Le Bitcoin, tout le monde connaît, ou plus précisément, tout le monde en a déjà entendu parlé.

On ne sait pas bien ce que c’est, mais on sait que sa valeur à beaucoup augmenté à la fin de l’année 2017, pour ensuite s’effondrer quelques jours après que Nabilla l’ai chaudement recommandé à l’achat.

On ne sait pas bien ce qu’est le bitcoin, mais les experts nous expliquent qu’ils s’agit d’une nouvelle forme de monnaie, une monnaie numérique, libre et non contrôlée par un état liberticide ; Pour ses promoteurs, le bitcoin, n’est pas seulement une monnaie, c’est un projet politique libertaire et anarchiste, mais c’est surtout une monnaie avec laquelle on ne peut presque rien acheter, et certains vous expliqueront que ce n’est pas son principal objectif. (cf »Le Bitcoin est il « l’idiot utile » nécessaire à la construction d’un autre idéal économique et monétaire ?« ).

On ne sait pas bien ce qu’est le bitcoin, mais les experts nous expliquent qu’il s’agit d’une technologie inviolée depuis plus de 10 ans qui va révolutionner le monde en supprimant tous les intermédiaires ; La technologie bitcoin sur laquelle est construite le réseau bitcoin est une innovation majeure et chaque jour qui passe démontre sa capacité de résistance et, selon ses promoteurs, cette robustesse explique la valeur donnée à la crypto-monnaie bitcoin. On ne sait objectivement pas trop à quoi ça sert, mais, les promoteurs du bitcoin expliquent de cette inviolabilité est une promesse d’usage futur très élevé qui justifie sa valeur actuelle.

Bref, en deux mots, le Bitcoin est une système informatique révolutionnaire dont on ne sait pas trop à quoi il va servir, et c’est cette promesse de révolution et d’usage futur qui explique la valeur actuelle élevée du bitcoin.

Les experts promoteurs ou détracteurs du bitcoin sont d’accord sur un point : La technologie blockchain qui supporte le bitcoin, mais aussi toutes les autres crypto-monnaies ou token, semble très prometteuse, une technologie qui est annoncée comme étant sans faille.

Il faut donc réussir à faire la différence entre l’usage annoncé révolutionnaire de la blockchain et la valeur donnée au Bitcoin. Nous connaissons tous des inventions révolutionnaires dont la valeur est modeste. Néanmoins, dans le cas du bitcoin, succès du bitcoin et valeur du bitcoin vont de pair. Les deux sont liés : Celui qui croit dans l’avenir de la blockchain bitcoin, doit croire dans la promesse d’une valeur future plus élevée car l’augmentation de la valeur du bitcoin est indispensable pour permettre son succès.

Succès de la blockchain bitcoin et valeur du bitcoin sont lié. La valeur du bitcoin permet de renforcer la blockchain ; Et le succès de la blockchain permet de renforcer sa valeur. La détermination de la valeur du bitcoin n’est pas uniquement liée au succès et à la qualité de la blockchain.

Nous sommes dans un système interdépendant et le réseau blockchain a besoin d’une valeur qui augmente pour continuer à exister et se développer. Ainsi, celui qui croit dans l’avenir du réseau, doit également être convaincu d’une valeur future plus élevée.

En effet, le bon fonctionnement de la blockchain repose sur la capacité du réseau à recruter des « mineurs », c’est à dire recruter de la puissance de calcul (=des ordinateurs puissants) qui vont mettre leur puissance au service du réseau bitcoin : Chacun, dans son coin, fait « tourner le logiciel bitcoin » dans  son ordinateur et participe donc réseau bitcoin. C’est ce qu’on appelle le réseau décentralisé puisque chacun y participe.

Le bon fonctionnement et l’inviolabilité du réseau bitcoin repose sur ce réseau d’ordinateurs, et cette puissance de calcul décentralisée mise au service du bitcoin. Bien évidemment, cette puissance de calcul n’étant pas gratuite (achat du matériel, électricité, puissance), c’est mineurs sont rémunérés. Ces mineurs reçoivent des bitcoins qui rémunèrent leur participation au bon fonctionnement du réseau.

Ainsi, la persistance du réseau bitcoin repose sur ces mineurs et sur l’intérêt financier qu’ils trouve dans l’activité de minage. En d’autres mots : Il faut que la valeur du bitcoin soit élevée pour justifier l’investissement des mineurs. De surcroit, le nombre de bitcoin attribuée au mineur est défini à l’avance et il va décroissant.

Plus le temps passe, moins l’activité de minage est rémunératrice en nombre de bitcoin et donc plus la valeur d’un bitcoin doit augmenter pour maintenir le retour sur investissement des mineurs. Notez alors, qu’en 2140, il en sera fini de la création de bitcoin par l’activité de minage. La question est alors de savoir quelle sera la motivation des mineurs ? Continueront ils à investir dans l’activité de minage s’ils ne sont plus rémunérés par des bitcoins ? 

