« Les cycles économiques ne meurent jamais de vieillesse » Voilà phrase qui permet de mieux comprendre pourquoi il est vain de chercher à prédire d’où viendra la prochaine crise.

Dans sa dernière analyse économique Patrick ARTUS fait un état des lieux particulièrement rassurant pour l’investisseur. Extrait de son analyse « Les investisseurs devraient être rassurés » :

« Les investisseurs (en actions, en obligations d’entreprises) des pays de l’OCDE devraient être rassurés car :

  1. l’inflation ne revient pas, les taux d’intérêt vont rester bas ;
  2. avec les taux d’intérêt bas, tous les groupes d’agents économiques sont solvables et on ne voit pas d’où viendrait une récession ;
  3. la croissance devrait donc rester convenable, voisine de la croissance potentielle, ce qui permet de conserver des taux de défaut bas et une profitabilité élevée des entreprises.

Dans ce contexte, les actions et les obligations des entreprises des pays de l’OCDE sont encore bon marché.  »

Cette analyse n’est pas sans rappeler son propos à la veille de la crise de 2007 dans lesquels il affirmait « Le potentiel des Bourses européennes est gigantesque. […] Dans une économie mondiale qui peut fonctionner avec des États-Unis en croissance faible et où l’inflation semble vaincue, il est possible de croire que le seul CAC 40, par exemple, puisse atteindre 7 000 points au premier semestre 2008. »

Pourtant Artus est un très bon ! Mais comme il est rigoureux, il ne peut analyser la situation qu’au regard des éléments statistiques qu’il possède que l’on pourrait traduire par « Pour le moment, tout va bien… Les statistiques en ma possession me font dire que … ». Patrick ARTUS n’est pas de ceux (dont je fais partie) qui font des prédictions ou analyses prospectives basées sur leur bon sens, sur leur analyse subjective, leur expérience ou leur dogme.

Patrick ARTUS est un objectif et son analyse est probablement juste en 2019, tout comme elle l’était en 2007 (Mais attention, pour comprendre l’analyse de Patrick ARTUS, il faut tout lire… Il joue aussi au prédictologue lorsqu’il évoque le risque sur le prix de pétrole ou encore le risque de révolte des épargnants ou des salariés – Il est absurde de réduire sa pensée à un analyse lue indépendamment de ses autres analyses).

Malheureusement, l’économie n’est pas une science objective. Le comportement humain ne peut être traduit par une formule mathématique dont la variation d’une variable serait à l’origine de tel ou tel évolution du comportement.

C’est la raison pour laquelle l’économiste excelle lorsqu’il s’agit d’expliquer le passé alors que l’analyste subjectif excelle lorsqu’il s’agit de prédire la crise qui ne vient pas. Mais au final, les deux ont raison sur une échelle de temps différente : L’économiste parle du présent avec les données du passé; Alors que le prédictologue parle du futur avec les signaux faibles du présent et les données anticipées du futur . Les évènements doivent permettre aux deux de se retrouver, un jour (ou pas si les signaux faibles du présent ne se concrétisent pas dans le futur).

Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas le danger qu’il n’existe pas. Conclure, comme le fait Patrick ARTUS que les investisseurs devraient être rassurés car « les actions et les obligations des entreprises des pays de l’OCDE sont encore bon marché« , c’est nier le bon sens de chacun !Prenons un exemple pour comprendre : « Lorsque je roule à 250 km / heure sur une route de campagne, … tant que je ne croise pas de tracteur ou qu’un lapin ne traverse pas la route tout va bien… mais ce n’est pas parce que je ne vois pas le danger qu’il n’existe pas. Il suffit alors d’un tout petit grain de sable (et plus je prends des risques, plus le grain de sable peut être petit) pour que le danger sa matérialise. »

Pour l’économie, c’est la même chose. Ce n’est pas parce que les économistes ne voient pas le danger qu’il n’existe pas et à contrario, ce n’est pas parce que le danger est présent qu’il se concrétise immédiatement. Ce n’est qu’une question de temps ! C’est alors, lorsque le risque se matérialise que l’on comprend ce qu’il se passe, il est trop tard.

 

Pour l’économie, c’est la même chose. Ce n’est pas parce que les économistes ne voient pas le danger qu’il n’existe pas et à contrario, ce n’est pas parce que le danger est présent qu’il se concrétise immédiatement.

