Dans quelques jours, vous allez probablement être sollicité par votre banquier pour participer à la privatisation de la Française des Jeux, c’est à dire à son introduction en bourse par la vente d’une partie des titres détenus par l’état Français. Il ne s’agit pas d’une augmentation de capital, simplement de la vente, par l’état Français, d’une partie de sa propriété.

L’argent récolté ne servira pas à financer le développement futur de la société « Française des jeux » qui ne touchera rien de cette mise en bourse. Il s’agit donc d’une situation dans laquelle un actionnaire principal cherche à vendre ses actions auprès de millions d’épargnants particuliers.

Cette privatisation de la Française des jeux est l’occasion pour nous d’insister sur la différence entre le prix d’une action et la valeur de l’entreprise. En effet, dans le cas d’une privatisation, le vendeur (actionnaire) a toujours intérêt à maximiser son prix de vente au détriment du particulier acheteur qui fait rarement une bonne affaire. Le vendeur, et tous les intermédiaires intéressés à la vente, cherchent à vendre le plus cher possible les actions au détriment d’un épargnant qui, pris dans l’euphorie spéculative encouragée par ces mêmes intermédiaires, n’est pas capable d’apprécier le juste prix de cette entreprise (Ps : les clients de BPCE doivent encore se souvenir de l’introduction douloureuse de Natixis en 2006).

Pour comprendre, je ne peux que vous proposer un large extrait d’un livre que tout actionnaire devrait avoir lu : l' »Investisseur intelligent » (un livre publié la première fois en 1949 dont la lecture est essentielle pour celui qui veut investir à long terme dans le capital des entreprises ) :

« Le financement d’une entreprise par l’émission d’actions peut prendre deux formes différentes. Dans le cas de compagnies déjà cotées, de nouvelles actions sont offertes aux anciens actionnaires au prorata de leurs droits. Le prix d’émission est fixé au dessus des cours courants, et les droits de souscription ont donc une valeur monétaire initiale. La vente des actions nouvelles est en général confiée à des banques d’investissement qui comptent placer facilement le papier par le seul exercice des droits de souscription. Ainsi une augmentation de capital par souscription d’actions nouvelles ne nécessite pas d’efforts marketing importants.

Le second type de placement concerne les nouvelles introductions de titres de sociétés auparavant non cotées. Ces titres sont souscrits sur le compte des propriétaires privés [NDLR : de l’état actionnaire dans le cas de la privatisation de la Française des jeux FDJ] qui peuvent ainsi vendre une partie de leurs intérêts de contrôle sous de bonnes conditions de marché. (A l’opposé si l’argent est levé pour le compte de l’entreprise cela s’effectuera sous la forme d’émission d’actions préférentielles comme nous l’avons déjà vu). Ce type de placements donne lieu à un scénario connu qui de par la nature des marchés boursiers est systématiquement au détriment des intérêts des investisseurs. Le biais négatif vient d’une part de la nature des entreprises ainsi financées et d’autres parts des conditions mêmes des marchés qui rendent ce type de financement possible.

Au début de ce siècle [NDLR : Du XXiéme siècle s’agissant d’un livre écrit en 1949], c’est par ces moyens que beaucoup de nos grandes entreprises ont été vendues au public. Mais plus le temps passe et plus le nombre d’entreprises de premier rang, entre des mains privées se font rares. Par conséquent, les nouvelles introductions sont de plus en plus le fait d’entreprises petites ou moyennes. En parallèle, le grand public des investisseurs a développé une forte préférence pour les grandes entreprises. Cette préférence est moins marquée aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle d’autres biais ont été développés par les marchés, au fur et à mesure que les marchés haussiers ont pris de l’ampleur. L’espérance de plus-values faciles et rapides a la propriété d’endormir l’esprit critique du public et de développer son instinct d’achat. Ensuite, pendant ces périodes fastes, il n’est guère difficile de trouver nombre de petites entreprises privées accumulant les résultats prometteurs même si ces résultats ne survivent pas à l’épreuve du temps (si on les reprenait sur une période de 10 ans par exemple).

