau librement fixé entre le CGPI et le client en fonction de la nature du conseil et l’importance du conseil) : jusqu’à 1.20% maximum ;

– Frais d’entrée et de sortie sur les ETF : 0.20%

Au final, et c’est ce qu’il faut retenir, ATHYMIS GESTION propose une véritable rupture culturelle en dissociant la vente du produit assurance vie de la prestation de conseil.

La prestation de conseil reste rémunérée en fonction de l’encours confié par le client (pourcentage maximum de 1.20%), mais le montant annuel librement fixée entre le conseiller et son client en fonction de la nature et de l’importance du conseil prodigué.

A terme, l’absence de conseil ne pourra plus être facturée et l’excellence sera valorisée.

Le client n’aura plus à payer les frais cachés sur les OPCVM grâce à la souscription d’ETF ou de parts institutionnelles et économisera -+ 1% à 2% de frais de gestion par année en fonction des OPCVM (lorsque les parts institutionnelles ne pourront être souscrites, la rétrocession est reversée directement dans le contrat du client. Ces rétrocessions sont cumulées et versées aux clients en début d’année).

Cette première initiative devrait laisser des traces ! Demain, les courtiers internet n’auront plus qu’à s’aligner et proposer aux aussi les parts institutionnelles pour être compétitif.

Une ère nouvelle de la distribution de l’assurance vie serait elle en train de s’ouvrir ? 

 

 

Qu’en pensez vous ? Comment trouvez vous cette initiative ?

Besoin d’un conseil pour gérer votre patrimoine ?

Leblogpatrimoine.com, au delà d’un site d’informations sur la gestion de votre patrimoine, est la vitrine de la société de conseil en gestion de patrimoine Guillaume FONTENEAU Conseil.
 
 
Ce sont trois livres de conseils pour vous permettre d’optimiser la gestion de votre patrimoine : « Investir dans l’immobilier » ; « Succession » et « Assurance vie et gestion de patrimoine« . Déjà des milliers d’exemplaires vendus à ceux qui veulent comprendre comment investir, valoriser leur patrimoine ou le transmettre !
 
 
Le cœur de notre métier est le conseil en gestion de patrimoine indépendant. En accord avec nos convictions d’indépendance du conseil, nous ne sommes pas intermédiaire financier ou immobilier. Nous sommes rémunérés exclusivement par honoraires de conseil :
 

Nouveau ! L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour répondre à vos questions, lever un doute ou simplement solliciter notre avis sur votre situation patrimoniale. Comme nous vous l’expliquons dans cet article « Comment rendre la gestion de patrimoine accessible à tous ? », l’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée de 30 à 45 minutes pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 69€ TTC –

 

Réserver un rendez vous d’assistance patrimoniale

 

Le bilan patrimonial – L’analyse exhaustive et approfondie de votre situation patrimoniale. – Tarif variable selon la complexité de votre situation / En moyenne, ce service est facturé 590€ TTC.

 

Découvrir notre offre de conseil patrimonial


16 Comments

  1. Bernard Degez says:

    La vraie révolution serait la possibilité de transférer des contrats anciens avec frais d’entrée, frais de gestion (et parfois conseils) farfelus en gardant l’antériorité.
    B.D.

  2. Bernard Degez says:

    La vraie révolution serait de pouvoir transférer des contrats anciens avec des frais d’entrée, frais de gestion, (et parfois conseils) farfelus en gardant l’antériorité

  3. Je partage l’avis sur les transferts de contrats anciens, d’autant que nous n’avons que des contrats dits dédiés (avec ouverture d’un compte dédié sous mandat de gestion chez nos dépositaires) et que nous garantissons à nos clients de pouvoir nous quitter à tout moment et de conserver l’antériorité du contrat. Ceci est d’autant plus important lorsque ces contrats sont alimentés à proximité des 70 ans de l’assuré qui rendent tout rachat très difficile.

    Je trouve cette initiative très intéressante, au point que Montségur Finance a créé ces parts I depuis longtemps et accepté de les intégrer dans des mandats de multigestion réservés à ces parts et à des trackers, en assurance vie ou non.

    Elle trouve deux limites :

    – les parts I ne sont forcément beaucoup moins chargées surtout lorsque des commissions de mouvement (de plus en plus réduites en france, inexistantes ailleurs) et de performances (parfois exorbitantes) sont appliquées. Le fameux TER ou total expense ratio doit se regarder en absolu également.

