Depuis maintenant 10 ans que j’anime leblogpatrimoine.com, c’est tous les ans la même histoire. Tous les ans, au début de l’année, les compagnie d’assurance vie manipulent les médias et donc les épargnants à l’occasion de la publication des taux de rendements annuels de leur contrat d’assurance vie.

Les compagnies d’assurance vie communiquent leur taux de rendement de leur fonds euros… et les médias les reprennent avec joie et bonheur afin d’établir des classements des meilleurs rendements de l’année. Tout le monde est heureux de faire un peu de buzz pour pas chère. Les compagnies d’assurance vie s’assurent une campagne de publicité gratuite et les médias sont heureux d’avoir un peu de contenu qui attirera les lecteurs candide.

Malheureusement, cette période d’annonce des rendements devient ridicule tant la communication et le marketing essaient d’en faire un outil commercial pour séduire les épargnants. La manipulation du rendement du fonds euros est au cœur de l’hypocrisie d’un secteur qui ne s’intéresse plus à ses épargnants. Seules quelques compagnies d’assurance vie, souvent association d’épargnants ou mutuelle, conservent une pratique honnête. Elles sont malheureusement noyées dans la masse.

Les compagnies d’assurance vie utilisent de nombreux stratagèmes pour attirer les épargnants grâce à la communication du rendement annuel de leur fonds Euros. Essayons de décrypter ensemble ces stratégies malhonnêtes.

 

Des rendements élevés pour le fonds euros … mais un accès conditionné à un investissement important en unité de compte.

Certaines compagnies d’assurance vie, de plus en plus nombreuses en vérité pour ne pas dire la quasi totalité, interdisent l’accès à leur fonds euros pour les épargnants qui n’accepteraient pas d’investir 30%, 40%, 50% ou même davantage dans les unités de compte. Ainsi, l’épargnant qui voudrait bénéficier du taux de rendement attrayant du fonds euros n’aurait pas d’autres solutions que de prendre des risques sur une part importante de son épargne via les unités de compte.

On le sait, la rémunération de la compagnies sur les unités de comptes est supérieure à leur rémunération sur le fonds euros ! Elles ont donc tout intérêt à « sponsoriser », « Bonifier » le rendement de leur fonds euros afin de collecter toujours plus sur les unités de compte rémunératrices ! Quant à savoir s’il s’agit d’une stratégie qui est dans l’intérêt du client …

A quoi bon bénéficier d’un rendement à 3.20% sur un fonds euros, si la condition pour y avoir accès est d’investir 50% de son capital sur les marchés financiers avec un risque de perte sur le capital ? N’est il pas préférable de bénéficier d’un médiocre 1.80% sans risque pour celui qui n’est pas optimiste sur la valorisation future des marchés financiers ? 

Ces stratégies de rendement bonifiés du fonds euros en fonction du taux d’investissement en unité de compte sont légion ! Mais bien évidemment, lors de la communication commerciale des rendements du fonds euros … les services marketing oublient de préciser cette obligation d’investissement en unité de compte.

Il est aujourd’hui de plus en plus difficile d’investir des sommes importantes sur les fonds euros! Les compagnies d’assurance vie exigent, faisant fi du profil de risque de l’épargnant, un investissement en unité de compte de plus en plus important.

Ces pratiques sont scandaleuses ! Après la forte baisse des marchés en 2018, nombre d’épargnants doivent remercier les compagnies ou leur conseiller pour la grande qualité des conseils !

 

 

Des rendements de fonds euros variables selon l’ancienneté du contrat d’assurance vie et la stratégie de collecte de la compagnie d’assurance vie.

Les compagnies d’assurance vie ont également tendance à proposer un rendement variable selon les épargnants et l’ancienneté de le contrat d’assurance vie.

Certaines compagnies d’assurance vie font ainsi varier le taux de distribution de la provision pour participation aux bénéfices afin de « bonifier » artificiellement le rendement des contrats d’assurance vie en cours de commercialisation et « pénaliser » les vieux contrats d’assurance-vie, fermés à la collecte, pour lesquelles les épargnants sont captifs du fait d’une antériorité source de fiscalité attrayante.

