L’investissement dans le capital d’une entreprise est source de valeur dans une société ou la croissance économique est un signe de prospérité.

Ce sont les entreprises qui font la croissance économique. Ainsi celui qui croit que le monde va continuer de croître à long terme doit investir dans le capital des entreprises pour accompagner cette croissance économique à l’origine de la création de valeur. 

Au contraire, celui qui croît que ce monde est foutu et que la croissance économique ne sera plus un marqueur du futur ne doit pas investir dans le capital des entreprises car cela signifie qu’elles ne seront pas durablement capables de générer des bénéfices à long terme.

Je crois que les choses ne sont pas plus compliquées que cela :

  • Celui qui croît dans la croissance économique et c’est à dire dans l’absolue nécessité pour les entreprises à générer des bénéfices à long terme doit investir dans le capital des entreprises pour en profiter et valoriser son capital au rythme de cette création de valeur indispensable à long terme ;
  • Celui qui ne croît plus dans le miracle de la croissance économique ne doit pas investir dans le capital des entreprises.

 

Il ne s’agit pas d’être optimiste ou pessimiste. Il s’agit d’être pragmatique : Pouvons nous nous passer de la capacité des entreprises à générer des bénéfices à long terme pour innover, améliorer notre quotidien, nous soigner, manger, nous loger ? Si la réponse est non, alors vous devez investir dans le capital de ces entreprises qui accompagnent depuis toujours, et qui continueront, le développement de la vie sur terre.

Malheureusement, l’industrie de l’investissement dans le capital des entreprises s’est éloignée de cet objectif sain au profit de la spéculation, de la bourse casino, avec des fondements qui n’ont plus rien à voir avec l’investissement dans le capital des entreprises.

D’ailleurs, dans le langage courant, on parle d' »investir en bourse » ; On ne parle plus d’investir à long terme dans la capacité des entreprises à générer des bénéfices à long terme. C’est là un abus de langage qui explique beaucoup de chose. On n’investit pas en bourse, on investit dans les entreprises.  ! La bourse n’est que le lieu d’échange entre les acheteurs d’actions et les vendeurs d’actions ; L’investisseur en actions

La bourse fixe le prix à un instant des actions disponibles à la vente ou à l’achat. Elle suit une dynamique interne qui est parfois déconnectée de la valeur intrinsèque d’une entreprise. La bourse ne sert qu’à fixer un prix à l’instant… mais en aucun cas la valeur de long terme de l’entreprise.

Ainsi, l’investisseur de long terme dans le capital d’une entreprise n’investit pas en bourse, il utilise la bourse, c’est à dire ce lieu de confrontation entre les acheteurs et les vendeurs d’actions, pour investir dans le capital d’une entreprise. La bourse n’est qu’un outil, un moyen pour devenir actionnaire mais en aucun cas une source d’enrichissement.

La seule et unique source d’enrichissement n’est pas générée par le marché et ses forces internes, elle est générée, à long terme, par la capacité de l’entreprise de laquelle vous possédez des actions à générer toujours plus de bénéfices à long terme.

Rien de plus, rien de moins. Cela suppose donc de détenir à long terme les actions que vous possédez, sans chercher à spéculer sur le marché afin d’essayer de gagner de l’argent indépendamment de la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme.

Le marché ne créé pas de valeur. C’est la bourse casino qui n’a aucun intérêt pour l’investisseur de long terme.

Vous, épargnant, ne devez pas faire l’erreur que l’industrie financière vous pousse à faire. Vous ne devez pas spéculer en bourse, vous devez investir à long terme dans le capital des entreprises.

Vous devez acheter des actions dans votre PEA par exemple et vous appuyer sur la compétence du chef d’entreprise et la qualité du modèle économique de l’entreprise pour générer toujours plus de bénéfices à long terme. C’est cette capacité à générer des bénéfices à long terme qui vous permettra d’augmenter la valeur de votre capital.

Vous ne gagnerez jamais d’argent à spéculer sur le comportement irrationnel d’un marché !

Il est vain d’essayer de comprendre la dynamique spéculative d’un marché (qui n’est, je le répète, que le lieu de confrontation entre une offre et une demande), votre obsession doit être l’investissement à long terme dans le capital d’une entreprise.

Le marché est irrationnel et excessif. Il est excessif à la baisse ; Il est excessif à la hausse. L’investisseur de long terme doit donc utiliser le marché au mieux de ces intérêts pour investir à long terme dans le capital d’une entreprise, cela signifie qu’il doit, dans la mesure du possible, profiter des excès à la baisse pour acheter des actions à long terme, puis attendre que la qualité du modèle économique et des dirigeants de l’entreprise génèrent de la valeur. 

Cette valeur pourra se matérialiser par des bénéfices élevés mais aussi par une augmentation des bénéfices qui assureront mécaniquement une hausse de la valeur intrinsèque de l’entreprise.

L’investisseur de long terme doit en revanche se méfier des excès à la hausse du marché. Il ne doit pas investir lors de ces périodes car le retour sur investissement sera beaucoup, beaucoup trop long.

A suivre.

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122 Comments

  1. « L’investisseur de long terme doit en revanche se méfier des excès à la hausse du marché. Il ne doit pas investir lors de ces périodes car le retour sur investissement sera beaucoup, beaucoup trop long. »

    C’est à mon sens tout à fait exact et caractérise bien la période actuelle…

    Sans doute suis je très voire trop prudent mais je pense qu’il convient de sécuriser l’ensemble de ses positions avant de pouvoir investir de nouveau lorsque l’excès baissier aura fait son oeuvre et sera proche de son plus bas … car il en va de la bourse comme des marées … la différence réside dans le fait que les cycles sont bien moins prévisibles…
    pour autant les investisseurs ont la mémoire courte…et comme l’a dit Warren Buffet,  »c’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus »

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Je ne sais pas s’il faut sécuriser… ou simplement se contenter de ne pas investir. Sécuriser, implique l’idée de ne plus investir dans le capital de ces belles entreprises dont la valeur de long terme vous semble incontestable.

      Celui qui est investit à long terme n’est pas impacté par le cours. S’il est trop faible, il achète… s’il est trop élevé, il s’en fiche et attend une prochaine baisse pour acheter.

      • Guillaume FONTENEAU says:

        Essayer de vendre lorsque les cours sont hauts, n’est pas prendre le risque de jouer avec le marché, de spéculer et donc de perdre ?

      • « investir dans le capital de ces belles entreprises dont la valeur de long terme vous semble incontestable. »
        Oui comme Engie qui qui a perdu près de 40% en 7 ans, même si elle remonte un peu en ce moment ou Arcellor Mital avec près de moins 50% en 2 ans.

