Le mouvement des #giletsjaunes est formidable ! Il permet d’engager une réflexion fondamentale sur notre projet de société. Avec le mouvement des #giletsjaunes, le gouvernement est au pied du mur et doit avouer l’impasse budgétaire dans lequel se trouve la France ! 

 

Le mouvement des #giletsjaunes permet à tous de se rendre compte à quel point le gouvernement est impuissant !

D’un côté, les #giletsjaunes, soutenus pour une majorité est Français, réclament une baisse des taxes ! Mais cette désespérance est mal exprimée. Ils crient l’exigence de baisser les taxes, mais ne devons nous pas entendre leur désir de pouvoir vivre dignement de leur travail ! Rien de plus, rien de moins ! Les #giletsjaunes veulent travailler et recevoir un salaire suffisant pour retrouver confiance dans l’avenir pour eux et leurs enfants.

D’un autre côté, le gouvernement aimerait bien baisser les taxes. Malheureusement, le gouvernement en est incapable car baisser les impôts sans réduire les dépenses, c’est augmenter le déficit public et la dette de l’état !

.Et ça, c’est impossible ! Bruxelles veille et interdit tout dérapage budgétaire ! La France est déjà dans une situation budgétaire délicate au regard des exigences Européennes !

Le gouvernement n’a plus aucune marge de manœuvre budgétaire… sauf à vouloir affronter Bruxelles. ; D’autant plus qu’avec la suppression annoncée de la taxe d’habitation, le gouvernement doit trouver 20 milliards d’impôt en plus avant même d’engager d’autres réformes ! Cette suppression de la taxe d’habitation est probablement l’erreur du quinquennat (tout comme l’erreur du quinquennat de François Hollande était la taxe à 75%).

Il ne reste au gouvernement qu’à créer un énième comité Théodule qui permettra d’écouter les plaignants à défaut de pouvoir agir sur le cœur du problème. 

Bien évidemment, il est facile de vouloir réduire les dépenses ! Il suffit de virer des millions de « bons à rien de fonctionnaires » … Et si le véritable populisme était dans ces affirmations ubuesques ?

En théorie, c’est vraiment facile ! Mais en pratique impossible, lorsque l’on prend conscience que ces fonctionnaires sont vos enseignants, vos infirmiers, vos hôpitaux, votre service de transport pas train – La SNCF- , l’entretien des espaces publics tel que les stades et autres équipements sportifs , vos éboueurs, les transports en commun, les crèches, les services de maintien de l’ordre, la sécurité sociale, la retraite, …

Bref, réduire les taxes dans un budget contraint, c’est réduire les services publics ! Réduire les retraites, la sécurité sociales, la SNCF, l’école, les hôpitaux, ….

Je ne crois pas qu’il s’agisse là d’une solution envisageable. Je n’ai pas l’impression que les Français sont prêt à consentir à l’affaiblissement des services publics ! 

La question posée par les #giletsjaunes apparaît donc comme insoluble : Comment réduire les taxes sans réduire les services publics ?

 

 

Comment réduire les taxes sans réduire les services publics ?

Nous sommes maintenant au cœur du sujet ! Le gouvernement est au pied du mur et n’a AUCUNE solution à apporter à la question posée par les #giletsjaunes :

  • Baisser les taxes, c’est prendre le risque de fâcher Bruxelles qui n’acceptera pas un budget excessivement déficitaire à l’image de ce que vit l’Italie aujourd’hui ;

 

  • Baisser les taxes en réduisant considérablement les dépenses, c’est s’engager directement dans l’affaiblissement des services publics … et donc aggraver le sentiment de déclassement des #giletsjaunes qui souffrent déjà du désengagement de l’état ;

 

  • Baisser les taxes en augmentant les taxes et impôts des plus riches et des classes moyennes est impossible ; Le consentement à l’impôt n’est plus ! S’engager dans une nouvelleaugmentation d’impôt, serait provoquer les Français et chercher la révolution ! D’autant plus que cette augmentation devra toucher les classes moyennes pour être significative ; Hors les #giletsjaunes sont justement ces classes moyennes 😉

 

 

Mais alors, comment faire pour répondre à la question légitime des #giletsjaunes ?

Dans l’état actuel des possibles, nous sommes dans une impasse ! Le gouvernement n’a AUCUNE solution à part proposer un énième comité Théodule dont les frais de fonctionnement ne feront d’accélérer la dépense publique.

En effet, la solution ne me semble pas être dans une baisse des taxes (nous n’avons pas les moyens de les assumer) comme je vous l’explique dans cet article « #giletsjaunes : La baisse des taxes n’est pas la solution à la désespérance exprimée ».

Face à cette problématique insoluble, n’est il pas urgent de renouveler le discours économique ? Le capitalisme libéral n’a t’il pas vécu ? Ne devons nous pas concevoir les choses différemment ? A ce titre, je ne peux que vous encourager à relire cet article « [Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ? ».

 

Voici un Podcast que je vous propose d’écouter à propos d’un essai de Karl POLANYI intitullé « La grande transformation » écrit en 1944 sur l’analyse de la crise de 1929.