Le cumul de ces différents facteurs facilite l’émergence du scénario suivant : Quelque part vers le milieu de la phase de hausse, nous voyons apparaître un recrudescence des nouvelles introductions. Au début le prix d’introduction sont intéressants et de belles plus-values peuvent être réalisées par les premiers acquéreurs. Au fur et à mesure que les marchés poursuivent leurs phases haussières, cette forme de financement prend de l’ampleur et, alors que la qualité des nouvelles introductions se dégrade, les prix exigés deviennent de plus en plus exorbitants. Un signe assez fiable nous avertissant de la fin prochaine d’un marché haussier c’est lorsque les prix d’introduction demandés pour des entreprises petites et difficile à comprendre, deviennent supérieurs aux cours des sociétés moyennes pour lesquelles nous avons un long historique de marchés.

Cette insouciance du grand public confrontée au manque de scrupule de certaines banques d’investissement mène tout droit à l’effondrement des prix. Dans bien des cas, ces nouveaux titres perdent 75% et plus sur leurs cours d’introduction. Cette situation est encore aggravée par le fait déjà mentionné qu’au creux de la vague le grand public développe un forte aversion contre les mêmes titres dont il s’était épris dans les périodes d’insouciance. Beaucoup de ces titres tomberont d’autant plus bas par rapport à leurs valeurs objectives en phase dépressive, qu’ils étaient montés haut en phase d’euphorie. [NDLR : Ce dernier passage ne semble pas concerner l’action de la Française des jeux qui ne semble pas être une petite société dont le modèle économique est difficile à comprendre – En revanche, vous devriez y songer avant d’investir dans la startup nation].

Il est indispensable que l’investisseur intelligent puisse résister aux sirènes des plus-values sans risques qui ne manqueront pas de lui chanter les marchands d’argent facile et tous ceux qui cherchent à placer telle ou telle nouvelle introduction. Même si une ou deux de ces nouvelles émissions arrivent à passer nos test sévères de qualité et de valeur, il vaut mieux rester à l’écart de ce type d’investissements. Le marchand d’argent facile se fera un plaisir de vous rappeler le beau parcours qu’ont eu certains de ses titres souvent au soir même de leur introduction. Tout cela fait partie de l’atmosphère d’hyper spéculation qui règne à certaines époques. Sachez qu’à ce jeu, vous serez heureux si vous perdez, pour tout dollar que vous aurez gagné ainsi, que le double en retour de bâton.

Ceci étant, certains de ces titres feront des achats excellents quelques années après alors que plus personne ne voudra les toucher et qu’il ne s’échangeront qu’à une fraction de leur valeur intrinsèque. [NDLR : Vous retrouvez ici la notion de prix et de valeur sur lesquelles nous insistons lourdement depuis quelques temps – Réussir son investissement c’est comprendre que la différence entre le prix et la valeur, c’est la liquidité]

 

Ce texte a été écrit en 1959 (plus précisément dans l’édition 1959 du livre Investisseur intelligent dont la première édition date de 1949) ! Il est pourtant d’une actualité incroyable. « Il faut que tout change pour que rien ne change »

 

Alors faut il investir dans la privatisation de la Française des jeux (FDJ) ?

La Française des jeux est indéniablement une belle entreprise de rente, leader sur son secteur dont le modèle ne semble pas remis en question dans les prochaines années. Je crois qu’il s’agit là d’une entreprise de qualité qui pourra répondre aux critères d’un investisseur de long terme soucieux d’investir dans une entreprise dont le modèle économique est solide, tant que le monopole n’est pas remis en question.

Néanmoins, comme vous l’aurez compris, la question centrale est celle du prix de cette belle entreprise. Entre des marchés financiers dont les niveaux dépassent les records historiques et le rouleau compresseur commercial qui fera de cette introduction en bourse un succès, ne faut il pas craindre de payer trop chère cette entreprise.

Considérant qu’un bon investissement se fait toujours à l’achat, n’est il pas cohérent de considérer que les conditions ne sont pas réunies pour que ce soit le cas aujourd’hui avec la Française des Jeux – FDJ ?

Prenons le temps de relire la dernière phrase de cet extrait de l’investisseur intelligent : « Ceci étant, certains de ces titres feront des achats excellents quelques années après alors que plus personne ne voudra les toucher et qu’il ne s’échangeront qu’à une fraction de leur valeur intrinsèque. « 

Et vous qu’en pensez vous ? Allez vous participer à l’introduction en bourse de la Française des Jeux – FDJ ?