        Comment faites-vous pour choisir ces « belles entreprises » à valeur incontestable. Si vous avez un secret, ….

    • Tout le monde attend le krach depuis 2016. En attendant, tant que les banques centrales alimentent la chaudière, il n’y a aucune raison que la pression baisse.

  2. Les cours sont hauts mais ils présentent des opportunités avec la volatilité ambiante. Lorsque de belles valeurs perdent 10% ou 20% sur une journée en raison des algorithmes, ils constituent des points d’entrée intéressants.

    • Oui mais là on est en pleine spéculation ! Donc hors sujet de l’article. 🙂 🙂

      • Pas plus spéculatif que d’acheter un bien immobilier à bas prix, en profitant que le vendeur soit pressé de vendre et/ou par une négociation bien menée, pour en tirer un cash flow > 0 comme le conseillent beaucoup d’investisseurs immobiliers sur ce blog…

      • Non, les algorithmes ne font pas de spéculation. Ils suivent des logiques

        • Tiens donc, quand un trader passe des millions d’ordres d’achat sur une valeur et les vends la milliseconde suivante, ce n’est pas de la spéculation !
          Peut-être ! Le mot le plus approprié est une escroquerie « légale » .

  3. Le marché est maintenu artificiellement haut par les banques centrales.
    Lorsqu’ elles ne pourront plus soutenir ma correction va être sévère.
    La question est jusqu’à quand/où peuvent elles soutenir en dépit de la conjoncture economique ?
    Quand l’argent est quasi gratuit les.assets immo ou bourse flambent!

    • [+1] avec un bémol tout de même, les banques centrales pourront toujours soutenir puisqu’elles créent de l’argent ex nihilo. La question est plutôt combien de temps ce « système interventionniste » va t-il tenir ou autrement dit combien de temps les acteurs vont faire confiance à cette … cette daube sans valeur qui ne sert qu’à approvisionner les ultra riches?

  4. très concrètement,
    si vous percevez aujourd’hui 1million d’€
    vous faites quoi ?
    bourse sur compte titre -> trop haute
    immobilier -> la bulle
    de l’or en dur -> il a déjà monté
    garder ses € pour qu’ils se dévaluent en attendant l’éclatement de tout ça ?
    je n’évoque bien entendu aucun produit bancaire puisqu’ils se résument à nourrir la finance avec les revenus en laissant risque et volatilité à « l’investisseur ».
    connaître et prévenir des pièges, c’est très bien, mais comment agir néanmoins ?

    • C’est effectivement une bonne question, c’est la QUESTION.
      Un début de réponse: tangible et propriété.

      • Propriété : oui, en effet. Au sens large: le plus décorrélé possible de l’action publique (et à ce titre, l’immobilier locatif, archi réglementé et dont le marché est totalement fausse par l’intervention omniprésente de l’Etat, est à mon sens à éviter absolument). Tangible : tout dépend de ce que vous entendez par là. Éviter les fadaises type ICO, Token et autre monnaies virtuelles, certainement. Mais les actions d’une société qui opère sur un marché incontournable – eau, dechets, energie, infrastructures – peuvent à mon sens être considérées comme très tangibles. A contrario, j’ai vu beaucoup d’investissements tangibles – terres, immobilier – se transformer en catastrophe…

    • Très concrètement,vous prenez un rendez vous d’assistance patrimoniale ou d’accompagnement patrimonial et on travaille ensemble 😉

    • « …bourse sur compte titre -> trop haute… »
      Pas d’accord. Si je prends Google ou une autre techno dont le modèle économique est grossièrement prometteur, son cours même haut ne cesse de continuer de monter car son attractivité emotionnelle est élevée. Mais c’est vrai que ce sont de véritables rouleaux compresseurs d’un point de vue techno. Dur de rivaliser.
      Si je prends en France, la société Transgene, je découvre une PME qui certes s’attaque à un propleme majeur dont théoriquement prometteur mais le cours descend et descend. Peu d’acheteurs. Les boursicoteurs ont peut de biotechs. Ne comprennent rien à ce qu’elles font.

      « …immobilier -> la bulle… »
      Il y a toujours des niches et des zones attractives. Faut les chercher et pas lire les commentaires à sensation aidant surtout à vendre le magazine.

      « …de l’or en dur -> il a déjà monté… »
      Jocker. J’aurai plutot acheté du Thorium 🙂

  5. Deux cas de figure :
    – soit j’ai déjà un patrimoine conséquent incluant de l’immo (RP + biens locatifs )+ patrimoine financier + titres de société yc celle dans laquelle je travaille et dans ce cas, j’acquiers un bois bien situé qui me procurera sous certaines conditions des revenus de 2 à 3% quasi exonérés d’IR et jouira de un avantage successoral conséquent (75% d’exonération).

    – soit je n’ai rien construit et j’acquiers une rp pour 4 à 500 KE (pour ne plus avoir à régler de loyers mensuels) si je compte rester longtemps dans la ville où je réside et je place le reste en produit financier liquide et garanti (même si le taux est très bas) en attendant une forte correction bours
    ou bien j’envisage sérieusement de m’expatrier là où 1M€ donne un pouvoir d’achat bien plus significatif qu’en France et permet d’investir dans un business (en lien avec le tourisme par ex. et ce même si le covid 19 fait peur à beaucoup dans ce secteur).

  6. julien bonnetouche says:

    Avec 1 M€ aux USA tu n’es pas grand choses !!
    La Thaïlande peut être.. mais il faut faire vite . les prix montent partout.

  7. julien bonnetouche says:

    Je ne vois pas trop la distinction entre investisseur et spéculateur.
    tout investisseur en bourse espère que les cours vont monter.
    Ce n’est pas lui qui gère l’entreprise, par conséquent, il spécule.

    • Tout à fait d’accord!
      Cependant je pense que Guillaume voit investissement sur le long terme et spéculation sur le court terme, voire très court.

      • Oui, dans l’absolu nous sommes d’accord; Mais c’est surtout un état d’esprit. Le spéculateur ne porte pas attention à l’entreprise… il joue avec le marché pour essayer de deviner son évolution, à la hausse ou à la baisse.

        L’investisseur souhaite devenir propriétaire du partie du capital de l’entreprise pour espérer s’enrichir grâce à la capacité de l’entreprise à générer toujours plus de bénéfices à long terme.

        Le spéculateur n’a que faire de la capacité de l’entreprise à long terme, ce qui lui importe c’est d’essayer de faire des coup de marché.

        • Que penser des employés de FdJ qui viennent de vendre leur participation en profitant de la flambée récente ? Spéculateurs ou investisseurs ?