Il est naïf de croire que c’est l’attentat du 11 septembre 2001 permet d’expliquer la crise de 2001 ; il est naïf de croire que c’est la chute de Lehman brother qui suffit à expliquer la crise financière de 2008 ; Il est naïf de croire que parce qu’on ne connaît pas encore l’évènement qui déclenchera la prochaine crise, elle n’arrivera pas.

Il est vrai qu’à court terme, tout va bien. A l’instant présent, les données du passé permettent au économiste d’expliquer que tout va bien aujourd’hui alors même que leur bon sens paysan doit leur permettre d’avoir quelques doutes au regard de la déformation excessive du modèle que chacun constate au quotidien.

Nous sommes en plein dans ce moment délicat : Politique monétaire excessive ; inégalités croissante ; perte d’espérance ; baisse de la consommation ; montée du populisme ; partage inégale de la valeur ajoutée ;  … Pour le moment, l’ensemble de ces signaux faibles laissent à penser que la situation n’est pas heureuse… mais personne ne sait aujourd’hui quel sera le grain de sable qui déclenchera la crise et permettra au système économique de s’ajuster aux fondamentaux de la société.

 

En revanche, je crois que le bon sens de l’homme de la rue (= l’opinion publique majoritaire) finit par avoir raison face à l’économiste car c’est l’homme de la rue qui fait l’économie réelle ! Ce n’est qu’une question de temps et d’équilibre. 

Enfin, je ne peux que vous encourager à lire ou relire cet article passionnant « Les petites histoires font les grandes crises » autour de la question de la narration économique et de la construction des crises économiques et pourquoi c’est l’homme de la rue qui fait l’économie :

« Pour comprendre certains phénomènes économiques, il faut scruter les histoires, les petites anecdotes, les légendes urbaines qui se transmettent au sein des sociétés.

Pour saisir la portée de l’idée, il faut faire un détour par les explications traditionnelles des crises. Elles mettent l’accent, pour la plupart, sur des causes macroéconomiques qui dépassent souvent les facultés de compréhension du non-initié. Milton Friedman et Anna Schwartz expliquent ainsi la crise des années 1930 par une suite de phénomènes monétaires complexes consécutifs à une décision de la FED. La crise de la dette grecque trouve ses racines profondes dans des problèmes de convergence entre les pays de la zone euro, de réseaux bancaires européens, de parité non couverte des taux d’intérêt et de cycle économique.

Ces explications peuvent s’avérer très convaincantes au sein du champ académique. Mais elles n’expliquent que partiellement pourquoi, au cœur de la tempête, les gens ont agi comme ils l’ont fait. Peu de ménages américains comprenaient les agissements de la FED au début des années 1930, et tout aussi peu de ménages européens saisissent parfaitement tous les ressorts de la crise grecque. Ils sont conscients de l’existence et des conséquences de ces crises, puisqu’ils les vivent au quotidien. Mais ils les appréhendent, affirme Shiller, à travers des histoires, des anecdotes, des petits récits – des « narratives ».

Une narrative a trois caractéristiques : elle est explicative d’un phénomène social ou économique, elle est courte, et elle se transmet comme un feu de brousse – elle goes viral, pour reprendre l’expression anglaise. Ce sont ces narratives qui se trouvent au départ des crises et des cycles : elles déclenchent certains comportements au sein des sociétés qui, une fois agrégés, ont de grandes conséquences. Elles se transmettent à travers des discussions, des journaux télévisés, des romans ; elles portent sur des personnages-types, des actions exemplaires, des décisions prises au moment fatidique. Elles cristallisent les remous et les turbulences de l’histoire à travers des armes de communication acérées, dont on se souvient facilement, et que l’on raconte à ses collègues autour d’un verre.

[….]

Autre exemple : la récession de 1921. La cause profonde en est assez bien connue : encore une fois, la FED est dans le coup. Elle est cependant bien trop complexe pour avoir affecté les décisions de consommation de millions d’Américains. À travers une analyse lexicale des récits, romans et articles de journaux de l’époque, Shiller montre que ce sont de multiples narratives anxiogènes qui sont ici à l’œuvre : celle de « profiteurs » facturant des prix exorbitants à une population exsangue après le conflit mondial ; celle des révolutions européennes, cristallisée par le destin tragique de la famille impériale russe ; celle de la grippe espagnole qui décime la jeunesse. Toutes ces histoires convergent finalement en un sentiment de peur et d’inquiétude, qui conduit les Américains à restreindre leur consommation.

