Avant 2003, l’environnement législatif n’empêchait pas le développement du phénomène des contrats d’assurance vie non réclamés. Les assureurs pouvaient être confrontés à de nombreux problèmes pratiques pour respecter les volontés des assurés. Ils étaient difficilement informés des décès. La législation ne facilitait pas l’identification et/ou la localisation des bénéficiaires.

Enfin, les assurés ou leurs bénéficiaires ne disposaient pas des moyens de faire valoir leurs droits. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’un stock de contrats non réclamés ait pu se constituer. Conscients de ce problème, les pouvoirs publics ont procédé à différentes réformes
entre 2003 et décembre 2007 :

Depuis 2005, toute personne peut demander à être informée de l’existence d’une stipulation effectuée à son bénéfice par une personne dont elle apporte la preuve du décès.

Avec la loi du 17 décembre 2007, la France s’est dotée d’un arsenal complet de
mesures visant à réduire massivement et rapidement l’ampleur du phénomène :

  • Les assureurs ont désormais l’obligation de s’informer du décès éventuel de leurs assurés.
  • Pour y parvenir, ils sont autorisés et tenus de consulter le Répertoire National d’Identification des Personnes Privées (RNIPP) qui recense les décès.
  • Ils ont également l’obligation de rechercher les bénéficiaires et de les informer de la stipulation dès qu’ils ont connaissance du décès.
  • L’assureur a en outre l’obligation de rémunérer le capital garanti pendant la période de recherche des bénéficiaires et est incité à verser rapidement ce capital dès que le bénéficiaire a été identifié.
  • Enfin, la réforme de la clause bénéficiaire permet à tout assuré d’informer son bénéficiaire de la stipulation, sans courir le risque d’une acceptation à son insu ou contre son gré.

Etant par nature impossible à quantifier précisément, le phénomène fait l’objet de débats sur son ampleur. Une société de recherches de bénéficiaires évoque un montant de plus de 5 Mds EUR en 2009. La méthode de calcul est utile mais très approximative.

Elle ne peut par ailleurs donner aucune indication sur l’évolution dans le temps du phénomène. A cet égard, elle ne permet pas de détecter l’impact des réponses apportées notamment en 2005 et 2007 par les pouvoirs publics.

Les enquêtes FFSA, qui s’appuient sur une analyse des bases clients des assureurs,
indiquent pour leur part une réduction du phénomène, avec un encours de contrats non réclamés estimé à 700 millions EUR en 2009 contre 950 millions EUR en 2006.

lbp

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