          • T’as beau être investisseur, quand ça monte beaucoup, tu prends tes bénéfices ! Tu deviens donc spéculateur.
            L’homme est ainsi fait.

    • Tout à fait d’accord mais Guillaume s’accroche à cette distinction comme un oursin à son rocher. Cf ses nombreux billets sur cette distinction qui me semble aussi mince qu’un papier à cigarette. M’enfin cela permet de se faire des cigarettes.

      • A contrario, j’ai des orange depuis 2011. On peut considérer que je suis un investisseur de long terme. Pourtant, je me fiche comme d’une guigne de cette boîte mal gérée avec trop de dirigeants. Elle me verse du dividende, et, on ne sait jamais, elle peut bénéficier d’un retour en grâce des analystes. En attendant, j’en reprend un peu chaque fois qu’elle passe sous les 13.

  8. Julien bonnetouche says:

    Certes, mais il en est des sociétés cotées comme des indices : le spéculateur se base sur des éléments de court terme et l’analyse graphique. Il ne peut cependant oublier le trend, qui lui dépend des perspectives de l’entreprise ( et aussi du trend boursier général de long terme) . De même l’investisseur de long terme a tout de même intérêt à rentrer sur des cours les plus bas possibles. Donc hors avoir de la chance il doit préférentiellement attendre que les spéculateurs court terme dezinguent le marché sur de mauvaises nouvelles. Si il ne fait pas cela et achète au plus haut, le risque est de rester «  collé «  pendant des années.

  9. Julien bonnetouche says:

    Ne pas oublier que même pour un spéculateur averti jouer contre le trend est dangereux. Nombre de professionnels ont pris des portes de saloons ces derniers temps en vendant a découvert.

  10. « Il est vain d’essayer de comprendre la dynamique spéculative d’un marché »

    Pour conforter ce propos, quoique : https://www.babelio.com/livres/Mandelbrot-Fractales-hasard-et-finance/399119

  11. Novice en la matière, et après avoir fait ma part d immobilier, ce sujet est interressant car c est la vraie question que je me pose pour « entrer en bourse »
    Je ne saisis pas le modele que je dois rechercher :

    Dois je investir dans Tesla, entreprise a laquelle je crois sur le long terme, mais qui ne verse pas de dividende ? Que vais je chercher en investissant dedans ? une éthique (dvpt de l enegie « verte ») mais ca n enrichit pas beaucoup l éthique. Ou une valorisation de l entreprise, pour revendre mes actions quand j estime qu elles seront au plus haut ? spéculation du coup ?

    Ou dois je investir dans une entreprise qui verse des dividendes, et je cherche alors le meilleur ration prix d achat / dividendes verses… (cf article récent de GF) ?

    Pour le moment, j ai investi dans le capitale de l entreprise d un ami, je gagne la réduction d impots, c est deja ca, mais c est plus pour aider que pour investir….. (au sens ou je l entend)

    • En tous cas Tesla est très très risqué.
      Mais ceux qui y ont cru contre vent et marées et qui y ont investi en été 2019, à l’époque du bashing anti Tesla, auront fait du 400% (de 220$ l’action à 900 aujourd’hui).
      Et à contrario ceux qui ont cru à Renault ont fait de moins 240% sur la même période.

      Vous avez en ces deux exemples un résumé de la bourse sur un même secteur d’activité l’un sur une région du globe en pleine (sentiment d’) euphorie (combien de temps ?) et l’autre en pleine déprime !

      • Si les informations précises des coulisses financières avaient été divulguées pour Telsa et Renault, nous aurions tous pu décider de parier sur l’un ou l’autre des constructeurs. Mais comme vous le constatez, l’accès aux infos clés est particulièrement difficile. Ce problème est identique pour plein de valeurs côtées.

        Si l’on compare nos risques en fonction de notre implication dans une société (1 = risque très faible, 100 risque très élevé):
        – Chef d’entreprise, direction et actionnaire: évolution de la demande, risques sociétaux, RH, technologiques et compétition => risque 30
        – Actionnaire qui étudie et suit activement et de façon intensive sa société et son marché => risque 50
        – Actionnaire boursier s’informant via les sites boursiers ==> risque 70
        – Actionnaire agissant au hasard ==> risque 75

        Les valeurs de risques ci-dessus sont bien entendues entachées de biais, d’erreurs car estimées avec mon pif mais c’est pas loin de ce que je ressens.

        • Tesla produit quelques 90 000 voitures électriques par trimestre et Renault près de 600 000. Tesla monte, Renault baisse. Si les informations financières dont vous parlez avaient été mieux connues, cela n’aurait, à mon sens, pas fondamentalement changé la donne.

          Je pense en effet que c’est « le modèle » de Tesla, le charisme visionnaire de ses (son) dirigeant(s) ainsi que la confiance des actionnaires en des capacités d’innovation rarement ressenties et probablement réelles à l’instant t qui sont en cause. Cela, aidé par une production qui a enfin pu se calquer sur les prévisions, a surpassé le bashing anti Tesla de l’année dernière et entraîné la valeur vers les plus hautes sphères.
          Bref tout le contraire de Renault, qui souffre indéniablement, entre autres, de l’éviction de son « super manager » C.G (je veux dire en terme de confiance dans le modèle)

          • Musk est certes un génie mais s’est octroyé un plan de bonus basé sur l’état de la valo boursière de Telsa. Bien entendu, personne aux Etats-Unis n’a imaginé tout faire avec tous les moyens dispo pour atteindre ces niveaux de valorisation sans aucune manipulation. Bien entendu.
            https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/tesla-un-pactole-sous-conditions-pour-elon-musk-1165336

            Quant à Renault les nuages sombres étaient connus avant le départ brutal de Carlos.

            Je me suis trompé sur le terme « info financières ». C’est plutot toutes les infos extra financières non officielles qui sont importantes d’avoir mais là c’est trop critique pour les masses de boursicoteurs et robots.

      • Euuuhhh comment fait-on pour perdre 240% sur une action? Quand elle a perdu 100% nous sommes déjà à 0 non? 🤔

  12. Mais pour en revenir au modèle d investissement :
    Que fait il rechercher : un pari sur une valorisation ?
    Des dividendes ?
    Qui peut aujourd’hui investir sur Renault pour avenir à 30 ans ?
    Investir dans Renault, c est espérer des dividendes sur 15 ans qui permettent de rembourser l action ? Puis la revendre ?
    Ou est ce parier que d ici 5 ans l action vaudra le double ?

    • That is the question !