 

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29 Comments

  1. André Lapointe says:

    Merci pour cet article
    La question est autant dans la valeur de l action que dans celle du dividende… le passé ne répond pas de l avenir en la matière , car l état peut à sa guise augmenter les taxes sur les jeux et ainsi laisser des miettes aux actionnaires ….

  2. « Dans quelques jours, vous allez probablement être sollicité par votre banquier pour participer à la privatisation de la Française des Jeux, »

    Elles ont encore le droit de le faire ? Il me semble que la pratique avait été plus ou moins interdite ? Ou simplement elles n’ont plus le droit de faire de la pub au sujet des privatisations ?

    « : les clients de BPCE doivent encore se souvenir de l’introduction douloureuse de Natixis en 2006). ». Oui, j’avais encore quelques actions héritées de mon père, vaillamment refourguées par un « conseiller » bancaire à l’introduction (ça porte bien son nom) de la société en bourse. Heureusement, depuis, elle est passée par les plus bas, vers 0.8, ça permet de largement se refaire. Et elle a un bon rendement.

    Pour FDJ, comme dit plus haut, attendons de connaître le div., Atttendons qu’elle chute vers les plus bas.

    GF, je trouve que l’extrait de livre que vous citez s’applique avec encore plus de justesse aux startups actuelles. Les meilleures sont déjà introduites en bourse, désormais la qualité de dégrade…

    Pour finir, : allez-vous participer à la « privatisation » d’Aramco ? 😊

    • Sénèque says:

      A titre personnel, oui, je suis sollicité par ma banque (Banque Populaire pour ne pas la nommer!) pour participer à l’augmentation de capital de la FDJ avec encore ce jour un message directement sur ma boîte mail.

      Par ailleurs, croire que parce qu’une chose est interdite et que donc une banque ne le ferait pas, je vous invite à parcourir ce lien (https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/07/07/depuis-le-debut-de-la-crise-en-2007-200-milliards-d-euros-d-amendes-pour-les-banques_5157137_4355770.html) à défaut de retrouver le fichier EXCEL qui condensait ces éléments.

      Egalement, il suffit de se poser la question quant aux XXX milliards d’USD générés par les activités criminelles et illégales: ils finissent tous exclusivement sous forme d’argent liquide (comme semblerait le croire Michel SAPIN alors Ministre) ? aucun compte bancaire ? qui gère les paradis fiscaux ? rappelez-vous l’audience de Baudoin PROT devant la commission de l’Assemblée nationale, exceptionnelle !!

      Les banques sont condamnées (ou plutôt réalisent des transactions) en tant que personnes morales à verser des amendes à prélever sur leurs bénéfices (exemple, moins d’un mois de bénéfice avant impôt pour HSBC pour mettre fin à des poursuite de blanchiment d’argent des cartels colombiens et méxicains…). Leurs dirigeants touchent leurs rémunérations, leurs bonus, pantouflent à droite, pantouflent à gauche, sont érigés en exemple…mais jamais inquiétés pour leur complicité dans le financement des activités criminelles.

      D’ailleurs, un « zorro moderne » ne s’y était pas trompé, tout du moins dans une approche démagogique à visée électorale (démentie le lendemain bien évidemment devant les journalistes de la City), en disant « je n’ai qu’un ennemi […] ».

  3. Bonjour,
    C’est un peu étrange cette vision qui consiste à « dénigrer » l’échange d’actions « d’occasion » sur le marché. Certes, cela n’a pas le « panache » et l’utilité d’une IPO ou d’une AK (qui sont d’ailleurs de plus en plus rares, je n’ai participé qu’à une seule AK cette année…), mais la possibilité d’échanger des titres sur le marché permet d’assurer une certaine liquidité indispensable. Qui investirait s’il n’avait pas la possibilité de revendre ses titres un jour ou l’autre ? Faisons un parallèle avec l’immobilier et imaginons qu’il soit impossible de vendre ou d’acheter un bien immobilier « ancien », sauf à acheter dans le neuf ou à effectuer de très lourds travaux de rénovation ou de restructuration (on ne parle pas là de travaux cosmétiques comme rafraîchir les sols, les murs ou changer la cuisine) – ce qui ne représente qu’une faible minorité des,transactions actuelles -: qui investirait avec des conditions de liquidité aussi restrictives ?
    Sinon, concernant la FDJ, je m’abstiens: d’une part les privatisations sont rarement de bonnes affaires à moyen/long terme, d’autre part, d’autre part je préfère éviter les secteurs d’activité exclusivement basés sur ce que je juge être une addiction ou une faiblesse humaine (eh oui, comme certains gangsters, même les actionnaires peuvent avoir une ‘ligne de conduite’ 😉 …)

