La loi fiscale est complexe, il y a le principe, puis les exceptions, le droit commun, puis les niches fiscales. A chaque fois le raisonnement est le même : Un avantage fiscal n’est JAMAIS octroyé gratuitement pour faire plaisir au contribuable ! La création d’une niche fiscale répond TOUJOURS à la volonté d’agir par l’impôt sur le comportement individuel du contribuable. 

– Le crédit d’impôt octroyé pour les services à la personne répond à une lutte contre le travail au noir ;

– La réduction d’impôt PINEL permet d’encourager l’investissement immobilier neuf pour personne dont les revenus sont limités. Le contribuable contribue à construire des immeubles neufs et permet à l’état de ce dégager de cette charge financière lourde. La réduction d’impôt PINEL permet de transférer la charge de la construction de logements sociaux sur les investisseurs privés ;

– Le PEA (plan d’épargne en action) vise à encourager l’actionnariat long terme en action de sociétés de la zone euro.

– … Bref, aucun avantage fiscal n’est gratuit ! Une niche fiscale trouve toujours sa source dans la volonté d’agir sur le comportement individuel du contribuable pour satisfaire l’intérêt général fixé par le gouvernement en place. 

 

 

L’assurance vie, la plus grande niche fiscale de France

Parmi toutes les niches fiscales, le régime dérogatoire de l’assurance vie ne fait plus aucun doute :

Exonération de l’impôt sur le revenu des profits annuels réalisés par le contribuable, et imposition des plus-values uniquement lorsque l’épargnant souhaite disposer de son épargne (taxation en cas de rachat uniquement) ;

– Le taux d’imposition de rachat particulièrement attrayant et fonction de l’antériorité fiscale du contrat d’assurance vie (35% avant 4 ans, 15% entre 4 ans et 8 ans, puis 7.50% après 8 ans). Après 4 ans d’antériorité fiscale du contrat d’assurance vie, le taux d’imposition et particulièrement attrayant et très largement inférieur à la tranche marginale d’imposition du contribuable qui peut atteindre jusqu’à 45% lorsqu’il s’agit de l’imposition des revenus du travail.

Transmission du capital investi dans le contrat d’assurance vie réalisée dans des conditions fiscales particulièrement favorables avec un abattement qui peut atteindre 152500€ par souscripteur du contrat d’assurance vie et par bénéficiaire. Au delà de cet abattement, le taux de taxation de la transmission du capital est plafonné à 20% jusqu’à 700 000€ (par souscripteur et par bénéficiaire) puis 31.25% au delà. Ces taux de taxation de la transmission du capital sont très favorable au contribuable au regard du barème des droits de succession dont la tranche marginale peut atteindre 45% :

Montant taxable après abattement
Tarif applicable
 Barème applicable
N’excédant pas 8 072 € 5 %
Comprise entre 8 072 € et 12 109 € 10 %
Comprise entre 12 109 € et 15 932 € 15 %
Comprise entre 15 932 € et 552 324 € 20 %
Comprise entre 552 324 € et 902 838 € 30 %
Comprise entre 902 838 € et 1 805 677 € 40 %
Supérieure à 1 805 677 €  45 %

 

Aujourd’hui en France, l’assurance vie c’est une encours de plus de 1 600 000 000 000€ (1600 milliards d’euros), cela représente plus de 40% de l’épargne financière des Français. Il est certain qu’avec de tels chiffres, l’assurance vie aspire la quasi-intégralité de l’épargne des Français et cela au dépend des autres classes d’actif (action, private équity, ….).

Dans un pays annoncé comme étant un enfer fiscal pour les patrimoines, 40% de l’épargne des contribuables est investie dans une énorme niche fiscale qui leur permet de ne pas (ou presque) payer d’impôt sur le revenu, ni d’impôt sur la transmission du capital aux bénéficiaires. Peut on encore parler d’enfer fiscal dans ces conditions ? Ma réponse vous la connaissez tous : « Non, La France n’est pas un enfer fiscal pour les patrimoines. » et « Stop aux mensonges : Non, l’épargne n’est pas trop imposée en France !« 

 

 

Quel est l’intérêt général poursuivi par avantages fiscaux octroyés à l’assurance vie ? Pourquoi de tels avantages fiscaux pour l’assurance vie ?