 

Voici la quatrième de couverture de « La Grande transformation »  :

« La «Grande Transformation», Polanyi le montre, c’est ce qui est arrivé au monde à travers la grande crise économique et politique des années 1930-1945 : la mort du libéralisme économique. Apparu un siècle plus tôt avec la révolution industrielle, ce libéralisme était une puissante innovation du monde occidental, un cas unique dans l’histoire de l’humanité : jusque-là élément secondaire de la vie économique, le marché s’est rendu indépendant des autres fonctions et posé en élément autorégulateur.

L’innovation consistait essentiellement dans un mode de pensée. Pour la première fois, on se représentait une sorte particulière de phénomènes sociaux, les phénomènes économiques, comme séparés et constituant à eux seuls un système distinct auquel tout le reste du social – à commencer par la terre, le travail et l’argent – devait être soumis. On avait désocialisé l’économie ; kla grande crise des années trente imposa au monde une resocialisation de l’économie.Cette analyse du marché comme institution non naturelle suscite désormais un véritable regain d’intérêt dans un monde globalisé où le néolibéralisme est à son tour entré dans une crise dont on attend qu’il en résulte une nouvelle «grande transformation». « 




154 Comments

  1. « Baisser les taxes en réduisant considérablement les dépenses, c’est s’engager directement dans l’affaiblissement des services publics » … On peut tout à fait écrire « Baisser les taxes en redonnant les dépenses publiques au privé, c’est s’engager directement du renforcement du rôle de l’Etat dans ses services publics essentiels ».
    Et puis vendre tout ce que l’Etat possède à commencer ses parts le chateau de l’Elysée, ses parts dans Renault, AirFrance, ses immeubles, plus de députés, plus de sénat remplacés par une expression directe. Et surtout annoncer la roadmap de ces changements 5 à 10 ans en avance

    • Pouvez vous m’expliquer quel est l’intérêt de privatiser un service public ?

      Ce que je paye 100€ via mes impôts, je le paierai 100€ dans le privé ? car bien évidemment, il sera plus productif… mais il devra être rentable et donc générer un bénéfice qui viendra augmenter le prix dudit service ?

      • du Ché Emmanuel says:

        Bonjour Guillaume,
        Je lis régulièrement vos courriels et j’apprécie vos analyses « disruptives », sauf quand cela concerne la réduction des dépenses publiques en France où vous tombez étrangement dans le discours « convenu » propres à tous les syndicats de fonctionnaires et de la plupart des médias. Essayer de réduire les dépenses de l’Etat, notamment en réduisant le nombre de fonctionnaires par habitant (le plus élevé d’Europe avec la Suède), cela ne veut pas dire immédiatement réduire la qualité des services publics. Il y a 30 à 40 ans, nous avions moins de fonctionnaires et il n’y avait pas internet et le numérique, et les services publics étaient tout aussi bons qu’aujourd’hui. Cela s’appelle la productivité, une gestion différente des motivations des fonctionnaires, etc. Il ne s’agit pas de privatiser les services publics. Là aussi vous tombez dans les poncifs classiques que vous évitez habituellement. Laissez l’idéologie de côté, comme vous le dites souvent le monde est en train de changer radicalement et il faut savoir penser en sortant des vieux poncifs. C’est ce qu’on attend de vous dans ce blog, ou alors il ne sert à rien de rester abonné chez vous. Emmanuel.

        PS: qu’il soit bien clair que je ne suis pas un libéral issu de la mondialisation financière anglo-saxonne

      • Ce que vous payez 100€ en impôt est un prélèvement obligatoire. Vous dépensez la même chose dans le privé si vous le souhaitez.
        Enfin c’est le principe. Il y a malheureusement beaucoup de situations de monopole qui pourraient découler de privatisations massives.

        • du Ché Emmanuel says:

          Décidément Damien comme Guillaume parlent de privatisations alors que c’est une façon extrêmement réductrice d’aborder les choses quand on parle de réduction de train de vie de l’Etat. Essayer de réduire le train de vie de l’Etat ne veut pas dire « privatiser les services publics ». C’est étonnant de rester prisonnier de telles visions dans un blog qui est censé réfléchir objectivement en dehors de toute idéologie. Il y a des possibilités de suppression de doublons, d’amélioration de la productivité, de priorités à définir, etc. Emmanuel

          • @Emmanuel
            Ce n’est pas une vision simpliste. Privatiser revient à mettre en concurrence des entreprises autrefois détenues par l’état avec les autres du secteur privé. Exemple : la BNP.
            Ce qui signifie que mes impôts ne servent en principe plus à financer ces entreprises.
            Mais vous avez raison quand on veut réduire les dépenses de l’état, financées par le secteur privé, on coupe dans les effectifs surnuméraires en premier. Ensuite, on fait travailler ses effectifs un certain nombre d’heures (40 comme tous les français). Enfin, on cherche la rentabilité donc on modernise pour faire des économies.

          • Je ne suis pas un idéologue, bien au contraire mais je ne suis pas d’accord avec vous sur la notion de services qu’il soit public ou pas.
            Ce n’est pas le rôle de l’Etat élu, de s’occuper des trains, des avions ou la production et la distribution de l’électricité. L’Etat doit s’occuper de ses fonctions régaliennes, qui sont historiquement, faire la loi, récolter l’impôt, la justice, la protection, la défense et la diplomatie, …
            Il doit donner aussi le cadre de certaines missions, cela s’appelle délégation de mission de services.
            Sinon, revenons à l’URSS ou à Cuba, on sait ce que cela a donné.