Le dernier exemple vous parlera encore davantage. La phrase « trop d’impôt tue l’impôt » vous est sûrement familière ; elle porte en économie le nom de « courbe de Laffer », d’après son concepteur, Alfred Laffer.

Elle est à la base de milliers de décisions politiques et fiscales. Elle a fourni un terreau idéologique à une grande partie de la droite libérale et conservatrice. Elle a été le charbon économique de multiples campagnes électorales. D’où lui vient ce succès considérable ? L’histoire est familière aux étudiants d’économie : Laffer déjeune avec un conseiller de Nixon, et dessine, sur une serviette blanche, la fameuse courbe qui lie taux d’imposition et recette. Séduit, Nixon en fait un élément central de sa campagne. Sauf que… cette histoire a de bonne chances d’être complètement fausse. Comme l’explique T. Taylor sur son blog, la popularité de cette idée ne date pas de 1974, date à laquelle Laffer conceptualise la courbe, mais de 1978. Cette année-là, Jude Wanniski, éditorialiste célèbre du Washington Post, publie dans National Affaires un article éloquent qui décrit la naissance de cette courbe sur un coin de table du Two Continents à Washington. L’idée se répand comme une traînée de poudre. L’histoire est probablement très romancée – Laffer lui-même admet ne pas s’en souvenir en détail – mais Wanniski est un excellent journaliste : il a le sens des mots et du storytelling. Sans le savoir, il vient de concevoir l’une des narratives économiques les plus efficaces du XXe siècle »

 

A suivre…

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49 Comments

  1. Conseil Optimisation Patrimoine says:

    Très Intéressant d autant plus que depuis 2001 les logarithmes et autres ont remplacé encore plus l humain dans l intervention sur les ordres sur les marchés financiers, accentuant à la baisse les fluctuations, et inversement (moins flagrant)… Nous avons laissé à I. A le soin d arbitrer… Est ce qu une crise couve ? Je le pense…dans combien de temps ? On sait pas… C est comme la théorie de l incompletude: c est déterminé qu il va y avoir 1 crise, mais I déterminable quand…

  2. Arrêtez de voir les crises comme des menaces. Elles sont également sources d’opportunités et de renouvellement.

    On entend et on lit toujours les mêmes discours…

    Vous mélangez économie et marchés financiers.

    Vous dites « Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas le danger qu’il n’existe pas ».

    Notre vie est composée d’adversité et de dangers successifs auxquels il faut faire face et s’adapter. On peut aussi se terrer dans un trou et prendre de plein de fouet l’orage qui arrive.

    A fort de rabâcher ou d’argumenter qu’il va y a voir ou pas une crise, vous faites le choix de subir plutôt que de donner des solutions pour s’y préparer, analyser et saisir les opportunités. Encore faut-il en avoir…

    Respectueusement.

    • Heureux d’apprendre qu’économie et marchés financiers n’ont aucun lien. Il peut donc y avoir un collapse sur les marchés, ce sera sans conséquence sur l’économie? Comme en 2008?

      • Ou avez-vous lu qu’il n’y a avait aucun lien entre les deux?

        Vous faites des raccourcis. Les mots ont leur importance.

    • Les grosses crises sur les marchés boursiers sont en effet sources d’opportunité. Elles permettent d’acheter à bon compte des entreprises solides qui voient leur cours chuter parce qu’à un moment… tout chute.

      Encore faut-il avoir les liquidités nécessaires.

      Quand vous avez une Alcatel 1.3€ en 2009 après la chute de 2000, alors qu’elle fait encore des bénefs, certes, il faut prendre des risques, mais ils sont payants quant elle se retrouve à 3.5€ en 2011. Certes, avant la chute, elle était montée à 92€ en aout 2000. A l’époque, elle prenait 15% par mois ! Ceux qui ont acheté à cette époque ont du être rincés.

