Rien ne semble pouvoir mettre fin à la baisse des cours de bourse. Les banques centrales ont perdu la main et ne semble plus réussir à faire croire dans leur pleine puissance. Nous vivons un moment important qui pourrait marquer la fin d’une époque : Depuis 10 ans, les marchés financiers ont été subventionnés par la certitude d’être soutenus par les banques centrales ; Depuis quelques jours, cette croyance dans cette toute puissance est en train de s’évanouir.
Alors que la BCE annonce son programme pour lutter contre le Coronavirus, nos amis financiers semblent déçus. Le CAC40 s’effondre de plus de -10% au moment ou je rédige ces lignes.
Nous retrouvons les pires moment de la crise de 2008. La politique monétaire n’est clairement plus la martingale ; C’est le retour du politique. Nous assistons un grand saut dans l’inconnu. Maintenant, ce sont aux politiques de prendre des décisions.
Le scénario que nous vous proposions dès la fin de l’année 2019 se confirme un peu plus tous les jours. Souvenez vous ce que nous écrivions dans cet article « En 2020, Face à une politique monétaire nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique ».  (article publié la première fois le 02 Octobre 2019)
Extrait :

« En 2020, nous devrions naturellement vivre dans le prolongement des mouvements initiés en 2018 et 2019. De manière synthétique, les deux thématiques sous-jacente dans les stratégies d’investissement 2018 et 2019 vont fusionner : Face à une politique monétaire devenue nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique.

En 2020, nous pourrions assister à la fusion de tous les mouvements financiers et sociétaux qui se mettent en place depuis quelques années. L’année 2020 pourrait être une année chargée. L’année 2020 pourrait être :

1– L’année de la révélation du caractère nuisible des politiques monétaires devenues déflationnistes ; En 2020, les banques centrales tombent de leur piédestal et redeviennent dépendantes de la société et du politique. Le caractère nuisible de la politique monétaire mené depuis 2009 va s’imposer, sans pouvoir totalement être remis en cause pour ne pas prendre le risque d’un effondrement économique d’un système fragilisé. En 2020, la confiance de la toute puissance des banques centrales pourrait être endommagée. Les banques centrales retrouvent leur rôle originelle. Elles ne sont plus la solution mais simplement un moyen.

 

2 – L’année de la mobilisation des populations aux profits d’un front populaire écologique qui sera à l’origine d’une accélération la remise en cause du libéralisme et des excès de la mondialisation ; En 2020, la prise de conscience écologique va s’accélérer et un front populaire écologique va obliger les gouvernants à accélérer la mutation écologique de la société. Ce populisme écologique pourrait même prendre le pouvoir face au populisme d’extrême droite.

Le front populaire écologique n’est en vérité que l’expression d’un double mouvement de la société qui se protège contre les excès du dogme libéral du tout marché (cf « La grande transformation » Karl Polanyi). La prise de conscience écologique, c’est la nécessité de protéger l’environnement contre les excès de la mondialisation et d’un libéralisme qui vise à imposer le marché aux détriments de l’organisation des sociétés.

 

3 – L’année de la relance budgétaire face à une fin de cycle économique logique après 10 années de croissance ; Un budget de guerre mobilisé pour une meilleure protection de notre environnement. Enfin, entre une récession qui se profile logiquement après 10 années de croissance économique et une banque centrale qui aura perdu la main, en 2020, la relance budgétaire va s’imposer comme indispensable. C’est l’argument écologique qui va servir de prétexte pour la mobilisation d’un budget de guerre, d’un budget au-delà du raisonnable que seule une situation extrême peut autoriser.

Cette relance budgétaire massive devrait viser l’accélération de la transition écologique au bénéfice de l’économie des pays développés qui trouveront les moyens de relocaliser les productions et l’inflation. Mais attention, cette relance budgétaire ne sera véritablement efficace si elle est accompagnée d’une moindre mondialisation, sinon, elle serait totalement inutile et ne bénéficierait qu’aux pays producteurs

 
Il était évidemment impossible à l’époque d’anticiper la crise du coronavirus, mais, j’en suis persuadé, il ne s’agit là que d’un prétexte dont nous nous saisissons pour mettre en œuvre une mouvement latent. Nous assistons aujourd’hui dans l’enterrement de la martingale de la politique monétaire. Nous sommes donc à l’étape 1.
Maintenant, place aux étapes 2 (déjà bien entamé) et 3. Lorsque le pic de la crise sanitaire du Coronavirus sera passé, lorsque nous sortirons du confinement, nos gouvernants vont mobiliser un budget de guerre pour relancer l’économie ; Ce budget de guerre ira naturellement dans le sens du développement durable de l’économie. Il s’agit évidemment d’une chimère, mais ce seront les objectifs affichés pour attirer la sympathie des peuples.
 
En attendant, c’est la panique sur les marchés financiers…. Plus les jours passent, plus la chute est violente… La baisse atteint de -30% par rapport au niveau du début de l’année 2020.

A suivre …

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