Bref, l’activité économique de minage repose sur une valeur toujours plus élevée du bitcoin. Celui qui croit dans l’avenir du réseau bitcoin est obligé de croire dans une valeur plus élevée.

Nous sommes là, dans un monde de croyance, car il est impossible de nous rassurer en calculant une valeur intrinsèque comme nous en avons l’habitude, nous sommes dans une approche libérale pure. Le marché, le marché, rien que le marché.

Néanmoins, la valeur du bitcoin dépend également de l’adoption du réseau par les citoyens et donc du développement de l’usage. Le nombre maximum de bitcoin est limité à 21 000 000 ! Pas un de plus. Ainsi, plus le bitcoin sera utilisé, plus il y aura d’acheteurs de bitcoins… et donc plus sa valeur augmentera.

Demain, et c’est l’usage qui permettra de conférer au bitcoin sa valeur élevée. Cet usage pourra être d’être une monnaie d’usage (achat dans les magasins) mais aussi d’être une monnaie de réserve de valeur (il suffit que le collectif reconnaisse cette qualité pour lui conférer), ou autres usages à imaginer.

La développement ou la confirmation des usages est donc fondamental pour espérer une valeur future élevée. Le bitcoin est aujourd’hui une valeur spéculative qui repose sur l’espérance d’un usage futur fort. Cet usage devra se confirmer un jour pour confirmer cette valorisation permanente qui rentabilise l’activité de minage et donc pérennise le réseau bitcoin. 

Nous sommes donc dans une forme de valeur incantatoire du bitcoin ! Tout repose sur cette valeur élevée. Il ne pourra pas y avoir de succès du bitcoin, sans valorisation permanente. 

Le Bitcoin est construit pour voir sa valeur augmenter dans le temps : Si l’espérance de valeur future baisse, l’activité de minage se réduit et c’est la solidité même du réseau qui pourrait être remise en cause.

 

Bref, plus je creuse, plus j’ai l’impression que la valeur du bitcoin est quitte ou double ! Soit ça vaut zéro, soit ça vaut des millions !

Bref, j’en sais rien 😉

 

Voici une vidéo de présentation disponible sur le site de l’AMF :

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35 Comments

  1. Le bitcoin, c’est rouge ou noir. Fortune ou une main devant Et l’autre derriere.
    C’est pour les joueurs

  2. Je me pose toutefois la question de ou va l’argent qui sert à acheter les bitcoins? Il va bien dans une banque quelque part et doit bien être géré d’une façon ou une autre d’une façon assez obscure. Donc quel est l’intérêt sauf spéculatif y à t’il a avoir des bitcoins si c’est pour retomber dans le système normal? Ça ressemble de plus en plus à un Ponzy.

  3. Bonjour Guillaume, Bonjour à tous,
    A la fin du dernier trimestre 2017 , nous avions organisé pour nos clients un petit déjeuner dont le thème principal portait sur les perspectives de la blockchain. Inévitablement, au cours de la séance de questions réponses qui a suivi les développements des différents intervenants, les clients présents ont sollicité notre avis pour savoir s’il était ou non pertinent d’investir dans le bitcoin.
    La seule réponse que j’ai pu apporter a été la suivante :
     »je n’en sais strictement rien…car je n’en vois pas clairement les perspectives. Par ailleurs, le momentum me semble tardif en faisant référence à l’adage  »les arbres ne montent pas jusqu’au ciel » lorsqu’on observe la courbe exponentielle du cours ces six derniers mois (ndlr de 06 à 12/2017). »

    Nul ne détient la vérité et personne et surtout pas moi ne pouvait prévoir l’effondrement qui a suivi ces propos…en tout cas une chose est certaine je préfère investir dans des biens tangibles comme une forêt par exemple…outre les avantages fiscaux et successoraux, cela a plus de sens et je peux m’y promener, faire de l’activité physique en pratiquant la coupe de bois ou y chasser pour me nourrir. Les forêts ont pour l’instant traversé le temps (quid du futur avec le réchauffement climatique..?) mais ça me rassure plus qu’une monnaie virtuelle dont personne ne sait vraiment qui la détient et ce qu’il en adviendra.

  4. Plusieurs précisions :

    Pour le minage, les 21 millions de ne seront jamais réellement atteins à vu de la formule de calcul : on tends vers les 21 millions de bitcoins, de plus les mineurs sont aussi rémunérés sur un petit prélèvement à chaque transactions. Le système de minage a surtout un énorme défaut : c est son aspect énergie vore : la consommation d énergie est actuellement croissante et à un niveau impressionnant c’est ce point qui est pour moi une forme de « limite » au système cependant cette technologie évolue et les spécialistes travaillent surtout sur ce point.

