Assurance vie et gestion de patrimoine

Si vous détenez un contrat d’assurance vie, il y a fort à parier que votre contrat soit très largement investi sur un fonds en euros (plus de 80 % des encours de l’assurance vie sont investis sur ce support), placement sans risque dont le rendement diminue régulièrement.



 

Au-delà de 5 % au début des années 2000, le rendement moyen des fonds en euros approche désormais 1,5 % et pourrait voir son rendement réel (le rendement diminué du taux d’inflation) devenir négatif. Autant dire qu’il est devenu difficile de faire fructifier un patrimoine en plaçant l’intégralité de son contrat sur un support en euros.

 

 

Plus de risques pour plus de rendement

Si votre horizon de placement est suffisamment éloigné (8-10 ans), alors vous pourriez peut-être accepter de prendre des risques pour bénéficier d’un rendement plus élevé, et investir une fraction de votre contrat sur des unités de compte. Sauf que la perspective de perdre de l’argent ne vous séduit pas. Vous préférez un rendement faible certain plutôt qu’un rendement plus élevé aléatoire.

Cela peut se comprendre. Sauf que… Prendre des risques avec son épargne, ce n’est pas jouer au casino. Prendre des risques avec son épargne, c’est accepter une dose de volatilité en échange d’un rendement supplémentaire.

Qu’est-ce que la volatilité ? Ce sont les fluctuations de votre placement. Accepter de la volatilité, c’est accepter que le rendement de votre placement ne soit pas connu mais qu’il puisse fluctuer, (parfois même en territoire négatif). Bien entendu, la volatilité que vous accepterez dépendra de votre profil de risque. Il est exclu que vous preniez des risques dont vous ne pourriez accepter les éventuelles conséquences négatives.

 



 

 

Prendre des risques avec son épargne, cela revient à choisir un couple rendement/risque différent de celui du fonds en euros. Cela peut aller de « un peu plus de risque pour un peu plus de rendement » à « beaucoup plus de risque pour beaucoup plus de rendement ».

Prendre des risques avec son épargne, c’est aussi chercher à réduire ces risques pour un rendement donné. Cela demande donc de diversifier son portefeuille, à la fois dans le temps et dans l’espace. Il s’agit donc d’investir régulièrement pour lisser les fluctuations de votre portefeuille en achetant tout au long du cycle et sur des titres qui évoluent de manière différenciée. En effet, la volatilité d’un portefeuille est inférieure à la moyenne (pondérée) des risques, alors que le rendement de ce portefeuille correspondra bien à la moyenne pondérée de ses composantes.

Ainsi par exemple, si votre portefeuille comprend deux titres à parts égales dont les rendements respectifs sont de 3 % et 8 %, les volatilités de 3 % et 8 %, alors le rendement du portefeuille sera de 0,5×3 % + 0,5×8 %.

Vous comprendrez aisément pourquoi la prise de risque n’est conseillée qu’aux épargnants qui disposent d’un horizon de placement éloigné. Plus votre horizon de placement sera long, plus l’impact des fluctuations s’effacera au profit de la tendance de long terme. Par ailleurs, sur une durée courte, le rendement additionnel ne justifiera pas forcément les risques pris.

En conséquence, investir sur des unités de compte ne se révélera pertinent qu’à condition de disposer de temps et d’investir selon son profil de risque. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Que peut-on attendre d’un rendement plus élevé ?

Imaginons que vous décidiez de préparer votre retraite qui arrivera dans 25 ans en épargnant 200 euros par mois. Si le rendement de votre épargne est de 1,5 %, vous obtiendrez un capital de 72 700 euros. Si vous avez pris un peu de risque et que votre rendement est de 4 %, votre capital sera de 102 800 euros. Et si vous avez profité de votre horizon temporel pour obtenir un rendement de 7 %, votre capital atteindra 162 000 euros.

Il apparaît donc clairement que vous avez intérêt à prendre des risques pour vos projets de long terme si cela vous permet d’obtenir un rendement plus élevé. Soit. Mais alors, on fait comment ?

 

 

Des risques mesurés

Construire le meilleur portefeuille ne saurait se résumer à sélectionner les meilleurs supports (ceux qui se trouvent en tête des nombreux classements publiés régulièrement dans la presse ou sur internet)

Après avoir défini votre profil de risque, vous devez construire un portefeuille cohérent avec ce profil. Le rendement attendu de ce portefeuille devra être cohérent avec votre profil de risque, de même que sa volatilité. Celle-ci sera réduite en diversifiant vos supports par type (actions, obligations, fonds flexibles, ETF, SCPI, fonds en euros, etc.) par grandes zones géographiques (Europe, États-Unis, Japon, etc.). En plus de cette diversification, un investissement régulier est également conseillé (diversification dans le temps), car elle permet de lisser le prix d’acquisition.

