Les marchés actions et plus particulièrement le CAC 40 a enregistré hier une séance de très forte baisse à – 2,81%. Au 03 Octobre 2014, le CAC 40 est à 4242 points, soit une baisse de -1,24% depuis le début de l’année.
Depuis le début de l’année, le CAC inscrit un mouvement de tôle ondulée entre 4100 points et 4500 points. Le CAC alterne entre période :
- D’euphorie guidée par la perspective d’une abondance de liquidité salvatrice ;
- De déprime justifiée par l’absence de croissance, tant en zone euro (principalement), mais également au niveau mondial.
Nous sommes toujours dans la schizophrénie déflationniste que nous vous décrivions au tout début de l’année. En Février dernier nous écrivions :
Extrait de l’article « Gestion pilotée : Une gestion du risque indispensable dans une économie manipulée et déflationniste »
Nous sommes toujours dans une schizophrénie déflationniste (cf article : Gestion pilotée : schizophrénie déflationniste, entre tactique de marché et vision fondamentale…), et j’ai le sentiment que la fin de l’année sera marquée par l’alternance entre :
- Des phases euphorique et optimiste d’un espoir d’un retour durable de la croissance sous l’effet des politiques monétaires non conventionnelles;
- Des phases de retour à la réalité marquées par les craintes de la déflation ;
Vous le savez depuis longtemps que vous nous lisez, nous sommes en déflation … Les marchés actions ne peuvent croitre de manière pérenne à long terme. Seul les manipulations de marchés et les injections de liquidité et l’inflation monétaire peuvent permettre aux actions de grimper … Les fondamentaux sont médiocres mais la spéculation aidée par les banques centrales bat des records.
Fort de cette schizophrénie déflationniste, nous alternons entre phase d’exposition sur les marchés , puis phase de sécurisation (principalement lorsque les indices se rapprochent des 4400 points).
Extrait de l’article « Placement et Investissement : Quelle stratégie pour le second semestre 2014 ? »
A court terme, l’injection massive de liquidité réalisée par les banques centrales conduit à une valorisation excessive des marchés, les éloignant un peu plus chaque jour de la réalité de l’économie réelle. Il s’agit, ni plus, ni moins, d’une bulle spéculative orchestrée par les banques centrales (cf article « Stratégie d’investissement : La fabrication de la bulle ultime à l’éclatement incertain…)
Dans une telle période, l’investisseur devra néanmoins garder en conscience la tendance baissière du marché dans son ensemble et entourer son investissement spéculatif de la plus grande prudence et de garde fou…. Une bulle spéculative éclate inévitablement.
Pour le moment de diagnostic du début de l’année est plutôt juste et les conséquences de la déflation semblent plus puissantes que l’action des banques centrales. La manipulation des banques centrales n’est plus autant efficace et la réalité de l’économie réelle semble prendre l’avantage.
Les marchés sont prêts à accepter l’idée de la déflation et ses conséquences.
Depuis quelques semaines, j’ai le sentiment que les marchés actions sont dans une nouvelle phase, une phase que l’on pourrait nommer la fin des illusions.
Devant des banques centrales incapables de faire davantage et suffisamment pour relancer la croissance (la question centrale est « est ce leur rôle ? « ), et une croissance économique qui stagne désespérément, la déflation ne peut plus être niée par les investisseurs.
Nous sommes maintenant à une période charnière pour la valorisation des marchés actions :
- Les banques centrales ne pouvant faire davantage encourage les états à prendre leur responsabilité. Cet aveu de faiblesse marque la fin de l’espoir de voir des banques centrales sauver les marchés. C’est peut être la fin d’une valorisation excessive des marchés actions biaisés par l’espoir d’une nouvelle injection de liquidité par les banques centrales.
- L’absence de reprise notable et la déflation s’installe.
Nous considérons que la reconnexion des marchés actions avec l’économie réelle est en marche. Les marchés sont maintenant disposés à accepter les conséquences de la déflation sur la valorisation des actions devenues très élevée. Nous devrions probablement sortir par le bas de la tôle ondulée (4150-4500 points pour le CAC40).
Bref, tous aux abris les conséquences de la déflation arrivent.