    Et pour PHJ, non ce n est pas du ponzi et non il n y a pas de banque, car c est toute la révolution du système : c est de l échange direct de monnaie, résultat : aucun besoin de stockage de monnaie, les banques ou tout intermédiaire financier sont rendus obsolètes.

  5. Batou Antoine says:

    Bonjour,
    Il y a un aspect qui n’est pas cité dans ton texte :

    Le Bitcoin ne sera jamais une vraie monnaie, on ne paiera jamais dans les magasins avec, il a trop de défauts et sa technologie est trop arriérée.
    Néanmoins ce n’est pas pour ça qu’il ne vaudra rien, à ce jour je ne peut pas payer mes courses avec des pièces d’or ni dans les autres magasins d’ailleurs, pourtant ça ne vaut pas rien, bien au contraire. De même que finalement on ne voit pas bien l’utilité de l’or et à quoi ça sert réellement, pourtant sa valeur augmente actuellement et il est fort douteux que ce ne vale rien à un moment ou un autre.

    Je pense qu’il faut faire un parallèle, le bitcoin ne sera jamais utilisé comme monnaie et n’aura jamais de réelle utilité, et je ne pense pas non plus que sa blockchain soit performante.
    Mais d’autres cryptomonnaies/ d’autres blockchains présentent en revanche des projets beaucoup beaucoup plus prometteurs, avec de réelles utilités, et des possibilités de paiements en magasin et autres fonctions bien plus intéréssantes.
    Cependant l’immense majorité de l’investissement en cryptomonnaie va sur le bitcoin car c’est celle en laquelle les gens ont le plus confiance, et surtout quand le marché est secoué le bitcoin prends moins cher que les autres en général.

    J’ai longtemps pensé que le Bitcoin, étant obselète, disparaitrait au profit des projets plus avancés tels que Ethereum, EOS, etc… mais il est bien plus solide que je ne le pensais, c’est vraiement devenu la valeur refuge du marché des cryptos.

    Quant à la rémunération des mineurs, les mineurs ne sont pas remunérés uniquement en Bitcoin non crées mais également sur le prix des transactions (qui peuvent par moment être très chères, d’ailleurs c’est l’un des aspects qui fait que le bitcoin est obselète à mon sens, fin 2017 il y avait tellement de transactions qu’on pouvait se retrouver à payer 10€ de frais aux mineurs pour qu’ils valident une transaction de 40€).

    Ils seront donc encore remunérés lorsque la totalité des BTCs sera minée.

    • « Ils seront donc encore remunérés lorsque la totalité des BTCs sera minée. » Donc il faut en déduire qu’il y aura de nouveaux intermédiaires ? Le bitcoin supprime les banques mais crée un nouvel acteur qui se rémunère sur les flux ?

      N’est ce pas contradictoire ?

      • Baron van der Slip says:

        Non ce n’est pas contradictoire.

        Les miners assurent une authentification cryptographique des blocks de transaction, ce qui permet à des acteurs ne se connaissant pas de pouvoir échanger sans avoir à se faire confiance, en tout endroit, à chaque instant, sans permission de quiconque et à travers un réseau non sécurisé. C’est énorme !!!

        Concernant votre question sur l’augmentation de la valeur, observez les variations de cours et l’augmentation du volume d’échange en fonction des troubles à Hong Kong (top 5 des places financières mondiales). Imaginez ce qui pourrait se passer si Pékin envoyait l’armée à Hong Kong… De même, lorsque le système bancaire actuel va s’effondrer, il ne restera que l’or, l’argent et les cryptos comme sorties de secours…

    • Les frais de transaction permettent donc de rémunérer les mineurs, mais aussi les plateformes sur lesquelles on achète/vend des bitcoins ?

      Ça fait beaucoup non ?

      • Batou Antoine says:

        @Guillaume, les frais de transactions inhérents aux échanges Bitcoin rémunèrent bien les mineurs, mais ils ne rémunèrent pas les plateformes, ces dernières facturent des frais supplémentaires (souvent sur les versements en EUR ou sur les échanges BTC/EUR).

        Mais Bitcoin n’a pas besoin d’eux pour fonctionner, si on stocke ses bitcoins sur son ordinateur et qu’on utilise les portefeuilles dans lesquels nous sommes réellement propriétaires des Bitcoins on ne paie aucun frais supplémentaire que la rémunération des mineurs, personnellement je ne stocke aucune cryptomonnaie sur les sites d’échanges, celà revient à stocker ses bitcoin à la banque et on est pas vraiement propriétaire des bitcoins, c’est le site qui en le réel propriétaire, tout est perdu en cas de vol de Bitcoins sur ces plateformes qui sont souvent visées par des attaques.

        Ces sites permettent simplement de faciliter l’achat et la vente et donc prélèvent un supplément pour mettre en relation acheteurs et vendeurs si on vulgarise le truc.
        Un peu comme un agent de change on va dire qui prends sa commission.