Pour reprendre la base de mon raisonnement initial qui veut qu’aucun avantage fiscal ne soit gratuit et que la raison d’être d’une niche fiscale est la volonté d’agir sur le comportement individuel pour satisfaire l’intérêt général, interrogeons nous sur les objectifs poursuivis par les avantages fiscaux octroyés à l’assurance vie.

 

L’assurance vie, c’est le financement de la dette de l’état Français…. FAUX

Certains vous expliqueront que l’assurance vie est indispensable pour le financement de la dette abyssale d’un état Français incapable de réduire sa dette. Sauf que cet argument n’est plus valable. L’assurance vie ne finance plus la dette de l’état France :

– 70% de la dette de la France est détenue par des non-résidents ; En 1993, les non-résidents ne détenaient que -+ 32% de la dette de l’état Français. Ils en détiennent aujourd’hui plus de 70%.

– Les compagnies d’assurance vie ne détiennent que 20% de la dette de l’état ; Les 1 600 milliards d’euros ne sont investis qu’à hauteur de 20% en dette d’état Français (cf « L’assurance vie ne finance pas (plus) la dette de la France« )

– Les fonds euros des contrats d’assurance vie investissent de plus en plus dans la dette d’entreprise et principalement dans la dette des banques Française (cf »Saviez vous que votre assurance-vie finançait de plus en plus les banques et assurances ?« ) ;

– Et surtout, les compagnies d’assurance vie se désengagent du fonds euros et orientent de plus en plus l’épargne des Français vers les unités de compte et l’investissement sur les marchés financiers (cf »Les compagnies d’assurance vie n’aiment pas l’euro-croissance et préfèrent les unités de compte ! et Des compagnies d’assurance vie interdisent d’investir en fonds euros ! Faut il céder au chantage ?).

 

A l’excès, croyez vous qu’il soit cohérent d’octroyer des avantages fiscaux incroyablement élevés pour encourager l’investissement sur les marchés financier ? Est ce cela la recherche de la satisfaction de l’intérêt général ?

Ne croyez vous pas que ces impôts non perçus pourraient avoir une meilleure utilité si les niches fiscales étaient accordés à d’autres secteurs de l’économie tel que le crowdfunding par exemple ? 

En deux mots, pourquoi continuer à encourager l’investissement en assurance vie par des avantages fiscaux particulièrement élevés au regard de l’imposition des autres placements ? 40% de l’épargne des Français bénéficie d’une énorme niche fiscale et les 60% qui n’y sont pas investis subissent une fiscalité très lourde (pour compenser le manque à gagner non perçu sur l’assurance vie ?)… Et oui, quand l’impôt n’est perçu que sur 60% d’une masse, le taux d’imposition doit être très élevé pour assurer un même niveau de collecte.

 

 

Et vous comment expliquez vous les avantages fiscaux accordés à l’assurance vie ? Quel est l’intérêt général poursuivi au travers de l’assurance vie ?

A défaut de raison valable … vous conviendrez alors de l’extrême fragilité de ces avantages fiscaux !




42 Comments

  1. sylvestre says:

    bonjour Guillaume

    En regard des avantages certains que procurent l’assurance vie comme vous le décrivez, il faudrait aussi préciser de même les risques encourus par les souscripteurs:
    -bloquage des fonds des épargnants à tout moment(Sapin II)
    -risque de fonds errants en cas d’accidents familiaux ou d’évènements catastrophiques
    -risque de faillite de compagnies d’assurance vie en cas de remontée forte des taux et ce n’est pas le ridicule montant du fond de garantie qui pourra éponger les pertes des épargnants.
    -risque de faillite de l’état français en cas d’explosion de notre dette comme ce qui est survenu en Argentine avec spoliation de l’épargne
    -risque de voir le montant de nos retraites fondre comme neige au soleil…..avec une épargne non garantie

    il faut donc à tout moment être capable de faire un bilan risques/avantages et agir en conséquence préventivement

    • Oui, mais là n’est pas le débat autour ds risques de l’assurance vie… mais seulement de trouver une justification aux avantages fiscaux très élevés. Nous avions déjà rédigé un article sur ce ratio avantages fiscaux / risques (cf « Les avantages fiscaux de l’assurance vie sont il suffisants au regard des risques et inconvénients toujours plus élevés ? » https://www.leblogpatrimoine.com/assurance-vie/les-avantages-fiscaux-de-lassurance-vie-sont-il-suffisants-au-regard-des-risques-et-inconvenients-toujours-plus-eleves.html ).

