Dans le prolongement de cet article « Quel est l’intérêt d’un bilan patrimonial ? » dans lequel je vous détaille l’intérêt de faire un bilan patrimonial, je vous propose d’aborder la question sensible du prix du conseil en gestion de patrimoine indépendant et aller à rebours d’une pratique qui voudrait que le bilan patrimonial soit un travail gratuit.

 

Une définition de l’activité de conseil en gestion de patrimoine.

Le métier de conseil en gestion de patrimoine est un métier non réglementé qui peut être pratiqué par de très nombreux professionnels et parfois même par des professionnels d’une profession réglementée. Ainsi, notaire, expert-comptable, avocat, CIF (Conseil en Investissement Financier), agent immobilier, ou courtier en assurance peuvent proposer un service de gestion de patrimoine à leurs clients.

L’activité de conseil en gestion de patrimoine sera donc une activité accessoire et parfois complémentaire à leur activité principale. Mais attention, pour être reconnue comme activité de conseil en gestion de patrimoine, le conseil devra être global et donc dépasser le cadre de la profession exercée en principal. Par exemple, un courtier en assurance qui prétendrait proposer une activité de conseil en gestion de patrimoine devra être capable d’analyser juridiquement et financièrement l’ensemble du patrimoine de son client et ne pas se limiter à une analyse des contrats d’assurance vie.

Une définition du métier de conseil en gestion de patrimoine (CGP) pourrait être la suivante : « Est conseiller en gestion de patrimoine, le professionnel qui a pour mission une analyse globale du patrimoine des particuliers. L’analyse patrimoniale est réalisée au niveau financier, juridique et fiscal.  »

Cette analyse patrimoniale globale est un travail complexe qui requiert une compétence pluri-disciplinaire régulièrement consacrée par un diplôme universitaire en gestion de patrimoine et une bonne dose d’expérience.

 

Quelle rémunération pour le conseiller en gestion de patrimoine ?

La question de la rémunération est alors très intéressante, même si, à mon sens, elle est évidente. Dès lors que l’on revendique une mission de conseil global, objectif et indépendant, celle-ci doit être rémunérée indépendamment des autres activités pratiquées par le conseiller en gestion de patrimoine. A ce titre, la facturation d’honoraires est la seule manière de rémunérer le travail du conseil en gestion de patrimoine.

En revanche, il faut admettre que la rémunération par honoraires n’est pas la pratique majoritaire. Nombreux sont les conseils en gestion de patrimoine qui ne facturent pas cette activité car elle leur permet de développer leur activité principale de notaire, d’expert comptable, de CIF, d’agent immobilier ou encore de courtier en assurance.

Ainsi, ces professionnels proposent gratuitement ce service de bilan patrimonial et de conseil en gestion de patrimoine avec l’arrière pensée que ce travail d’analyse leur permettra de vendre :



  • Un contrat d’assurance vie pour les courtiers en assurance ;
  • Un bien immobilier pour les agents immobiliers ;
  • Des SCPI pour les CIF ;
  • Des statuts de société ou la gestion comptable des SCI pour les expert comptables ;
  • Des actes d’achat immobilier ou de donation pour les notaires ;

 

Il s’agit là d’une complémentarité intéressante entre l’activité de conseil en gestion de patrimoine et l’activité principale du conseiller en gestion de patrimoine qui pourrait être par ailleurs courtier en assurance, agent immobilier, CIF, notaire, expert-comptable ou même avocat.

Néanmoins, n’y a t’il pas lieu de s’interroger sur l’exhaustivité même du bilan patrimonial. Un professionnel qui proposerait la gratuité de son service de conseil en gestion de patrimoine dans l’idée de développer son activité principale n’aurait il pas tendance à limiter son analyse aux seules préconisations rémunératrices de son activité principale.

Assez naturellement, on peut penser qu’un courtier en assurance qui proposerait gratuitement ses services de conseil en gestion de patrimoine serait tenté de préconiser la souscription de contrat d’assurance-vie au détriment d’autres solutions juridiques ou fiscales tout aussi pertinentes.

Dans le même ordre d’idée, un notaire aura naturellement tendance à préconiser la mise en oeuvre d’actes notariés au détriment de l’assurance-vie.

Peut on alors parler d’un conseil en gestion de patrimoine comme d’un conseil global, indépendant et objectif ? Je ne crois pas.

Le conseil pourrait être, consciemment ou inconsciemment, biaisé par la raison d’être fondamentale de l’activité de gestion de patrimoine proposée gratuitement, c’est à dire par la servitude de cette dernière au profit de l’activité principale du rédacteur. 

