C’est un sujet majeur qui doit intéresser chacun des détenteurs de contrats d’assurance vie : Comment les assureurs investissent l’argent des épargnants en fonds euros ? Qui a t’il dans les fonds euros ? Et surtout, quelles sont les différences entre les fonds euros classiques, les fonds euro-croissance, les fonds euros immobilier ou les fonds euros dynamiques ? 

Cette analyse est fondamentale. En effet, sur les 1600 milliards d’euros placés en Assurance vie, les fonds euros représentent près de 1300 milliards d’euros. Comme nous vous le détaillons dans notre nouveau livre « Assurance vie et gestion de patrimoine« , les fonds euros, c’est 83% des encours en assurance-vie !

Goodvalueformoney nous propose une analyse exhaustive dans sa dernière étude. Voici le détail de la composition des différents fonds euros classique et des fonds Euro-croissance.

Je fais volontairement l’impasse sur la composition des fonds euros immobilier et des fonds euros dynamique dont la construction interdit une généralisation à tous les épargnants. Les fonds euros immobiliers sont une niche qui se referment progressivement et qui sont trop utilisés pour attirer les épargnants et encourager l’investissement en parallèle en unité de compte.

 

 

Les fonds euros classiques.

Ce sont les fonds euros historiques qui représentent encore la très grande majorité des encours. Le rendement des fonds euros classique ne cesse de baisser et vous allez comprendre pourquoi cette baisse est normale au regard de la composition du fonds euros. En 2017, le taux de redement moyen est estimé à 1.80% contre 4.25% en 2007 !

La baisse du rendement est vertigineuse et pourrait devenir catastrophique au fur et à mesure de la généralisation des taux d’intérêt négatif (cf »En 2019, l’euthanasie des épargnants en fonds euros d’assurance-vie va s’accélérer ! »)

 

Quelle est la composition des fonds euros classiques ?

Le fonds euros classique est composé à hauteur de :

  • 80.78% en obligations, dont obligations d’état : 42.10% et obligation d’entreprise : 57.9%

(Prudence sur l’analyse de cette répartition entre « obligation d’état et obligation d’entreprise ». En effet, une analyse rigoureuse de la partie « obligation d’entreprise » révèle parfois des surprises. En effet, dans la partie « entreprise », les compagnies d’assurance vie investissent beaucoup (surement beaucoup trop) dans les obligations TSR des banques ! Bref, on achète des obligations émises par les banques (dont on connait la fragilité dans un contexte de remontée des taux d’intérêt). Cette prise de risque me semble majeur et surtout concentrée sur les épargnants qui pourrait payer cher la mauvaise gestion des banques – Nous analysons tout cela dans notre livre « Assurance vie et gestion de patrimoine« .

Il est surprenant de constater que la part des obligations d’état baisse entre 2016 et 2017. Fin 2016, 63% de la poche obligataire était placée en titre d’obligation d’entreprises. Fin 2017, la part en obligation d’entreprise a baissé à 57.9% au profit d’investissement dans des obligations d’état malgré une baisse de rendement.
De même, la part des obligations à taux fixe (vs taux variables) est passé de 83.7% à fin 2016 à 87% à fin 2017. Faut il croire que les gestionnaires des fonds euros ne croient plus au retour de l’inflation ?

 

  • 8.59% en actions ; En 2016, la part du fonds euros classique en action était de 8.10%.
  • 6.43% en immobilier ; En 2016, la part du fonds euros classique en immobilier était de 5.60%
  • 1.95% en monétaire ;
  • 0.26% en produit structurés ;
  • 0.24% en gestion alternative ;

 

Les fonds euro-croissance

L’euro-croissance, c’est la nouvelle génération de fonds euros ! Le fonds euros qui devrait progressivement remplacer les fonds euros classique présenté ci avant.