      Mon sujet est le suivant : En concentrant l’ensemble des avantages fiscaux sur l’assurance vie, on prive les autres actifs d’avantages fiscaux !

      Ne serait il pas préférable d’appliquer un taux moyen plus faible à 100% de l’épargne plutôt que d’appliquer un taux proche de 0% pour 40% de l’épargne et un taux confiscatoire pour les 60% restants ?

      • sylvestre says:

        Pour une fois que l’on a une fiscalité stable sur un placement de longue durée dans ce pays, de grâce qu’on ne les change pas

    • Risque de conflit nucléaire…disparition de la planète dans un trou noir… effectivement tout peut être envisagé mais il faut raison garder!

      • sylvestre says:

        Les exemples des faillites retentissantes de Leihmann brothers et de B Madoff ont été effectivement des trous noirs pour les économies des épargnants qui leurs faisaient confiance sans se préoccuper des risques encourus!!

  2. Pour moi, tout est fait pour détourner l’épargnant des biens tangibles : l’immobilier ?une fiscalité assommante, des conditions de location dissuasives pour le bailleur, etc … l’ achat (et vente) de métaux précieux ? hypercontrôlé et hyper taxé.. L’assurance vie est une manne pour centraliser ses liquidités, peut important le support, ce sont des liquidités réquisitionables à l’envie et maintenant très facilement grâce à Ficovie…
    Mettre ses billets sous le matelas ? gare au feu, aux cambrioleurs et …à la validité des billets …bref, pour ma part, je pense que celui qui doit vivre de son épargne peut se faire du souci.
    Il est loin, le temps de l’insouciance…

    • Bonjour,
      je suis bien d’accord avec vous et la question que je me pose est comment conserver le capital acquis depuis des générations avec tout ce que nous ponctionne l’état au travers de toutes les taxes et impôts divers et variés. Si parmi vos lecteurs quelqu’un connaît la réponse ,,,

      • Vous avez raison en disant « conserver son capital », donc s’il est placé c’est normal qu’il soit conservé mais non augmenté.

      • De grâce, la fiscalité IR ne s’applique que sur les gains !

        • Patrick D says:

          Mais l’ISF s’applique sur le capital !

          • Avec des solutions d’investissement permettant de fortement diminuer la facture et router l’épargne vers les entreprises notamment. Et la France accuse , là aussi, un retard considérable.

            • Patrick D says:

              Alors l’impôt serait injuste (et contre producteur avec les exilés fiscaux ) mais il serait utile avec de l’argent apporté aux entreprises ?
              Pitié ! Supprimmons l’ISF et mettons en place un système de placements pour aider les entreprises conne le livret A pour les HLM !
              Et cessons de prendre les investisseurs pour des imbéciles qu’il faut contraindre pour les obliger à investir.

  3. Sauf erreur de ma part l’assurance vie n’est pas taxée à 0 % commme le dit à tort M Fonteneau mais , au terme de 8 ans, à 22,5 % ( 15,5 %de prélévements sociaux et 7,5 % d’irpp)
    Par ailleurs , pour échapper à la confiscation qu’annonce la loi Sapin 2 , il n’existe à ma connaissance que la solution des assurances vies au Luxembourg.
    Compte tenu de l’endettement de la France (100 % du PIB) l’Etat ne pourra supporter la prochaine hausse des taux. La solution sera de reéchelonner l’assurance vie, pratique bien Française depuis Phillippe le Bel.

    • sylvestre says:

      d’autant plus que les prélèvements sociaux(CSG/CRDS) n’ont cessé d’augmenter depuis des années et peuvent mêmes s’appliquer rétroactivement….Pour mémoire ils étaient de 0,5% en 1996.
      Une fois le prélèvement à la source mis en place le contribuable peut s’attendre au pire avec les prochaines réformes fiscales futures.

  4. Patrick D says:

    Quelques réflexions personelles :
    _ L’assurance vie paye effectivement 15,5 % de CSG sur les revenus tous les ans + (35 à 7,5 % avec les rachats). Ce n’est pas négligeable.
    _ Guillaume a encore oublié l’ISF dans les paiements annuels : 35.690 € par exemple pour une AV de 5.000.000 €. Si celle-ci rapporte 2% par an, cela fait une imposition de 36 % + 15,5 % de CSG … Peut-on appeler cela un paradis fiscal ?
    _ Je pense que si nous n’avions pas un tel « matelas » en AV, la France ne serait pas aussi bien classé et paierait beaucoup plus cher ses emprunts. Cela pourrait entrainer une spirale économique catastrophique pour tous les français.