  3. le bon sens de l’homme de la rue ??? comme les subprime

  4. le bon sens de l’homme de la rue ??? comme les subprimes

  5. je rejoins Bibi les crises arrivent par le téléospage des décisions « humaines »étatiques , le bourrage de crânes des habitants et leurs propres impossibilité à s’intéresser à leurs problème immédiats ?Un exemple qui me revient , entre autres , cela remonte aux évènements deTien Anmen , j’etais en Normandie dans un restaurant pour routiers laTV nous passait et repassait ce type qui faisait face au blindé.Pas une fois les routier à côté dé moi n’ont levé la tête ni écoute, ce qui les intéressaient c’était la signalisation routière qui venait de changer dans le coin.j
    Je crois que concernant l’infantilisation des français et plus particulièrement l’infantilité des jeunes on vient d’ atteindre un sommet.J’ai lu, ce matin ,sur le net qu’un sondage fait apparaitre que les conducteurs sont conscients du danger majeur qu représente la conduite avec un smartphone., mais que la solution qui a la préference des conducteurs et plus particulièrement les plus jeunes est…. non pas de se dire ok il faut que j’arrête de faire cela et devenir raisonnable , pas du tout ,la majorité veut des sanctions plus graves pour les obliger à arrêter ..
    les crises arrivent parce que les hommes ne sont pas fiables , se croient rationnels alors qu’ils sont émotifs ,et quils refusent les conséquences de leurs actes (Bossuet et Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu ils en chérissent les causes )
    comment finalement voulez vous que ça marche l’homme est un animal croisement de la férocité du Loup, de la saleté du porc et de la bêtise de son espèce(qui se croit toujours plus intelligente) jamais en diminution.

    • « non pas de se dire ok il faut que j’arrête de faire cela et devenir raisonnable , pas du tout ,la majorité veut des sanctions plus graves pour les obliger à arrêter .. »

      => Rétablir la fessée peut être ???

      L’enfant, -même le vieil enfant- réclame implicitement des limites afin de tester les siennes propres et celles de son entourage…
      Rien de nouveau sous le soleil…. mais les conséquence sont plus graves dorénavant.

      • La majorité de ceux qui veulent des sanctions graves sont les plus jeunes ? le vieux Gosse que je suis ne suit plus du tout ??

        • passé 24 ans on est (éventuellement, et souvent dans notre civilisation) un vieil enfant

          Sauf si l’on a consenti et aspiré à être adulte….Merci 68

          Beau Gosse un jour, beau Gosse toujours ….:=))

  6. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Je ne suis pas Patrick Arthus, mais cela fait des mois que je fais le même analyse que lui :

    Pas de récession en vue.

    Bien sur on ne peut prévoir l’imprévisible, c’est toute la difficulté que rencontrent les économistes.

    Il y a également deux éléments nouveaux et essentiels par rapport à 2008, que ne cite pas Patrick Arthus :

    la coordination et la prise de conscience des banques centrales que les intérêts de tous sont liés : on ne peut plus faire n’importe quoi tout seul dans son coin.

    Le fait que Trump soit à la présidence des USA : il doit se faire réélire d’une part et c’est aussi un homme d’affaire qui attache la plus haute importance au niveau du Dow Jones

    • Il attache la plus haute importance au Dow Jones car l’economie americaine repose tres fortement sur la progression de ses entreprises en Bourse. Le systeme des retraites se faisant par capitalisation –> le pouvoir d’achat des retraités actuels mais surtout futurs depend de la Bourse (et plus precisement americaine car le slogan « America First » vaut aussi pour la « diversification » de leur portefeuille.
      Pour faire simple, aux USA : la population et les multinationales cotees en Bourse sont dans le meme camp et ont les memes interets.
      Un president qui fait tout pour maintenir les cours de Bourse haut (peut-etre meme au detriment de l’ecologie) aura toujours un soutien populaire fort…

  7. julien bonnetouche says:

    EXACTEMENT

  8. Il y a toujours des crises. Pour ne pas les subir, il faut les anticiper, essayer de comprendre ce que ça ça entraîner, et s’y préparer. Quitte à tout jeter à l’eau et faire ce qui doit être fait au bon moment.

    Plan is nothing, planning is everything.

  9. Excusez-moi de relever cette phrase:
    « Malheureusement, l’économie n’est pas une science objective. Le comportement humain ne peut être traduit par une formule mathématique dont la variation d’une variable serait à l’origine de tel ou tel évolution du comportement. »

    Mais je ne comprends pas le rapprochement que vous faites entre science objective:
    « En philosophie et en science, l’objectivité est la « qualité de ce qui est conforme à la réalité, d’un jugement qui décrit les faits avec exactitude ». Elle peut caractériser, un objet en tant qu’objet, la connaissance ou la représentation d’un objet et enfin le sujet de cette connaissance ou représentation. »

    et « le comportement humain traduit par une formule mathématique ».

    Si vous pouviez m’expliquer ? Peut-être vouliez vous dire « une science exacte » ?

  10. Mes gourous sont plus Fiorentino, et son billet matinal. J’ai particulièrement apprécié le problème de plomberie et la baignoire qui fuit d’hier.