Ainsi, certaines compagnies, pour ne pas dire la majorité, affichent des rendements attrayants pour leur contrats en cours de commercialisation (aux encours faibles) afin d’attirer toujours plus de nouveaux épargnants, mais pénalisent leur fidèles épargnants (aux encours élevés) en leur proposant un rendement très en dessous.

Bref, au final, l’épargnant nouveau attiré par un rendement bonifié… sera l’épargnant pénalisé de demain qui n’intéressera plus la compagnie d’assurance vie.

Comme nous vous l’expliquions dans cette article « Assurance vie : Quel fonds euros aura le meilleur rendement dans les prochaines années ?« et dans notre livre « Assurance vie et gestion de patrimoine« :

« Les règles de participation aux bénéfices s’appréhendent globalement au niveau de chaque compagnie, ce qui explique qu’un même assureur-vie peut, en toute légalité, servir des taux de rendement différents à deux assurés investis sur un même fonds en euros.

Les assureurs-vie ne sont pas obligés de distribuer immédiatement la participation aux bénéfices (PB) prévue par la législation.

La partie non distribuée de la participation aux bénéfices vient alimenter la provision pour participation aux bénéfices (PPB). Très souple d’utilisation, la Provision pour participation aux bénéfices est la véritable variable d’ajustement des taux de rendement, car elle permet de lisser dans le temps les taux de rémunération servis aux assurés au titre des contrats et fonds en euros.

La Provision pour participation aux bénéfices appartient aux assurés mais c’est un bien collectif (il n’est pas possible de réclamer sa quote-part de Provision pour participation aux bénéfices lorsque l’on rachète son contrat). »

 

Les compagnies d’assurance vie manipulent le rendement des fonds euros dans une visée commerciale insupportable tant elle porte atteinte aux intérêts de long terme des épargnants.

Je ne souhaite plus participer à cette hypocrisie qui ne sert pas l’intérêt des épargnants. Je ne communiquerai donc plus les rendements des fonds euros.




72 Comments

  1. Dominique GUILBERT says:

    Bravo pour votre intégrité et votre parler vrai

  2. Philippe says:

    Déjà je ne me sens pas glorieux de mettre mes économies dans un fonds euros mais quand il restait l’an dernier 1 ou 2 contrats fonds euros exclusifs sans limites avec des taux passés plutôt corrects. Maintenant avec une inflation à 2% et en attente de nouveaux investissements c’est le moins pire ou presque.

    • Philippe says:

      Envoi trop rapide.
      En recherchant ces contrats, j’étais arrivé à une espèce de nausée tant la fumée et l’odeur d’épargnants grillés étaientt intenses à la lecture des sites de conivence ou de soi disant comparaisons.

  3. Comment agir d’un point de vue judiciaire?
    Effectivement, les contrats qui proposent du 100% en euro voient leur rendement diminuer drastiquement dans l’optique de flécher vers les UC.

  4. Bonjour Guillaume,

    merci pour cet éclairage car tout le monde n’en a pas conscience. A défaut de publier le classement brut des rendements de toute la place, cela ferait peut-être sens de mettre en avant les contrats qui jouent le jeu justement, en ne listant par exemple que les performances des fonds accessibles à 100% et/ou précisant ceux dont les actifs sont cantonnés ou toute autre info que vous jugez pertinente pour aller au-delà du marketing pour que les épargnant fassent un choix plus éclairé?

    Egalement, je ne sais pas si vous avez un moyen de comprendre pour les contrats dont l’actif n’est pas cantonné lesquels pénalisent le plus et le moins les vieux contrats?

    • C’est en réalité assez simple de connaître les compagnies qui priviligient les nouveaux contrats, il suffit de regarder les rendements de tous leurs contrats. Pour un même rendement du fonds général, le rendement peut varier très fortement. C’est le signe d’une manipulation commerciale du rendement par la compagnie d’assurance vie.

      En générale, toutes les banques et compagnies d’assurance vie commerciales pratiquent cela. Seules quelques mutuelles ou association d’épargnant qui n’ont qu’un seul contrat conservent une éthique favorable à l’épargnant.

      • Frédéric says:

        Chers Guillaume et lecteurs,

        Auriez-vous un avis sur le contrat proposé par Garance Mutuelle (ex MNRA) ? Bon plan ou trop beau pour être vrai ?