    • Tout a fait d’accord avec la fin de votre analyse. Le gaming, les paris sportifs, les courses de chevaux ou les lotos et jeux de grattage sont addictifs. Certains le qualifient d’ « impots sur l’espoir des pauvres ».
      Au niveau ethique, je comprends la reticence.
      Mais j’y vois surtout des risques majeurs : la legislation/reglementation et la taxation.
      Si l’Etat veut un jour s’attaquer aux problemes d’addiction (ce que les anglosaxons appellent le « Responsible Gaming », il peut creer une loi qui empeche certaines personnes de jouer (par example : l’interdire aux personnes en situation de surendettement / demander des pieces d’identite aux joueurs pour s’assurer qu’ils ne sont pas sur une liste de joueurs addicts). Ces dispositifs rendraient la consommation de ces jeux plus complexes et de ce fait moins agreables et frequentes.
      De meme, l’Etat pourrait solliciter des hausses de taxes sur ce secteur (par exemple pour financer les centres medicaux lies a l’addiction), et on aurait donc une grosse baisse des benefices et des dividendes.
      Enfin, la FDJ a beneficie d’un monopole pendant de longues annees. La sortie de l’Etat (et d’un role protecteur) risque d’accelerer la concurrence des Betclic, Winamax, Bet365…
      Enfin bis, la FDJ a un desavantage majeur par rapport a ses concurrents : etre localisee et taxee en France…

      • Sauf que les impôts et taxes sur les jeux sont déjà élevées, même très élevées et en remettre une couche supplémentaire c’est à coup sûr (ou presque) tuer la poule aux oeufs d’or !
        Des exemples dans le passé font légion et l’attirance pour ces impôts déguisés se s’est rapidement éteinte.

      • Sauf que les impôts et taxes sur les jeux sont déjà élevées, même très élevées et en remettre une couche supplémentaire c’est à coup sûr (ou presque) tuer la poule aux oeufs d’or !
        Des exemples dans le passé sont légion et l’attirance pour ces impôts déguisés se s’est rapidement éteinte.

      • Bonjour, vous parlez de dispositifs empêchant certaines personnes de jouer qui pourraient rendre la consommation plus complexe… et bien c’est déjà le cas. La notion de Responsible Gaming est également appréhendée avec un renforcement de l’identification et la détection des comportements de jeu malsain. Enfin, la privatisation est conditionnée à l’octroi du monopole en point de vente pour 25 ans supplémentaires, la concurrence sera donc inexistante, contrairement aux paris en ligne. Ca ne remet cependant pas en cause une valorisation de l’entreprise qui devrait être trop élevée, et une pérennité des dividendes qui se discute.

        • Concurrence inexistante !
          Ce sera difficile si, par exemple, un autre pays lance un jeu équivalent au loto via internet comme cela s’est fait au début avec le poker en ligne.

      • Bonjour, vous parlez de dispositifs empêchant certaines personnes de jouer qui pourraient rendre la consommation plus complexe… et bien c’est déjà le cas. La notion de Responsible Gaming est également appréhendée avec un renforcement de l’identification et la détection des comportements de jeu malsain. Concernant la fiscalité, celle-ci étant déjà très élevée au regard des autres pays Européens, il semble compliqué de rehausser ces taxes. Enfin, la privatisation est conditionnée à l’octroi du monopole en point de vente pour 25 ans supplémentaires, la concurrence sera donc inexistante, contrairement aux paris en ligne. Ca ne remet cependant pas en cause une valorisation de l’entreprise qui devrait être trop élevée, et une pérennité des dividendes qui se discute.