C’est la raison pour laquelle, je crois fondamentalement que l’activité de conseil en gestion de patrimoine et le bilan patrimonial ne peuvent pas être gratuit ! La facturation d’honoraires de conseil doit être l’unique mode de rémunération d’un conseil que l’on souhaite indépendant, objectif et global.

 

Attention, aux fausses facturations d’honoraires…

La facturation par honoraires du bilan patrimonial est une condition indispensable pour espérer obtenir un conseil en gestion de patrimoine indépendant, global et objectif. Mais si elle est une indispensable, cette condition n’est pas suffisante. L’autre condition doit être exclusivité de ce mode de rémunération pour le rédacteur de l’étude.

Le rédacteur de l’étude doit être motivé par les honoraires de conseil en gestion de patrimoine et ne doit pas être tenté de préconiser des solutions patrimoniales qui seraient plus rémunératrices que la facturation du bilan patrimonial.

Par exemple un agent immobilier facturant 600€ pour un bilan patrimonial ne sera t’il pas tenté de préconiser l’investissement dans un bien immobilier sur lequel il pourrait percevoir 10 000€ de commission de vente ?

Un notaire ne sera t’il pas tenté de préconiser la réalisation d’une donation dont les émoluments seront supérieurs au 600€ du bilan patrimonial

 

C’est la raison pour laquelle, j’ai la conviction qu’au delà de la rémunération par honoraires, cette rémunération par honoraires doit être exclusive. La seule source de rémunération du conseiller doit être la fourniture du conseil et non la vente liée d’un produit ou service qu’il pourrait proposer par ailleurs.

 

 

Et vous, pensez vous qu’un bilan patrimonial « Gratuit » puisse être objectif, indépendant et global ?

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59 Comments

  1. Christian says:

    Noble idée que l’exclusivité de rémunération par honoraires, mais je doute qu’un CGP puisse en vivre dignement, malheureusement.

    • « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait », Mark Twain

    • ptitlouis says:

      Bonjour Christian

      De 10% à l’origine en 2003 nous sommes passés en 11 ans à 20% de notre CA sur honoraires.
      mais de 2015 à 2018 en 4 ans les commissions sont passées de 80 à 40% de notre Rémunération. Et en même temps notre CA a cru de 65%.

      SI c’est possible et même inévitable.

      Nous démarrons à 90€/mois et espérons bine descendre à 50€/mois bientôt.

      • Christian says:

        Inévitable, je le souhaite. Possible, oui mais avec du temps, comme vous je fais partie de ceux qui augmentent cette part d’honoraires chaque année. Mais comment un jeune diplomé peut-il s’en sortir, avec toutes les charges et contraintes, et le temps nécessaire à l’établissement d’une bonne réputation? La vente de produits restera nécessaire pour lui au début.

    • Les premiers résultats du sondage laisse à penser que -+ 80% des personnes qui ont répondu pense qu’un conseil ne peut pas être objectif, indépendant et global s’il est gratuit.

      N’expriment t’ils pas le besoin de payer pour avoir un conseil objectif, indépendant et global. C’est ma conviction !

  2. Le bon conseil ne peut-être gratuit sinon ça cache autre chose bien sûr: ventes déguisées en tous genres, assurances, habitation, Pinel ou autres… Il y a quelques années, je ne voyais pas l’intérêt de faire appel a un conseil extérieur mais aujourd’hui il faut bien admettre que c’est nécessaire, voir indispensable. Les montages deviennent de plus en plus compliqués et font appels à bon nombres de connaissances qu’il est difficile de maîtriser à moins de ne faire que ça et encore !

  3. Bouyé says:

    Bonjour Guillaume,
    N’oublions pas que l’activité de conseil est très réglementé, notamment, afin de délivrer un conseil juridique, il faut se prévaloir de la CJA.
    De plus, un conseiller fiscal ou financier doit avoir l’agrément CIF qui prévoit des obligations contractuelles importantes (Document d’entrée en relation, lettre de mission, …).
    Certes, le conseil est donné par ces professions (notaire, expert-comptable) mais un conseil en gestion de patrimoine peut être donné SI et seulement SI le conseiller détient l’agrément CIF.
    Néanmoins, je rejoint totalement l’idée des honoraires qui sont aussi un moyen de valoriser notre travail.
    Sur l’objectivité des conseillers, un système anglo-saxon serait adapté : un rétrocession
    fixe quelle que soit le support (assurance-vie, PEA, …) et quelle que soit l’allocation (fonds euros – UC). Cela éviterait des abérations avec des conseillers poussant leurs clients vers les UC … Cerise sur le gateau, transparence totale vis-à-vis du clients avec un rémunération fixe et contractuelle plutôt que des rétrocessions qui sont opaques.
    Néanmoins, toujours des articles intéressants !