        • Baron van der Slip says:

          Exact. Si je peux me permettre, le mieux c’est un « cold wallet » qui stocke la clé privée d’authentification hors ordinateur (exposé au hacking) de type Ledger Nano X (une boîte francaise en plus ! :).

          Ce qui me permet de rebondir sur la portabilité des cryptos. Il suffit de mémoriser 24 mots et vous pouvez recréer votre signature / clé privée de n’importe où dans le monde… stocker 100 kg d’argent ou même 1 kg d’or dans des cavités corporelles est moins pratique…

          Pour finir 3 à 5 millions de Bitcoins ont été perdus à jamais, donc, au maximum, en l’an 2140 (deux mille cent quarante) existeront au maximum 18-16 millions de bitcoins, pour une population mondiale de 13 milliards…

  6. Bonjour,
    Il y a bien des guichets ou tu échange des euros contre des bitcoins et l’inverse. L’argent n’est pas que minage si je comprends bien. Dans la mesure ou on peut donner un cours par rapport a l’euro, cela veut dire une possibilité de transaction et donc au système de banque habituelle dans le circuit
    Le bitcoin n’est indépendant que si on en échange sans sortir du système.

  7. @PHJ

    Oui, il existe des plateformes d échanges de monnaies, cependant si j ai quelques BTC sur clé USB ou même papier, je peux te les donner en faisant une transaction automatisée par la technologie et sans aucune plateforme. Le mieux est vraiment de comprendre cette technologie en allant se renseigner sur celle-ci ( les vidéos YouTube de « hasheurs » sont souvent citées comme bien faite pour comprendre comment cela fonctionne), il faut imaginer un grand livre de compte commun publique et inviolable où chacun de façon informatique vient inscrire sa transaction… elle est « gravée dans le marbre » à jamais.

  8. @ Guillaume

    Pour les intermédiaires :
    Oui et non, les mineurs sont aujourd’hui indispensable pour que le système blockchain de bitcoins fonctionne, ils sont donc une forme d intermédiaire nécessaire, cependant ils sont automatisés et donc leur rôle est très restreint, il n’est pas pertinent de les comparer avec les intermédiaires comme on l entend de façon classique.

    Ils sont cependant la limite du système par plusieurs aspects.

    Comme indiquez au dessus, il existe et se crée autour d autres crypto monnaies des systèmes qui tendent à améliorer, supprimer ces limites.

  9. @PHJ

    Tu as raison sur ce point et celui-ci est important : il faut des plateformes pour « sortir » du système, sauf éventuellement à payer directement en bitcoins, ceux qui se fait mais reste marginal en France, certains pays comme le Japon sont cependant bien plus avancez que la France.

  10. Avoir des valeurs « refuges » serait le bienvenue dans le monde actuel. Il y a de quoi avoir froid dans le dos quand on pense à l’hyper endettement généralisé (qui se résout par de l’hyper-inflation), ou aux politiques comme Trump, Johnson, ou Hollande toujours prêt à sacrifier le moyen/long terme pour un petit bénéfice a court terme. Le gros fiasco de l’investissement dans le métal « argent » par Warren Buffet il y a 25 ans, la fabrication de diamants par synthèse, de même que pour l’or (bien qu’économiquement pas rentable en 2019), font penser que les cryptomonnaies peuvent devenir une des valeurs refuges du future. Celles-ci ont le grand mérite de ne pas être enfermées à l’intérieur de frontières comme l’immobilier ce qui est très aguichant pour beaucoup.

    Comme valeur refuge, du a son instabilité, pour le Bitcoin cela semble être grillé. L’expérience Libra est captivante. Va-t-elle devenir la monnaie du tiers monde indexée dans un premier temps sur les « grandes » monnaies, avant de devenir indépendante et être géré par des actionnaires plutôt que par la sphère politique.

  11. julien bonnetouche says:

    Désintermédiation ou désintégration  des monnaies?

    Jusqu’à maintenant, le monde était organisé de manière verticale.

    En haut le pouvoir, avec le privilège de battre monnaie, et puis tous les autres pouvoirs bien sur, détenus par les hommes de l’État, tous justifiant leur pouvoir soit parce qu’ils ne détenaient de droit divin, soit parce qu’il provenant d’élections populaires et démocratiques (ou non d’ailleurs)

    Il s’agit d’une organisation hiérarchisée, qui a réussi à maintenir une cohésion relative des sociétés , et cela jusqu’à des temps récents, avant l’avènement du l’ère du numérique.

    Parce que c’est bien de cela dont il s’agit : le nouveau monde qui s’ouvre depuis une dizaine d’année, permet au travers du digital et des plates formes numériques, de redonner le pouvoir aux individus, qui peuvent s’exprimer directement, former des groupes d’appartenance et de pression fédérant des centaines de millions voire des milliards d’intervenants.

    Il s’agit d’une puissance qui ne soufre pas de concurrence.