Le fonds euro-croissance est un fonds euros qui remplace la garantie du capital à tout moment, par une garantie du capital à une échéance fixée librement entre la compagnie d’assurance vie et le souscripteur du contrat Euro-croissance. Résultat, le gestionnaire peut investir l’épargne des assurés de manière plus optimale afin de générer un meilleur rendement à long terme.

 

 

Quelle est la composition du fonds euro-croissance ?

Dans le prolongement de cet article important « Assurance vie : Quelle est la composition des contrats Eurocroissance ? », voici la composition des fonds euro-croissance à la fin de l’année 2017 :

  • Obligations : 69.45% dont 77.3% d’obligation d’état et 22.7% d’obligation d’entreprise ;
  • Actions : 24.50% ;
  • Immobilier : 3.77% ;
  • Monétaire : 0.88% ;

Cette répartition de l’épargne est vraiment satisfaisante et de nature à délivrer un rendement attrayant à long terme; L’espoir de rendement ne peut être que meilleur qu’un fonds euros classique dont la part en action n’est que de 8% !

 

 

La composition du fonds euro-croissance de l’AFER :

 

 

La composition du fonds eurocroissance CARDIFF BNP :

 

 

La composition du fonds eurocroissance Générali :

 

 

Composition du fonds euro-croissance PREDICA -Crédit Agricole




19 Comments

  1. Il peut également être effectuée l’analyse suivante en considérant d’une part, l’écart (appelé ci-après E) entre le rendement brut et le taux moyen servi net de frais représentant les frais de gestion ainsi que les « performances mises de côté » en vue d’être distribuées par la suite et d’autre part, le poids (appelé ci-après P) que cet écart représente dans le rendement brut financier de l’actif général.
    2007: E=0.83% et P=16.34%
    2008: E=0.45% et P=9.80%
    2009: E=0.49% et P=11.53%
    2010: E=0.80% et P=18.60%
    2011: E=0.39% et P=11.08%
    2012: E=0.89% et P=22.76%
    2013: E=0.96% et P=24.94%
    2014: E=0.89% et P=24.79%
    2015: E=1.15% et P=32.21%
    2016: E=1.28% et P=39.63%
    2017: E=1.34% et P=42.68%

    Par conséquent, précédemment, soit jusqu’à l’année 2012 environ, de 80% à 90% de la performance du rendement financier brut de l’actif général était distribué « immédiatement » à l’épargnant contre moins de 60% aujourd’hui…

    Les frais de gestion et les « performances mises de côté » étaient inférieurs à 0.90% jusqu’en 1992 et croissent désormais régulièrement pour atteindre en 2017 1.34%.

    Conclusion certes hâtive: les fonds des épargnants détenus sur des supports en euros servent de plus en plus prioritairement à rémunérer les compagnies d’assurance et autre industrie financière, quitte à ne plus distribuer qu’une portion minime de la performance générée avec les mêmes fonds des épargnants.

    • Oui, car le véritable sujet est : Les épargnants bénéficieront ils un jour de ces rendement « mis de côté » ?

      • La communauté des épargnants bénéficiera au minimum de 90% de ces montants au plus tard 8 ans après leur mise en provision pour participation aux excédents. C’est ce qu’impose la réglementation !

        Il est trompeur de faire croire, comme semble le faire Sénèque au-dessus, que les assureurs se mettent le tout dans la poche. C’est beaucoup plus simple pour eux de faire des UC pour cela !

        C’est d’autant plus trompeur que tout pousse les assureurs à mettre en provision pour participation aux excédents : les régulateurs (ACPR, Banque de France, AEAPP, HCSF), le gouvernement, l’environnement macro-économique avec la crainte de la remontée des taux, etc.

        Les frais n’ont jamais été aussi bas sur les contrats d’assurance-vie, notamment avec la quasi-disparition des frais d’entrée, qui ne sont pas pris en compte dans les graphiques mais obèrent le rendement réel des versements bruts des assurés !