    • Non, je crois que vous faites là une erreur. Un CIF n’est pas nécessairement un conseiller en gestion de patrimoine et un conseiller en gestion de patrimoine n’est pas nécessairement un CIF.

      A titre d’exemple, je ne suis pas CIF. Pourtant, je suis conseil en gestion de patrimoine.

      Ce sont deux métiers différents.

      Le statut de CIF est obligatoire pour celui qui préconise ou conseille l’investissement personnalisé sur les marchés financiers ou en SCPI.

      Nul besoin de faire ce métier de conseiller en investissement financier pour pouvoir prétendre être conseil en gestion de patrimoine.

      En revanche, un conseil en gestion de patrimoine qui ne serait pas CIF ne pourra pas prolonger son activité de conseil dans la sélection personnalisée de support d’investissement.

      Sommes nous d’accord ?

      • Donc la question est peut-on être conseiller en gestion de patrimoine sans faire de sélection d’investissement ?
        Tout comme un courtier qui ne proposerait qu’un produit ?
        Est-que le conseil n’est pas qu’un produit ?
        Ne faut il pas obligatoirement les 2 pour une approche globale ?

        • Je pense qu’il faut les deux :
          * un plan patrimonial global
          * une sélection et une adaptation de produit.

          La question initiale du texte portait sur la rémunération du conseil. Pour moi, elle est claire : *ma* rémunération à moi je l’obtiens par la recommandation de mes clients satisfaits qui témoignent que je n’ai pas cherché à leur vendre les produits que j’ai sélectionnés mais qui voient bien un conseil désintéressé 😉

        • La préconisation d’investissements sélectionnés, c’est l’exercice du métier de CIF, Courtier en assurance ou agent immobilier. Mais pas l’exercice du métier de conseiller en gestion de patrimoine.

          Dans votre hypothèse, une personne qui n’aurait aucun investissement à réaliser ne pourrait pas réaliser un bilan patrimonial. Or, ce n’est pas le cas. Une grande majorité des personnes que je conseille n’a pas d’argent à investir, pas l’envie ou le besoin de réaliser de nouveaux investissement.

          • Bonjour Guillaume,
            J’espère qu’avec le système de commentaire de wordpress vous avez mes coordonnées. Je me ferais un plaisir de continuer cette conversation avec vous 😉

            Je pense que vous confondez la lecture de ma réponse.
            Je suis d’accord avec vous, un CIF, un notaire … ne font pas forcément du conseil patrimonial. De la même façon, un CGP ne vendant pas de produit n’aura peut-être pas un accompagnement adapté aux investissements de son client.

            Un exemple concret : vous dites à votre client « vous avez besoin d’une assurance vie ». Si cette partie du plan « échoue », vous direz c’est la faute du courtier (et le courtier dira que vous avez fixé des objectifs inatteignables).

            En étant l’interlocuteur unique de mes clients, j’accepte TOUTES mes responsabilités tant que le conseil que sur la mise en oeuvre et le suivi.

            Comme je disais dans mon autre commentaire (plus bas) j’accepte parfaitement de donner un conseil gratuit et que certains clients ne mettent rien en œuvre. Ça fait parti du jeu. L’absence d’investissement ne remet aucunement en cause la qualité de mon conseil puisque j’obtiens la même recommandation (j’ai une éthique et je ne bosse pas uniquement pour la rémunération 😉 )

          • Mais comment faite vous quand il y a un besoin d’investissement ?
            Et ne pas proposer d’investissement, c’est ne pas proposer d’arbitrage ( au sens patrimonial, pas assurantiel ).
            N’est pas une partie indissociable du conseil patrimonial ?

            • Vous pourriez être CIF avec un conseil indépendant !

            • Non, je ne suis pas CIF car je n’ai pas cette compétence. Je ne crois pas être doué pour cela.

              Je préfère me concentrer sur ce que je sais faire : L’analyse patrimoniale globale ;

              Mais contrairement à ce que vous semblez croire, cela ne m’empêche pas de préconiser les arbitrages ou investissements ; Cela m’empeche juste de dire à mon client quelle compagnie choisir ou quel gestionnaire sélectionner.

              En revanche, je l’oriente vers des professionnels qui sauront aider mon client à choisir. Évidemment, je ne perçois aucune rémunération de la part de ces professionnels heureux de recevoir un nouveau client.

              Pour ce qui est du conseil financier indépendant, je préfère confier cette mission à Arnaud SYLVAIN, CIF indépendant qui réalise le #defi6%.

              Chacun son métier.