    Le bitcoin, monnaie privée, s’intègre précisément dans cette démarche et d’ailleurs ses débuts (2007) correspondent à peu près au début de cette nouvelle ère.

    Les principales plateformes sont les GAFA aux USA et les BATX en Chine.

    On voit bien quel est leur développent exponentiel démesuré, qui traduit tout simplement leur capacité d’agréger les utilisateurs autour de leurs concepts.

    Leur force d’attraction est telle que les États font pâle figure, et il ne serait pas surprenant que certaines d’entre elles visent à les remplacer jusque dans leurs fonctions régaliennes au nom d’une bien meilleurs efficacité.
    Les DATA dicteront les lois, bien mieux que les hommes politiques.

    Il n’est donc pas étonnant que Facebook veuille créer sa propre monnaie la « LIBRA» qui telle qu’elle est conçue, prendrait le pas et de loin sur le bitcoin, et vraisemblablement un jour sur les autres monnaies étatiques.

    Les États s’en inquiètent ( on a entendu Bruno Lemaire le dire) et c’est normal puisqu’il s’agit d’une lutte pour le pouvoir.

    Mais voilà, c’est la marche de l’Histoire, et l’on n’y pourra rien, puisque la technologie existe, elle sera utilisée.

    La seule manière de la ralentir serait de démanteler les GAFA.

    C’est techniquement possible, mais en face il y a les BATX qui eux ne le seront pas.

    Et comme là aussi c’est une lutte ( à mort ) pour le pouvoir mondial, , les USA ne démantèleront pas les GAFA.

  12. Ange Leruas says:

    Le bigcoins n’est pas de LA monnaie
    La monnaie est monnaie
    Le bigcoins est le bigcoins
    Le bigcoins comme la monnaie ne sont que matérialisation de valeur.

    Si le bigcoin n’a pas autre usage de se transférer d’une main à l’autre : la monnaie à en plus d’avoir cet usage de transfert d’une main à l’autre, d’avoir en parallèle un transfert d’un bien ou d’un service qui va circuler dans une chaîne de production pour devenir consommation.

    Si la monnaie circule sans disparaitre ce n’est que parce qu’elle est matérialisation de valeurs qui dans la production sont des avances de droit à consommer et, au passage à la consommation, sont des remboursements de cette avance. Les valeurs (avances) se créent lors de la production pour être des valeurs :
    – de rétributions des actifs
    – d’attributions pour différentes catégorie d’inactifs
    – de contributions pour des dépenses de santé
    – de contributions à des dépenses collectives

    Tout le long de la production la valeur change (valeurs ajoutées)
    Et à la consommation la valeur (les quatre avances citées ci-avant) rembourse pour effacer l’avance.
    La monnaie redevient, alors, par une nouvelle production une nouvelle avance.

    Si vous le pouvez démontrez : que notre réalité économique où la monnaie (devise nationale) n’est pas une matérialisation de valeurs d’un – droit de consommer- qui peut se transférer d’une main à l’autre pour céder une droit à consommation ou bien pour consommer ce droit de consommation.

    Si vous n’y arrivez pas à démontrer que cette réalité n’existe pas , pensez alors que ces valeurs (avances), décomposées suivant les quatre postes indiqués ci-avant, ont deux aspects
    1° l’aspect purement économique : la circulation des productions, ou des patrimoines
    2° l’aspect social le partage des consommations nationales entre actifs/inactifs ou entre types de consommations familial, mutuel ou collectif :

    La monnaie (devise) pour usage de la consommation a donc cet aspect économique et social ce qui fait que les monnaies du type hypermarché mondial ( LIBRA) ou petit commerce local (SEL) ne peut plus être nommée monnaie (devise) et sont donc illégale dans une nation pour un usage de consommation, faute de ne pas avoir cet aspect social qui se traduit dans la construction du prix des choses qui sont des valeurs partageable en des dizaines de composantes votées par nos gouvernances qui en finalité se recompose en seulement quatre.

    Tout est dit sur la monnaie matérialisation de valeur qui trouve son origine dans la production (droit de consommer) (*) qui peut se transférer ou s’éteindre par la consommation

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

    (*) la production des uns devenant la consommation des autres, chacun dans sa vie doit produire (de valeurs ajoutées) pour les autres autant que les autres produisent pour lui.

  13. Qu’est-ce que la blockchain ?
    Une technologie prometteuse utilisant chiffrement et distribution des données pour garder un « secret ».

    Qu’est-ce que ce secret ? Ça peut-être un actif (action, obligation, somme d’argent), ou un objet (boîte de cassoulet, container de bateau, …), ou un contrat, ou un actif immatériel (propriété intellectuelle).

    Les mécanismes en oeuvre dans une blockchain permettent de garantie l’intégrité, la disponibilité, la confidentialité des données. Ils permettent également de conserver toute la chaîne de transactions entre tiers.