        • Il est évident que le rapport énergie-temps-moyen-contrainte pour gérer des UC avec 1% facturés en moyenne de frais de gestion est plus intéressant que de prélever 0.60% à 0.90% avec un mix énergie-temps-moyen-contrainte bien plus élevé. D’ailleurs, 1% est d’ailleurs fort bien généreux au regard du travail, mais bon, là c’est un autre sujet…

          Sur les frais d’entrée, no comment, ceux-ci servent quasi intégralement à rémunérer les distributeurs et non les gestionnaires des supports en euros donc, de mon point de vue pas forcément en lien avec le sujet relatif à la performance annuelle et la part reversée réellement et effectivement à l’épargnant.

          Je ne vois par ailleurs pas en quoi mon raisonnement est trompeur au regard des chiffres utilisés et mis en rapport. Je suis en accord que cela ne va pas exclusivement que « dans les poches » des assureurs…néanmoins, si cela est prélevé par exemple pour satisfaire aux exigences réglementaires, je ne vois pas dès lors pourquoi les assureurs sont vent debout contre la réglementation dont le coût serait alors principalement reporté sur l’épargnant ?
          A suivre votre raisonnement, cela signifie donc que par exemple, lors d’une année où le rendement brut financier sera de 0% avec des frais de gestion de 0.60% soit donc une performance avant retraitement de -0.60% que les assureurs vont prélever 1.60% sur ces excédents « isolés » de sorte à délivrer 1% aux épargnants ? J’attends de voir la survenance de cet évènement et sa gestion selon les canons théoriques actuels pour manger alors mon chapeau en constatant que les performances passées non délivrées seront redistribuées aux épargnants pour pallier à la survenance du risque d’une performance négative (à titre personnel, j’ai un très gros doute, mais bon).

          • Les frais d’entrée servent :
            – à rémunérer la compagnie d’assurance
            – à rémunérer d’éventuels intermédiaires
            – à objectiver le conseil : commissions de 12% en immobilier de 3% en assurance-vie, si on passe à 0% le conseil devient exclusivement immobilier (volume moyen plus important)
            – à rappeler au souscripteur qu’il investit sur du long terme
            – à éviter certaines pratiques de certains assureurs : par exemple prendre 50% de la performance de fonds UC pour se rémunérer
            – à consolider le bilan
            – à donner une motivation pour assurer le suivi de contrats.
            Si sur l’assurance-vie je ne propose que des contrats à 0%, cela signifie que mon travail n’a aucune valeur, que j’enrichis une compagnie d’assurance à laquelle je ne pourrai pas reprocher la qualité de la gestion. Par ailleurs, si je veux vivre dans ces conditions je ferais mieux de me transformer en agent immobilier ou d’aller travailler dans une entreprise sérieuse donc fini le conseil indépendant.

    • Il y a une toute petite nuance à apporter à votre propos. Une bonne partie de la somme qui n’est pas distribuée aux assurés est tout simplement mise en réserve depuis 2012 par les asssureurs. Ils anticipent depuis cette année-là un effondrement des rendements sur le support euro voire un risque pour la compagnie d’assurance et par ricochet un risque pour l’épargnant. Il ne s’agit donc que d’une mesure de prudence. Ces sommes sont bien destinées à la distribution une fois que le risque anticipé se réalisera.

  2. Bonjour,
    Je pensais que les fonds euros étaient essentiellement composés d’obligations et notamment souveraines. Je constate qu’il n’en est rien et que cette composante est elle-même composée de ces obligations (souveraines et corporates) mais aussi d’actions, d’immobilier, …
    En définitive, le fait que les français privilégient les fonds euros (+ de 80%) ne signifie donc pas qu’ils n’investissent pas dans des actions au travers de leurs fonds euros. A moins qu’il n’y ait une différence entre les actions détenues dans les fonds euros et celles figurant dans les unité de compte ?