      Si on savait que Renault allait doubler ou tripler, bien sûr que j’achèterais.
      Mais personne ne peut vous le dire sérieusement.

      Ce qu’il faut retenir, à mon sens, c’est d’investir sur des sociétés solides qui ont fait leur preuves et qui n’ont de près ou de loin aucun rapport avec les Etats, donc Renault n’est pas dans la liste. Investir sur des titres de propriétés tels actions en numéraire et non sur des contrats tels obligations, assurances vie et autres.
      Eviter si possible les grosses capitalisations sujettes à manipulations type trading haute fréquence mais plutôt sur des mids et smalls caps. Ce n’est qu’un avis qui, forcément, sera contredit mais c’est comme cela dans ce domaine, chacun voit à sa manière avec sa propre expérience et ses propres connaissances.
      Ps: le marché américain est un des plus performants à l’heure actuelle.

    • Regardez dans le passé jusqu’où elle a pu descendre quand la situation était pire. Regardez quand elle baisse jusqu’où elle s’enfonce. C’est son niveau d’étiage. Si le cours de l’action s’en rapproche, achetez.

      Mais on a déjà discuté des diverses stratégies de long terme. A priori, mieux vaut acheter l’indice et oublier, puis revenir quelques années après, plutôt que de suivre ses actions au jour le jour et se faire des suées froides.

  13. Julien bonnetouche says:

    Bonjour, d’abord et avant tout, la bourse n’est pas un casino. Investir dans telle ou telle action s’apparente au loto. C’est trop risqué. Il vaut mieux investir via des fonds bien gérés ( pour exemple carmignac ou rouvier) en choisissant dans leur panoplie l’ensemble de sociétés vers lesquelles on a le plus d’affinités. Mais plus que cela il faut rentrer dans le marché le plus bas possible . C’est vraiment essentiel. Les marchés sont hauts actuellement. Il vaudrait mieux attendre un repli. Ce repli peut avoir lieu bientôt à cause du virus par exemple ou plus tard après l’élection américaine. Bref savoir attendre parfois des mois ou années après la prise de décision d’aller en bourse. Par contre il faut être prêt, avoir ouvert un compte auprès d’un CGP qui fera les arbitrages sur ordre le moment venu.

  14. Julien bonnetouche says:

    Suite : il faut avoir les nerf solides. Imaginez par exemple que la mauvaise gestion du virus de la part des diverses autorités entraîne une panique générale sur les marchés. C’est justement à ce moment qu’il faut rentrer. Il faut se préparer à l’avance à saisir l’opportunité. Le bon niveau d’achat est alors en général donné par l’analyse technique que l’on peut trouver dans les médias spécialisés. Si vous n’opérez pas de cette façon vous risquez 20 a30% de perte (ou de manque a gagner.)

  15. Ok
    Mais donc selon vos avis, le seul moyen de gagner de l argent, c est donc d acheter l action au plus bas et de la revendre au plus haut.
    Sachant qu en gros un cycle hausse / baisse c est environ 10/15 ans (entre 2 crises), aucun intérêt alors à garder des actions 30 ans.
    Acheter Renault ou LVMH, c est acheter au plus bas et revendre au plus haut. Ce n est pas chercher des dividendes ou autres moyen de rentabilité ?

    • Comme vous avez peu de chances d’acheter au plus bas et de vendre au plus haut, la seule solution est d’entrer quand ça baisse un peu et d’alimenter le compte régulièrement.

  16. Bonjour,
    j’ai le sentiment que ces deux phrases dans cet article se contredisent:
    « Vous ne gagnerez jamais d’argent à spéculer sur le comportement irrationnel d’un marché ! »
    et « profiter des excès à la baisse pour acheter des actions à long terme, puis attendre que la qualité du modèle économique et des dirigeants de l’entreprise génèrent de la valeur.  »
    En tout cas pour moi, tenter de sélectionner des points d’entrée et de sortie du marché, c’est de la pure spéculation. On ne joue justement pas sur les flux de bénéfice futur des entreprises (augmentation des marges, etc.), et sur le changement de la composante prix.
    Je n’ai pas dit que c’était malsain, j’ai juste dit que c’était de la spéculation.

  17. Je disais que le marché américain était l’un des plus performant aujourd’hui, cependant des menaces de retournement semblent de plus en plus s’affirmer et une autre encore plus atomique est en train d’enfler! Une sorte de Mélanchon et Hulot réunis dans le camp démocrate ….

    https://www.youtube.com/watch?v=jMrfitCGdxQ&feature=emb_title

  18. julien bonnetouche says:

    Bonjour ,

    On n’arrive jamais à acheter au plus bas et vendre au plus haut naturellement.
    Mais concernant l’achat, il faut acheter quand tout semble aller mal.

    On disait autrefois acheter au son du canon et vendre au son du violon.

    Cela dit il est plus difficile de trouver le bon moment de vendre que d’acheter, puisque quand ça va bien on pense que cela va durer encore.

    adnstep a raison, si l’on veut ne pas se stresser, on achète au moment d’une bonne crise, et ensuite on laisse faire les gestionnaires si l’on a choisi de bons fonds.

    Michel, je crois que cela ne sert à rien de trouver les raisons de la prochaine crise.
    Elle viendra toute seule quand ce sera le moment.
    Mais c’est là qu’il faudra avoir l’esprit bien clair ;…

  19. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel, (et aux autres qui ont envie de répondre)

    C’est le week end, et nous avons eu une baisse des indices brutalement jeudi soir et vendredi.
    Ces baisses ont été à la fois brutales et très limitées. (inquiétude et interrogation)

    Elles sont dues à l’extension du virus en Asie ( Corée Vietnam pays industriels fournisseurs du monde)

    Pour une fois je vais aller dans votre sens tout en en vous posant une question :

    Pensez vous qu’ à la vue de l’apparition de nouveaux cas dans le monde, même si ils sont peu nombreux, les autorités mondiales, préfèreront bloquer l’économie mondiale jusqu’à extinction naturelle du virus pour éviter d’avoir des morts supplémentaires ?

    Mais, un arrêt de l’économie en Europe et aux USA comme c’est le cas en Chine correspondrait à une récession économique considérable, donc à un arrêt des usines, donc un appauvrissement général, donc à des troubles sociaux certains, et ce même si cela ne dure que quelques mois.
    Et donc aussi à un tas de morts par effet collatéral.

    On aurait en effet des problèmes techniques à résoudre dans ce cas : un arrêt des chaines de montage 1 mois ça peut reprendre, mais déjà 2 à 3 mois cela devient parait il très problématique.