    Cas d’usages :
    – transmettre les clés de chiffrement des éléments de sécurité des réseaux.
    – traçabilité alimentaire (déjà mis en place dans certaines filières)
    – Paiement automatisé en fonction de certaines règles (assurances par exemple)
    – Actes notariés
    – Sécurisation des données de santé, de justice, …

  14. D’autre part, des états ont déjà mis en place des blockchains, ou plutôt, des infrastructures sécurisées utilisant les mécanismes d’une blockchain. L’Estonie, par exemple, très en pointe dans le domaine, car elle a déjà été la cible des cyberattaques de l’ancien colonisateur russe.

    A Dubaï, on a lancé une cryptomonnaie nationale, l’EMcash, ou encore vendu des appartements de luxe uniquement réglables en bitcoin. Le gouvernement a aussi lancé « Tourism 2.0 » la première place de marché blockchain dédiée au tourisme.

    En France, ce qui manque, c’est clarifier la législation dans ce domaine. Le Maire a clamé en agitant les bras en juin 2018 que la France allait devenir une « blockchain nation », mais au-delà de l’effet d’annonce, rien de concret.

    Sinon, dans les promoteurs d’une monnaie virtuelle d’état (ce qui est un bon sens puisque la blockchain repose en partie sur la décentralisation du système pour empêcher attaques et manipulations), on retrouve les potes habituels : Chine, Russie, Iran, Cuba, Venezuela (le Petros),.

    Un unique objectif : sortir de la domination du dollar.

    Problème : une monnaie, c’est avant tout de la confiance.

    • Ange Leruas says:

      La monnaie est fiducie donc de confiance que la valeur qu’elle matérialise soit réelle.

      soit un droit à consommation et la valeur disparait
      soit compensable en une autre monnaie qui donne droit à consommation pour disparaitre
      soit compensable par un patrimoine mobilier ou immobilier. pour n’être que transfert de monnaie.
      Ce qui fait que toute monnaie qui n’est pas un droit de consommer n’est qu’un patrimoine mobilier qui peut s’échanger contre un autre patrimoine et nous n’avons toujours pas un droit de consommer provenant de l’économie active de production/consommation. L’économie passive étant celle du patrimoine où la transaction est un transfert contre un droit à consommer ou contre un autre patrimoine.

    • Lire non sens, et pas bon sens, bien sûr 😁.

  15. Ange Leruas says:

    Les GAFA n’existent que parce-que la monnaie à deux fonctions
    1° une fonction purement économique : la circulation des biens et services donnant droit à des rétribu-tions au travers des valeurs ajoutées d’actif (circulation dans les nations et entre nations) la monnaie alors une fonction de circulation avec pour valeur celle limitée aux rétributions, (analogies au HT)
    2° une fonction sociale :, le partage des consommations nationales entre actifs et inactifs d’UNE MÊME NATION auquel cas la monnaie à la fonction partage et pour valeur les rétributions des actifs plus toutes valeurs issus les règles sociale spécifique à la nation concernée (analogie au TTC).
    Résultat les Gaffa utilise alors l’anomalie que la TVA n’est pas la totalité des valeurs induites par les règles sociales dans les prix des consommations nationales, pour exister.

    La valeur de consommation nationale = valeur de production (rétributions des actifs) + valeurs sociétales propre à la nation dont les consommations nationales est la production nationales non exportées plus les importations.
    La circulation des productions aux frontières devrait être en valeur de production (circulation) ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où elle est une valeur de partage national (avec ses propres lois de partage national de ses consommations propres) moins uniquement la TVA.

    Voilà pourquoi les Gafa, l’optimisation fiscale ou le besoin de délocalisé existe, non à cause des finances et la mondialisation mais des règles structurelles mise en place par ceux ignorant :
    • La monnaie est matérialisation de valeurs qui sont des avances de droit à consommer qui dispa-raissent au moment de la consommation mais peuvent faire l’objet de transfert de ce droit, à charge de réciprocité ensuite.
    • La monnaie à 1° une fonction économique de circulation internationale (valeurs de rétributions) 2° une fonction sociale de partage limité à une nation (valeur de rétribution + valeurs sociétales)
    • Dans une économie qui se compose 1° de l’économie active (production vouées à la consomma-tion) 2° l’économie passive (du patrimoine) 3° une interface l’épargne ou se stocke la monnaie, utile à la circulation dans l’économie passive ou l’économie active, ou de partage de consomma-tion uniquement dans l’économie active.

    Notre seul problème est que cette réalité vraie est réfutée par des sachant, pour qui : il n’y a de vérité que leur savoir qui est cause des Gaffa, de l’optimisation fiscale, de la délocalisation, du déficit de l’Etat, de la dette souveraine, des crises et autres maux, qui se succèdent.

    A ceux-là EINSTEIN répondait : il est plus difficile de désagréger un atome que des préjugés.