      • Fredy Gosse says:

        Ben non il baissera ses coûts c’est différence entre la Régie Renault et Renault d aujourd hui
        Qui est le plus important le producteur ou le consommateur?

      • Quelle confusion ! Quand c’est rentable le prix du service augmente !!!!!
        C’est exactement le contraire, ça s’appelle de la productivité et HEUREUSEMENT que les voitures, télévisions, tracteurs etc. ne sont pas fabriqués par de fonctionnaires, sinon on les paierait trois fois le prix d’aujourd’hui.
        Quand vous produisez un service ou fabriquez un produit, son prix est soumis à la concurrence et si vous n’êtes pas dans le bon prix vous fermez la porte, tout ce que ne sait pas faire la fonction publique.

        Heureusement que la régie Renault a majoritairement été privatisé sinon nous ne verrions pas de Mégane, Zoe et autres Twingo sur nos routes. Idem pour Gaz de France, déficitaire tout le temps qu’il a été sous actionnariat public et devenu rentable à sa privatisation aux 2/3.
        Quant à la SNCF, rentable après une subvention de l’Etat de 15 Mds par an, c’est trop facile !

    • Bonjour Philippe,

      Oui, vous réduirez les taxes en privatisant. Néanmoins, les services privatisés ne seront pas gratuits. En conséquence, il n’est pas certain que le citoyen/contribuable/consommateur s’y retrouve et dépense moins pour un service équivalent.

      Seule solution, des gains de productivité dans l’administration et les services publics. Mais c’est de plus en plus difficile.

      AS

      • Vous oubliez, me semble t-il un élément essentiel, la productivité.
        Un fonctionnaire ne connaît pas ce mot, sinon rarement, parce que non soumis à la concurrence et pas de risque pour son emploi !
        Un exemple, un voyage en avion, sur des compagnies privées arrive à coûter moins cher, rapporté au service, qu’une prestation de la SNCF.

      • En effet ,les services privatisés ne sont pas gratuits mais ils ne sont pas obligatoires, c’est toute la difference entre un pays libre,Vous savez, la grosse co…..rie inscrite sur le fronton des mairies,et un pays marxiste.

    • je ne suis pas certain du tout que l’état ait été gagnant de vendre les concessions d’autoroutes au privé ( VINCI en l’occurence).

      • On se moque de savoir si l’état est gagnant ou pas car ce n’est pas lui qui paye, c’est toujours le secteur privé qui paye.
        Quand un employé du public paye des impôts c’est encore avec l’argent du secteur privé.

      • C’est exactement l’exemple auquel je pensais.
        C’est quand même fantastique d’avoir privatisé certains services publics tout en maintenant une boîte « nationalisée » à côté : les boîtes privées vont sur les meilleurs segments qui génèrent le plus de profit, tout en se permettant de recaler les clients pas assez bons ou solvables que les boîtes publiques récupèrent au nom de l’accessibilité du service public.
        On peut citer à ce titre les écoles, les hôpitaux, les fournisseurs d’énergie avec leurs tarifs réglementés, etc.
        Donc à partir de là c’est facile de dire « regardez comme le privé fonctionne mieux et à quel point ils sont plus productifs et rentables ! », sauf que c’est biaisé dès les fondements.
        Je trouve le commentaire d’Emmanuel très censé de ce point de vue : on gagnerait à adapter nos services publics plutôt qu’à sans cesse les paupériser au profit de concurrents privés.
        Aussi, pourquoi ne pas simplement maintenir des services publics nationalisés mais en privilégiant les contrats de droit privé (dit autrement : en mettant fin au statut de fonctionnaire). Sauf erreur, ce statut avait initialement pour but de permettre à un catégorie A/B/C d’avoir les mêmes conditions d’exercice partout sur le territoire, mais dans les faits ce n’est déjà plus respecté (parce que chaque administration a ses petites habitudes, et puis chaque service a aussi sa propre politique managériale ou salariale), donc bon, je ne vois pas d’obstacle majeur à leur substituer des contrats de droit privé avec des conventions collectives pour harmoniser un minimum.

  2. Un article intéressant : https://blogs.mediapart.fr/julien-milanesi/blog/161118/gilets-jaunes-chemises-noires-et-drapeaux-rouges

    Gilets jaunes, chemises noires et drapeaux rouges

    16 nov. 2018 Par Julien Milanesi Blog : Le blog de Julien Milanesi

    L’extrême droite et une partie de la gauche se retrouvent ces jours-ci du même côté sur les sujets des «gilets jaunes» et du bras de fer budgétaire entre l’Italie et la Commission européenne. Quelques idées, avec l’aide de Karl Polanyi, à opposer à l’argument paresseux des «extrêmes qui se rejoignent».

    Cela a déjà été très bien dit ailleurs, mais ce mouvement des « gilets jaunes » contre la fiscalité sur les carburants nous rappelle une évidence : toutes les politiques environnementales qui visent à modifier les comportements des consommateurs en jouant sur les prix (que ce soit par la fiscalité ou l’évolution « naturelle » des marchés, comme celui du pétrole), aussi utiles soient-elle, ne peuvent être acceptées que si elles sont accompagnées par d’autres mesures. Des mesures redistributives au profit des plus pauvres afin de compenser leur caractère injuste et des mesures visant à ce que les consommateurs aient réellement la possibilité de changer de comportement. Disons-le autrement : aucune transition écologique ne sera possible si elle ne s’accompagne pas d’une diminution des inégalités et d’un plan massif d’investissement de l’État et des collectivités locales, notamment dans les transports du quotidien.