    D’un autre côté, pour éviter cette gabegie, les gouvernements du monde, à commencer par les chinois, auraient à dire :  » l’épidémie va s’étendre plus ou moins, il y aura des morts, mais pas plus qu’avec la grippe, par conséquent nous reprenons le travail.

    dilemme, qu’en pensez vous ?

    • Mis à part une peur, des blocages d’usines, des pertes dans le tourisme, croyez vous tout ce qui est propagé par les sociétés de presse ? Comme indiqué plus bas, le virus est séquencé (génome totalement étudié). Donc on va pouvoir créer des antigènes pertinents et des vaccins. Déjà des antiviraux commercialisés pour d’autres maladies ont montré à Bichat leur efficacité chez des personnes en condition normale. La mortalité est très faible. Le virus est surtout contagieux et s’accroche par sa « surface » en épines facilement dans les bronches. Mais à l’aide de vaccins, traitements l’épidémie va se résoudre et être oubliée. Donc les chutes boursières seront oubliées. Achetez si vous avez du cash quand vous sentez que tous vos copains frémissent à l’idée que la cata se rapproche de nos portes.

    • Tout de suite les excès !

      Bloquer l’économie, à ce stade il est trop tôt pour parler de blocage, mais un ralentissement sensible, même très sensible c’est probable au vu de la nouvelle recrudescence du virus (contrairement à votre ressenti de la semaine dernière) notamment en Corée, Vietnam, Italie c’est à dire à notre porte et aux mensonges de plus en plus évidents des autorités chinoises.

      Le problème dans ce cas d’épidémie, ce n’est pas la « préférence » des autorités mais leur impuissance et l’obligation qui leur est faite soit instinctivement ou par expérience (internationale) soit par recommandation (voire obligation) de l’OMS de mettre en quarantaine des villes et même des régions complètes. Le cas récent de l’Italie est, s’il est réel et pas trop amplifié par les médias, significatif. Nul besoin de beaucoup d’explications complémentaires pour comprendre que si la Lombardie est sous quarantaine, l’Italie déjà mal en point économiquement et socialement, va subir un choc économique et psychologique énorme avec répercussions européennes voire internationales.

      S’agissant d’une épidémie à priori saisonnière, les prochaines 4 à 8 semaines vont être très importantes voire décisives sur l’économie et l’automne et l’hiver prochain le seront également si une thérapie efficace n’est pas trouvée dès-ci là.
      Je pense donc que les PIBs de plusieurs pays vont prendre une sacrée claque et probablement la bourse pour les valeurs technologiques et touristiques en premier va être en « bear ».
      Je conseille aux investis de mettre des stops, ce que je vais faire dès lundi ou d’arbitrer dans des biotechs en rapport avec l’épidémie directement ou même indirectement.

      En attendant, c’est Trump qui se frotte les mains pour quelques mois encore!

  20. Cher Monsieur Bonnetouche,
    Je pense que personne ne va « bloquer l’économie mondiale » et attendre que l’épidémie disparaisse. Les pouvoirs publics réagissent comme ils peuvent et comme ils doivent en prenant des mesures provisoires de cantonnement des populations les plus touchées. Dès lors que les zones isolées sont nombreuses, très peuplées et sont des bassins d’activité économique, cela va bien sur impacter l’économie. Mais comme pour chaque grande crise, cela sera temporaire. Le virus Covid-19 est déjà séquencé. D’ici quelques mois les labos auront en test au moins trois ou quatre vaccins candidats.
    C’est peut-être le moment d’investir sur les entreprises les plus en pointe sur la biologie virale.
    En tout cas, je suis d’accord avec vous : la séance de demain lundi risque d’être très animée dans toutes les bourses européennes, Milan en tête !! Et bien sûr, j’appliquerais ma stratégie habituelle « Buy and Hold » pas questions de vendre quoique ce soit !
    Bonne soirée à tous.

  21. Un truc m’interpelle.
    Pourquoi vouloir vendre ?
    Moi, je ne vends jamais, ou quasiment jamais.

    Une belle entreprise ne se vend pas, elle prend de la valeur. Simplement il faut raisonner à horizon 20 ans. Sur un portefeuille d’une vingtaine ou trentaine de société, même si 2 perdent de la valeur, le risque global sur le portefeuille est très limité .

    • Regardez cette courbe et vous comprendrez pourquoi il (aurait) fallait (lu) Vendre avant juillet 2007 !
      Et Racheter en février/ mars 2009.

      https://www.google.fr/search?sxsrf=ALeKk00vpch7BeV3ZlZ77Le0Ww-ez7F3tQ%3A1582486701964&source=hp&ei=rdRSXuHwOMbClwSU5YrgBw&q=courbe+du+cac+40+sur+20+ans&oq=courbe+du+cac+40&gs_l=psy-ab.1.1.0i70i250j0l6j0i22i30l3.3306.9907..13655…1.0..0.201.1574.10j5j1……0….1..gws-wiz…….0i131j35i39.WwxNzsK8AB0

    • Oui Laurent, mais nous ne sommes quand même pas mariés à vie avec les entreprises dans lesquelles nous investissons. Certaines peuvent nous décevoir « sur le fond » : changement de dirigeants, les nouveaux n’étant pas à la hauteur des précédents, nouvelle politique de croissance externe que nous ne comprenons pas, manque d’innovation pendant plusieurs années, etc.
      Les raisons d’un désamour peuvent être diverses mais réelles. Dans de tels cas, il ne fait pas hésiter trop longtemps à divorcer 🙂

    • Vous avez toujours des Alcatel ? Des Vallourec ?
      C’étaient de belles entreprises en leur temps…

    • +1 Merci.

      J’ai rédigé cet article avec l’idée d’arrêter l’art divinatoire (=spéculation) sur le cours des actions pour se concentrer sur la valeur de long terme des entreprises.

      Résultats, des dizaines de commentaires sur le niveau du CAC40 demain matin. Vous êtes vraiment indécrottables 😉 et c’est la raison pour laquelle cette stratégie d’investisseur de long terme est plus complexe qu’il n’y parait. IL faut réussir à lutter contre le plaisir du jeu qu’est la bourse casino.

      • Jean-Marc Daniel ne disait pas autre chose ce matin. Le risque, on sait gérer. L’incertitude, par contre, échappe, par définition, à l’économiste.

      • Donc pour en revenir a ma grande question de l objectif a rechercher :
        Comme je vois sur du long terme, j achète des actions d une entreprise, je les oublie pendant 20 ans, et j espère qu elles auront prise de la valeur pour les revendre a ce moment la…
        Mais pour avoir une rentabilité interessante sur 20 ans, avec tout ce capital immobilise, il faut viser une sacrée valorisation de l entreprise pour que ce soit intéressant non ?
        certes Apple, Amazon, Facebook sont des réussites sur 20 ans
        mais les autres ?
        le modele est donc d acheter, revendre en 2000, racheter en 2003, revendre en 2007, racheter en 2009, revendre maintenant ? (bien sur dans l idéal….)