    Mais encore : ce n’est pas par les chemins qui ont mené aux problèmes que nous les résoudrons, c’est en prenant des chemins détournés.

  16. Vous oubliez un cas d’usage majeur dans votre paragraphe « Cet usage pourra être d’être une monnaie d’usage (achat dans les magasins) mais aussi d’être une monnaie de réserve de valeur (il suffit que le collectif reconnaisse cette qualité pour lui conférer), ou autres usages à imaginer. »

    Tout ce qui supporte des échanges illégaux ou non autorisés/tolérés par les états: contrôle des capitaux au Venezuela ou en Grèce, flux prohibés par les sanctions américaines, activités criminelles, jeux en lignes, etc. et il y a une vrai demande pour ces services et bitcoin est le seul outil dématérialisé qui réponde à cet demande, et donc le marché peut fixer un prix, parfois élevé pour bénéficier de ce service

    • Connaissez vous vraiment le sujet ?

      La blockchain est un livre ouvert. Si vous voulez voir ou transitent les block et vers qui ils vont vous pouvez…
      Vous pensez vraiment que des gens qui ont besoin de discrétion utilise ce genre d’instruments ?

  17. Petite précision :
    On ne possède pas un btc ou autre crypto actif. On a une trace sur la blockchain. On ne possède que sa clé privée ou ses clés privées qui peuvent d’une des ordres de transmission de % de jeton à d’autres clés publiques….

    Les géants de demain sont Coinbase, bitmain etc…..

  18. Petite précision :
    On ne possède pas un btc ou autre crypto actif. On a une trace sur la blockchain. On ne possède que sa clé privée ou ses clés privées qui peuvent donner des ordres de transmission de % de jeton à d’autres clés publiques….

    Les géants de demain sont Coinbase, bitmain etc…..

  19. Les délinquants tirent déjà profit de la blockchain en se servant des cryptomonnaies pour leurs activités
    illégales. La blockchain séduit le crime organisé, d’une part, en raison de la fiabilité des échanges et, d’autre part, de la pseudo-anonymisation des transactions. Les cryptomonnaies permettent d’acheter des produits et services illégaux. Un tiers des utilisateurs de Bitcoin l’utiliserait pour ce genre d’activités illégales (chiffres à prendre au conditionnel, bien sûr, …).

    Toutefois, il serait erroné de penser que les cryptomonnaies seraient un problème majeur.

    D’après une étude française (de la gendarmerie ou de la police, je ne sais plus) elles représentent une infime partie des revenus financiers du crime organisé, et l’argent liquide reste le roi, car bien
    plus complexe à tracer. Dans le cas des cryptomonnaies, tout est tracé et archivé, c’est la fonction première de
    cette technologie. On peut identifier et tracer toutes les transactions d’un individu, dès lors que l’on trouve sa clé de chiffrement lors d’une perquisition. C’est un avantage considérable pour les magistrats, car la blockchain est publique, certifiée et non falsifiable, c’est donc une preuve de poids contre le délinquant.

    • En guise d’illustration
      : »Un traçage de transactions bitcoins a permis de mettre fin à un vaste réseau de pornographie enfantine sur le Dark Web.

      Plus de 300 membres présumés d’un grand site Web sur la pornographie mettant en scène des enfants sur le Net ont été interpellés par une coalition mondiale de forces de l’ordre dans 38 pays. Selon un communiqué de presse publié par le ministère de la Justice américaine, les personnes en question ont été retrouvées à l’aide d’une analyse de blockchain. Le ministère américain de la Justice a déclaré que le site avait collecté au moins 370 000 dollars américains en Bitcoins. »

  20. Demain, ce seront les monnaies des états qui deviendront cryptomonnaie. Sinon, elles seront remplacées…

  21. Une tentative d’explication :  »
    L’information vient de sortir dans un tweet publié par Glassnode, une société d’analyse de marché : il existe à l’heure actuelle plus de 2050 heureuses adresses BTC stockant plus de 1000 Bitcoins, soit une valeur unitaire de plus de 7,5 millions d’euros par portefeuille (au minimum). Ce nombre connaît une forte augmentation actuellement. Le Bitcoin deviendrait-il un véritable fonds de placement financier ?

    Début 2019, il n’y avait à peine plus de 1500 adresses avec 1K+ bitcoins.

    Le fait que du Bitcoin soit accumulé par de gros portefeuilles fait tout d’abord penser aux holders, les investisseurs sur le long terme, qui achètent de petites quantités de Bitcoins à intervalles réguliers, quel que soit le cours du jeton. Il est vrai que cette pratique connaît un certain essor, dans un domaine où investir se révèle toujours un succès (depuis la création de la première cryptomonnaie). Mais il paraît difficile d’expliquer la montée du nombre de portefeuilles possédant des BTC supérieurs à 1000 unités, simplement du fait de cette mode.