    Mais ces deux conditions sont malheureusement incompatibles avec les objectifs d’Emmanuel Macron de baisser les dépenses publiques et de « restituer » l’argent aux plus riches pour qu’ils investissent. Sa stratégie en matière d’environnement, comme ailleurs, repose ainsi sur un maître mot : le « marché », ou autrement dit la confiance dans le libre jeu de la concurrence et des mouvements de prix. Il en est de même en matière de chômage, où tous ses efforts ont visé à supprimer ou affaiblir les éléments de droit protégeant les salariés des incertitudes liées à un libre fonctionnement du marché du travail. On pourrait citer mille autres mesures allant dans le même sens, mais ce n’est pas un scoop, il nous avait prévenu : notre jeune président croit au libéralisme économique, aux vertus d’un système d’un marchés fonctionnant librement, à l’abri des interventions politiques.

    Mais ce qui est intéressant, c’est que ces idées ne sont pas toutes jeunes, et que lorsqu’on se plonge dans les écrits de Karl Polanyi, la situation actuelle fait un drôle d’écho à celle des années 30. Dans son livre le plus connu, « La grande transformation » (1944), cet économiste hongrois du milieu du siècle s’interroge, comme beaucoup d’intellectuels de son époque, sur les raisons de l’effondrement dans le fascisme et la guerre des sociétés européennes. Pour lui, le fascisme, comme le socialisme, ou les fortes politiques d’intervention de l’État comme le New-Deal aux États-Unis, sont des réactions diverses à une cause unique : les tensions qu’a généré dans la société le projet d’un système de marchés qui s’autorégulent et qui sont maintenus à l’écart des interventions politiques. Pour démontrer cela il plonge aux racines de ce projet économique libéral, au 19ème siècle, et explique que cette « utopie » nécessite la mise en marché du travail (et donc de l’homme), de la terre (et donc de la nature) et de la monnaie (par le système d’étalon or), autant de projets destructeurs de la société qui génèrent selon lui des contradictions insolubles.

    Qu’est-ce que cela a donc à voir avec les « gilets jaunes » et la fiscalité environnementale ? En suivant Polanyi nous pouvons considérer que penser régler la crise climatique par le seul jeu du prix du carbone n’est qu’une extension, dans le domaine de la nature, de cette utopie du marché régulateur qui est à nouveau agissante dans le monde depuis les années 70. Et si nous avons vu qu’elle était bien vivace dans le domaine du travail, le parallèle est tout aussi frappant dans le domaine monétaire. Polanyi montre en effet que les sociétés européennes se sont en partie autodétruites dans les années 30 pour éviter de dévaluer leurs monnaies dans ce qui était alors le système de l’étalon or. Dans ce système monétaire international, chaque monnaie avait une valeur fixe en or et les déficits extérieurs (qui apparaissent lorsque les quantités importées sont supérieures à celles exportées par le pays) ne pouvaient être compensés que par l’endettement ou le transfert d’or. La seule solution pour s’ajuster était alors de baisser les prix à l’intérieur du pays, ce qui devait permettre (comme on le dit aujourd’hui) de gagner en compétitivité et de rééquilibrer ainsi sa balance extérieure. Comment espérait-on baisser ses prix ? En baissant les salaires et la dépense publique. C’est ce qu’on appelait des politiques de déflation, qui étaient alors fièrement revendiquées par les gouvernants. Le chancelier Brüning promis ainsi en 1930 de ramener les prix allemands au niveau de 1913, il ne parvint finalement qu’à emmener les nazis au pouvoir. En France, c’est le sinistre Pierre Laval, ancien socialiste et futur pétainiste en chef, qui mit en œuvre entre juillet 1935 et juin 1936 la politique de déflation la plus ambitieuse. Celle-ci reposait sur la baisse de 10% de toutes les dépenses de l’État, des salaires des fonctionnaires et des prix administrés. Le Front populaire mit fin à l’expérience.

    Qu’en est-il aujourd’hui ? En l’absence d’une union de transfert (c’est-à-dire d’un système de solidarité budgétaire entre États comme il existe par exemple aux États-Unis) qui permettrait de faire fonctionner l’Euro comme une véritable monnaie unique, celle-ci s’apparente à un système d’étalon or. Un pays en situation de déficit extérieur n’a pas d’autre choix que de mourir écrasé sous les dettes, comme la Grèce, et/ou de pratiquer une politique de « dévaluation interne » consistant à baisser ses salaires. Ces derniers ont baissé de 30% en Grèce, et autour de 10% en Espagne, au Portugal et en Italie depuis le début des années 2010. Les exonérations de cotisations sociales successives (pacte de responsabilité, CICE) misent en œuvre depuis 2012 n’ont pas d’autres ambitions que de produire les mêmes effets en France en jouant sur le salaire brut. Quant aux ordonnances Macron sur la « loi travail », elles ne sont qu’un moyen de faire sauter les barrières à ces baisses sur le salaire net. L’Europe est ainsi lancée dans un grand mouvement de concurrence salariale, à la baisse, initié par l’Allemagne des années Schröder. Et sur le plan des dépenses publiques, c’est encore plus clair, le déficit budgétaire est comme dans les années 30 l’ennemi prioritaire à combattre. Ceci est même inscrit dans les traités européens et les infractions à ces règles sont depuis 2012 susceptibles de sanctions. On ne peut imaginer un système monétaire plus contraignant : il prive aujourd’hui les peuples européens de toute possibilité d’intervention, la politique budgétaire est en effet interdite tandis que la politique monétaire est dans les mains d’une banque centrale indépendante. Ne restent que les ajustements par les salaires et la flexibilisation du marché du travail. Comme dans le projet de marché autorégulateur décrit par Polanyi, la question économique a été totalement isolée des possibilités d’interventions politiques.