Votre première étape consiste donc à évaluer votre profil de risque et d’obtenir une allocation d’actifs correspondante et « générique », par zones et par type de support.

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Dans un second temps, vous devez sélectionner au sein de votre contrat d’assurance vie des titres pour chacun des supports.

Si vous avez prévu des versements réguliers (ce qui est fortement conseillé), vous devez aussi répliquer la structure de votre portefeuille à celle de vos versements.

 

Et ensuite ?

Ensuite débute la phase que de nombreux épargnants négligent et qui les conduira à conclure que « Les unités de compte, c’est trop risqué » lorsqu’ils auront subi de plein fouet la prochaine crise financière. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, si vous épargnez sur une durée supérieure à 10 ans, il y a de grandes chances que vous connaissiez au moins une crise financière majeure.

Cette phase, c’est le suivi de votre portefeuille. Il ne suffit pas d’investir régulièrement selon votre profil pour que votre épargne progresse régulièrement et vous permette d’atteindre vos objectifs. C’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant.

 

 

Pourquoi devez-vous suivre (ou faire suivre) votre portefeuille ?

  • Votre portefeuille doit correspondre à votre profil de risque. Comme ce profil évolue, vous devez donc ajuster votre portefeuille en conséquence. Ainsi par exemple, lorsque le terme de votre horizon de placement sera proche, vous devrez commencer à désensibiliser votre portefeuille et basculer vos supports risqués vers des supports sans risque. Pourquoi ? Parce qu’en cas de forte baisse de vos supports risqués, vous n’auriez pas le temps de rattraper cette baisse. Il serait dommage que votre capital patiemment accumulé ase retrouve amputé significativement au moment où vous en avez besoin.

 

  • Vous devez suivre votre portefeuille parce que les évolutions des différents supports modifient sa structure. Ainsi si vos supports les plus volatils progressent fortement comparativement aux autres composantes de votre portefeuille, alors leur poids s’accroît et votre portefeuille devient plus risqué. Il est donc nécessaire de revenir régulièrement à votre allocation cible, celle qui correspond à votre profil.

 

  • Il est important de suivre votre portefeuille car les marchés financiers sont imprévisibles. En cas de crise, un suivi régulier n’empêchera pas forcément votre portefeuille d’être impacté mais il en atténuera les conséquences. Les marchés financiers ne se contentent pas de fluctuer autour d’une tendance de long terme. Ils connaissent bien plutôt des mouvements heurtés et parfois violents. La vigilance s’impose donc pour éviter que votre épargne ne soit emportée par une chute violente.

 

 

 

  • Enfin, votre portefeuille peut être suivi pour des considérations tactiques et profiter des opportunités de marché. Ainsi au sein d’une même classe d’actifs, certains supports peuvent se révéler meilleurs que d’autres. Des arbitrages judicieux peuvent alors vous permettre un surcroît de performance.

 

La gestion de votre contrat d’assurance vie ne saurait donc se limiter à adopter une allocation correspondant à votre profil de risque et à alimenter régulièrement votre contrat en conséquence. Des rééquilibrages réguliers doivent être effectués, de même que des arbitrages en fonction des opportunités et des menaces. Rien de plus facile que de faire progresser son portefeuille dans un environnement porteur.

Il est revanche plus compliqué de limiter ses pertes en période de crise. C’est pourtant là que se décidera votre performance.

 

 

Pour conclure : qui pour gérer votre portefeuille ?

Cette stratégie globale de construction et de suivi de portefeuille peut être déployée et mise en œuvre de différentes manières.

  • Vous pouvez décider de confier cette tâche à un professionnel par l’intermédiaire d’un mandat de gestion. Ce professionnel assure l’intégralité de la démarche et vous n’avez rien à faire. Confortable mais opaque et coûteux, même si les tarifs sont tirés vers le bas avec l’apparition des robo-advisor.

 

  • Vous pouvez vous charge de mettre en œuvre vous-même cette stratégie. Contrairement à l’option précédente, vous êtes libre de faire ce que vous voulez. Pour les passionnés qui disposent du temps nécessaire. Les compétences peuvent s’acquérir par la pratique mais c’est parfois douloureux.