    Et Doze et Daniel, qui se marrent bien le matin sur BFM Business en attendant le prochain krach.

    • Oui pas mal le coup de la baignoire !

      [L’ÉCONOMIE ?…UN PROBLÈME DE PLOMBERIE
      Les plus vieux d’entre nous se rappellent les problèmes de robinets et de baignoires. Et en particulier les problèmes de baignoires qui fuient. C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui. Un problème de baignoire. Et de façon plus générale, un problème de plomberie.

      LA BAIGNOIRE

      Imaginez l’économie comme une baignoire.
      Une baignoire qui se remplit difficilement, comme le montrent les faibles taux de croissance et surtout les taux faibles d’inflation, alors que les banques centrales y déversent des milliards de litres.

      QUEL EST LE PROBLÈME ?

      Simple, il y a une fuite dans la baignoire.
      Plusieurs fuites.
      Trois exactement.
      Trois trous béants dans la baignoire.
      La démographie, la technologie et la révolution sociétale (environnement, millenials, partage etc etc et donc déconsommation et bientôt décroissance).
      Plus les banques centrales déversent leurs liquidités et moins l’impact sur la croissance réelle et l’inflation est fort car les trous s’agrandissent.
      Vite, très vite.

      L’AUTRE PROBLÈME

      Et ce n’est pas le seul problème de plomberie.
      Il y a un autre problème : Où va cette masse phénoménale d’argent qui ne reste pas dans la baignoire ?
      Elle ne se volatilise pas.
      Non.
      Elle va dans des réservoirs immenses : les actifs.
      Financiers et immobiliers.
      Entre autres.

      LA DÉRIVATION

      Dans ce jeu de tuyaux, il y a une dérivation : le système financier.
      Car si l’inflation réelle est faible, l’inflation des actifs est explosive.
      L’argent qui ne reste pas dans la baignoire du fait des trois trous béants s’écoule, à travers le gros tuyau du système financier, dans des réservoirs qui débordent : la Bourse, l’immobilier et toutes les classes d’actifs.

      DÉPERDITION

      D’un milliard de litres d’eau déversés dans la baignoire de l’économie réelle, il ne reste peut être que 100 000 litres…une goutte d’eau, les 999 900 000 litres restants vont dans les réservoirs d’actifs.
      Une gigantesque dérivation.

      ET DES CONSÉQUENCES BRUTALES

      Avec une frustration grandissante du côté de l’économie réelle.
      Et un phénoménal gonflement des réservoirs d’actifs qui provoque, entre autres, une explosion, par le haut, des inégalités.

      IL NOUS FAUT UN PLOMBIER

      Les banquiers centraux ne comprennent pas que la baignoire est percée.
      Et même s’ils le comprenaient, ils ne sauraient pas boucher les trous.
      Les politiques comprennent encore moins. Surtout qu’ils profitent de la masse de liquidités dans les réservoirs d’actifs pour financer leurs dettes et déficits.
      C’est simple non ?
      Il nous faut un plombier….
      Vite.
      Très vite.

      POUR LES NOSTALGIQUES

      tapez « problèmes de baignoires » et vous aurez, après deux publicités de plombiers, des problèmes à résoudre.
      En voici un, par exemple sur le site Prise2tête : « Une baignoire a une contenance de 150 litres. Elle a 3 robinets. Le premier peut la remplir en 3h, le second en 5h et le dernier en 10h.
      Sachant que la baignoire a une fuite de 35 litres par heure :
      – Combien faut-il de temps, malgré la fuite, pour remplir la baignoire en ouvrant les 3 robinets simultanément ?
      – Et combien aura-t-on consommé d’eau ? »
      Un problème pour Christine Lagarde, la nouvelle patronne de la BCE, et pour Jay Powell, patron de la FED et souffre-douleur de Trump.]

  11. Imaginez l’économie comme une baignoire. Une baignoire qui se remplit difficilement, comme le montrent les faibles taux de croissance et surtout les taux faibles d’inflation, alors que les banques centrales y déversent des milliards de litres d’eau.
    […]
    Et ce n’est pas le seul problème de plomberie. Il y a un autre problème : où va cette masse phénoménale d’argent qui ne reste pas dans la baignoire ? Elle ne se volatilise pas. Non. Elle va dans des réservoirs immenses : les actifs. Financiers et immobiliers. Entre autres.
    […]
    D’un milliard de litres d’eau déversés dans la baignoire de l’économie réelle, il ne reste peut être que 100 000 litres…une goutte d’eau, les 999 900 000 litres restants vont dans les réservoirs d’actifs. Une gigantesque dérivation.
    […]
    Les banquiers centraux ne comprennent pas que la baignoire est percée. Et même s’ils le comprenaient, ils ne sauraient pas boucher les trous. Les politiques comprennent encore moins. Surtout qu’ils profitent de la masse de liquidités dans les réservoirs d’actifs pour financer leurs dettes et déficits. C’est simple non ?