        Pour la deuxième année consécutive, le fonds euro affiche un excellent taux, et il est accessible sans frais sur versement (à moins que j’ai mal compris les documents consultés) avec des frais de gestion annuels raisonnables. Cette situation quasi parfaite est-elle due au fait que le contrat est récent et que la mutuelle est donc encore en phase de collecte ? Faut-il y adhérer maintenant avant que le coût d’accession augmente ? Il semble qu’il n’y ait pas grand chose à perdre …

        Merci par avance de vos commentaires et réponses.

  5. Le marketing est à vomir mais ceci étant depuis 2008 avec les kilos de trucs à signer et le profil de risque à définir en amont, l’épargnant ne peut pas trop se tromper.

    Au pire il repart frustré de ne pas bénéficier du taux en question.

    Après cette contrainte est à l’ouverture, l’assureur peut il ensuite nous empêcher de faire un arbitrage ACTION > EUR ?

  6. « Ainsi, l’épargnant qui voudrait bénéficier du taux de rendement attrayant du fonds euros n’aurait pas d’autres solutions que de prendre des risques sur une part importante de son épargne via les unités de compte.
    On le sait, la rémunération de la compagnies sur les unités de comptes est supérieure à leur rémunération sur le fonds euros ! »

    Je vois là une contradiction car si les UC sont plus rémunératrices (c’est mon avis sur LT) pour les Cies c’est aussi le cas pour les épargnants !

    • Non pas du tout. Les compagnies d’assurance vie encaissent tous les ans une retrocession sur les frais de gestion facturé par la société de gestion à l’épargnant. De surcroît, les unités de compte sont moins gourmande en capitaux propres ce qui améliore les ratios de solvabilité de la compagnie d’assurance vie.

  7. Bravo pour cette analyse
    Merci pour votre travail

  8. Patrick D says:

    Merci Guillaume, cela devait être dis.
    Il serait intéressant de rappeler comment sortir les fonds des AV en euros de plus de 8 ans en le faisant progressivement tous les ans et dans la limite non taxable.
    Je pense que ce serait un sujet d’article même.

    Une précision sur les sorties quand les fonds ( et pas la clause qui peut l’être aussi ) sont démembrés : ils peuvent rester démembrés si versé sur un compte bancaire spécifique et démembré puis réutilisés pour un achat démembré. Peut être utile à savoir.

  9. Pourquoi avoir attendu 10 ans pour écrire cela ?

  10. Fredy Gosse says:

    C est limite escroquerie et ça se renouvelle année après annee

  11. Michel 2 says:

    Il existe tout de même encore quelques contrats investis à 100% en Euros !

    http://www.patrimea.com/fr/blog/2017/11/28/assurance-vie-100-fonds-euros-optez-pour-patrimea-premium

    • Philippe says:

      Et Dynavie CAPMA CAPMI de Monceau Assurances 2,8% nets reversés en 2017. Bon les frais d’entrée sont là pour vous rappeler de rester plus de 1 an 🙂

    • J’allais venir à ce sujet. Ok il existe des contrats 100% euro… à 0% de frais d’entrée. Alors que la compagnie prend 0.75% par an sur l’encours.
      Autrement dit, le CGP travaille gratos pour une compagnie d’assurance. Ce n’est pas possible cher Michel 2.

      • Michel 2 says:

        Je comprends, vous êtes CGP et moi client, nos intérêts ne sont pas les mêmes.
        Je pense qu’il existe néanmoins des « rétrocommissions » des assurances vers CGP comme avec MonFinancier sur les FIP dont nous avons parlé sur un autre blog! Cdlt

        • C’est une forme de fléchage!
          Et le fléchage est encore moins dans l’intérêt du client que la rétrocommission sur assurance-vie.

          • Michel 2 says:

            Désolé, je ne comprends pas trop ce que vous voulez dire !

            • Et bien si je suis payé pour des FIP, FCPI, immobilier Pinel ou LMNP et pas pour l’assurance-vie ou la capitalisation, alors je ne vous propose que ce pourquoi je suis payé et pour le reste vous vous débrouillez.
              Cela signifie que je vous laisse regarder seul la composition de votre portefeuille, procéder aux arbitrages, vous renseigner sur l’actualité.
              Or, force est de constater que l’assurance-vie est au coeur de la plupart des stratégies. Tout le reste est pratiquement superflu en GP.