              • Monsieur SYLVAIN n’est pas conseiller en gestion de patrimoine ?
                Je pense que le conseil pour qu’il soit global, il faut conseiller le aussi bien le contenu que le contenant.
                et il est difficile de conseiller un contenu sans les différents statuts

  4. Claude Jacqueline says:

    Le « gratuit » ne veut pas forcément dire « mauvais » comme le « payant » forcément « bon ».
    Néanmoins, et c’est humain, un CGP « non » indépendant essaiera de vendre « ses produits » , occultant parfois le recul nécessaire qu’il lui aurait été nécessaire pour des conclusions objectives d’un bilan patrimonial.
    En 30 ans, j’ai dû avoir 2 ou 3 bilans proposés par des CGP « non » indépendants. Avant qu’ils commencent leur expertise, je les avais mis en garde : « inutile d’essayer de me vendre un quelconque de vos produits, je souhaite un bilan et un avis sur l’équilibre de mon patrimoine » …
    A chaque fois, le résultat a été identique et fort décevant : le bilan ne m’a rien amené de concret, comme si l’équilibre de mon patrimoine, sa rentabilité et son futur étaient parfaits !
    Ce qui est loin d’être le cas.
    Mon questionnement est toujours sans réponse, et comme je n’ai jamais su vers quel CGP rémunéré et réellement indépendant (sic!) me tourner, je suis restée ainsi, glanant conseils ici ou là, participant à des forums et lisant des blogs tel que le vôtre.

    • Senaux associes vaureal says:

      Bibi, etre cif ne veut pas dire indépendant.
      Cgp depuis 30 ans en sept, je fais une lettre de mission et rapport depuis 20 ans . Un cif peut vendre du bancaire et SCPI point…
      Il faut faire payer les clients au temps passe comme un avocat , quand les clients accepteront de payer et d’accepter vos contrats ou pas dans le rapport.
      Certains clients ne sont pas prêts, tout est gratis sur internet….malgré ton sondage Guillaume…qui paye a part les riches…
      Le modèle change…l’abonnement pourrait etre une solution avec des options…
      Philippe

  5. Philippe30 says:

    Bonjour,

    Un conseil en patrimoine peut être tout a fait objectif si l’on s’adresse à un expert comptable ou un notaire.
    La on cela pose problème c’est quand il s’agit d’un organisme commercial qui est plus pressé de vendre ses produits que de faire du conseil objectif.

    Après que signifie un conseil en patrimoine , montage juridique , investissement , optimisation , succession ?

    En fonction de ce que l’on recherche on ne va peut être pas au même endroit

    Toutefois je suis assez d’accord avec l’idée générale

    • ptitlouis says:

      Je ne savais pas que l » »exclusivité de l’objectivité était réservé à certaines professions…
      Navrant !

      Donc pour optimiser une transmission d’entreprise avec des aspects Civils, Fiscaux économiques, sociaux…. vous allez voir combien de personnes ?

      Qui aura été formé de manière transversale pour vous accompagner : le notaire ou l’expert-comptable?
      Qui va vous donner une vie d’ensemble et coordonner l’avancement ?

      Qui va être capable de vous aider sur la retraite, le Pacte Dutreil, les plus, la donation avant ou après cession…. le quel des 2 experts cités ?

      • Philippe30 says:

        Vous devriez relire mon message avec attention avant de vous navrer.

        Je n’ai pas parler d’exclusivité de l’objectivité mais de l’objectivité tout a fait possible de professions n’ayant pas vocation à vendre des produits.

        Un notaire me semble qualifier en terme de succession et de contrat de mariage , j’évoque ce point car je suis sur ce sujet avec mon notaire.
        Cela ne me viendrai pas à l’idée d’aller voir un CGP sur ce point mais j’ai peut être tort ….

        Pour mon comptable , je travaille avec lui sur plusieurs montages SCI et holding IS et IR.

        A mon sens un CGP a une approche plus globale qui aujourd’hui ne correspond pas à mes besoins

        Un forum est un lieu d’échange et de conseils me semble t’il si mon avis vous navre nous n’avons peut être pas les mêmes connaissances ni attente

        Pour la retraite j’ai opté pour des ressources propres suite à des investissements locatifs conséquents ce qui fait qu’à ce jour j’ai arrêté toute activité professionnelle
        Le pacte Dutreil s’applique pour les transmissions d’entreprises ce qui n’est pas le cas de tout le monde.
        Pour la partie donation , je mettrais en place progressivement des démembrements.

        • Damien says:

          Bien évidemment, le notaire et l’expert-comptable ont leur coeur de métier. Quoique pour le montage des SCI le choix de l’expert-comptable au lieu du notaire me semble inapproprié à première vue. Des particularités qui expliquent pourquoi c’est votre comptable qui se charge du montage des sociétés?

        • ptitlouis says:

          Je vous cite :
          « Un conseil en patrimoine peut être tout a fait objectif si l’on s’adresse à un expert comptable ou un notaire.
          La on (où?) cela pose problème c’est quand il s’agit d’un organisme commercial qui est plus pressé de vendre ses produits que de faire du conseil objectif. »

          Oui la lecture de votre phrase semble exclure le CGP de l’objectivité.