 

 

  • Enfin, vous pouvez recourir à la gestion conseillée. Vous gérer votre portefeuille tout seul mas vous bénéficiez de conseils d’un professionnel. Ma solution préférée, mais je ne suis pas objectif. Si cela vous intéresse néanmoins, vous pouvez consulter un article que j’ai écrit qui vantes les mérites de la gestion conseillée (lien vers ASSURANCE-VIE : SAUREZ-VOUS AFFRONTER LA PROCHAINE CRISE ?).



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22 Comments

  1. J’ai l’impression que la plupart des valeurs boursières n’augmentent que parce qu’il y a de plus en plus de personnes qui placent leur argent dans celle-ci. J’éviterai donc d’y mettre trop d’argent et de compter dessus pour ma retraite d’autant que nous sommes à la veille d’une crise systémique : notre modèle fondé sur la croissance indéfinie atteignant ses limites (nous n’avons qu’une planète…) et les matières premières (dont les énergies fossiles) s’épuisant… Les politiques monétaires US et européenne me semblent des soins palliatifs dispensés à un malade en phase terminale.
    Conseiller d’investir en bourse, actuellement, me semble comme conseiller d’investir dans l’agriculture dans les années 1950 : seul un petit segment de ce marché s’est avéré porteur et beaucoup ont été ruinés…

    • Pour que la bourse monte il faut de plus en plus d’acheteurs c’est mécanique…

    • « investir dans l’agriculture dans les années 1950 : seul un petit segment de ce marché s’est avéré porteur » : pourriez-vous développer car je pense justement l’inverse :

      l’agriculture d’après guerre a été fulgurante et florissante contrairement aux années 1970-2000 (où beaucoup plus d’exploitants ont fait des cessations, il y a 4 fois moins d’exploitations de nos jours qu’en 1950)… Elle a laissé pour compte les petits exploitants qui ne pouvaient/voulaient pas investir (cad s’endetter, ce qui à l’époque pouvait être mal perçu dans le milieu). L’après-guerre a aussi été une période d’opportunité dans les placements de (bonnes) terres agricoles . Actuellement les terres sont rares, chères et extrêmement réglementées par la SAFER.

      • Toutes les terres où l’agriculture était peu mécannisable et où il ne pouvait pas y avoir d’élevage bovin ont vu leur valeur s’effondrer alors que lors des générations précédentes, leurs propriétaires étaient prospères… Je pense notamment aux terres de moyenne montagne.
        Quant au prix des terres agricoles comparé à celui des terres constructibles, il est dérisoire dans les régions que je connais et autour de moi, même dans des exploitations « modernes », je connais peu d’exploitants agricoles prospères, souvent s’il n’y avait pas de conjoint qui ramène un autre salaire, ce serait la misère noire, une fois les emprunts payés…

  2. Bonsoir,

    Oui, il convient d’être prudent lorsqu’on investit en bourse. C’est pour cela qu’il faut diversifier dans le temps et dans l’espace, et en fonction de son aversion/goût pour le risque.

    Oui, il y aura prochainement une crise financière. c’est pour cela q’il faut suivre ses placements régulièrement.

    Oui, le pire peut arriver. Mais ce n’est pas certain.

    Je pense qu’avec un peu de rigueur et quelques principes simples il est tout à fait possible de faire fructifier un capital placé sur les marchés financiers. Mais si vous ne le croyez pas, alors je suis tout à fait d’accord avec vous. Abstenez-vous et tournez-vous vers d’autres placements car l’assurance-vie ne constitue pas l’unique moyen de préparer sa retraite.

    AS

  3. Vous ne tenez pas compte dans votre raisonnement de l’évolution de la situation mondiale et des « performances passées (qui) ne préjugent pas des performances futures »
    Obtenir aujourd’hui des « rendements » de ses placements supérieurs à la richesse produite sera de plus en plus rare et bien heureusement.

    L’épargne devra s’orienter vers les Investissements, seule démarche porteuse de valeur dans le monde réel.

    Et quand vous dites: « ….. votre contrat soit très largement investi sur un fonds en euros (plus de 80 % des encours de l’assurance vie sont investis sur ce support), placement sans risque ……. »
    j’y vois 2 objections
    – votre épargne n’est pas investie, mais placée
    – sans risques vous dites? Vous connaissez des chypriotes?