        • Vous n’y arriverez jamais ! Ce n’est pas la peine d’essayer.

          Je crois qu’il faut au contraire sélectionner ces entreprises que vous jugez comme possédant un modèle économique adapté à votre vision de l’évolution de la société et de l’économie :

          1 – Vous les achetez ;
          2- Vous renforcez à chaque fois que vous estimez que Monsieur le Marché est excessivement pessimiste et que le prix proposé par le marché ne tient pas compte de cette valeur de long terme.
          3 – Vous percevez les dividendes tous les ans et les réinvestissez dans ces mêmes entreprises ou d’autres.

          Spéculez c’est justement essayer d’anticiper quand les cours montent ou baissent. C’est perdu d’avance. Celui qui est optimiste à long terme doit investir et profiter des baisses de cours pour se renforcer. Le risque est de sortir d’un marché alors même que vous êtes positif à long terme sur la capacité de l’entreprise à valoriser ses bénéfices, c’est une erreur à mon humble avis.

          • julien bonnetouche says:

            Bonjour Guillaume,
            Je suis d’accord avec vous tout cela est extrêmement difficile.
            Mais ça dépend aussi des positions en actions que l’on a.
            Par exemple, j’ai décidé de vendre partiellement ce matin parce que je suis gagnant au niveau actuel.
            Peut être n’êtes vous pas dans ce cas, et ce serait tout autre chose de vendre à découvert.

            Et puis comme le dit adnstep, nous avons l’incertitude de moyen terme, (pas le risque de long terme)

            Donc pour cette raison, je choisis aussi pour une partie de mes positions de conserver et de jouer le long terme.

      • Vade retro plaisir du jeu ! Luxure et faiblesses humaines. Guillaume, seul le temps vous différencie des « speculateurs ». J’ai acheté des actions d’une startup à sa création (seed investment). L’espoir de sorties entre 5 et 10 ans m’a permis d’envisager une plus-value. Certes je me suis intéressé à la société, son domaine, ses activités mais l’espoir de gain fait vivre. Ici le risque est important et l’espoir de gain est x10 à 10 ans.

  22. Julien bonnetouche says:

    Bonsoir merci 😊 à tous pour vos réponses et commentaires. Ainsi qu’à ceux à venir. Les marchés vont être interessants demain 🤪

  23. L’heure du krach tant attendu serait-elle enfin venue ?

    • A 13h15, le Cac40 a pris +0,3% en une heure. Donc tout va bien a l’échelle de l’heure 🙂

    • Trop tôt pour l’affirmer! mais une correction sensible comme je le disais hier est évidente.
      Plusieurs « stop » sont tombés ce matin comme Capgemini avec quelques -3.2% ou encore ASML avec -5.6%.
      En revanche la biotech Novacyt prend +32%, comme je le prévoyais aussi hier encore.

      Ce qui se passe en Italie sera, je pense, le « test » européen. A suivre donc dans les prochains jours/semaines.

  24. julien bonnetouche says:

    A ton avis ?

  25. Franchement, un joueur pro va chercher à créer un vent de panique car il a intérêt à ce que la volatilité monte (produits dérivés, rachat à bon compte dans quelques jours et essorage des petits investisseurs apeurés.
    Mais comment comparer ces problèmes en cascade lié à un virus plutot peu mortel avec les problèmes de volumes de cash déversés depuis 10 ans ?
    La perte brutale de confiance généralisée serait de toutes manières un bon moment pour se refaire une santé. Un petit hard reset commun aux informaticiens.
    Vendez votre or…

    • [geek] « Un petit hard reset commun aux informaticiens ». *Commun aux pauvres informaticiens obligés d’administrer des serveurs Windows. Parce qu’un unix ou un linux, on ne l’éteint jamais…[/geek]

  26. Si j’en juge (avec ma petite compréhension très limitée) d’après ce qui s’est passé aujourd’hui lundi en Europe et ce qui se passe sur la côte Est US cette nuit, il n’y a pas « krach » (vent de panique) genre 2008, mais correction très sélective : les valeurs liées aux transport, à l’automobile, au tourisme, au luxe, à la micro-électronique sont lourdement pénalisées. En revanche et toujours en moyenne les valeurs conso de base, santé, services aux collectivités, services informatiques, et les REITs s’en tirent plus ou moins bien mais sans effondrement.
    Bref, j’ai l’impression que les marchés corrigent mais sans trop de casse. Je ne crois pas au « hard reset » de BIP59, plutot à une opportunité d’entrer ou de se renforcer sur quelques belles valeurs un peu massacrées.
    A suivre… 🙂

  27. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Finalement, ce jour je vais dans le sens de Michel en vendant une bonne moitié des actions.

    Pour cela je prends en considération deux éléments :

    – A 5800 sur le CAC je suis largement gagnant
    – si l’on peut prédire que fin mars le virus aura entamé sa décrue, les réactions des marchés d’ici là peuvent être sévères.
    Je me donne ainsi des chances de racheter plus bas entre temps. (mais c’est un pari je peux faire erreur puisque sur le fond cette épidémie sera passagère)

    Le problème est celui d’une rupture des approvisionnements et d’une baisse de la consommation qui pourraient prendre du temps à revenir à la normale puisque les porte-conteneurs mettent environ 1 mois entre l’Asie et l’Europe.

    Pour en revenir à mon commentaire ci dessus, les autorités semblent pour le moment et probablement jusqu’à la fin de l’épidémie, privilégier le confinement à la bonne santé de l’ économie.
    Encore une fois l’indice de gravité (plutôt faible) du virus n’est pas pris en compte dans ce raisonnement, la médiatisation alimentant la peur des foules, et donc des gouvernements.

  28. inflation chinoise says:

    De toute façon a force de privilégier la croissance au mépris des valeurs humaines , voila qu’un nouveau paradigme va s’imposer et mettre a terre toutes les spéculations .
    Les tous derniers actifs tangibles sont les investissements dans l’or et surtout dans les villas et maisons individuelles , pour la sécurité sanitaire soit très loin de ce que jusqu’ici on croyait avoir de la valeur .
    Niveau action j’avais miser sur Gilhead le 21 janvier et j’ai vendu aujourd’hui , je crois que le développement de nouveau virus aura toujours de l’avance sur les traitements ou les vaccins .
    Je vais me trouver un palais en province , les technos d’aujourd’hui nous permettent largement de travailler a domicile .

