A la suite d’une sollicitation d’un magazine d’information concernant l’arrêt de la commercialisation du contrat AREP, Gilles ULRICH, directeur Général de LE CONSERVATEUR, nous précise les raisons de ce changement stratégique.

En effet, arrêter la commercialisation d’un des plus anciens et plus performants contrats d’assurance vie, du jour au lendemain, mérite une explication.

Réponse :

 

Depuis plus de 20 ans nous offrons à nos clients l’un des tous meilleurs fonds en euros du marché. Ce fonds, basé sur l’actif général de notre compagnie d’assurances et maintes fois primé par la presse spécialisée, démontre la qualité et la pérennité des performances de notre gestion financière. Nous avons ainsi acquis avec le temps un fort capital confiance auprès de nos clients que nous souhaitons par dessus tout préserver en adaptant nos conseils et notre gamme aux évolutions des marchés.
S’il est exact que le contrat en euros monosupport a été le produit phare des années 80, nous pensons qu’il n’est plus adapté aux conditions de marché actuelles pour plusieurs raisons :
1.      La baisse future des rendements des fonds en euros est inéluctable compte tenu de la faiblesse des taux longs (2,6% pour le 10 ans allemand et 3% pour le français) et de l’évolution des normes réglementaires (directive Solvabilité II) qui incite à investir en dettes souveraines.
2.      Les fonds en euros n’offrent pas une protection absolue du capital en matière de pouvoir d’achat dans l’hypothèse d’une hausse significative de l’inflation à moyen terme.
3.      D’autres produits ou supports en unités de compte de notre gamme offrent à notre avis de meilleures perspectives de rentabilité. Par exemple Conservateur Opportunité dont le capital est garanti au terme et dont la performance de la première version a été plus de deux fois supérieure à celle de l’Arep depuis son lancement.
4.      Dans la forte volatilité actuelle des marchés il est souhaitable que les clients puissent arbitrer et réorienter leur épargne à leur convenance. De ce point de vue les multisupportsoffrent une souplesse nettement supérieure à celle des monosupports.

Cette réponse du Conservateur est le symbole à mon sens d’une très prochaine évolution des contrats d’assurance vie : Le temps des contrats d’assurance vie, et plus précisément des fonds euros, est révolu.
Dorénavant, les fonds euros des contrats d’assurance vie ne pourront plus être considéré comme des supports d’investissement permettant de valoriser le patrimoine. Dans le meilleur des cas, les fonds euros protégeront l’investisseur contre l’inflation.
Ainsi, il deviendra, au fur et à mesure de la baisse des rendements des fonds euros, de revoir l’ensemble des stratégies d’investissement afin d’orienter l’épargne vers des supports offrant une rentabilité à long terme plus attrayante. Tout en préservant la garantie du capital, il existe dès aujourd’hui des solutions pour mieux valoriser le rendement de l’épargne (Les fonds euros nouvelle génération, Fond
s euros diversifié
Nous avons déjà évoqué cette prochaine évolution dans plusieurs de nos articles, mais le fait que le conservateur communique clairement sur ces anticipations démontre leur imminence : Baisse des rendements des contrats d’assurance vie : Que faire ?