          Je me dois de constater que malheureusement j’ai du proposer à des notaires des rédactions, y compris de clauses de contrats de mariage, car bcp d’entre eux ne connaissaient que la Séparation de biens et la Communauté universelle…

          Pour les experts-comptables les clauses d’agréments des SC ou la dévolution de gérance dans les statuts n’était pas leur fort… quand au statuts de Société Commerciales qui aboutissaient à faire des SAS à chaque fois…

          Une décision patrimoniale amène des sujets transverse et c’est là que se tient le CGP (muni de la CJA) et son réseau de Conseils spécialisés pour travailler dans une inter-professionnalité de qualité !

          Enfin la fourniture d’une étude payée par honoraire permet de bénéficier d’abattement sur les frais de souscription de solutions patrimoniales souscrites éventuellement en suite. Le remboursement des ces frais paye l’étude.
          La mise à jour de l’étude se fait par abonnement.

          • CAPL conseils says:

            Je suis complètement d’accord sur votre vision de notre métier et ne rougis en rien de proposer des solutions adaptées et de qualité (sélectionnées) pour mes clients suite à des préconisations.

    • Miss Tip says:

      Pour avoir expérimenté le conseil patrimonial des notaires (et avoir vu d’autres les expérimenter), je le trouve très sommaire… :
      – SCI où tous les biens, y compris la résidence principale, d’une famille, y ont été mis… compliquant bien des choses par la suite…et sans étudier, calculs à l’appui, si cette solution était la plus adaptée ;
      – retraitée qui a accepté d’hériter de la maison de sa tante et qui s’est endettée pour payer les frais de succession, en espérant en faire sa résidence principale… sans que le notaire l’interroge sur ses capacités à financer les travaux nécessaires, ni n’attire son attention sur l’impossibilité vu son âge et ses ressources d’obtenir les crédits nécessaires pour en faire un logement décent…Elle a failli y mourir d’hypothermie…

      Ces cas (mais je pourrais en citer d’autres) sont le fait de 2 notaires différents, dans deux régions différentes, dans des familles différentes… En discutant avec mon banquier et une de mes connaissances, qui est CGP, ils n’étaient pas du tout étonnés…

      Bref, le conseil patrimonial des notaires est assez limité…

  6. Bonjour,
    Belle analyse … Néanmoins elle souffre de quelques biais 😉
    Je suis conseiller en gestion de patrimoine. Pour exercer mon métier je suis CIF, courtier en assurance, courtier en financement et je possède ma carte T.

    Mon conseil est gratuit … Tout simplement parce que les Français (et moi le premier) ne sont pas prêt pour payer quelque chose qui va leur couter mais dont ils ne pourront pas mesurer la valeur [clin d’oeil à votre pub en haut de page qui cite Warren Buffet « Price is what you pay, Value is what you get » ]. Comment payer à priori quelque chose dont je ne sais pas quelles seront les retombées à posteriori ?

    Je suis beaucoup plus à l’aise avec mon business model : le conseil est gratuit…. et une fois que je sais ce que cela va pouvoir rapporter à mes clients, je peux « facturer » mes prestations par le biais de la mise en place des investissements. Et si mon client est trop frileux, qu’il ne met rien en oeuvre (voire pire s’il récupère mon analyse et met en oeuvre en allant piocher d’autres supports sur internet) je n’ai aucun problème… (mais mes clients font très rarement ce dernier choix parce qu’ils se rendent vite compte de la technicité de mon métier et de leur incapacité à suivre leurs investissements de leur coté)
    Puisqu’on est dans le débat fondamental : que penser d’un conseil (payé) qui ne mouille pas sa chemise lors de la mise en oeuvre ? Si vous préconisez un placement X et que vous n’accompagnez pas votre client, comment être crédible ?

    • Je comprends… mais encore une fois, on ne parle du même métier. Pourquoi toujours réduire le conseil en gestion de patrimoine à la préconisation (vente ou conseil) de souscription d’un produit financier d’épargne ou investissement immobilier.

      Ça, ce n’est pas le métier de conseiller en gestion de patrimoine, mais l’exercice du métier de CIF, Agent immobilier ou courtier en assurance.

      Selon votre vision, un notaire ou un expert comptable ne pourrait proposer un service de conseil en gestion de patrimoine.

      Il ne faut pas confondre le métier de CIF (indépendant ou pas) et l’exercice du métier de conseil en gestion de patrimoine. Votre descriptif, c’est à dire le conseil sur la sélection de produits financier, c’est l’exercice de votre métier de CIF.