    • Nouveau départ says:

      Moi aussi tient je vais me faire une salle de cinéma , une salle de sport , un salon professionnel et investir dans tout le confort intérieur .

        Pour tout vous dire , j’ai des amis qui ont la même intention . C’est un choix et non une contrainte .

      Avec toutes les faillites de restaurants et d’entreprises de tourisme qui vont couler , entre autres le secteur bancaire va avoir des sueurs froides , Car on aura beau annoncer des aides ou des politiques expansionniste , quand le client a décidé de fuir il ne reste plus qu’a tirer le rideau .

         Aussi je pense que la situation est réellement bien plus grave qu’elle n’est présenté .

      • Je ne pense pas que d’un point de vue sanitaire la situation soit grave. Mais, comme disait un spécialiste des pandémies interviewé récemment, quand un pays a lâché les chevaux, les autres sont obligés de le faire sinon l’opinion publique ne comprend pas.

        D’un point de vue économique, pour ce que je connais (la côte depuis Toulon jusqu’à la côte bleue) c’est contrasté. Les restaurants et entreprises qui vivent du tourisme local sont toujours aussi pleins, en ce mois de février printanier et ensoleillé, ceux qui vivent du tourisme international, des croisières, tirent la langue avec parfois 50% de clients en moins.

  29. « surtout dans les villas et maisons individuelles , pour la sécurité sanitaire soit très loin de ce que jusqu’ici on croyait avoir de la valeur . »

    Ah bon ? Qui croyait que ça n’avait pas de valeur une maison ?

    Au fait, depuis novembre dernier, 44 morts de la grippe en France, et plus de 600 cas graves hospitalisés. Attention, évitez les foyers de grippe, quand vous irez en province. Ou bien si vous restez à la capitale.

    • Le nombre de personnes grippées en France la semaine passée serait de l’ordre de 30000 avec des virus comme le H1N1 ou d’autres plus exotiques.
      Si le CAC plonge de 5% avec l’arrivée de ce coronavirus, un bon coup de projecteur médiatique sur la grippe et son innocuité boursière devrait le faire rebondir à des sommets 🙂
      https://websenti.u707.jussieu.fr/sentiweb/

      Au fait je vends des masques testés et approuvés par l’armée. La rolls des masques. A saisir !

    • Et pour que vos bourses remontent sec, la choloroquine serait efficace sur le Coronavirus CoVid-19. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/32074550

      Allez, on range tout et on s’attend à une belle remontée des actions 🙂

      • Fake new ??

        • Je ne pense pas car c’est pas le style de Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, de diffuser cette info aussi sur les médias.
          Si en plus le NIH s’y met c’est que cela devient chaud.
          On peut juste attendre une confirmation avec d’autres équipes médicales. Si confirmé alors l’actions des pharmas va plonger. Ils se voyaient déjà en haut de l’affiche en sauveurs de la planète.

          • Allez parions !

            Un médicament à bas de chloroquine est fabriqué par SANOFI sous le nom de « Nivaquine ».
            J’achète du Sanofi, avant d’acheter de la nivaquine 🙂 🙂

            • Ok. Mais la nivaquine ne vaut pas cher 🙁 et c’est pas avec ce produit que Sanofi va atteindre des sommets. C’est un produit dans le domaine public. Le traitrement de 10 jours couterait au max 2€ et pas mal de verres d’eau.

  30. julien bonnetouche says:

    Si la nivaquine était efficace sur les virus de ce type il y a longtemps qu’on le saurait !!!

    • 1) le virus de ce type est récent.
      2) ce n’est pas le 1er produit dont on trouve de nouvelles applications. Exemple metformine (certains cancers), Betabloquant (certains cancers),
      3) on ne connait toujours pas le mode exact d’action de la choloroquine dans le paludisme
      4) la biologie cellulaire et notamment celle touchant à la transcription du code génétique est tellement complexe que nos connaissances sont encore ridicules au regard du nombres d’interactions. On découvre avec les nouveaux moyens d’analyse du « génome » et de son expression que justement des produits anciens auraient des actions bien intéressantes sur ces mécanismes et interactions de nos cellules. C’est ainsi que l’on découvre ces nouvelles applications.

      L’alternative est d’attendre 5 à 10 ans pour une nouvelle molécule. Pas top si vous espérez un retour du CAC à 6100 d’ici qq mois.

    • Les labos AbbVie et Gilead avaient commencé à diriger leurs anti VIH et EBOLA vers le coronavirus. Le cours de leurs actions a fait un bon fin janvier et sont en train de fléchir sec depuis 2 jours.
      Lutter contre une molécule gratuite est peine perdue

  31. Des chercheurs auraient-ils trouvé un remède miracle au coronavirus Covid-19 ? Une étude publiée dans la revue BioScience Trends, par trois chercheurs, Jianjun Gao, Zhenxue Tian et Xu Yang, de l’université de Qingdao démontre des résultats positifs. Cent patients ont été testés dans trois hôpitaux différents, à Wuhan, foyer de l’épidémie, Shangaï et Pékin. La chloroquine déjà utilisée pour traiter le paludisme, aurait un effet antiviral intéressant sur des malades. Mais aucun test clinique n’a encore été effectué en France.

    « Un champ nouveau qui s’ouvre »
    Une molécule peu chère, dix centimes la pilule, et dont la non-toxicité a été prouvée puisque la chloroquine est utilisée depuis plus de 70 ans. Selon Didier Raoult, responsable du Pôle Infectiologie de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, hébergé au sein de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection à la Timone, ce traitement va devenir indispensable : « On a tous les éléments, on aura peut-être des ajustements au niveau de la dose qu’il faut donner, le temps qu’il faut donner. On ne sait pas si ça marche en prophylaxie, sur des gens porteurs du virus mais pas malade. C’est tout un champ nouveau qui s’ouvre. »

    Besoin de nouveaux tests cliniques.
    Pourtant, d’autres médecins appellent à plus de prudence. La chloroquine a déjà été évoquée dès 2005 pour soigner le SRAS, mais aujourd’hui aucun traitement n’existe. Même si cette première étude chinoise peut sembler prometteuse, d’autres tests cliniques doivent avoir lieu pour prouver l’efficacité d’un tel traitement. Les tests cliniques prennent plusieurs années sur plusieurs milliers de patients. Olivier Véran, le ministre de la santé, a d’ailleurs demandé à ce que des tests soient effectués en France.