              • Michel 2 says:

                Ok, c’est clair … et honnête!

              • Fredy Gosse says:

                Ce qui relance un sujet cher à Guillaume la rémunération d un CGP quoique ..sauf à leur interdire la remuneration par le vendeur ….

                • Cela relance également le débat sur le statut du CGP.
                  Alors que le CGP (Pas le vendeur de produits mais le conseiller) est au centre de l’organisation patrimoniale, certains rêveraient de le voir disparaître. En général des banquiers et des assureurs.
                  Au quotidien, je constate que l’interprofessionalité est une vraie plus-value pour le client, avec le CGP qui a une vision globale et transversale et les professionnels du droit et de la comptabilité qui se positionnent en réels spécialistes.

  12. CHRISTIAN MALDJIANCABINET CHRISTIAN MALDJIAN says:

    Bonjour Monsieur FONTENEAU,
    En qualité de Conseiller en Gestion de Patrimoine exerçant en profession libérale, je lis fréquemment vos articles et en apprécie le plus souvent le contenu, non sans quelques réserves.
    Concernant l’article de ce jour sur les fonds en Euros, je partage totalement votre avis sur leur taux de rendement « arrangé » à chaque fin d’exercice, d’une part en fonction de l’antériorité des contrats, et d’autre part en fonction du pourcentage d’Unités de Compte détenues dans lesdits contrats.
    Pour ma part, exerçant le métier depuis près de 35 ans, et en qualité de profession libérale depuis 25 ans, je trouve comme vous parfaitement scandaleux que de plus en plus de compagnies, pourtant a priori respectables, imposent à leurs Clients et par notre intermédiaire une quotité croissante d’Unités de Compte sur leurs versements, et surtout sans tenir compte du profil de risque de ces mêmes Clients !
    Ne faisant pas partie du réseau salarié d’une compagnie, j’estime en effet que l’allocation préconisée à nos Clients n’a pas à être dictée, voire influencée de quelconque manière, par une compagnie auprès de laquelle notre statut est celui de Courtier (donc mandaté par nos Clients !).
    J’ai déjà fait remonter cette problématique à mon association professionnelle, la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP) au cours de l’année 2018, mais elle ne s’est pas encore positionnée à ce jour sur le sujet.
    L’explication des compagnies d’assurances est qu’elles doivent détenir a priori 4 fois plus de fonds propres pour la part investie sur un fonds en Euros que sur celle investie en Unités de Compte, et que cela représente un coût devenu pour elle insupportable.
    J’entends bien cette explication et leur répond simplement :
    1) Pourquoi nous demandent-elles d’imposer à nos Clients de telles quotités d’Unités de Compte uniquement dans nos protocoles de courtage, alors qu’elles refusent d’intégrer cette obligation dans les Conditions Générales de leurs contrats ?
    2) Si ces fonds en Euros leur font réellement perdre de l’argent, pourquoi ne les suppriment elles pas tout simplement de leurs contrats, plutôt que nous obliger à avoir un discours ambigu avec nos Clients ? Ce sont quand même ces mêmes compagnies qui ont créé de toutes pièces ce type de support d’investissement il y plusieurs dizaines d’années, et qui nous sollicitaient vivement à l’époque pour le commercialiser ! Par ailleurs, la France doit aujourd’hui être l’un des seuls pays au monde à proposer ce type de produit.
    Je suis très conscient que mon intervention de ce soir ne sera pas partagée par bon nombre de mes confrères, et ce pour diverses raisons. Mais il me semble que nous devons nous battre en permanence pour que nos Clients n’aient pas de déception particulière sur le rendement global des opérations d’investissement préconisées et réalisées en fonction de leur niveau d’aversion au risque.
    Merci de votre retour sur ma position

    • Merci Christian pour cette prise de position franche ! Je partage votre vision à 100% ! C’est un scandale qu’il convient de dénoncer. Les compagnies forcent les épargnants à prendre des risques qu’ils ne pourront assumer le jour ou la baisse des marchés sera franche.