      Si votre conseil en gestion de patrimoine se résume à conseiller des produits financiers, vous ne faites pas du conseil en gestion de patrimoine. Votre approche n’est pas globale mais orienté en fonction des sources de rémunération de votre activité principale (CIF, Courtier ou assureur).

  7. Plutôt que gratuit, je dirai offert, ce qui est différent, puisque personne ne travaille GRATUITEMENT !
    Si un CGP doit communiquer à son client le tarif de ses prestations, il a la liberté d’offrir ou ne pas telle ou telle prestation de conseils.
    Quant à ce manichéisme consistant à associer une facturation d’honoraires à un conseil libre et objectif : cela semble une chimère. En effet, si on peut être certain qu’une absence totale et permanente de facturation aboutit plus à une vente qu’un conseil, l’inverse n’est pas toujours vrai, puisque notre « objectivité » peut être « influencée » par le niveau de rémunération des partenaires…

    • « notre « objectivité » peut être « influencée » par le niveau de rémunération des partenaires… »

      Oui, c’est la raison pour laquelle, le distributeur de produit financier ou immobilier ne peut être celui qui conseille et rédige le bilan patrimonial.

  8. Une fois le bilan patrimonial rendu commenté et facturé, il faut bien passer à la préconisation ! et là : le bât blesse…
    Ne faudrait-il pas communiquer au grand public que pour reconnaître qu’un CGP soit libre et indépendant, c’est qu’il aura proposer plusieurs solutions, si le dossier s’y prête ?
    et encore j’en ai vu certains qui organisent une fausse concurrence entre les solutions !

  9. Je pense qu’il faut rentrer un peu plus dans le détail du contenu d’une analyse patrimoniale. D’après ce que je comprends, elle doit comporter 3 parties :
    – L’audit de l’existant patrimonial
    – Les besoins du client et les conséquences
    – La préconisation des solutions/impacts/type de produits/arbitrages etc..

    Puis intervient en second temps, la proposition de produit.

    Si un CGP me fait une belle analyse de 20 pages max (pas un roman) sur les 3 premiers points, argumenté et pas une suite de tableau sorti d’un logiciel, je suis prêt à payer sans problème ..
    et surtout si à la fin de la préconisation, un comparatif avant/après met en exergue les gains juridiques, sociaux, civil et fiscaux !

    Je pense que Guillaume pourrait nous en sortir une belle en démo non ?

    Dernier point, je pense qu’un vrai statut de CGP (avec un conseil de l’ordre) à l’instar des avocats, EC et notaires, résoudrait largement le pb …

    OP

  10. Le Saout says:

    Dommage c’était bien parti
    Pour avoir vécu …de près, les conseils de l’ordre des avocats et celui des médecins : cela ne me paraît pas une bonne idée à moins de les réformer !

  11. « conseil de l’ordre » c’est peut être aller un peu loin,
    mais faire que CGP soit une profession réglementée comme peut l’être CIF… ça serait à mon avis une bonne idée
    (mais ça n’empêchera jamais qu’il y ait de bons pro et des mauvais)

    • Damien says:

      CIF est une profession contrôlée à laquelle tout le monde a accès y compris votre boulanger. Elle n’est pas vraiment réglementée.
      Les professions réglementées : avocats, huissiers, notaires, expert-comptable, géomètre, architecte, médecin… Pouvez-vous prétendre exercer ces professions en 250h de formation?
      Le jour où pour être CIF il faudra au minimum 5 ans de formation + un stage de 6 mois, vous pourrez me parler de réglementation.

  12. CAPL conseils says:

    Bis repetita sur le sujet.

    Pourquoi alors que certains d’entre nous qui avons fait des masters voire des masters spécialisés en ingénierie patrimoniale ne pourrait pas effectuer un audit patrimonial objectif ? Gratuit ou payant ?

    Si nous avons le luxe d’avoir aussi bien la CJA Cif iob et carte T, c est bien pour les exploiter.
    Cela signifie bien que notre client aura une approche fiscale juridique ou financière globale et des solutions globales pour y répondre non ?

    Lorsque nous arrivons aux préconisations et que des solutions peuvent être adaptées aux objectifs de nos clients, pourquoi ne pas TOUT lui présenté nous même… Il fera alors ce qui lui semble bon et les plus en phase avec son projet.

