Investir en actions est à la fois extrêmement simple et difficile.

Simple.

Pour investir en actions, il suffit d’aller sur le marché coté, de passer un ordre d’achat. Vous devenez alors actionnaire de l’entreprise. Simple.

Vous avez payé votre action au prix du marché, fruit de la confrontation entre les acheteurs et les vendeurs au moment de votre achat. Le prix d’une action dépend donc de la valeur de l’entreprise, mais aussi (surtout ?) dans la quantité d’acheteurs et de vendeurs à la seconde où vous passez votre ordre de bourse.

  • S’il y a peu de vendeurs et beaucoup d’acheteurs, le prix payé pour devenir actionnaire risque de monter.
  • S’il y a beaucoup de vendeurs et peu d’acheteurs, le prix payé pour devenir actionnaire risque de baisser.

C’est le principe de l’offre et de la demande. Le prix et la valeur sont alors deux notions liées, mais qui peuvent être déconnectées selon les flux acheteurs et vendeurs.

Parfois, dans certaines situations de marchés, les acheteurs se font rares. Le prix de l’action est alors plus faible. CQFD, c’est la logique du marché et de la fixation du prix instantanée en fonction de l’offre et de la demande.

Parfois, c’est l’inverse.

Difficile.

Il faut réussir à payer son action au juste prix qui vous permettra d’espérer faire un bon investissement. Un bon prix qu’il est difficile de payer sans être contrariant. Il ne faut pas investir dans les entreprises plébiscitées par les investisseurs. Il faut réussir à trouver ces magnifiques entreprises qui sont, à court terme, délaissées ou mal considérées par le flux d’acheteurs et de vendeurs.

Il faut investir dans les entreprises que les autres investisseurs ne veulent pas. C’est là un exercice extrêmement difficile tant tous les indicateurs tendent à vous expliquer que vous avez tort d’y investir alors que ce n’est pas le moment.

Si les autres ne veulent pas y investir, c’est bien qu’il y a une raison. Vous devez réussir à vous projeter au-delà de cette explication, mais à court terme, le marché a toujours raison.

Prenons un exemple pour bien comprendre : LVMH.

LVMH est une très belle entreprise Française, pourtant, son cours de bourse vient de chuter de 45% sur les deux dernières années.

  • En avril 2023, le marché fixait le prix de l’action à 894€. A l’époque, tout le monde voulait devenir actionnaire de l’entreprise. Le flux acheteur était puissant ; Rares étaient les vendeurs. Le prix de l’action est alors monté à des sommets.
  • Aujourd’hui, le marché fixe le prix du marché à 485€. Aujourd’hui, la mode est passée ; Les acheteurs sont moins nombreux et les vendeurs plus nombreux ; Le prix de l’action baisse.

Pourtant, l’entreprise est toujours la même. Son modèle économique reste identique et, même si les perspectives de croissance à court terme apparaissent moins exceptionnelles que l’après Covid-19, tout cela n’apparaît pas comme la catastrophe que laisse à penser la chute du cours de bourse.

  • En 2023, les acheteurs étaient trop optimistes. Les acheteurs ont cédé à la mode. Même si LVMH est une magnifique entreprise, les acheteurs de 2023 ont probablement fait un très mauvais investissement.
  • En 2025, les investisseurs sont peut-être trop pessimistes. Les vendeurs ont cédé à la mode, ils vendent LVMH. On ne connaît pas l’avenir, mais il y a fort à parier que les investisseurs de 2025 ont fait un meilleur investissement que les investisseurs de 2023.

Pour les investisseurs de 2023, la volatilité du cours de bourse est un risque. Leur investissement affiche une moins-value conséquente. Ils vont devoir patienter des années avant d’effacer cette perte latente.

Pour les investisseurs d’aujourd’hui, et ceux qui possèdent des liquidités à investir, la volatilité est une opportunité. C’est le moment d’investir dans le capital de LVMH. La chute du cours de bourse de cette magnifique entreprise doit être considérée comme l’occasion d’en devenir actionnaire de long terme.

Des exemples comme celui-ci, il y a de nombreux.

Un portefeuille d’investissement en actions se construit progressivement au gré des opportunités offertes par la volatilité. Il faut accepter d’être contrariant et réussir à investir dans les entreprises lorsque le consensus préfère ne pas y investir.

Investir dans une entreprise « à la mode », c’est prendre le risque d’une volatilité « à la hausse » défavorable. Lorsque vous achetez une entreprise que tout le monde veut avoir en portefeuille, vous avez de grandes chances de la payer trop cher.

L’investisseur doit donc être contrariant et réussir à identifier ces magnifiques entreprises qui ne sont plus à la mode et dont le cours de bourse est pénalisé par l’absence d’investisseur ou le grand nombre de vendeurs.

Plus facile à dire qu’à faire…

À suivre.

PS : J’ai passé un ordre d’achat de LVMH au cours de 480€ dans mon PER Compte Titre du Crédit agricole (cf. « Avis PER Compte titres (PERI CTO) du Crédit agricole : Tout simplement exceptionnel !« ). On verra dans 15 ans.

Besoin d'un conseil ? Découvrez nos services :
Conseil & services 
Bilan patrimonial
Abonnement patrimonial
Formation
Au service de vos projets de vie 
MonImmoLocatif.fr
MonPatrimoine.io
IA Patrimoniale