    – les OPC de multi gestion sont déjà structurés de la sorte et sont souvent utilisés dans les UC d’assurance vie.

    Enfin je reste convaincu que les ETF sont à la gestion ce que les fastfood sont à la gastronomie : ils peuvent souvent rester sur l’estomac lorsque l’on compare à des ratio de performances / risques de gestion active.

    Il est nécessaire que nos métiers aillent vers toujours plus de transparence sur la tarification, et ajustent le prix du service réel rendu pour le client. A ce titre je félicite donc Stéphane et Athymis d’avoir relancé le débat.

    • Bonjour et merci de ce commentaire.

      Qu’entendez vous par « d’autant que nous n’avons que des contrats dits dédiés (avec ouverture d’un compte dédié sous mandat de gestion chez nos dépositaires) et que nous garantissons à nos clients de pouvoir nous quitter à tout moment et de conserver l’antériorité du contrat ».

      Cela signifie que vous proposez déjà ce type de service pour vos clients en direct ?

      « Il est nécessaire que nos métiers aillent vers toujours plus de transparence sur la tarification, et ajustent le prix du service réel rendu pour le client. » Aujourd’hui, la distribution s’approprie une valeur importante alors que le véritable travail est réalisé par la société de gestion.

      La désintermédiation rampante ne doit elle pas permettre de retrouver une échelle de rémunération fonction de la valeur ajoutée ? Je crois que c’est le cœur de la réflexion proposée par Athymis et je trouve ça intéressant de poser le débat.

  4. je trouve que les frais empilés au global sont très élevés. le service coute cher !

    Il faudrait comparer ce contrat à des contrats type MARIE QUANTIER ou YOMONI utilisant des ETF ou même à un contrat AV contenant des ETF et permettant la gestion directe d’ETF certes en nombre limités.

    • Chaulet says:

      Nous n’avons que des mandats de gestion qui intègrent des OPC en multigestion mais aussi et surtout des titres vifs en direct (actions et obligations) pour lesquels il n’y a évidemment aucun frais caché.

      Les clients ont raison de privilégier la qualité du service aux prix dans ce métier et pour cette enveloppe qu’est l’assurance vie, bien complexe parfois et liée au droit civil. Il suffit d’être confronté à des successions ou à des évènements de la vie courante pour comprendre l’intérêt d’avoir été bien conseillé dans la rédaction des contrats et l’organisation du patrimoine.

  5. Jean-Luc says:

    Outre l’accumulation des frais (sans compter la vente de garanties plancher), les assureurs ont une raison peut-être encore plus importante de privilégier les unités de compte (UC) : Solvabilité 2 et la gestion des risques.
    Le besoin en capital pour les fonds € est sans commune mesure avec les UC, ce qui est logique étant donné que pour ces dernières l’assureur ne garantit que leur nombre (net de frais) et pas leur valeur…

  6. Francois Chaulet says:

    Les contrats proposés par nos assureurs partenaires intègrent tous une poche dite dédiée en complément du fonds euro et de la poche libre en UC.

    Il s’agit d’une poche sous mandat de gestion, ouverte par l’assureur en son nom chez un dépositaire de notre choix, qui représente l’actif du contrat spécifique, et qui nous permet de gérer en direct les actifs quasiment comme s’il s’agissant d’un compte titres ordinaire : titres vifs en temps réel, OPC, trackers etc…

    Le client conserve la capacité de reprendre à tout moment la main en transférant sur la poche libre ou en confiant le mandat de gestion à une autre SGP.

  7. Daniel Artois says:

    Bonjour,

    0,20 % en entrée comme en sortie sur une base de trois arbitrages par ans cela fait cher quand même………qui se les partage ?

  8. Stephane Toullieux, créateur de TLLX qui détient la majorité du capital d’Athymis Gestion se sert souvent de l’exemple anglais pour la suppression des conflits d’intérêts, or ces derniers commencent à faire machine arrière (cf article de Janvier 2016) à cause de certains effets pervers.

    Même s’il serait inopportun de considérer qu’aucun CGPI ne court après les commissions, pourquoi établir le postulat de départ que tous les conseillers sont pourris?

