Un article rédigé par Julien Bonnetouche, notre lecteur passionné de marchés financiers et d’économie qui partage avec nous ses idées et ses réflexions.

Propos liminaire de Guillaume FONTENEAU : Encore une fois un article très intéressant proposé par Julien Bonnetouche. Julien a la courage de partager avec nous ses décisions d’investissement. Ici, à court terme, il confirme la difficulté à « jouer » avec le marché, ce que les pros appellent le « market timing ». Combien de temps va t’il gérer sa frustration de voir des marchés monter ? Ne serait-il pas plus simple de ne rien faire et d’accepter la volatilité ?

Les marchés ont les yeux de Chimène

A l’heure où j’écris cet article, le lundi 1er novembre, le CAC est à 6900. Les 7000 ne sont donc pas loin.

7000 que l’on prévoyait pour la fin de cette année.

Il y a un mois, que ce soit Hiboo ou moi même, disions qu’une correction de 10/15% était possible (cf. « Bourse : Le CAC40 est mûr pour une consolidation, mais on ne sait pas quand !« ) à l’occasion de facteurs négatifs englobant :

  • les restructurations et reprise en main en Chine,
  • l’affaire des promoteurs immobiliers chinois en faillite (dont Evergrande), 
  • Taïwan et la mer de Chine, 
  • l’inflation un peu partout dans le monde susceptible d’influer sur les taux.

(J’ai d’ailleurs signalé sur le blog que je vendais environ la moitié de mes actions par mesure de précaution, ce qui me laisse aujourd’hui investi à 40 % actions. Le reste étant réparti entre fond géré Rothschild, un fond structuré, obligations corporate, et liquidités.)

Les marchés donc ont décidé d’occulter les mauvaises nouvelles, et de revenir à la philosophie qui nous animait précédemment, c’est à dire :

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Rien n’a d’importance tant que les taux restent bas, et les liquidités abondantes, d’autant plus que traditionnellement les deux derniers mois de l’année sont souvent haussiers.

On anticipe de nouveau que la Chine restera ce qu’elle a toujours été, plus ou moins repliée sur elle même, politiquement parlant,

  • -Que la paix régnera en mer de Chine,
  • Que les entreprises chinoises en faillite seront renflouées,  avec un signe positif : Jack Ma ne ferait pas l’objet de poursuites.
  • Que les taux ne bougeront pas quelle que soit l’inflation future (et que l’on continue à qualifier de transitoire) et surtout,
  • Que les banques centrales ont définitivement cessé  d’avoir le moindre doute sur les bienfaits de la politique des rachats de dettes.

Et même si l’inflation n’était pas transitoire, que pourrait il se passer ?

On peut penser que les perturbations d’approvisionnement actuelles, en rapport avec la reprise trop forte, finiront par s’atténuer progressivement.

Malgré tout, il en restera quelque chose :

Des hausses de salaires sont à prévoir au moins dans certains secteurs sous tension, de même que chez les professions «haut de gamme» très recherchées, et que des prix finaux à la consommation plus élevés, qui auront du mal à rebaisser, devraient entretenir globalement un biais inflationniste, dont il est difficile aujourd’hui de prévoir la durée.

Nous pouvons au mieux supposer une courbe en cloche pour cette inflation, qui se réduirait après un pic possible entre maintenant et l’année prochaine ou 2023.

Mais ne serais ce pas là une aubaine, consistant à faire payer les dettes par les déposants et les rentiers,  si l’on garde les taux très bas comme actuellement ?

Si au lieu de vouloir lutter contre l’inflation, on la considérait maintenant comme une purge nécessaire et salutaire ?

D’ailleurs la démission du président de la banque centrale allemande et leader de l’orthodoxie monétaire en Europe, Jens Weidmann va dans ce sens.

Dans ce contexte, rien ne semble plus se mettre en travers d’une hausse des marchés boursiers pour le moment, ( jusqu’au prochain choc)

Comme tout le monde qualifie les marchés de «plutôt chers»  nous en revenons donc à la théorie que j’ai développée plusieurs fois sur le blog à propos des instruments traditionnels d’appréciation de la valeur des actions.

Les multiples de 10 pour les entreprises traditionnelles et 15 ou 20 pour les entreprises de croissance devraient être revus à la hausse.

Et encore un fois, tant que les taux d’intérêts sont à zéro, il n’y a pas de limite théorique à la valorisation des PER, ni plus ni moins   que pour  l’ensemble des actifs en général.

Mais alors que faire ?

A bientôt 7000 sur le CAC, les marchés sont à leurs sommets.

Impossible de (pré)dire jusqu’où ils vont monter.

Mais il n’est pas facile d’acheter au plus haut. Ce n’est même pas raisonnable.

Le meilleure attitude me paraît être de conserver les positions que l’on a déjà,  peut être renforcer légèrement sur repli, ou de prendre un peu d’actions si l’on n’en a pas du tout, ou alors se mettre sur  des fonds à faible volatilité, et attendre.

Je vous dirai …

Oui je sais, il est très frustrant de regarder passer la hausse…..

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