    Certains émettent l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un simple mouvement de fond. Un exchange ou une baleine déplaçant une grosse somme en Bitcoin sur une multitude d’adresses, avec chacune un montant supérieur à 1000 BTC. Bakkt pourrait être l’une de ces adresses, ou plusieurs. Une seule certitude, le Bitcoin semble devenir une valeur refuge pour ceux qui souhaitent placer des fonds dans l’attente de faire des bénéfices.

    Ce qui est rare est cher.
    D’autres raisons permettent d’expliquer cette volonté d’amasser des Bitcoins, et la plus cohérente semble être l’arrivée du troisième halving du Bitcoin, annoncé pour mai 2020. Il suffit de remonter dans le temps pour comprendre cet engouement soudain. Lors du premier halving, en 2012, le prix du Bitcoin était de 12$. A la suite de ce passage obligé, il est monté à environ 1000$ en moins d’une année. Lors du second halving de 2016, le prix du Bitcoin était à 660$. Il s’est retrouvé à 20.000$ moins d’une année plus tard. Cela laisse entrevoir la possibilité d’une prochaine augmentation record du Bitcoin pour début 2021 ! Attention cependant, le passé ne fait en rien le futur, mais nous donne simplement de quoi faire des hypothèses.

    La hausse du prix du Bitcoin s’inscrit dans une certaine logique. Dans la mesure où les gros acheteurs peuvent obtenir des Bitcoins par le biais du minage, la réduction du montant de la récompense de moitié, que constitue le halving, va inévitablement orienter plus de personnes à acheter sur le marché. Il n’existera jamais plus de 21 millions de Bitcoins, et même si 1000 BTC ne représentent que 0,004% de ce montant, en additionnant les 2050 adresses qui possèdent cette somme, ce sont plus de 2 millions de BTC qui ne sont plus en circulation, soit un dixième de ce qui ne sera jamais disponible. Un chiffre qu’il est impossible de négliger. Et une bonne raison d’en stocker !

  22. Le week-end dernier, le Bitcoin a signé la troisième plus grosse hausse journalière de son histoire.

    +40%

    alors que la célèbre monnaie virtuelle n’en finissait plus de baisser depuis quelques mois.

    Pour expliquer cette hausse, les spécialistes évoquent la nouvelle politique pro-blockchain de la Chine : Xi Jinping a en effet érigé le développement de la blockchain en priorité nationale.

    Bon, pas sûr que le développement d’une cryptomonnaie en Chine soit une bonne nouvelle pour le Bitcoin…

    (Marc Florentino)

  23. Selon The Bundesverband deutscher Banken, une association regroupant plus de 200 banques privées allemandes, l’économie a aujourd’hui besoin d’un « euro numérique programmable ».

    Plus communément appelé Association of German Banks, le lobby a déclaré qu’il était important de parvenir à un « consensus social » sur la manière dont une « monnaie numérique programmable » pouvait être intégrée au système financier existant.

    En, on va peut-être avoir un eurocoin.

  24. « Les banques privées allemandes considèrent la monnaie numérique programmable comme une innovation à fort potentiel […] Nous joueront un rôle dans la mise en place d’un système monétaire durable et innovant. À cette fin, un compte programmable et un euro numérique crypté devraient être créés et son interopérabilité avec la monnaie fiduciaire assurée. Pour ce faire, il faut créer une plateforme de paiement paneuropéenne commune” peut-on lire dans son communiqué.

    D’après l’association, qui compte plusieurs grandes banques comme Commerzbank et Deutsche Bank, contrairement à la monnaie numérique traditionnelle, les « nouvelles formes de cryptomonnaie » constituent une innovation technologique importante.

    “Elles peuvent être connectées à ce que l’on appelle des contrats intelligents. C’est pourquoi l’industrie parle aussi de « monnaie numérique programmable ». Nous sommes convaincus que, dans une économie numérisée, cette forme de monnaie numérique gagnera rapidement en importance”, explique t-elle, soulignant que la monnaie Libra de Facebook était considérée comme telle.

    D’ailleurs, afin de faire face à ce type d’initiatives privées, l’Association of German Banks recommande d’opter pour une stratégie à l’échelle européenne dans le but de développer une infrastructure pour la mise en œuvre de modèles économiques numériques.

    “Le secteur bancaire devrait collaborer avec les banques centrales au niveau européen pour créer un système de paiement qui corrige les lacunes existantes tout en conservant les principaux avantages des infrastructures de paiement établies […] C’est le seul moyen de résister à la pression concurrentielle des entreprises technologiques américaines et bientôt probablement chinoises”, conclut-elle.

    Vu l’état pitoyable de DB ou Commerzbank, ça ressemble aussi un peu à un appel à l’aide. Aucune banque allemande n’a les moyens de mettre en place son infrastructure de blockchain. Au niveau européen, hors britanniques, qui veut et peut le faire, d’ailleurs.

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