      Le défaut de conseil est proche … et ce seront encore les épargnants qui se feront rincer !

      • Clément says:

        Je trouve que c’est un non-sujet. Si nous sommes averses au risque, nous ne souscrivons pas au contrat proposé. Il y a d’autres moyens de placer son épargne sans aucun risque, mais avec des rendements bien inférieurs. Bref toujours l’éternel arbitrage entre risque et performance, rien de nouveau sous le soleil.

        Je ne vois pas en quoi nous sommes forcés. On ne souscrit pas à une AV via un article griffonné par un journaleux cherchant à faire le buzz avec son top 10, donc on a largement le temps de se renseigner et de savoir ce dans quoi on s’engage.
        Nous sommes parfaitement informés des risques liés aux UC, c’est écrit noir sur blanc et de manière très lisible sur toutes les documentations.
        Donc OK pour parler de publicité hypocrite, mais ça ne va pas plus loin.

  13. Merci pour l’article
    On remarque qu’une évolution envisagée un temps, visant la possibilité de transferts de contrats AV avec conservation de l’antériorité fiscale a été abandonnée.
    Une autre chose qui m’agace, c’est la publicité pour le AV au Luxembourg. On s’appuie sur la peur des épargnant en truffant les contrats de frais ,,,

    • Michel 2 says:

      C’est quand même dommage que plus de sécurité (pour les épargnants sur le contrat purement Luxembourgeois) vous agace même s’il y a des frais supplémentaires, quoique que … compris entre 0.4 et 0.8% ce n’est guère supérieur à ceux de la France.

      • je visais les frais d’entrée qui pèsent sur la rentabilité de l’investissement (ils sont désormais à « 0 » en France pour des contrats en ligne)
        et les frais de gestion, à 1% sur les UC c’est 0,4 % de différence avec des fonds en ligne.
        Ajoutez les frais d’arbitrage + éventuellement des frais de sortie pour certains contrats …

    • Vous devez sûrement parler du transfert inter-compagnie?

    • Clément says:

      Je ne comprends pas non pourquoi ça vous agace. Des avantages supplémentaires (réels ou perçus) ont un coût supplémentaire, c’est une base du commerce, chacun est libre de choisir le produit qui lui correspond le mieux.

  14. Je ne comprend pas l’objet de votre chronique sur le fonds en Euros et la critique des compagnies a son sujet alors que vous expliquez depuis longtemps et en particulier en juillet 2018 :  » … mais si on s’arrête à l’analyse financière… Cette conclusion est sans appel : les fonds euros des contrats d’assurance vie ne présentent plus aucun intérêt » Donc pourquoi discuter du rendement d’un produit qui n’a plus aucun intérêt ?

    • Guillaume change souvent d’avis selon l’actualité et du coup se contredit….

      Pour éviter que ce soit aussi visible, Guillaume utilise depuis quelques temps l’artifice de la question pour écrire ses chroniques.

      Ainsi, s’il se trompe il pourra dire qu’il n’a juste posé une question ; s’il a raison, il rappellera qu’il l’avait prédit à grand renfort de liens…

      Finalement, il n’a pas été « disruptif » très longtemps 😉

      • Mon cher amis, Je ne cherche pas à être disruptif. Je cherche seulement des solutions et je ne trouve pas toujours comme vous le savez.

        Oui, le fonds euros n’est plus un bon placement à long terme… mais, avons nous vraiment le choix ?

        Le fonds euros représente encore 85% des 1600 milliards en assurance vie ! Je crois au contraire qu’il s’agit d’un sujet.

        Il ne me semble pas incohérent d’essayer d’expliquer qu’il faut trouver autre chose … mais de rester pragmatique devant l’évidence.

        C’est toujours un plaisir de vous lire stef21. A chaque fois, vous critiquez…. mais j’ai le bonheur de constater que vous me lisez toujours ..

        • Pourtant à l’origine, vous vous définissiez comme vouloir être disruptif dans votre milieu….

          Je comprends que vous ne vouliez plus vous en souvenir et vous confirmez une foi de plus ce que j’ai écrit plus haut.