    Le projet, hier comme aujourd’hui, est antidémocratique. Polanyi rappelle dans son ouvrage la violence d’Etat qui fut nécessaire au 19ème siècle pour fabriquer ces marchés et les faire fonctionner. On pense par exemple à ce parlementaire anglais, Thomas Macaulay, qui plaida en 1842 contre le suffrage universel au nom de la propriété privée – celui-ci ne fut finalement mis en œuvre outre-manche qu’en 1918. Car contrairement à l’idée reçue opposant le marché à l’Etat, le libéralisme économique (comme le rappelle Grégoire Chamaillou dans un livre récent) a besoin d’un État fort, voire autoritaire. Heinrich Brüning, avant de devoir y renoncer, voulut faire passer ses mesures déflationnistes par « décret présidentiel », Pierre Laval obtint le droit de le faire en 1935 et nous nous rappelons que les réformes les plus significatives d’Emmanuel Macron, celles de la « Loi travail », furent adoptées par ordonnance. Alors que les dispositifs relatifs à l’état d’urgence post-attentat ont été transposés dans le droit commun, que les mouvements sociaux et écologistes font l’objet d’une répression judiciaire et policière de plus en plus forte, ces mots de Polanyi sur les années 30 résonnent aujourd’hui fortement : « L’obstination avec laquelle, pendant dix années critiques, les tenants du libéralisme économique avaient soutenu l’interventionnisme autoritaire au service de politiques déflationnistes eu pour conséquence pure et simple un affaiblissement décisif des forces démocratiques qui, sans cela, auraient pu détourner la catastrophe fasciste. »

    L’affaiblissement de la démocratie ne vient donc pas de ceux qui à gauche, aujourd’hui, soutiennent les « gilets jaunes » ou critiquent les menaces de sanctions faites par la Commission européenne à l’Italie pour déficit budgétaire excessif. Comme le gouvernement Grec dirigé par Syriza hier, qui venait de la gauche, ce gouvernement d’extrême droite fait aujourd’hui face aux règles absurdes de la zone Euro et il faut les dénoncer. La compagnie pour la gauche est désagréable, bien sûr, comme l’est celle du Rassemblement national dans le soutien aux « gilets jaunes ». Mais ce serait de la folie que de laisser la contestation de la domination des règles de marché sur nos vies aux héritiers des fascistes des années 30. Comme à cette époque où selon Polanyi « le fascisme, comme le socialisme, était enraciné dans une société de marché qui refusait de fonctionner » la gauche engagée dans ces luttes n’est pas porteuse d’ambiguïtés, mais montre au contraire que nous ne sommes pas condamnés à l’alternative entre le retour du fascisme et la domination des marchés.

    • Je n’ai jamais vu autant d’âneries en si peu de mots !
      Si ce Mr Karl Polanyi avait raison, l’URSS serait aujourd’hui la première puissance mondiale!

      Au fait les monnaies sont décorrélés de l’or depuis 1971 ! et c’est depuis cette date que les monnaies et les dettes se sont emballées, menant pour partie à la situation d’aujourd’hui.

      • Ni autant de malhonéteté intellectuelle de la pensée unique du rechauffemùent climatique, cette absurdité dans laquelle tout le monde s’engouffre sans réflechir au dela de la propagande journalistiquo étatique; Il y a des millions d’années que la terre se réchauffe ,puis se refroidi, elle n’a pas besoin des simili intellos ecolos pour poursuivre ses cycles naturels; Tout ce grand remue ménage autour de cette idée débile n’a pour but que de faire perdurer un vieux système a bout de souffle prétendant que pour resoudre tous les problème , il suffit de toujours plus de croissance, c’est ubuesque

        • Ben, vraiment, complètement d’accord avec vos dires !
          Mais comment sortir de cette « religion » maintenant que les politiques et les médias ont convertis les 4/5 (voire plus) de la population mondiale et ignorante!

  3. Et la re-négociation du poids des intérêts (ou même un « jubilé »…) versés par l’Etat à la «Phynance », on peut l’évoquer ? Le gilets jaunes doivent bien y penser quand ils franchissent le seuil de leur agence bancaire (non ?…) dont les patrons confondent banque de dépôts et banque d’affaire ? On parlait de 50 milliards d’euros annuels d’intérêts, tout de même… En quoi cela toucherait-il les services publics ? 50 M€ d’économisés, çà en fait des fonctionnaires au service du public. Mais 50 M€ dans la poche de la « Phynance »… et de ses larbins…

  4. Quel est l’intérêt de nationaliser des banques, des entreprises de transport ? Payer des salaires protégés, avec un taux d’absentéisme double du privé, c’est mieux ? Si le travail dans le privé est mal fait, il sera mis en faillite ou remplacé. Actuellement, nous payons collectivement des services parfois défaillant ou en passe de l’être.
    Si le public était donc moins cher, mais faudrait tout nationaliser et on ferait de belles économies, non ?