        • Monopole pendant 2 ans, pas sûr que l’Europe valide cela.
          Les lobbies sont à l’affût, n’oubliez jamais cela et des précédents, il y en a à la pelle !

  4. Pour répondre à la question posée, il faut faire une analyse financière des 3 dernières années et voir si la valorisation proposée lors de l’introduction en bourse est raisonnable ou délirante au regard des prévisions de FDJ.
    Certes c’est un peu technique, mais c’est le seul moyen pour se faire une idée, vu qu’il n’y a à priori pas de comparables sur le marché.
    … le reste tient plutôt de la littérature 😉

    • Tout à fait !!!
      Et tout l’art de cette littérature étant de dire une chose et son contraire pour ensuite dire « Je vous l’avais dit ».
      Vous remarquerez que peu de gens affichent clairement un « J’achète » ou un « Je n’achète pas ».
      On en trouve dans certains journaux. Mais qui fait le bilan des conseils donnés quelques années après ?
      Je vous encourage à relire des vieux journaux financiers : c’est souvent « amusant ».

      • Et c’est à peu près ce que fait ce blog ;).

        Notre hote Guillaume s’est rangé et fait comme ceux qu’il critiquait il y a quelques années…

      • Personnellement je peux dire que je n’achèterai pas car le jeu ne fait pas partie de mes valeurs. Espérer gagner de l’argent sur le dos des gars qui crament leur RSA au bistrot … Bof. Le meilleur service à leur rendre serait la faillite de cette entreprise et l’arrêt de la commercialisation du tabac. Voeux pieux 😉

        Ce qui ne m’empêchera pas d’acheter un ticket sur une grosse cagnotte du loto … 🤔

  5. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Non nous ne serons pas sollicités par notre, banquier, car c’est maintenant interdit.
    Pour le reste autant acheter des tickets à gratter, au moins c’est amusant.
    (si on veut faire un investissement en bourse ce n’est pas comme cela que l’on doit s’y prendre)

  6. Bah, un A/R rapide pour empocher 20% de PV puis on suivra les cycles pour reprendre au plus bas. Ça reste une entreprise avec des bons fondamentaux.

  7. julien bonnetouche says:

    Au fait, nous venons de passer les 5800 sur le CAC ce matin. C’est à dire pas très loin de mes anticipations de 5900/6000 pour la fin de l’année.( lesquelles remontent à au moins un an)
    C’est Wall street qui va décider : le DJ est à 7350, si il passe les 7500, nous y allons direct.

    • Un devin, merci de nous dévoiler l’avenir. Vous devez être immensément riche, c’est gentil de nous en faire profiter.
      Encore un grand Merci.

  8. Pour ma part, sous réserve d’accès à une analyse financière sérieuse comme évoqué par Fred et compte tenu d’expériences « désastreuses » lors de la mise en vente d’EDF et GDFSUEZ (Engie aujourd’hui), je m’abstiendrais à la mise en vente et observerais avec attention le cours de l’action pour un éventuel positionnement plus tard, dans quelques mois ou années.

  9. Bonjour
    avant de connaître le prix auquel on pourra acheter personne ne peut se prononcer. On a cependant quelques chiffres tels que :
    chiffre d’affaires global : 15.8 milliards répartis en 10.5 aux joueurs, 3.5 pour l’état et 1.8 pour la FDJ pour payer les buralistes et ses employées.
    Viennent apparemment de racheter le siège social pour 221 millions.
    Sur les 1.8 milliards on a 170 millions de bénéfices dont 136 seront distribués en dividendes, soit environ 80 %.
    C’est à partir de là qu’on peut raisonner d’autant plus qu’ils seront ouverts à la concurrence et donc on doit estimer si les 170 millions vont augmenter ou diminuer dans le temps.
    Le prix de vente global quand on le saura, divisé par les bénéfices permettra de mieux juger de l’opportunité d’achat ou pas.
    La démarche d’acheter pour un aller/retour ou garder pour avoir des dividendes sera aussi différente selon chacun.
    Martins

    • L’autre question importante, c’est comment et quel sera le taux de prélèvement de l’Etat, une fois FDJ privatisé ?
      Aujourd’hui, l’Etat prélève selon martins, 3,5 Mds sur un chiffre d’affaires de 15,8 Mds avec une participation de 72%, ce sont les « taxes » sur les jeux d’argent, CSG, RDS, etc., auxquels il faut ajouter les dividendes de l’ordre de 100 millions d’€.