  4. Bonjour,
    1 – Je ne tiens pas compte de l’évolution de la situation mondiale car je ne la connais pas. en revanche, je peux m’appuyer sur le passé
    2 – L’épargne devra s’orienter vers les investissements ? La bourse est un investissement 😉
    3 – Merci de m’expliquer la différence entre un placement et un investissement.
    4 – Vous pouvez remettre en cause la sécurité des fonds en euros mais le lien avec la situation chypriote est un peu ténu.

    Je comprends que vous n’aimiez pas la bourse mais objectivement, c’est une solution qui ne peut être négligée pour y investir son épargne quand on voit ses performances à long terme. Libre à chacun de faire ce qu’il veut, et c’est heureux. Mais attention à ne pas se laisser aveugler par des positions de principe.

    AS

    • Bonjour,

      On pourrait avoir une conversation intéressante, qui devrait très largement déborder les limites de ce site. Mais je vais essayer d’être court. (je suis très bavard)

      1) C’est exactement ce que je disais, vous vous appuyez sur le passé, sans faire la différence entre la situation présente à un instant t aujourd’hui et celle d’après guerre.
      Alors que tout est différent. Je dis bien tout. Un exemple? CdG qui est pour moi une référence a bien créé l’ENA, alors que aujourd’hui il faudrait la supprimer.
      Et il me semble que dans une analyse, il faut anticiper le futur.

      2) Je ne suis pas du tout d’accord. Pour faire simple, des sociétés vont investir avec l’argent (plus précisément une infime partie) que vous placez en bourse, nuance! ce qui serait le moindre des maux (et des mots) si 80% des transactions n’étaient aujourd’hui faites que par des robots informatiques sophistiqués qui ne sont pas programmés pour investir mais pour spéculer (un aller et retour dans la seconde est-ce investir?)

      3) J’ai déjà informé Guillaume sur ce site, je ne me souviens plus où ni quand. Dans votre cas, je vais être plus précis en vous posant des questions:
      Pourquoi sur votre site vous vous présentez courtier en placement et non pas courtier en investissement? 🙂
      Et quelques lignes plus bas, vous demandez à vos clients s’ils recherchent un « placement » cohérent. Pourquoi pas un investissement? 🙂
      Et pourquoi sur la même ligne vous dites (très justement) : « placer son argent, investir dans l’immobilier, souscrire une assurance-vie »? re 🙂

      4) Pouvez-vous détailler ces liens « tenus »?
      C’est un pays européen, endetté, fragile, abandonné par la confiance et prisonnier de la spéculation. Vous ne trouvez pas d’équivalence en Europe?

      Vous avez tort de dire que je n’aime pas la bourse.
      Effectivement, le Système capitaliste néolibéral actuel, le seul après la chute du mur, celui qui met la Finance au centre du monde au lieu de mettre l’Homme, n’a pas l’heur de me plaire.
      Ce n’est pas une position de principe, c’est une position de bon sens.

      Vouloir « placer » son argent sans rien faire d’autre que d’avoir la chance de posséder l’argent et en tirer des revenus supérieurs à la richesse mondiale produite est une escroquerie mathématique et intellectuelle.

      Seuls les Investissements feront progresser l’Humanité.

      • Bonjour,

        Quel plaisir de vous lire! Avez-vous un site internet où vous etayez vos propos ? (Si Guillaume autorise la pub externe)

        Merci!

        • Nous sommes ici sur le site d’ankou ! Il est l’un de nos commentateurs fidèles depuis 2011 ! Il croit même pouvoir influencer le contenu des articles 😉

          • Il essaie, parfois avec succès, avouez-le, parfois c’est plus dur.
            Par exemple pour les %, et pourtant!

            Je me demande quand même si alexis ne mettait pas un zeste de moquerie dans ses propos. 🙂

  5. 1 – Oui, il faut anticiper. Mais vous devez aussi tenir compte du passé. Tout est différent ? Je vous dirai qu’il faut que tout change pour que rien ne change 😉

    2 – Oui, il y a aussi de la spéculation en bourse. Cela n’empêche pas d’y investir mais c’est vrai que les bulles spéculatives sont un sujet. Après, toutes les valeurs ne sont pas exposées à la spéculation de la même manière. Je persiste donc avec un bémol : il est possible d’investir en bourse mais aussi d’y spéculer.