    Actuellement ce sont nos descendants qui paieront tôt ou tard des parts importantes de nos dépenses collectives. Et comme pour le climat, l’humain ne percevant pas les conséquences des changements car impalpables, après moi le déluge restera notre devise.

    Cela étant, je ne suis certain d’avoir compris l’apport de Polanyi. J’ai juste capturé qu’il avait vu l’intérêt de la mise en réseau pour faire plus d’affaires. Effectivement vive internet pour cela. Mais peut-être ai-je loupé qq chose.

    • Je suis volontairement provoc sur les services de l’Etat et m’excuse pour tous les fonctionnaires dévoués au travail. Mais regardez cette liste impressionnante de dépenses (2017) et vous verrez que certaines d’entre elles, particulièrement obscures pourraient être rabotées au bénéfice de trouver vos 20 milliards. Augmenter les dépenses = facile et les baisser c’est pour le politique, la signature de son arrêt de mort.

    • Fredy Gosse says:

      Heu nationaliser les banques 😂Mitterrand l a fait résultats?
      3 dévaluations mise en demeure par le FMI puis affaire du crédit Lyonnais qui reste une la plus grande ardoise réglée par les contribuables
      Si nationaliser est la solution pourquoi Renault n est plus une régie
      Le Marxisme une erreur humaine colossale

  5. Il y a certainement beaucoup d’economies a faire sans toucher aux fonctions régaliennes de l’état ni a la santé; j’ai cherché sur gogole: liste des zorganismes et observatoires divers et variés de l’état et , a ma grande surprise, je n’ai pas pu l’imprimer sans avoir a recharger plusieurs fois l’imprimante tant cette liste est ubuesque; sachant que chacun de ces organismes possède ses bureaux luxueux a paris, son staf de direction a rallonge, son secretariat ou l’absenteisme est roi et , bien sur, son president avec voiture de fonction , chauffeur et la suite,Il y a la , certainement un énorme gisement d’économies a faire , mais , bien sur ,il ne faut pas toucher a tous les « recasés de l’échec aux dernières élections »; Une des meilleurs blague en la matière: une certaine incapable politique (excusez le pléonasme) s’est debrouillée pour devenir ambassadeur des pôles comme s’il y avait un tel besoin pour représenter l’immense population du pôle nord et du pôile sud, ce serait a rire si le cout faramineux d’une telle fantaisie n’était pas prélevé sur nos impots’qu’il est impossible de réduire !!!

  6. Un autre article intéressant : La France championne des dépenses publiques ? Une illusion https://www.inegalites.fr/La-France-championne-des-depenses-publiques-Une-illusion

    Quelques extraits :

    « La France est en haut du tableau européen en matière de dépenses publiques. Pour l’essentiel, parce que les retraites sont assurées par un système public. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

    L’Etat, les collectivités locales et les autres administrations publiques françaises ont dépensé ensemble l’équivalent de 56,6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012, selon les données d’Eurostat, l’organe statistique européen. Ce chiffre place la France sur la deuxième marche du podium des dépenses publiques les plus élevées dans l’Union européenne, derrière le Danemark (59,4 %), soit 6,7 points de PIB au-dessus de la moyenne de la zone euro (49,9 %). Ces chiffres ne sont pas le signe que nos services publics coûtent plus cher qu’ailleurs, mais que, pour l’essentiel, notre pays a opté pour une réponse collective et moins inégalitaire aux besoins sociaux, quand d’autres laissent faire le marché. Les écarts observés entre pays résultent donc pour l’essentiel d’une question de tuyauterie, qui mérite d’être expliquée.

    Plongeons dans le détail des données. Pour certains postes, la France dépense davantage que la moyenne européenne : 3,9 points de PIB en plus pour son système de protection sociale et 4,3 points de plus pour un ensemble de dépenses publiques comprenant, pour l’essentiel, l’éducation, le logement, les équipements publics et la santé. Sur d’autres postes a contrario, elle dépense moins. Notre administration des services publics (les services généraux) nous coûte presque un point de PIB de moins qu’ailleurs : difficile donc de mettre en cause le « train de vie » de l’Etat.

    L’idée qu’en matière de services publics les Français n’en ont pas pour leur argent est de plus en plus courante. « [La France] est rarement au premier rang pour l’efficacité de ses politiques publiques », indique même Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes [1]. Pourtant, les performances sociales de l’Hexagone suggèrent que ses services publics ne sont pas si inefficaces.
    Les salariés français sont parmi les plus productifs au monde, en partie du fait de leur haut niveau de formation. Le système de santé n’est pas tout à fait étranger à l’espérance de vie des femmes françaises, l’une des plus élevées de la planète. La pauvreté est en France parmi les plus faibles au monde, notamment parce que notre système protège les plus démunis (personnes âgées, familles monoparentales, familles nombreuses…).