    Nous effectuons des honoraires sur des dossiers complexes en général avec des projections chiffrees dans le temps demandant quasiment 10h de travail mais malheureusement tout le monde n’est pas prêt a payer ce prix

    L’avantage de votre blog Guillaume est qu’il vous permet d’avoir une image et de populariser un peu notre profession avec de la massification (et x est tout a votre honneur) mais les personnes prêtes à payer les honoraires à un inconnu sans recommandations se font rares je pense. Or votre business model repose entre autre sur votre notoriété 😉 alors que le nôtre est plutôt confidentiel…

  13. Miss Tip says:

    Les CGP indépendants n’ont-ils jamais imaginé créer un réseau (genre franchise ?) qui :
    1. donnerait une visibilité à votre métier, en particulier auprès de ceux qui ignorent l’existence de votre métier, alors qu’ils en auraient particulièrement besoin pour éviter dans quelques années de se retrouver dans des situations fort délicates (ou de causer à leurs proches de sérieux problèmes)…
    2. rassurerait le client lambda (en poussant la porte du cabinet en question, il sait à quoi s’attendre tant pour les tarifs que pour les prestations et l’éthique…
    3. aiderait les « jeunes » à s’installer sans dépendre de la rémunération d’autres activités que le conseil…
    4. pourrait peser dans les politiques nationales en alertant sur certains problèmes patrimoniaux ou en faisant des préconisations… ?

    Un tel réseau pourrait même avoir des agents spécialisés pour les sujets les plus complexes ou les moins fréquents…

    • Damien says:

      Le problème des franchises c’est qu’il leur faut des produits à vendre. Le plus souvent ça se termine dans de l’immobilier Pinel cette histoire.

      • C’est une question d’éthique.

        Le crédo de réseau est la pédagogie financière de la famille. Vous comprenez qu’avec un tel slogan, nous préférions nous concentrer sur les besoins des clients que sur la vente des Pinels 😉

    • Bonjour Miss Tip,
      Oui, nous avons créé un réseau qui regroupe chacun des points que vous avez cités plus quelques autres 😉
      Nous n’avons pas spécialement des agents spécialisés mais nous avons une réelle entraide entre chaque membre qui nous permet de développer notre compétence à tous. Nous nous sommes organisés pour améliorer la formation et la compétence de chacun.
      J’hésite à faire plus de pub pour ce réseau ici, je vous invite à m’appeler pour qu’on en parle si ça vous intéresse (zéro-six 84.71.44.05).
      C’est une tellement bonne idée que ce réseau lancé en septembre 2017 compte déjà un millier de cabinets.

      • Damien says:

        1000 cabinets?
        Soyons réaliste, seulement une poignée d’entre vous fait du conseil patrimonial.
        Le reste vend de l’immobilier agrémenté d’un peu de placements financiers. Sinon comment vivent-ils?
        A raison de 100 clients par cabinet ça fait déjà 100000 personnes.
        Vous avez déjà les cabinets installés et qui ne sont pas chez vous qui représentent au moins le double de clients, je ne compte même pas les entreprises de gestion de patrimoine qui ont pignon sur rue qui tournent autour des 50000 clients chacune.
        Si vous ne faites pas d’immobilier, j’aimerais bien savoir comment vous vous développez.

        • CAPL conseils says:

          Il ne s’agit pas de CGPI mais d’un réseau de conseiller en défiscalisation de type Innov*** ou quitesc*** a mon avis 🙃

          • Damien says:

            Je pense aussi, en tout cas pour la majorité d’entre eux car je ne vois pas comment ils feraient autrement avec autant de monde.

      • LOL j’espère que pour faire vos missions patrimoniales vous faites moins d’hypothèses et posez plus de questions à vos clients 😉

        • Damien says:

          La question était pourtant claire, vous l’avez ignoré. Vous faites pareil avec vos clients?

        • Voici l’argumentaire que l’on peut lire pour attirer les candidats dans votre réseau construit sur le mécanisme du marketing de réseau (marketing relationnel) :

          Cela ne me semble vraiment pas représenter une bonne pratique du métier de conseiller en gestion de patrimoine !

          « L’OPPORTUNITÉ DE REJOINDRE LE RÉSEAU INOVEA

          Aucun diplôme exigé
          Rémunération très attractive :
          Commission de 1% sur les signatures qui résultent des rendez-vous (exemple : 2000 € de commission pour un bien immobilier de 200.000 €) et 15 € par rendez-vous réalisé quelle que soit la suite que donnent les prospects
          Aucune obligation de résultat
          Possibilité de recruter des auditeurs sur le principe du MLM (Multi Level Markering – Marketing de réseau)
          Possibilité de devenir consultant (Investissements immobilier, assurance-vie, placements financiers …)

          • CAPL conseils says:

            😁
            Je croyais que toute publicité était interdite 🙃

            PS : j’ai également découvert ce « système de réseau » qui ne nomme jamais le terme de patrimonial pour éviter tout conflit 😅… Certainement a a cause des qualifications requises.

          • Claude Jacqueline says:

            Quand on parle de MLM – Marketing de réseau … cela veut dire système pyramidal « déguisé » ?