    • Le problème n’est pas les recettes fiscales tant que nous avons ce niveau de dépenses. Il faut bien assurer notre statut d’état « providence « !

      • Patrick D says:

        Et dépouiller 50 % des français pour assurer la providence aux 50 % restant ne vous pose pas de problèmes ?

        • Si mais nous n’y pouvons rien nous vivons en démocratie

        • C’est le modèle que nous avons choisi. On peut le regretter mais faire marche arrière s’avère impossible.

          • Patrick D says:

            Le problème, c’est que les 50 % qui payent vont avoir tendance à partir alors que les 50 % qui ne payent pas vont avoir tendance à venir des autres pays.
            Quand nous serons à 40/60, puiis à 30/70, nous ferons quoi ?

  5. Comme vous l’indiquez:

    – dans un premier temps, elle a servi à financer la hausse importante de l’endettement des Etats, sauf que dorénavant, la BCE a pris le relais avec ses QE qui « consiste à racheter des dettes souveraines, des obligations d’États à long terme, à 7 ans ou 10 ans, sur les marchés » (cf. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/22/20002-20150122ARTFIG00007-bce-le-rachat-de-dettes-d-etat-pour-les-nuls.php). Du coup, en l’absence de rendement, aucun intérêt à détenir ces dettes souveraines et comme on les rachète…,

    – dans un second temps, comme le marché interbancaire est mort depuis 2007-2008, les institutions financières ont besoin de financement. Or, quel poste de titres de créance a le plus augmenté dans le portefeuille des assureurs jusqu’à représenter à ce jour 32% par exemple pour Spirica (cf. https://www.spirica.fr/wp-content/uploads/2016/08/1-Spirica_Reporting_Fonds_Euro_Gnral-31-12-2015.pdf) ? les dettes émises par le secteur financier…

    cela rejoint de précédents propos que je tenais sur votre blog et qui rejoignent le titre de votre article ? pourquoi de tels avantages pour cette enveloppe juridique de détention d’épargne ?

  6. wanapatri says:

    Les fonds euros des contrats d’assurance vie investissent de plus en plus dans la dette d’entreprise et principalement dans la dette des banques Française (cf »Saviez vous que votre assurance-vie finançait de plus en plus les banques et assurances ?« ) ;

    La voila la raison de ces « cadeaux fiscaux » !!
    Le couple incestueux Etat/ Banque …Il faut que l’on privatise les profits et que les dettes soient publiques, comme d’ habitude.

    Je suis plus que surpris que l’ AV en Fds Euros ne soit investie qu’ à hauteur de 20 pour cents en dette d’ Etat…car la fraction détenue par les étrangers n’est que des deux tiers environ.

  7. Les avantages fiscaux liés à l’AV n’ont jamais été justifiés.

    Ma position est claire sur ce sujet, en cohérence avec mes 3S: il faut revoir complètement le système d’imposition en France, avec comme base la suppression de tous ces avantages qui (nous) coûtent des fortunes, au profit de minorités/favorisés.

    L’AV est un placement. Les revenus tirés de ce placement ne peuvent dépasser la richesse produite.
    Le reste c’est du blabla.

  8. Laissons ses avantages à ce placement assez sécurisé qui a su intéresser la plupart des Français, surement à raison, mais cherchons d’autres formes de placements sans trop de risques et appliquons de nouveaux avantages fiscaux pour faciliter la collecte.
    Pourquoi des avantages fiscaux? Contrairement à Ankou, je pense qu’ils sont indispensables dans un contexte de mondialisation si on ne veut pas voir la richesse Française partir à l’étranger. Les pays nettement moins imposés ne manquent pas, y compris dans les DOM! Et ils ne vivent pas moins bien que nous.
    Je serai prêt à m’expatrier si les niches fiscales disparaissaient, après revente de mes biens immobiliers et avec mes placements.

    • Sauf que l’avantage fiscal accordé à un placement… oblige au matraquage fiscal pour les autres placements. Ne croyez vous pas préférable un taux moyen d’imposition plus faible pour tous et aucune niche fiscale ?