          Sinon, oui je continue à aller sur votre site (avec ublock origin) pour lire les commentaires qui sont souvent très intéressant pour le coup 😉

      • Disruptif, disruptif, vous avez dit disruptif ! Mais selon Jean-Marie Dru ou Clayton Christensen ?

        https://www.liberation.fr/desintox/2017/10/13/que-signifie-disruptif-et-pourquoi-tout-le-monde-sort-ce-mot_1602934

  15. Bon, ok, c’est un peu tardif en effet……..

    Guillaume, un bel article sur le vrai scandale qui se profile, qui va nous valoir des giletsjauneries patrimoniales gratinées.

    La spoliation tous azimuts progresse, les promesses se heurtent au mur du Réel….

    https://www.francetransactions.com/actus/assurancevie/assurance-vie-fonds-euros-classiques-le-siphonnage-des-plus-values-latentes-par.html

    • Michel 2 says:

      Très bon lien qui démontre à nouveau le sentiment « d’arnaque » à la Française (après la loi Sapin) et qui devrait inciter les épargnants soucieux de ces pratiques peu scrupuleuses à se diriger vers une AV Luxembourgeoise !

    • Ce n’est pas nouveau. C’est une des raisons pour lesquelles je ne conseille plus de supports en euro classiques.

    • Merci d’avoir relayé cet article. Après la spoliation de l’épargne des français (Livret A à 0.7% vs inflation > à 1.5%….

      là il y a des motifs de manifestations 😉

  16. Merci pour cet article au combien révélateur.
    Pour avoir travailler pour une de ces compagnies, il faut préciser que les conseillers sont fortement, expressément (voir meme « menacer ») et inciter a mettre en avant cette pratique.
    Apres a chacun son intégrité. Pour ma part j’ai changer de secteur d’activité.
    je vous remercie d’avoir l’église au milieu du village.
    Bonne journee.

  17. Bonjour,
    Il aurait t’il quelques spécialistes pour recommander quelques AV dans lesquels nous pouvons acheter des trackers à des conditions raisonnables en gestion autonome.
    Je recherche une AV que je piloterai moins même car je suis prêt à m’accorder des honoraires de gestion plus raisonnables 😉

    • Philippe says:

      Pourquoi pas un compte titre ordinaire en ligne ?

      • Il me semble que l’AV permet d’éviter de passer à la caisse du CGI en arbitrant le portefeuille, ce qui n’est pas le cas d’un compte titre.
        L’idée est de prendre des positions sur un capital mobilisable le temps de bénéficier de l’avantage fiscal de l’AV avant de pourvoir réutiliser le capital.
        Est-ce cohérent ?
        J’ai toutefois conscience que les possibilités d’investissement sont plus restreintes au sein d’une AV qu’un CTO…

    • Michel 2 says:

      Essayez Hedios vie ??

      • Merci pour ce nom.
        Novice, je n’y connais pas encore grand chose.
        Est t’on autonome sur l »arbitrage des ETF ? Les frais vous paraissent t’ils raisonnables ?

    • 1ere chose à faire,ouvrir un PEA, encore plus favorable fiscalement, et tous les trackers possibles (y compris US SP500)

  18. Fredy Gosse says:

    Lu dans le Particulier
    Le CGP
    Coûte cher ses commissions sont prélevées sur vos frais de souscriptions:la quasi totalité des frais D’assurance vie (versements)et près de la moitié des frais de gestion .Enplus pour les unités de compte des rétro commissions payés par les sociétés de gestion.Leqfrais dunC GP sont parmi les plus élevés du marché
    Il peut éventuellement facturer des honoraires pour des missions ponctuelles
    Bref c est vous qui voyez
    Le Particulier 1152 janvier2019

    • C’est sûr que si on s’appelle Le Particulier et qu’on n’apporte aucune valeur ajoutée, il est difficile de comprendre les tarifs pratiqués.
      Pour moi, cela ressemble à du fléchage organisé.
      Tout est fait pour cantonner le CGP à l’immobilier et aux produits défiscalisant.
      Pour un avis sérieux sur les CGP je vous conseille plutôt d’aller sur le site de Fidroit ou alors renseignez-vous sur les Éditions Francis Lefebvre.
      Si vous voulez apprendre le métier de CGP allez vous former à l’Aurep après avoir fait 4 ou 5 années de droit.
      Le Particulier c’est quoi? Un torchon de plus qui se vend trop cher.