  14. Loïc Normand says:

    Au delà du conseil, qui doit être rémunéré et indépendant de la vente d’une solution commerciale comme le rappelle la Cour de cassation en 1994. En effet, selon la cour le CGP est un métier de conseil et il repose sur ce professionnel une obligation spécifique de conseil. Elle a ainsi montré qu’elle avait une vision autonome de la mission d’un CGP, qui diffère donc de celle d’un CIF (fusse-t-il indépendant ou non), du courtier ou de l’agent général. La mission du CGP est donc de donner une conseil fondé sur une approche globale… qui ne se résume pas à la saisie d’un « big expert » comme je le vois trop souvent. Enfin, la cour précise que la vente de produits ne doit être qu’accessoire au conseil et qu’une stratégie patrimoniale ne doit pas être menée « soit directement par l’orientation vers des produits de placements, ni indirectement ». Tout est dit et l’arrêt est très clair et ça n’est pas le seul en la matière. Alors qu’est consacrée l’obligation professionnelle envers son client comment peut-on raisonnablement penser qu’elle soit gratuite?
    Le problème est qu’effectivement, comme le soulignent certains confrères, tout le monde n’est pas prêt à payer pour du conseil. Soit, mais doit-on travailler avec tout le monde? Le modèle basé sur des honoraires va à l’inverse du mouvement actuel qui consiste aux cabinets à se rassembler pour former des mini banques et sauvegarder leurs commissions. Soyez petits mais pas seuls, flexibles et dépendez de vos clients non de vos « partenaires »… « on » en vit la preuve!

    • Merci Loïc pour ce rappel nécessaire. Je crois, comme vous semblez le confirmer, que nombre confondent l’activité de CGP et l’exercice du métier de CIF+Courtier+Agent immobilier.

      Ce sont bien deux métiers différents.

      Voici le lien vers cette jurisprudence : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000029515914&fastReqId=291000572&fastPos=1

    • Miss Tip says:

      Pour vaincre la frilosité de certains clients potentiels qui ne se rendent pas compte de l’intérêt d’un bilan patrimonial, pourquoi ne pas imaginer un dispositif avec une consultation de base (50 – 100 euros ?) + des honoraires en fonction de ce que les solutions préconisées font gagner à minima au client par rapport au statu quo ? Tout le monde n’est pas prêt à payer 1000 euros, sans savoir ce que cela va lui rapporter (ou lui éviter de perdre), mais à part quelques imbéciles, qui ne dépenserait pas 1000 euros pour gagner (ou éviter de perdre) ne serait ce que 5.000 ?

      • Non, vous n’y êtes pas. On ne fait pas un bilan pour gagner de l’argent ! On fait un bilan pour trouver des réponses à des questions. A optimiser la transmission de son patrimoine, valoriser son patrimoine, …

        Une approche de rémunération telle que vous l’entendez oblige, soit à orienter son conseil vers la maximisation du rendement (et donc des risques) soit à priorité l’objectif de réduction d’impôt … alors que ce n’est pas l’objectif principal et ne doit jamais l’être.

        • Miss Tip says:

          La réponse aux problématiques posées n’a-t-elle pas, bien souvent, trait à gagner ou éviter de perdre de l’argent lors d’une transmission, lors de la préparation de ses vieux jours, lors de la préparation de la protection de ses proches ? Dans ces cas de figures (et notamment quand il n’y a pas de commissions pour le placement des produits à attendre), pourquoi ne pas avoir un ticket d’entrée pour une première étape à un coût très modéré, suivi, s’il s’avère nécessaire d’opérer à une réorganisation patrimoniale (ou successorale) qui demande une étude plus approfondie, voire d’un accompagnement, d’un paiement en partie au pourcentage…

          Après, les solutions proposées, comme dans le cas du placement de produit avec commission, sont une question d’éthique…

          Je doute qu’on démocratisera les services des CGP en disant à des gens modestes : au vu de votre situation et de vos objectifs, j’aurai besoin de 10h de travail à 100 €/heure pour vous donner des préconisations, s’ils n’ont aucune idée de l’importance de ce que cela va leur éviter de perdre s’ils ne font rien…

          • Damien says:

            On pourrait facturer la consultation 20 €. Mais l’on tomberait alors dans le travers des consultations de 15 minutes et ensuite qui traiterait les cas complexes? Combien de temps à consacrer à la conformité?
            A 20 € la consultation même à raison de 20 consultations par jour, le modèle ne tient pas la route financièrement.
            Ca aurait du sens en étant adossé à une banque en revanche, ce qui consacrerait à nouveau la concentration du travail vers les grandes entités.
            Bref, oui c’est possible, mais ce n’est pas souhaitable sauf pour des gens qui souhaitent concentrer toutes les richesses entre leurs mains.

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