    Entrons dans le détail des chapitres où la France paraît trop dépensière. Celle-ci consacre 24,4 % de sa richesse à la protection sociale, soit presque 500 milliards d’euros, l’équivalent de dix fois le budget de l’Education nationale. C’est 4 points de PIB de plus que la moyenne européenne. Mais ces « dépenses » ont un caractère particulier : pour une grande part, elles ne font que redistribuer de la richesse. Elles constituent un revenu direct pour les ménages : allocations chômage, logement et familiales, minima sociaux, pensions de retraite, etc.
    Où se loge l’écart à l’intérieur de cet immense ensemble ? L’évidence saute aux yeux : la France se distingue vraiment dans un seul domaine : les retraites. En 2012, elles représentaient 13,8 % du PIB, contre de 8 % à 11 % dans la plupart des autres pays européens. Seule la Grèce fait plus avec 15 %, l’Irlande n’arrivant qu’à 4,6 %.

    On en revient à la question des tuyaux : si l’on ne prend en compte que les systèmes de retraites obligatoires, le taux de remplacement [3] est plutôt élevé en France : 60 %, contre 54 % en Allemagne et 37 % au Royaume-Uni, selon les données de l’OCDE. Mais si l’on intègre les systèmes volontaires d’assurance retraite, les taux se rapprochent. Ce que les salariés britanniques ou allemands ne paient pas en cotisations, ils le versent néanmoins sous forme d’épargne retraite. Par rapport à ses voisins, le système français a le double avantage d’être plus égalitaire et moins risqué.
    Illustration avec l’Allemagne : si l’on s’en tient aux données sur les dépenses publiques de retraite, 4,4 points séparent les deux pays. Si l’on ajoute les systèmes privés, l’écart n’est plus que de 1 point [4]. Ecart qui s’explique facilement par des facteurs démographiques. Résultat : l’excès de dépenses français en matière de retraites est un leurre : environ 4 points sur les 6,7 qui nous séparent de la moyenne se sont envolés.

    Même constat pour les dépenses qui relèvent de l’Etat et des collectivités locales. La France dépense 0,6 point de plus que la moyenne pour sa défense, parce qu’elle a développé un arsenal très autonome. Avec 2,4 points de PIB, le Royaume-Uni y consacre 0,5 point de PIB de plus que nous. L’Allemagne, quant à elle, affecte à ce poste 0,8 point de PIB de moins.
    Un autre point sur les 6,7 points de PIB d’écart constatés a trait à la santé. Si l’on rapporte ses dépenses à sa richesse, la France consacre à ses hôpitaux à peu près autant que la Grèce, deux fois moins que le Royaume-Uni et moins que la majorité des pays. Mais elle dépense plus dans sa médecine ambulatoire (celle qui ne passe pas par l’hôpital, comme le médecin généraliste) et les médicaments. Les Français en consomment trop et à des prix trop élevés.
    Même écart d’un point de PIB dans le domaine du logement et des équipements collectifs (bâtiments publics, eau, traitement des déchets…). C’est ici que l’on retrouve nos routes, qui auraient dû être comptabilisées dans le chapitre « Affaires économiques ». Ce qui ne fait que déplacer le problème. La France dispose d’infrastructures de transport parmi les plus modernes au monde, aux prix d’investissements élevés, ce qui bénéficie aux entreprises du secteur.

    Au terme de notre exploration, l’excès de dépenses publiques s’est évanoui : l’écart observé avec les autres pays résulte surtout de facteurs démographiques et de l’importance des régimes publics de retraite. Comme le concluait le Conseil des prélèvements obligatoires dans son rapport de 2008, les écarts entre pays viennent pour l’essentiel du niveau de protection sociale et de son mode de financement, différent. « Ces deux éléments, le second surtout, sont susceptibles d’expliquer non pas quelques points de différence entre taux de prélèvements obligatoires, mais beaucoup plus (jusqu’à 15-20 points entre le taux le moins élevé et le taux le plus élevé) », indiquaient les rapporteurs.
    Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas faire des économies : tout en dépensant autant que les autres, on peut dépenser trop par rapport au service rendu. Des économies sont possibles, a rappelé la Cour des comptes dans son rapport publié en 2013 [7]. On pourrait par exemple réduire le coût d’administration des équipements collectifs, supprimer les compétences qui font doublon au niveau local, réviser les contrats de commandes publiques lucratifs pour le privé, rogner sur certains avantages obsolètes en matière de retraites, gagner sur le prix et la quantité de médicaments. On devrait aussi supprimer la plupart des niches fiscales [8] ou lutter bien davantage contre la fraude fiscale et sociale.
    Sauf à attendre une reprise miracle de la croissance, faire des économies apparaît incontournable pour répondre aux nouveaux besoins sociaux : créer davantage de places en crèche, construire des logements sociaux, investir dans l’éducation, etc. Autant de domaines où l’intérêt de dépenses supplémentaires est reconnu au-delà des clivages politiques, mais pour lesquels les moins favorisés seront pénalisés si c’est le marché qui répond aux besoins. Le problème n’est pas tant de dépenser plus ou moins que de dépenser mieux.