      • Certes mais un torchon qui sait au moins faire des additions et surtout des soustractions…

      • Fredy Gosse says:

        Damien Damien
        C est vrai ou c’est faux c est tout Pour le reste c est gentil à vous de me donner des conseils de formation j en riendrais compte dans …..une prochaine vie

  19. « Pile et je gagne et face tu perds » !

    Plus généralement, les produits financiers proposés aux particuliers sont devenus un immense boneto, ou parfois même celui qui vous les vend se fait avoir par celui à qui il les achète…
    J’ai pour habitude et discipline de ne souscrire et investir que dans ce que je comprends, autant vous dire que le rendement de mon patrimoine financier est à la hauteur de ma compréhension.
    En revanche, étant turfiste ( averti pour le coup ), je m’etonne de retrouver dans les produits qui me sont proposés des similitudes avec les conditions de succès des paris hippiques…
    L’epargne financière doit à mon sens faire office de trésorerie pour accompagner de l’immo ou « refinancer » son organisation patrimoniale si besoin.
    La confier à des gens qui se fichent bien du rendement à partir du moment où ils se nourrissent sur les frais et le volume n’a que finalement peu d’intérêt ( sans jeux de mots…).

    • Et bien justement les CGP s’ils sont rémunérés pour l’investissement sur de l’assurance-vie/contrat de capi/comptes-titres, ils sont aussi en principe directement intéressés par le résultat et donc le rendement. Si ce n’est pas le cas alors on reste dans une logique de vente.

      A mon sens, il n’est pas judicieux ni très astucieux de n’envisager son patrimoine qu’au travers de l’immobilier surtout avec un rendement réel moyen d’un peu moins de 2% avant travaux.

      • En fait ce qui n’est pas judicieux ni astucieux c’est d’investir dans de l’immo a rendement 2% avant travaux…
        Et même si cela devait être le cas vous « performez » à 2% avec l’argent du banquier, vous savez ?, le banquier, celui qui vous donne 2% avec le votre.

        • Tout à fait.
          Mais les jolies simulations vont sortir des TRI entre 8 et 15%!
          Il y a une grande distinction à faire entre la rentabilité financière définie par le TRI et la création de valeur qui ne peut résulter que de cashflow positifs.

          • Certes…
            Mais je n’en suis plus au stade des simulations.
            Ne nous écartons pas du sujet initial sur les calculs complexes et alambiqués du rendement des AV.

            Simplement, votre notion de la création de valeur est peut être trop technique pour mon faible niveau en ce domaine.
            J’ai la naïveté de penser qu’en immobilier, la création de valeur s’opére en remboursant du capital au banquier avec l’argent du locataire.

      • 2% avec l’immo ? Mais quel genre d’investissement faites vous pour parler d’un rendement aussi faible?
        C’est sûr que ce genre d’argument risque de rendre accroc le grand public aux CGP ^^

        • C’est le rendement moyen de l’immobilier locatif nu.
          Je suis vraiment désolé de ne pas faire assez commercial mais commercial n’est pas mon métier surtout quand la moindre mauvaise décision peut faire perdre des dizaines voire des centaines de milliers d’euros à des clients qui placent leur confiance en moi.

    • Nicolas C says:

      Se cantonner à l’immobilier et ne voir dans l’assurance vie que le rendement de son fonds € est pas des plus pertinent.

  20. rolang garnier says:

    Et que penser de l’AV luxembourgeoise « LA BALOISE » qui paraît-il serait régit par le droit Suisse et non français comme c’est le cas d’autres comme par ex l’AV luxembourgeoise « LA MONDIALE »
    C’est de ma part une question et non une affirmation….j’ai ouï dire….

  21. Sauf erreur de ma part la Suisse ne commercialise par d’assurance vie uniquement euro ou en Frs Suisse mais uniquement des UC ou des fonds dans un autre pays.

    Si vous voulez investir dans une AV Luxembourgeoise, évitez les réassureurs Français car vos fonds risquent en cas de crise de se voir traiter comme en France !

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