    • Non, ce sont les mêmes 😉 Sauf que dans un fonds euros, l’assureur est garant du capital et assumera les conséquences d’un krach (il devra prendre dans ces fonds propres pour renflouer le capital)

      Alors que dans les unités de comptes … c’est l’épargnant qui assume et l’assureur qui encaisse les frais de gestion 😉

      Vous comprenez mieux pourquoi les assureurs préfèrent vendre des unités de compte et n’aiment pas l’eurocroissance.

  3. Oui je pense comprendre 🙂

  4. « (les banques) dont on connait la fragilité dans un contexte de remontée des taux d’intérêt »
    La remontée des taux est une bonne chose pour les banques. Regardez aux Etats-Unis comment les profits des banques augmentent depuis 2-3 ans. Le profit des banques est determine par la pente des taux (elles empruntent court, prêtent long) donc plus c’est pentu, mieux elles se portent !

    Plus fondamentalement, il est difficile de rémunérer les épargnants quand la France emprunte a 0.80% a 10 ans. On peut s’en plaindre ou on peut aussi considérer que l’excès d’épargne est une consequence des inégalités salariales croissantes dont les CSP+ beneficient. Que cet excès d’épargne est une cause importante du manque de consommation/faible croissance depuis 10 ans et que donc ce n’est pas une mauvaise chose que les rendements reels soit négatifs afin de renflouer les Etats et d’encourager a la consommation.

    • Avant de vous exprimer, dites d’abord de quelle théorie économique vous vous revendiquez.
      L’économie n’étant pas une science exacte, ou plutôt ne l’étant qu’a posteriori (et encore), toute théorie économique est par essence fallacieuse.
      Seuls comptent les objectifs fixés et les moyens mis en oeuvre pour les atteindre (et oui même en matière d’économie).

      • Je ne me revendique de rien si ce n’est du bon sens et de réalisme.
        L’économie n’est pas une science exacte, ce n’est pas une science tout court, je passe mon temps à critiquer les économistes car ils ont oublié que la mission première est d’améliorer le bien être de la population plutôt qu’une course en avant qui ne bénéficie qu’à une petite minorité (dont je fais parti).

        Il n’y a aucune notion économique dans mon message :
        – Les inégalités de salaire augmente, c’est un fait
        – La propension marginale a consommer d’un riche est supérieure à celle d’un pauvre, c’est un fait
        – La faible inflation du prix des biens de consommation et la forte inflation du prix des actifs est un fait
        – Le faible rendement de l’épargne, inférieure a l’inflation, impacte principalement les classes moyennes et supérieurs plutôt que les classes populaires
        – Les États peuvent se désendetter soit par l’inflation (solution espérée après 2009 mais ça n’est jamais reparti), soit par par le défaut (meilleure solution à mes yeux) soit par des taux reels négatifs (c’est lent mais ça marche)

        Pourquoi vouloir mettre de la théorie partout alors que les faits sont simples et clairs ?

        Sur la situation spécifique de la France et de l’assurance vie, les 45ans+ sont les plus gros détenteurs. Or, le déficit actuel de la France est du a une accumulation de déficit depuis les années 1970. Ces générations ont bénéficie d’un taux de chômage bas, d’immobilier pas cher et aujourd’hui de retraite parmi les plus généreuses du monde occidental. Il est donc normal qu’ils participent aujourd’hui via des taux réels négatifs plutôt que la génération 15-35 qui a un taux de chômage élevé, un immobilier hors de prix et des faibles perspective de retraite.

        • Merci pour ce commentaire de bon sens … Finalement, les choses ne sont pas compliquées.

          Juste un doute sur cette phrase « La propension marginale a consommer d’un riche est supérieure à celle d’un pauvre, c’est un fait ».

          Une personne qui ne pourrait assouvir ses besoins pas manque de ressources n’aurait il pas une propension à consommer supérieure en cas d’augmentation de son revenu ? Alors que lorsque vos besoins sont d’ores et déjà satisfaits, que faire d’une augmentation de vos revenus ?

