Les temps sont difficiles pour les patrimoines. C’est la baisse partout.
Le cours des actions baisse, les taux d’intérêt montent (et donc la valeur des placements en obligations baisse), les taux de rendement de l’épargne monétaire baisse… et surtout le contexte géopolitique et les perspectives du commercial mondial se dégradent au gré à un rythme inédit.
La croissance mondiale se construit autour d’un équilibre fragile entre mondialisation, géopolitique, accord commerciaux et ententes entre alliés. Un équilibre que Donald TRUMP est en train de détruire. Il apparaît illusoire de croire que la croissance pourra se maintenir aux niveaux actuels après de tels chamboulements.
Bref, le pire pourrait bien être devant nous :
- Le cours des actions baisse sur fond de tension géopolitique et d’une politique du gouvernement TRUMP qui assume le risque d’une récession et d’une baisse des bourses pour construire son projet politique de long terme ; Une baisse du cours des bourses mondiales qui pourrait bien ne faire que commencer.
- Les taux d’intérêt long terme montent (et donc le prix des obligations baissent) sur fond d’augmentation des besoins d’endettement et d’investissement des états, d’inflation causée par la perturbation des cycles de production induite par les droits de douanes et de soutenabilité des dettes massives dans un contexte de récession aux Etats-Unis ; Le mouvement est plus récent en Europe qu’aux Etats-Unis, mais la hausse depuis 6 mois est manifeste.
- Les taux de rendement de l’épargne monétaire baissent devant la nécessité pour les banques centrales de relancer l’activité économique.
Bref, un scénario noir est en train de se mettre en place. Un scénario à base de baisse de la valeur de votre patrimoine financier et de crise financière.
Un nouveau cycle, une nouvelle narration.
La bourse et les marchés financiers ne sont rien d’autre qu’une histoire de narration. La bourse, ce sont des histoires que l’on aime se raconter. C’est sur la base de cette histoire que l’on peut explique le niveau des cours de bourse et le niveau de taux d’intérêt.
Le prix nobel d’économie Robert Shiller en a fait une théorie : « Narrative economics ».
Voici la synthèse que me propose chatgpt en réponse à cette question : « Pourrais-tu me faire la synthèse en 15 lignes de la théorie de « narrative economics » de Robert SHILLER ? »
La théorie du Narrative Economics, développée par Robert Shiller, met en avant l’impact des récits (ou narratives) sur l’économie. Contrairement aux modèles traditionnels qui se basent sur des facteurs rationnels et quantifiables, Shiller soutient que les histoires que les gens se racontent influencent fortement les décisions économiques et les cycles économiques.
- Définition : Les narratives sont des récits populaires qui se propagent et façonnent les comportements économiques des individus et des institutions.
- Transmission virale : Comme les épidémies, certaines idées économiques se diffusent rapidement et influencent les choix d’investissement, la consommation et les politiques économiques.
- Exemples historiques : Shiller analyse des récits ayant influencé l’économie, comme la peur de l’hyperinflation dans les années 1920 ou l’optimisme des dot-com dans les années 1990.
- Influence sur les marchés : Les bulles financières, les krachs et les périodes de récession peuvent être déclenchés ou amplifiés par des récits dominants.
- Rôle des médias et des leaders d’opinion : Les discours des politiciens, économistes et influenceurs façonnent les croyances collectives et les comportements financiers.
- Économie comportementale : La Narrative Economics complète cette approche en soulignant comment les émotions et les récits surpassent parfois les analyses rationnelles.
- Impact sur les politiques publiques : Les gouvernements et banques centrales doivent comprendre et influencer les récits pour mieux anticiper les réactions des agents économiques.
- Méthodologie : Shiller propose d’analyser l’histoire économique à travers les récits dominants en s’appuyant sur des outils comme l’analyse de texte et les big data.
- Lien avec les cycles économiques : Certains récits récurrents expliquent la répétition de cycles d’euphorie et de dépression dans l’économie.
- Exemple du Bitcoin : Son essor est en grande partie dû au récit d’une monnaie décentralisée et révolutionnaire, indépendamment de sa valeur intrinsèque.
- Narratives et bulles spéculatives : Les narratives peuvent justifier des comportements irrationnels, comme l’achat massif d’actifs surévalués.
- Effet de long terme : Certains récits survivent aux faits et continuent d’influencer l’économie pendant des décennies.
- Évolution et mutation des récits : Les narratives s’adaptent aux nouvelles technologies et événements, impactant continuellement l’économie.
- Implications pour les investisseurs : Comprendre les récits dominants peut aider à anticiper les tendances du marché.
- Conclusion : La Narrative Economics remet en question la rationalité des marchés et souligne l’importance de l’analyse qualitative dans la compréhension des phénomènes économiques.
Nous sommes en train de construire une nouvelle narration. Une nouvelle narration qui permettra de construire le prochain cycle de croissance économique et de valorisation des actifs
Le changement de narration va inévitablement s’accompagner de turbulence et de recherche du nouveau prix d’équilibre.
Nous sommes au début de ce nouveau cycle. Personne ne sait où il va nous mener. Il faut s’y préparer.
Je suis surpris de la résilience actuelle des marchés face aux chaos économique qui s’annonce si Donald TRUMP devait confirmer l’axe de sa politique.
Cash is king !
Un cash libellé dans une monnaie qui ne se dégradera pas trop à l’avenir : Franc suisse ?, Euro ? (qui pourrait se reprendre face au dollar), Or ? (L’Or est une monnaie protectrice), … On le sait, Donald TRUMP cherche à faire baisser dollar.