Hier, Wall Street s’est effondré, ce matin, c’est au tour des marchés Européens de s’engager dans un vaste mouvement de baisse des marchés financiers.
Au moment, ou je rédige ces lignes le CAC40 est en baisse de -+3% à 5128 points. Pour le moment, rien de bien grave, même si les raisons de cette très violente baisse des marchés peuvent nous laisser penser que nous entrons dans une phase nouvelle à laquelle nous vous préparons depuis maintenant fin 2015 / début 2016 : Avec le renforcement de la croissance économique et le retour progressif (mais pérenne) de l’inflation, les banques centrales n’ont pas d’autres choix que de mettre fin à l’expérimentation des politiques monétaires non conventionnelles et donc laisser les taux long terme retrouver leur niveau naturel.
Nous approchons du moment ou les banques centrales vous essayer de ne plus manipuler les taux long terme. Nous approchons probablement de la fin d’une période d’exception qui a commencée en 2012.
Ainsi, dans un monde ou tous les actifs (action, obligation et immobilier) justifient leur valorisation extrême par la faiblesse tout aussi extrême des taux d’intérêt, il est normal que la perspective d’une hausse des taux d’intérêt ait un impact négatif sur la valeur des actions et des obligations. 
Les mêmes causes ayant les mêmes effets, si la baisse des taux d’intérêt est à l’origine de la hausse de tous les marchés (action, obligation et immobilier), la hausse des taux d’intérêt devrait avoir un effet négatif sur ces mêmes valorisation. CQFD !
Voici quelques articles que vous devez lire ou relire pour comprendre les enjeux :

 
 

Que faut il faire ? Les marchés vont ils s’effondrer ? Faut il croire au grand reset ?

La réponse est simple : Je ne sais pas ! Il faut essayer de comprendre, anticiper, faire des hypothèse avant d’agir.
 

Ma première réflexion est pragmatique : Les banques centrales se sont trop investies dans la résolution de la crise pour abandonner maintenant ! Nous sommes allés trop loin dans la déformation du système monétaire pour tout arrêter maintenant.

C’est la stratégie que nous développons dans notre stratégie d’investissement 2018 que nous vous avons proposé fin 2017 (« Stratégie d’investissement 2018 « Marché financier » : La tentative de normalisation ratée ? ») : 
extrait :

« A court terme, cet échec de la normalisation des politiques monétaires pourrait être le signe d’une baisse forte des marchés financiers … mais la hausse pourrait reprendre de plus belle après lorsque les banques centrales officialiseront leur poursuite de la destruction de la monnaie pour l’adoption de nouvelles politiques monétaires non conventionnelles. « 

[..]

Les banques centrales sont allées trop loin dans la perversion du système pour avouer leurs erreurs et revenir dans une économie telle que nous la connaissions avant 2008 : Les banques centrales vont persévérer dans leur expérience monétaire tant qu’il est possible et tant qu’ON les laisse faire. La question fondamentale est de savoir qui est le « ON »

[…]

Dans cette configuration de politique monétaire irréversible (comme l’affirmait déjà Patrick Artus en 2013 « L’irréversibilité des politiques monétaires non-conventionnelles ? Plus rien n’arrête la liquidité mondiale …« . ), l’hyperinflation de la valeur des actifs pourrait se poursuivre. »

 
 

La question est alors de savoir si les banques centrales pourront justifier la poursuite de la politique monétaire non conventionnelle et le maintient des taux d’intérêt à des niveaux excessivement faibles ?

Ainsi, et de manière tout aussi pragmatique, les banques centrales pourraient être empêchée de reprendre leur assouplissement monétaire si l’inflation ou la croissance confirmaient leur solidité.
Dans un tel contexte de croissance forte et d’ inflation pérenne, les taux d’intérêt devront augmenter pour retrouver un niveau neutre acceptable qui doit être proche du taux de croissance nominale de l’économie (Inflation + taux de croissance). Il s’agit de progressivement mettre fin au taux d’intérêt réels négatifs et à euthanasie des rentiers.

La hausse des taux d’intérêt serait alors une excellente nouvelle et la baisse des marchés ne serait qu’une étape vers le retour à la normal après 10 ans de crise profonde !

Les marchés subventionnés aux taux d’intérêt excessivement bas retrouveraient alors leur niveau de valorisation compatible avec l’économie réelle.
A suivre…
 
 

Il va falloir très sérieusement surveiller le comportement des ETF dans ces périodes de volatilité très importante. La liquidité sera t’elle assurée ? Pas certain !

A ce titre, je vous encourage à lire cet article : « Faut il se méfier des ETF par simple principe de précaution et suivre son intuition de bon sens ? » : 
Extrait :
« Je comprends parfaitement la mécanique, le raisonnement et l’intérêt de souscrire ces produits financiers qui se contentent de répliquer un indice de référence, sans coût de gestion… mais j’ai l’intuition que ces produits financier, symbole ultime d’une bourse qui n’a plus de sens, seront au cœur d’une prochaine crise.
Seront ils l’élément déclencheur ou un élément de propagation de la prochaine crise, aucune idée. Seulement l’intuition que le développement exponentiel de ces nouveaux produits n’est pas sain. « 

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