    3 – Je ne suis pas certain qu’il existe un consensus autour des termes « placement », « investissement » et « épargne ». C’est pour cela que je vous demandais des précisions. Pour ma part, je considère que les placements englobent l’épargne et les investissements. L’épargne,c’est mettre de côté et chercher à préserver son capital; investir c’est faire fructifier, rechercher de la rentabilité.

    4 – La France a peut-être des similitudes avec Chypre mais les conséquences ne seront pas les même car la France est un pilier de la zone euro, Too big to fail. En revanche, Chypre a le parfait profil de la victime expiatoire,

    5 – Oui, la finance a pris une importance démesurée et le culte de l’argent est ravageur. Mais je ne partage pas votre diagnostic sur l’escroquerie mathématique et intellectuelle. Le vrai problème, c’est l’absence de redistribution au niveau mondial, cette opulence des pays riches obtenues sur le dos des pays pauvres.

    L’organisation de la société n’est pas idéale et nous sommes de plus en plus cupides et égoïstes. Mais force est de constater que quelque soit l’investissement que vous réalisez – à condition de ne pas faire vraiment n’importe quoi (bitcoin, terres rares, diamant…) – le risque paie sur le long terme. En conséquence, investir/placer sur les marchés financiers à long terme de manière raisonnée et sans spéculer (intentionnellement en tout cas) est une option qui mérite réflexion.

    Cela vaut en tout cas bien mieux que tous ces dispositifs immobiliers qui vous promettent une réduction d’impôt largement absorbée par les revenus fonciers qu’ils génèrent. Elle est plutôt là, l’escroquerie 🙂

    • Vous êtes aussi bavard que moi 🙂

      Prenons maintenant sujet par sujet.

      Investissement vs placement
      Vous n’avez pas répondu à mes questions.
      Simple coïncidence? Dans votre site, vous avez tout bon, mais ce n’est que mon humble avis, dans l’utilisation des mots exacts.

      Mais pas du tout dans vos propos ici. Vous êtes bien le rédacteur de votre site.

      Je vais faire simple:
      Qu’est-ce l’épargne? ce que vous ne consommez pas. Vous avez des revenus de 100, si vous consommez 80, votre épargne est de 20. Pour faire court.
      Où va aller cette épargne? Elle va retourner aussi dans le circuit économique, c’est une des Lois fondamentales. de l’Économie.
      Qu’allez-vous en faire? C’est votre choix, à mon avis il n’y a que 3 solutions:
      – vous la gardez sous votre matelas, on disait dans le temps avoir du liquide. Nos apprentis sorciers ont décidé de supprimer à plus ou moins court terme cette possibilité, car vous ne pourrez plus rien acheter avec ce liquide.
      – vous aller placer dans des organismes divers et avariés, banques, assurances, objets d’art, matière première de valeur (or, argent, diamant, platine, etc). Vous pourrez éventuellement les conseiller de faire telle ou telle chose, pour vous faire croire que vous avez la main. En fait ils font ce qu’ils veulent avec, y compris spéculer, sans que vous le sachiez. Mais comme vous dites too big to fail, ils s’en fichent comme de l’an 40 de plonger, c’est vous qui paierez. Une part de votre placement ira oui vers l’investissement. Ce sont eux qui investiront, pas vous.
      – vous allez investir en prenant une participation active dans une société, en devenant bailleur, bref en gérant. Il y a toujours dans la notion d’investissement la formation brute de capital fixe, un compte d’exploitation, un bilan, jamais dans les placements.

      Ensuite il y a bien évidemment d’autres paramètres, comme les durées de détention, les notions de ROI ou de TRI chère à Guillaume (je suis contre tout %), les types, le recours à l’emprunt, la taxation, l’effet de levier, etc, etc.

      Qu’un investissement donne une VA supérieure à la richesse mondiale moyenne produite, c’est normal, c’est justement ce qui fait progresser l’Homme, avec des bémols sur la nécessaire décroissance durable dans un monde fini.

      Je suis par contre d’accord avec votre point de vue sur l’investissement immobilier lié à des réductions d’impôts que vous payez de toute façon avec vos ….. impôts, et qui ne profitent qu’à des intermédiaires souvent dans les milieux de la haute finance. L’État ne doit plus s’occuper de ça, mais c’est pour lui, et ses hauts fonctionnaires, une source de financement …….. Cherchez à qui profite le crime.

      Bonne soirée 😉

  6. Bonsoir,

    Je vous confirme que je suis bien le rédacteur de mon site et ça me peine que vous en doutiez. Je vous remercie néanmoins pour l’avoir visité.