    • Votre attachement au pays qui vous a « permis » de détenir un patrimoine tient à peu de choses…

      • Patrick D says:

        Personellement, je détiens un gros capital immobilier en France. J’y ai fais de lourds travaux et payer les charges, impôts qui vont avec. J’ai donné des logements en excellent état contre un loyer à des locataires en sachant que, en cas de conflit, je serai toujours perdant.
        Et malgré tout cela, je vois que mon pays m’écrase d’impôts, voire me méprise !
        Il me semble qu’il pourrait manifester un peu de reconaissance et il me rejette.
        Pour quel raison des personnes comme moi devrait continuer à avoir de l’attachement pour la France alors qu’elle me rejette après tout ce que je fais pour elle ?
        Dans une relation d’amitié, il faut au moins être deux !

        • Bien vu Patrick,

          Les locataires auront bien des soucis le jour où il n’y aura plus de propriétaire/bailleur comme vous car un marché où la demande (les locataires) dépasse l’offre (les bailleurs) conduit inéluctablement à la hausse des prix (logique de l’économie de marché)…

          • Parce que bien sûr, nous, propriétaires bailleurs, c’est bien le bien être de nos locataires que nous recherchons en réalisant notre investissement et à rendre service à notre pays… Soyons honnêtes, la motivation première est notre propre enrichissement.

            • « Soyons honnêtes, la motivation première est notre propre enrichissement. »

              Je suis honnête en vous répondant par la négative.
              C’est un des paramètres effectivement. Certainement pas le premier.

              Regardons les vrais investisseurs, les entrepreneurs de nouvelles pousses, et leur passion.
              Beaucoup parmi eux ne sont pas Capitalistes, c’est une seule conséquence de leur réussite via un Système Financier qui leur échappe.

            • Patrick D says:

              « Soyons honnêtes, la motivation première est notre propre enrichissement » : je suis désolé mais je ne suis absolument pas comme vous : mon objectif de bailleur est de rendre des gens heureux en leur louant un logement où ils se sentiront bien, où ils ne seront pas dérangés par des nuisances extérieures. Je répond présent dès que le moindre souçi m’est signalé. Je passe mon temps à faire de la prévention pour que les locataires s’entendent bien entre eux. Je fais l’éducation des petits jeunes qui n’ont jamais entendu parler de tri des déchets et de respect de leurs voisins !
              Et pour tout ce travail, l’argent que j’ai investi et les risques que je prends, j’estime mériter mon salaire !
              Aucun de mes locataires n’est venu me dire que mes loyers seraient trop chers et si vous aves besoin de conaitre les risques que je prends, dites le moi : je vous ferai la liste !
              Alors vous voyez, je suis très loin de rechercher l’enrichissement à tout prix, mais la fiscalité actuelle de la location est confiscatoire, l’ISF est un impôt injuste et je n’admets pas les « petites magouilles fiscales » pour pouvoir survivre dans mon propre pays !

  9. après votre avis favorable sur l’éventuelle suppression des avantages de la LMNP en directe; vous voilà maintenant favorable à une taxation des AV; auriez vous pris une carte au PS ?

    • Je n’ai pas d’idée politique ! Je ne suis qu’un observateur averti qui aime bien faire part de ses idées et réflexions.

      Et vous à votre avis, quels sont les raisons de cet avantage fiscal octroyé à l’assurance vie ? Etes vous d’accord pour massivement imposer les revenus fonciers, les comptes titres, les plus-values immobilière pour compenser l’absence d’impôt sur 40% de l’épargne financière en assurance vie ?

  10. 1-les fonds en euro sont investis sur des dettes « mondiale de pays et d’entreprises » ;c’est le jeu du tu me prêtes; je te prêtes entre pays ;les uc si c’était si facile il n’y aurait plus de fonds E de plus faut quand même garder quelques gros riches.
    2-si les pays avaient bien été gérés par des gens « propres » nous n’en serions pas là.
    3-La France n’est pas si imposée que cela………pourquoi alors plein de riches sont partis??
    4-Un changement de régime ne doit pas être rétroactif; à force plein de petit riches les suivront