    Il nous faut un plombier…. Vite. Très vite.

  12. fredy Gosse says:

     » La démographie, la technologie et la révolution sociétale (environnement, millenials, partage etc etc et donc déconsommation et bientôt décroissance 3

    ça c’est la vision extrême gauchissante,,,on avait la même avec les trains au 19eme siècle.
    Le propres a permis de nourrir infiniment plus de personnes qu’au 19eme siècle ;et depuis 30 ans le capitalisme rouge a changé la Planète.Allez dire à ceux qui en profitent c’est pas bien.Nous c’est autre chose….nous en sommes à ériger en modele vert pour empêcher le développement des autres ,sans avoir la puissance militaire américaine.. Fiorentino est un sacré hypocrite et Doze a retourné sa veste depuis qu’îl est à BFM;je l’ai connu autrement ^plus incisif quand les socialistes étaient au pouvoir..

    Plus nous irons en Europe dans la décroissance verte plus nous accélérerons notre disparition.

    BFM laTV la plus Macroniste de france
    Démographie que pouvons nous vendre à ceux qui se développent,? technologie ou sont nos productions européennes, nous avons réussi en 40 ans à vendre nos brevets aux chinois coréens à cause de…la concurrence nationale de chaque pays européen;;cherchez l’erreur
    nous sommes apparemment incapables de faire notre réacteur atomique de flamand ville lorsque ‘associés aux chinois 2 fonctionnement déjà parfaitement en Chine.
    EDF va devoir s’associer aux chinois pour faire les projets Anglais ????à moins qu’avec Boris tout cela parte en fumée

    • adnstep says:

      « c’est la vision extrême gauchissante »
      Je dirais plutôt que ce sont des idées très réactionnaires, mais si on dit aux écolos qu’ils reprennent les idées des vieux réacs, ils risquent de nous condamner au bûcher.

      Solaire, le bûcher.

  13. julien bonnetouche says:

    Allons allons !! vous êtes (presque) tous atteints du même mal, la dépression.

    Et vous projetez ce mal sur l’économie, en espérant la contaminer tout comme les dépressifs cherchent à entraîner leur entourage dans leur naufrage.

    Mais oui il y aura des crises !! comme il y en a déjà eu tant.

    Et alors, ne voyez vous pas la transformation de l’économie, sa progression incroyable et jamais vue jusqu’ici autant par sa rapidité que par sa nature ?

    Il est normal qu’une quantité d’argent qui nous semble énorme soit injectée pour la faire tourner.

    Et cette vague de liquidités va surement encore augmenter avec Christine Lagarde et l’Allemagne en difficulté.

    Quant aux comiques, journalistes que vous citez, ils ne s’y connaissent pas plus que vous. Alors laissez dire…

    Si vous êtes inquiets achetez de l’or et de l’immobilier, mais il est fort à parier que comme d’habitude, ce seront les actions qui rapporteront le plus.

    Et surtout ne gardez pas de fond « euro » ou de liquidité sur votre compte plus que nécessaire.

    A partir de là il n’y a pas grand chose à craindre.

    Restez zen… Bon week end.

    • Fredy Gosse says:

      @Julien je suis optimiste pour le Monde et pessimiste pour l’Europe car avec Macron l’Europe et le monde doivent obéir à la COP 21 or les autres ‘en moquent et cette politique ripolinée verte nous conduit droit dans le mur .je pense que le progrès scientifique multiplié par l’informatique et les innombrables découvertes technologiques amélioreront le sort de plus en plus d’individus mais pas des habitants de nos pays..comme disait l’autre ce n’est pas parce que une erreur se propage qu’elle devient vérité

      • En effet, pendant que nous ripolinons vert, les autres vont aller sur la Lune ET sur Mars ! Cherchez l’erreur ?????????????????????????????????????????