      A l’issue de la privatisation, l’Etat ne conserverait qu’un quart du capital environ, ce qui serait cependant suffisant pour garder le contrôle de cette société de droit privé.

      De deux choses l’une, où la puissance publique continue de percevoir ces taxes sur les jeux d’argent comme elle le fait sur les casinos à hauteur approximativement de 54% des revenus bruts des joueurs, où elle se contente comme une entreprise privée qu’elle sera de prélever sur les bénéfices.
      Dans ce deuxième cas, l’achat d’actions de la FDJ peut devenir le jackpot, dans le premier cela risque d’être beaucoup plus difficile !
      A noter que les casinos font depuis longtemps le forcing auprès des pouvoirs publics pour être taxé uniquement sur les bénéfices, c’est peut-être une piste ?

  10. Je suis trèqs content que l’Etat vende les actions de FDJ, il pourra de cette façon nous rembourser notre part, avancée depuis des lustres sans intérêt, jamais réglé.
    Par contre la dite part a sans doute augmenté du fait de nos impôts.

  11. Je suis très content que l’Etat vende les actions de FDJ, il pourra de cette façon nous rembourser notre part, avancée depuis des lustres sans intérêt, jamais réglé.
    Par contre la dite part a sans doute augmenté du fait de nos impôts.

  12. julien bonnetouche says:

    @Paul,

    Je ne suis hélas pas devin, mais j’ai déjà expliqué ici à plusieurs reprises les raisons programmées de cette hausse.
    Sauf cygne noir bien entendu…
    Ces raisons tiennent essentiellement à des facteurs fondamentaux que sont les taux , les élections américaines et les liquidités, ainsi que des facteurs de marché, dont le plus important est sans doute la faiblesse des volumes essentiellement en rapport avec des flux actions européennes sortants vers les obligations américaines.
    Ce mécanisme se relâchant rapidement tel un arc bandé,en cas de baisse des taux américains (ce qui est le cas) entrainent une surabondance de liquidités sur le marché actions.

    Cet ensemble de raisons devant perdurer au moins une partie de l’année 2020, non seulement les 6000 devraient être allègrement franchis, mais un « crash à la hausse » est tout à fait envisageable,

    Pour mémoire je rappelle aussi que lorsque les taux sont à Zéro, et à fortiori négatifs, la valeur des actifs ( immobilier, actions, or) n’a plus de référence de temps; ( le temps vaut 0)
    La valeur traditionnelle du PER ( souvent 10 en moyenne) ne veut plus rien dire non plus.

    Bien entendu tout cela a forcément ses propres limites,
    Mais 20% de hausse sur 2020 est très possible.

    • En évoquant le devin, je voulais simplement plaisanter. Je suis d’accord avec vous, ça peut encore monter. L’indice CAC40 dividendes réinvestis a démarré à 1000 le 31/12/1987 et nous sommes presque à 16000 alors oui la bourse monte et rapporte beaucoup mais le problème est toujours : Par quel chemin va-t-elle passer ?
      Sans remonter très loin, les 1 et 2 octobre ont connu des baisses très fortes et là je me rappelle bien que les prévisions devenaient très pessimistes, alors beaucoup ont vendu et ne rachètent pas rapidement, ils attendent de revenir euphoriques avec une bourse qui monte trop haut.
      Résultat : Les performances des gérants depuis 2 ans sont assez mauvaises. Conclusion la bourse monte haut mais nombreux sont ceux qui n’y participent pas pleinement.

  13. De mon côté, je pense participer à cette introduction en bourse.
    Objectif: utiliser mes dividendes chaque année pour… jouer au loto !
    Et la boucle est bouclée 🙂

    • là c’est la perte assurée sur les deux tableaux.
      Remarquez, rêver de châteaux en Espagne c’est peut-être bien mieux pour le moral que de gagner 3 Francs 6 sous.

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