    Je maintiens également que « placement » correspond (pour moi) à un terme générique qui regroupe l’épargne et l’investissement. C’est pour cela que je me suis dénommé courtier en placements. Pour couvrir à la fois les produits d’épargne et d’investissement. C’est peut-être incorrect sémantiquement, mais c’est pratique professionnellement :-).

    Je préciserai ensuite que l’épargne et l’investissement se recoupent et ne sont pas exclusifs. Vous pouvez investir votre épargne ou investir à crédit, et vous pouvez épargner sans investir (vous mettez l’argent sous votre matelas).

    Je suis donc d’accord avec vous sur votre point de départ, l’épargne est bien la fraction non consommée du revenu. Elle peut être utilisée (entre autres) pour investir lorsque vous recherchez du rendement (ce qui n’est pas nécessairement la finalité de l’épargne mais toujours celle de l’investissement).

    Concernant la défiscalisation immobilière, le client est tondu à tous les étages et en plus récupère des risques que l’Etat ne veut pas prendre. Le crime est partout mais malheureusement, la victime est trop souvent consentante.

    AS

  7. Au temps pour moi.

    Par ailleurs, je me suis mal exprimé lorsque je dis que les placements « regroupent l’épargne et l’investissement ». Ils regroupent les PRODUITS d’épargne et d’investissement (y compris argent liquide placé sous le matelas).

    C’est mieux :-)) ?

    AS

    PS : par contre, je ne suis pas totalement d’accord avec ce qu est écrit sur le site de Yomoni.
    – Epargne comme fraction non consommée du revenu: OK
    – Placements comme supports : OK
    – Epargne qui reste en monnaie ou sur un compte courant qui n’est pas un placement : NON. Je peux placer sur un compte courant.
    – Investissements comme « achats de biens et services réalisés par les émetteurs de ces supports d’épargne » : je ne comprends pas ce que cela signifie, Pour moi, investir revient (simplement) à rechercher du rendement, à introduire une notion de risque et de rentabilité dans ses placements. Par ailleurs, tout l’investissement ne provient pas de l’épargne puisque vous pouvez investir à crédit.

    • Pas de soucis!

      C’est mieux, mais je préfère ma définition beaucoup plus simple à comprendre pour le vulgus pecum.

      « – Épargne qui reste en monnaie ou sur un compte courant qui n’est pas un placement : NON. Je peux placer sur un compte courant. »
      C’est bien ce qui est dit. Mais pas assez clairement dit, la preuve, vous n’avez pas bien compris. Ma position est plus claire: une des 3 possibilités « d’utiliser » son épargne, c’est de la convertir en liquide sous son matelas. Et je maintiens que cette possibilité va disparaitre, nos apprentis sorciers financiers n’ont aucun intérêt à voir sortir du circuit spéculatif qu’ils chérissent la moindre once de monnaie. Donc ils interdisent l’utilisation directe, 1000€ aujourd’hui, demain avec le paiement par contact passé à 30€? Je pense 0€.
      Une des raisons pour laquelle je ne crois pas au bitcoin, complètement dépassé, mais à une valeur (je préfère valeur à monnaie) unique gérée par la Finance Mondiale.

      Quand votre liquide est sur un compte courant, il n’est plus à vous, non! Il est à la Banque, ce n’est qu’une ligne de crédit, c’est donc un placement de votre part.

      Vous placez votre liquide chez un banquier, gratuitement ou pas. Et lui l’utilise à loisir, car cet argent est à lui.
      Ensuite, facile aujourd’hui d’effacer tout ou partie de cette ligne de crédit. (loi Sapin2)

      « – Investissements comme « achats de biens et services réalisés par les émetteurs de ces supports d’épargne » : je ne comprends pas ce que cela signifie,  »
      Effectivement, ce n’est pas très clair, il faut lire plusieurs fois pour comprendre.
      Je préfère encore mon libellé 🙂
      Voir plus haut, en résumé, vous placez auprès d’un intermédiaire qui lui placera ou investira à sa guise, avec des possibilités (bien minces) pour que le placeur ait son mot à dire. Seul l’investissement générera du FBCF.

      Vous comprenez pourquoi celui qui met l’Homme au centre du monde préfèrera l’Investissement au Placement.

      Bon dimanche

  8. C’est noté. Je progresse, c’est déjà ça.

    Après, tout dépend de l’homme que vous mettez au centre du monde 😉

    Bon dimanche également.

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