  32. Côté US, la biotech dirigée par le français Stéphane Bancel flambe sur le Nasdaq après l’envoi d’un premier lot de son vaccin expérimental contre le coronavirus à un institut de recherche. Il n’a fallu que 42 jours à l’entreprise pour accomplir ce tour de force.

    Sans surprise, la Bourse américaine salue mardi une nouvelle avancée de la biotech Moderna Therapeutics dans la mise au point d’un vaccin destiné à protéger du coronavirus Covid-19. Un vrai tour de force, puisqu’il n’a fallu que 42 jours à l’entreprise pour livrer les 100 premières doses de vaccin destinées à l’administration humaine.

    L’action Moderna Therapeutics grimpait de 12,43% à 20,90 dollars vers 10h30 à New York, à contre-courant des principaux indices américains de nouveau dans le rouge (-0,58% au même moment pour le Nasdaq Composite).

    • Et la FDA a donné son aval ???

      • Les 100 premières doses ont été envoyées à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), qui fait partie des instituts nationaux de santé américains (NIH), pour être testées chez l’homme.

        Les tests humains devraient débuter le 6 mars prochain, selon ClinicalTrials.gov. La société recherche quarante-cinq volontaires, des hommes et des femmes non enceintes âgés de 18 à 55 ans et en bonne santé. Si la molécule s’avère efficace, il faudra tout de même attendre de nombreux mois avant que le vaccin ne soit disponible pour le grand public. La fin de l’étude est prévue pour juin 2021.

  33. Idée d’investissement ?

    INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

    Une intelligence artificielle a réussi à concevoir l’un des antibiotiques les plus puissants au monde.

    Un exploit qui pourrait révolutionner le secteur pharmaceutique.

    Par Joana Pimenta
    Publié le 24 février 2020 à 14h31 – Mis à jour le 24 février 2020 à 15h12

    Le MIT a développé une intelligence artificielle qui a été capable de concevoir par elle-même un antibiotique surpuissant. Une première mondiale qui pourrait bien être une avancée majeure pour la médecine.

    Une innovation basée sur le machine learning.
    Aujourd’hui, la conception d’antibiotiques requiert de grands moyens financiers et de larges équipes scientifiques travaillant d’arrache-pied sur une période de temps relativement importante. Sur le blog du MIT, le chercheur James Collins explique :

    “Nous sommes confrontés à une crise croissante autour de la résistance aux antibiotiques, et cette situation est générée à la fois par un nombre croissant de pathogènes devenant résistants aux antibiotiques existants, et par une réduction des canaux consacrés à de nouveaux antibiotiques dans les industries biotechnologiques et pharmaceutiques.”

    C’est donc pour contourner ces différents problèmes que le MIT a travaillé à la conception d’une intelligence artificielle capable de créer par elle-même des antibiotiques surpuissants. Pour cela, les chercheurs en charge de ce projet se sont basés sur d’anciens travaux de machine learning qui s’attardaient sur la reconnaissance des structures moléculaires et sur leurs capacités particulières. Ils ont ainsi pu entraîner leur intelligence artificielle à identifier tous les types de molécules capables de tuer des bactéries.

    Une fois l’apprentissage terminé, l’IA développée par le MIT a “scanné des centaines de millions de composants chimiques” et plus de 6 000 molécules pouvant avoir supposément une utilité médicamenteuse. C’est ainsi qu’elle a pu identifier une molécule non-exploitée jusqu’à présent, pour établir à partir de celle-ci la structure d’un antibiotique particulièrement efficace. Ce dernier a été baptisé “Halicin” en hommage à Hal, l’intelligence artificielle du film “2001, L’Odyssée de l’Espace” de Stanley Kubrick.

    L’halicin, le premier antibiotique au monde développé par une IA.

    L’halicin n’est pas seulement un nouvel antibiotique : sa façon de procéder est également novatrice par rapport au fonctionnement des antibiotiques traditionnels. En effet, celui-ci tue les bactéries en détruisant leur capacité à maintenir leur gradient électrochimique, ce qui signifie qu’elles ne sont plus en mesure de stocker de l’énergie. Grâce à ce processus, les bactéries n’ont donc plus les moyens de muter suffisamment pour réussir à résister, à terme, à l’antibiotique.

    Déjà testé sur des souris vivantes infectées par l’Acinetobacter baumannii, l’halicin a fait ses preuves en détruisant en seulement 24 heures cette bactérie. Un exploit d’autant plus impressionnant que jusqu’à maintenant, personne n’avait été en mesure de concevoir un antibiotique assez efficace pour venir à bout de celle-ci. Après cela, les scientifiques ont effectué des tests sur des cellules prélevées sur des patients humains atteint par la bactérie à l’origine de la tuberculose. Là encore, l’halicin a réussi à détruire l’agent pathogène.

    Suite à la découverte de l’halicin, les scientifiques ont reprogrammé leur intelligence artificielle pour que celle-ci trouve de nouveaux antibiotiques à partir d’une base de données plus importante. Elle a ainsi pu en identifier 23, dont deux seraient au moins aussi puissants que l’halicin.

    Ces résultats plus qu’encourageants pourront avoir à terme une réelle répercussion pour le domaine de la santé. Grâce à cette intelligence artificielle, les moyens déployés pour concevoir des antibiotiques seront beaucoup moins conséquents, tant en terme de ressources financières que de temps. Il sera également possible de trouver des remèdes à des maladies bactériennes qui, pour l’heure, n’avaient aucune cure. Enfin, si d’autres antibiotiques fonctionnant avec le même processus que l’halicin viennent à être découverts, il se pourrait que les bactéries ne puissent plus muter et s’adapter. Elles seraient donc vaincues une bonne fois pour toutes.

    Comme nous le prouve cette découverte, les intelligences artificielles ont un véritable rôle à jouer dans le domaine de la médecine, et pas seulement pour les maladies bactériologiques. Google, par exemple, a créé une AI capable de détecter le cancer du poumon. De son côté, Facebook a également créé des cartes extrêmement détaillées et basées sur l’intelligence artificielle pour aider les chercheurs à lutter contre la propagation des épidémies. À n’en pas douter, cette technologie est sur le point de transformer considérablement notre approche de la santé et de la médecine.

  34. julien bonnetouche says:

    si c’est vrai c’est une révolution.
    En effet, les résistances sont de plus en plus nombreuses.
    Et les labos orientent plutôt leurs recherches sur les maladies rares sources de meilleurs bénéfices.

  35. julien bonnetouche says:

    Mais la nivaquine je n’arrive pas à y croire
    Remarquez bien, comme la maladie guérit spontanément (sauf cas particuliers) rien de plus facile que de la prescrire et ensuite de dire  » vous voyez bien, ça vous a guéri » !!

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