          • Je voulais dire l’inverse bien sur, erreur de ma part 🙂

            C’est ma principale critique de la politique de Sarkozy en 2007. Oui les impôts des riches étaient trop élevés mais les diminuer n’a pas relance l’économie.

            De la même manière, il vaut mieux rogner sur les retraites que sur les salaires de 15-45 ans aujourd’hui. Nous sommes un des seuls pays au monde ou les retraites sont plus riches que les actifs !

            • Sarkozy était aussi arrivé au mauvais moment. Nous étions en pleine crise des subprimes. Là où je ne vous suivrai pas c’est que vous dites que la fiscalité permet de relancer ou non l’économie. Or, le lien de causalité entre la fiscalité et la marche d’une économie n’est jamais direct ou alors cela s’appelle une subvention de l’état donc une dépense par exemple : le CICE.
              La fiscalité peut créer des conditions favorables à l’économie, mais les effets visibles ne peuvent être envisagés qu’à long terme. En effet, la confiance ne se gagne pas en 1 an ni même en 5. En gros, au moment où on aurait dû avoir les premiers effets bénéfiques de la loi de 2006, Hollande est arrivé et a tout défait.
              Non seulement il a créé des conditions défavorables à l’économie (subventions de l’état pour l’emploi privé et public, concentration de l’IR sur 47% des ménages, il a rendu inefficiente la circulation du patrimoine entre les générations, d’où le sentiment grandissant de déclassement d’une partie de la classe moyenne), mais en plus il a envoyé le message très négatif de l’instabilité fiscale perpétuelle, en utilisant à outrance la rétroactivité des lois de finances rectificatives.
              Les conditions d’une économie stable et solide sont donc défavorisées par la fiscalité.
              Cependant, seuls les acteurs de l’économie peuvent véritablement relancer l’économie à condition toutefois que le contexte législatif et fiscal leur soit favorable. Ici le lien de causalité est direct.
              Résultat : on a vu sous le mandat Hollande que nombre de pays européens ont connu une croissance correcte pendant que la croissance en France ne décollait pas. La courbe du chômage ne s’est donc jamais inversée, elle a même continué sa course. L’endettement de la France a continué à grimper alors que le pays emprunte à des taux négatifs (en gros la France est payée pour prendre de l’argent). Le nombre de pauvre a augmenté.
              En somme, tout est question de confiance.
              Peut-on avoir confiance en la France? En l’Europe?
              La réponse semble s’orienter vers le non.

              • Ce que je dis est très simple:
                – Vous diminuez les impôts d’un riche de 1000e, il va épargner ou dépenser ça en voitures étrangères, high tech…
                – Vous diminuez les impôts de 10 familles populaires de 100e, ils vont dépenser en bouffe, vacances en France ect…

                Bref, vous voyez la différence direct pour relancer l’économie?
                Je ne dis pas que les impôts des riches (je paie moi-même 48%) ne doit pas être diminuer a long terme mais quand l’effet recherche est la relance économique, il faut mieux baisser celui des pauvres d’abord.

                • C’est ce qu’a fait Hollande, on est passé de 60% à 47% de foyers imposables. L’économie n’a pas bougé.
                  Il y a surement des paramètres dont vous n’avez pas tenu compte comme par exemple le fait pour 100000 personnes d’épargner 1000€ qui permet à X personnes de créer X emplois qui se mettront à consommer à leur tour.
                  Le retour négatif doit être pris en compte dans votre théorie.
                  Cela signifie qu’il y a un point au-delà duquel prelever de l’impôt diminue la croissance de manière durable. Cela pousse le gouvernement à subventionner l’économie (CICE, Pinel…) ce qui augmente les dépenses et pousse à augmenter les taux d’imposition.
                  C’est donc un cercle vicieux.

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