        • C’est surtout que les italiens ont commencé à prendre des mesures simples et réalisables pour l’environnement comme planter des arbres dans les villes. D’autres vont suivre. Pendant ce temps, nous en France, nous continuons à débattre sur la date de l’extinction de l’espèce avec la bénédiction de Greta Thunberg qui participe malgré elle à la… (je ne continue pas cette phrase, mais disons qu’elle n’est pas majeure, ressemble plus à une enfant qu’à une ado et elle s’exprime devant des gens d’un certain âge, appartenant à certaines confréries sous couvert de religion républicaine…).

  14. En tout cas, l’immobilier pète le feu, et pas qu’à Paris : le nombre de transactions explose littéralement dans des régions pourtant peu habituées à être qualifiées de dynamiques. « En Bourgogne, en Champagne-Ardenne, en Franche-Comté, dans le Nord-pas-de-Calais et en Normandie, le marché s’est développé au cours des trois derniers mois à un rythme supérieur à 20 % » souligne Michel Mouillart.

    • J avoue avoir été largement influencé par Hayek … et Bastiat
      Quand vous recevez une baisse d impôts donc un avantage décidé par le Pouvoir vous le faites au détriment des autres .vous me dites mais ça procure de l activité et in fine vous admettez implicitement que l État sait mieux que quiconque ce qui est bien pour l ensemble du pays et donc que votre liberté de jugement est inférieure à celle de l État .mais pourquoi ? Les exemples quotidiens ne vous suffisent pas ? L État est represente par des humains …Tous ceux que vous voyez à la TV vous en persuade ?En fait à chaque fois que l État baisse les impôts des uns pour des raisons diverses et variées d autres paient pour vous et donc leurs activités économiques capacité d épargne d’investissement diminuent Donc à moins d être socialiste et distributeur d argent avant de l avoir gagné vous ne pouvez soutenir une telle politique .ou ça devient Cornélien c est que des activites importantes , non rentables , se sont ancrées dans le paysage .au point d être devenues des droits sacrés tabou et c’est d ailleurs le problème majeur du pays Ça dépasse de loi donc vos avantages qui vous plaisent tant?

      • Je ne sais si votre réponse m’était adressée mais en tous cas, elle est simpliste et manque d’objectivité, car quand vous dites qu’une réduction d’impôts se fait au détriment des autres, vous oubliez les contre parties que j’ai développé précédemment: activité supplémentaire pour les entreprises et les travailleurs des sociétés concernés par l’aide, donc plus de salaires et de consommation, donc plus d’impôts prélevés, plus de TVA, moins d’indemnisation de chômage, plus de cotisations retraite, etc., etc.

        Vous dites ensuite: « … l État sait mieux que quiconque ce qui est bien pour l ensemble du pays et donc que votre liberté de jugement est inférieure à celle de l État ». Ce n’est pas du tout ce que j’ai dit ou alors je me suis mal exprimé !
        Ce que je voulais dire, dans ce domaine bien précis de la réduction d’impôts et les contreparties, c’est que l’Etat a compris et probablement calculé qu’il en tirait bénéfice sur le moyen voire long terme.
        Par exemple une réduction d’impôts de 1800€ sur un investissement de 10 000€ (18%), c’est 10 000€ qui vont se répercuter pendant plusieurs années sur l’activité de cette entreprise et générer des bénéfices (probables) taxés à 33,3% alors que le budget de l’Etat est amputé de 1800€ une année seulement.
        Essayez de vous renseigner et de comprendre pourquoi la Corse (FIP Corse avec 48% de RI) est la région la plus active de France.

        • C est bien là où nous sommes en désaccord vous pensez que les État est intelligent alors qu il’ne Pense qu à augmenter ses pouvoirs (plus exactement les hauts fonctionnaires .Bastiat a écrit des pages admirables sur ce qui se voit les avantages que vous mettez en avant et sur ce qui ne se voit pas (lescouts pour les autres et les destructions d emplois )pour ceux qui ne sont pas dans les secteurs privilégiés par L État . Au mieux globalement c’est un jeu à sommes nulles et la plupart du temps le résultat global est négatif .Simpliste dites vous ? Alors depuis le temps que l État Français interventionniste montre le chemin pourquoi nos finances sont dans un tel’mauvais État (sans majuscule )
          L État va favoriser les dépenses vertes qui si je crois votre démonstration se révéleront fort utiles en termes d activités .Quand l’industrie automobile sera par terre ou sera le profit ?

          • Mais je suis bien d’accord avec vous.