  11. Mon avis sur les raisons de cet avantage fiscal octroyé à l’assurance vie :

    – C’est surtout un héritage du passé, de temps où l’avantage était d’ailleurs encore plus conséquent (mais les montants concernés bien moindres, et les % de frais perçus par les assureurs énormes), avec même un avoir fiscal pour qui déposait sur un contrat AV « associatif », et où il fallait inciter les français à l’épargne financière.
    – Ça a été raboté un peu avec le temps, mais le lobby de l’AV est suffisamment puissant (bien plus que d’autres lobby, ou disons plutôt que ces autres lobby puissants ont trouvé avantageux d’obtenir « autre chose ») pour que ce rabotage reste limité, surtout quand on le compare à l’évolution de l’imposition en dehors du cadre de l’AV. Seule (et heureuse) exception : CSG et ses associés, qui ont été appliqués à l’AV comme à tout le reste.

    Je ne suis pas d’accord pour « massivement imposer les revenus fonciers, les comptes titres, les plus-values immobilière pour compenser l’absence d’impôt sur 40% de l’épargne financière en assurance vie », même si il n’y a pas vraiment une « absence d’impôt sur 40% de l’épargne financière en assurance vie » mais plutôt une « imposition plus douce », mais …. une évolution à ce niveau ne devrait pas être brutale (prenant en traitre des contribuables ayant fait des choix de long terme sur la base d’une fiscalité qui serait modifiée du jour au lendemain) mais progressive et annoncée bien avant (des années) de porter à conséquences.

  12. Davantage d’imposition sur l’AV pour qu’il y en ait moins sur le reste, ça serait plutôt du bon sens… si ça se faisait vraiment comme ça.
    Moi je pense surtout à la part de la dette de l’Etat dans l’AV : quand elle sera vraiment basse, quel sera l’intérêt de l’Etat de maintenir une imposition aussi faible ? C’était son intérêt quand il s’en servait pour se financer, avec même des avantages sur l’IR proportionnels aux versements (années 90), mais aujourd’hui ?
    Ca ne m’étonnerait pas qu’un jour certains avantages soient réduits, qu’on le veuille ou non, mais l’Etat devra veiller à le faire doucement, car une sortie massive des capitaux de l’AV n’arrangerait pas les compagnies. On peut compter sur leur lobbying.

  13. Pourquoi l’AV bénéficie d’une fiscalité moins « matraquante » que d’autres placements?
    Comme de nombreux esprits brillants l’ont indiqué avant moi, objectivement il n’y a pas de raisons.
    Me permets juste d’avancer une intuition: l’incitation fiscale avait une justification légitime dans les années 90, époque où l’AV finançait 70% de la dette.
    Et depuis?
    … Eh bien, je crois que comme dans beaucoup de domaines, le législateur trop soucieux de sa réélection a laissé pourrir le dossier en rassemblant toute la « poussière » sous la carpette, plutôt que de risquer l’impopularité en alignant la fiscalité de l’AV sur les autres supports d’épargne.
    Dès lors, ma suggestion n’apparaîtra pas très civique, ni rationnelle: évitons de faire des vagues sur ce dossier 😉

  14. pr ergebel says:

    ne pensez vous pas que les AV ont eu ces avantages fiscaux pour une raison simple voire simpliste :
    pousser les gens à épargner à long terme pour leurs vieux jours puisque depuis longtemps on sait qu’il y aura un problème de retraites .
    c’est une excellente raison , à mon avis .

  15. Les raisons de moins taxer l’épargne / l’investissement peuvent être multiples :
    – Eviter de fiscaliser les prêts aux Etats (Français / Européen)
    – Favoriser l’investissement long dans des actifs favorisant la croissance en Europe/France
    – Aider les actifs à épargner sur le long terme pour préparer leurs vieux jours et alléger le fardeau de l’Etat sur les retraites

    Ce n’est pas facile de concilier tous ces objectifs. Prenons juste un exemple, faut-il favoriser l’investissement en actions en dehors d’Europe?
    – Non, si on veut spécficiquement aider « nos » entreprises
    – Oui, si on veut aider les actifs à avoir un portefeuille financier équilibré/performant (rendement/risque) et correctement préparer leur retraite

    Est-ce que l’AV est la meilleure enveloppe pour favoriser l’investissement à long terme? Pas plus que le PEA, qui devrait avoir les mêmes avantages fiscaux que l’AV. Pourquoi l’AV en UC n’a pas de limite géographique et en apport alors que le PEA en a ?

    Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet …

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*