    Pourquoi établir le postulat de départ (insinué) que les fonds et ETF les moins chers sont les plus performants? Je vous rappelle que les performances OPCVM sont proposées au client nettes de frais de gestion. Que je sache, quand vous achetez une orange, vous ne demandez pas la marge bénéficiaire de chaque intermédiaire? si? Et ce n’est pas parce que certains auront gagné de l’argent que cette orange ne sera pas meilleure que les autres ou même plus chère!
    Pour en venir aux Fintech. Vous notez 1 à 2% d’économie de frais de gestion, certes. Rappelons le principe : ils sont à la fois société de gestion et distributeur. Il n’y a donc qu’une façon de penser les marchés à la tête du contrat du client. Alors qu’avec un portefeuille diversifié d’OPCVM le client bénéficie de plusieurs visions dans son portefeuille, et tout cela avec un garde fou qui va examiner le contrat en aval, avec sa propre vision de conseiller financier.
    Sur un profil prudent, les Fintech ne disposent pas (encore) des fonds euros et de SCPI.
    Sur un profil modéré à offensif ils partent effectivement avec 1 à 2% d’avance au départ. Pour rappel quelques performances de fonds annualisées depuis leurs créations : Sextant grand Large : 11,35% ; Agressor +12,69%
    Est-ce que je dois avoir honte de proposer un CPR croissance réactive avec un excellent ratio de sharp et une perf annualisée sur 5 ans de plus de 7%?

    Sur demande, j’indique à tous mes clients la rétrocession perçue sur chaque opération en toute transparence, je ne me sens aucunement concerné par les conflits d’intérêts.

    Les analyses techniques sur ce site sont souvent pertinentes mais trop souvent sont confondus intérêt du client et destruction des CGPI.

    Amitiés,

    Sylvain SALLABERRY, Prisme Patrimoine.

    • Au delà des ETF (pour lesquels, on peu partager l’analyse à la condition d’être capable de sélectionner à l’avance les quelques fonds qui seront capables de battre leur marché – ce qui est impossible, nous l’avons déjà démontré : Trackers ETF ou OPCVM ? Comprendre pourquoi vous devriez investir en Trackers ETF. ou Comment choisir les meilleures OPCVM ?

      ATHYMIS propose également et surtout, l’investissement en parts institutionnelles de manière à vous permettre de toujours sélectionner les meilleurs gérants, mais en proposant des frais de gestion nettement plus faibles. Vous continuerez donc à faire votre travail de sélection et de capacité à sélectionner les meilleurs gérants, mais votre rémunération ne sera connectée à votre capacité à « vendre ».

      Vous serez alors totalement indépendant dans votre sélection, serez plus libre et donc meilleur. Par contre, effectivement, le distributeur qui n’accompagnera pas son client dans le temps aura du mal à justifier le montant de ses honoraires.

      Trouvez vous ça choquant ?

    • Bonjour,

      Je ne pense pas qu’il y ait un sous-entendu comme quoi les CGP sont « tous pourris ». La problématique posée est celle de l’indépendance : comment garantir au client que le fonds sélectionné entre réellement dans le cadre de la stratégie d’allocation d’actifs définie dès lors ou l’intermédiaire perçoit une commission plus ou moins importante en fonction des sociétés de gestion ! (cette problématique étant globale dans le domaine de l’intermédiation financière : courtage en crédit immobilier, assurance,…).
      Ce que je note avec ce contrat d’assurance-vie : c’est qu’il élimine globalement cette problématique dès lors que le conseiller perçoit la même rémunération quelque soit le fonds.

      Je vous rejoins tout à fait sur votre vision fonds / ETF (comme beaucoup de CGP). Trop souvent, le débat tourne autour de la question de savoir si tel ou tel fonds bat le marché : cette notion est inappropriée à mon sens mais je ne reviendrai pas sur ce sujet déjà abordé sur le blog.

      Concernant les Fintech en France, la majorité d’entre elles ont le statut CIF : une seule à le statut de société de gestion pour le moment. Nous avons accès aux SCPI, FCPI, OPCI,… comme n’importe quel CGP / CIF et fonds euros « CGP » pour celles ayant le statut d’intermédiaire en assurance.

      Cordialement.

  9. Visiblement, Jean Pierre Rondeau n’est pas du tout d’accord, sur le plan philosophique, avec cette nouvelle offre…..

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement pour recevoir nos articles par mail.