            Dans ma réponse: « Ce que je voulais dire, dans ce domaine bien précis de la réduction d’impôts et les contreparties, c’est que l’Etat a compris et probablement calculé … », j’ai pris la précaution d’utiliser « ce domaine bien précis », ce qui veut dire que avoir une bonne idée de temps à autre ne fait pas de l’Etat une entité intelligente, tout comme n’importe quel individu.
            Où autrement dit, l’Etat n’a pas que de mauvaises idées, même si beaucoup de celles-ci le sont ou orientées vers tel ou tel but non avouable.

            Vous dites: « les avantages …qui ne se voit pas (les coûts pour les autres et les destructions d emplois ) pour ceux qui ne sont pas dans les secteurs privilégiés par L État »
            Comment expliquez-vous que la région Corse avec ses FCPI ou FIP à 48% de RI, et des investissements orientés majoritairement vers le secteur du tourisme – et on connaît l’énergie d’un Corse LoL- soit la région la plus dynamique économiquement de la France ?

            • Et qui paye pour les corses ? (Et pas que pour eux ) si vous saviez ce que l État a dépensé en pure perte en belle Caledonie 🥵

              • Michel 2 says:

                Je ne vois pas le rapport avec les FIP Corses.
                An contraire même, s’il y a un rapport c’est plutôt dans le bon sens. En effet s’il n’y avait pas les FIP Corses, il y aurait moins d’investissement et donc moins d’activité, … il faudrait donc que l’Etat (nos impôts) paye encore plus !!!

  15. Fredy Gosse says:

    ça prouve juste que la monnaie ne va plus valoir grand-chose

  16. Julien bonnetouche says:

    Le marché obéit à un inconscient collectif. Dans le cas présent l’élément moteur est sûrement la baisse des taux qui continue, et va probablement atteindre zéro même pour l’immobilier. N’importe qui est capable de comprendre que si l’on achète aujourd’hui en payant plus tard le même prix, c’est un affaire!! Cet inconscient collectif intègre t il le fait que l’argent puisse perdre de la valeur ? Ce n’est pas certain puisque l’inflation ne montre toujours pas le bout de son nez !!

    • « N’importe qui est capable de comprendre que si l’on achète aujourd’hui en payant plus tard le même prix, c’est un affaire! »

      Et n’importe peut comprendre que si l’épargnant s’appauvrit avec ce système imbécile de taux zéro ou négatif, c’est la décroissance assurée et c’est un euphémisme !

    • Est-ce que l’inconscient collectif a compris que:

      « Depuis la crise, la dette mondiale (publique et privée) a décollé, pour atteindre près de 192.000 milliards d’euros, soit 324% du PIB mondial, à fin 2018. Actuellement, le niveau d’endettement est tellement élevé à tous les niveaux que cela (…) aggrave les risques de faillites bancaires”, ???

  17. C est juste de l inflation cachée lol

    • Ou de la dévaluation monétaire déguisée.

      • Je ne crois pas que vous ayez écouté Doze ces derniers temps. Beaucoup moins tendre qu’il y a quelques mois avec le gouvernement, le doute n’étant plus permis.

        Quand à l’écologisme, c’est un bon moyen d’attirer l’attention des médias. Et pendant ce temps on signe le CETA dans l’après-midi sans trop de pb.

  18. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    L’épargnant devrait comprendre qu’il ne peut plus gagner de l’argent en dormant.

    En l’occurrence en mettant son capital en obligations dont le taux serait supérieur à l’inflation.
    L’épargnant doit se remettre en question et prendre des risques.

    Je sais que c’est moins reposant.

    Mais encore une fois, si l’épargnant en question, craint la faillite générale, il doit encore moins se tourner vers les obligations, mais plutôt vers des actifs surs.

  19. Je m étonne qu aucun intervenant ne voit un souci , avec Trump, la Chine , la Russie ,Israel , les pays du Golfe , etc tous armés jusqu aux dents

    J imagine que faire des prévisions financières en négligeant cet environnement est purement aléatoire et que la politique va mettre tout le monde d accord

    • Michel 2 says:

      J’imagine pour ma part que le Trump a lancé un grand coup de pied dans la fourmilière et que les fourmis vont fortement réagir un peu tout azimuts et de façons qui pourraient en surprendre plus d’un (pays) !!! 🙁 🙁 🙁

    • Trump est vraiment votre inquiétude?
      Lisez un peu les journaux étrangers et pas cette soupe de propagande qui nous est servie quotidiennement en France.

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