    • Ouaip 500 milliards pour la protection sociale … Top ! quand Alternatives Socialistes parle de protection, il y a de quoi se poser des questions. Si l’état redistribue ces 500 milliards aux 30 millions d’actifs (et j’inclue les très riches de plus de 15 ans) et ben cela fait le modique salaire de 19000€/an mais cela correspond de près ou de loin aux taxes (50% du net) sur le travail, car on le sait le travail tue.
      Au delà de cette redistribution et des dépenses publiques, restent le type de dépenses. Et comme le soulève Gilibert, ya plein de dépenses bizarres ou totalement incongrues quand on manque d’argent.

      Pourquoi ne pas commencer par cela au lieu de ressortir des savants économistes théoriciens pour justifier des bidules de plus ?
      Parce ce le bon sens tue aussi ?

      • ben, 500 milliards, ça fait peut-etre 19 000 euros par actif, ( je n’ai pas fait le calcul) sauf que si vous avez un cancer l’année prochaine, ça va déjà coûter environ 150 000 euros, ( pris sur les 50% du net comme vous le dites si bien )que vous soyez actif ou pas, alors, oui, ça va très vite.. et du coup, je ne pense pas que vous considerez que ces 150 000 euros seront mal utilisés.

    • Arretez SVP de ta,per sur les retraités, ces citoyens ont cotisé sur une base de 45 a 50 heures de travail hebdomadaire a une système obligatoire de gestion par répartition, ils n’ont pas choisi comme cela aurait du etre le cas dans un pays de liberté ; ce système par répartition doit d’adapter et fournir a ceux qui ont cotisé un niveau de vie suffisant pour ne serait ce que vivre, quitte a faire bosser un peu plus les actifs: 35 heures c’est pinuts pour un individu normalement constitué; pourquoi pas faire bosser une heure de plus gratuitement pour financer le système, ou deux , ce ne serait pas la mer a boire mais seulement une reconnaissance a ceux qui ont contribué au confort actuel de la société

    • A comparer avec un pays LIBERAL, sans Euro, avec des dépenses publiques à 29,2% du PIB et un taux de chômage à 3%

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/04/17/20002-20180417ARTFIG00172-nouveau-record-pour-le-budget-suisse-excedentaire-depuis-18-ans.php

      • et pourtant les salaires y sont bien plus élévés qu’en France et les suisses participent bien a la mondialisation et il y a de nombreuses petites et moyennes industries qui vivent de leur production et font vivre des salariés tres heureux; Les differences avec la France donneuse de leçon: des salariés honnêtes, des salaires élévés, une protection sociale reservée aux suisses, une certaine humilité en tout et , surtout , un système réellement démocratique qui receuille l’adhesion de toute la nation

  7. julien bonnetouche says:

    Amusant, Je viens juste d’écrire quelques lignes sur ce sujet dans  » le prix des maisons de banlieues va t il baisser » ?

    J’irai dans le sens de Philippe.

    Plutôt que de retomber dans la mixture politicienne habituelle consistant à jeter les français les uns contre les autres pour se partager un gâteau toujours plus petit, la vraie solution c’est de dépenser moins et de gagner plus !!!

    C’est possible :
    je cite la commune de Plan de Cuques qui parvient tout à fait à maitriser et même réduire ses dépenses en externalisant une partie de ses obligations.
    A tel point qu’ elle se voit maintenant réduire la dotation de l’État du fait de son bon comportement. (vous savez comme l’histoire des chars de l’armée que l’on fait tourner à vide, de peur d’avoir moins de carburant l’année suivante.) un comble.

    Donc il y en a qui y arrivent en France !!

    Et je cite aussi la zone industrielle des Herbiers en Vendée dans la quelle une coopération inter-entreprise efficace ramène le chômage à presque zéro.

    Alors L’État qui adore créer les commission ( coûteuses) pourrait pour une fois en faire une qui s’inspirerait des résultats de ceux qui sont vertueux.

    Mais c’est surement trop lui demander car l’État c’est d’abord des fonctionnaires qui ne veulent surement pas de concurrence !! le privé pourrait il faire mieux que nous ? Ha non alors !!

    Je rappelle que dans les collectivités territoriales on est en congé de maladie 39 jours par an en moyenne (au moins 2 fois plus que dans le privé). Le stress sans doute …

  8. Patrick M. says:

    L’état interdit aux collectivités locales de voter un budget en déséquilibre tout en réduisant les dotations et transférant des compétences et continuant à augmenter la pression fiscale sur les classes moyennes et supérieures.
    Pourquoi ne pas contraindre l’état à ne voter que des budgets en équilibre pour ne pas nourrir la dette de nos enfants ?
    De la contrainte ainsi posée je suis certain que l intelligence collective permettra d’y arriver.
    Après tout nos maires y arrivent pourquoi pas nos élites administratives.

    • Peut etre parce que les maires ne sont pas des « zelites »,justement, mais des gens de bonne gestion , proches des vrais problèmes de la société et non des énarques formatés a créer les conditions de leurs seules survies au détriment de la nation

    • Des budgets en équilibre pour les collectivités locales: attention au leurre !
      Je sais parfaitement faire cela, s,i quand il me manque 20% de recettes, je vais voir mon banquier, qui se fait une grande joie de me prêter ces 20% manquants, qui plus est GARANTIS par l’état!
      Et au bout de quelques années, pour rembourser aussi la charge de la dette, les impôts et les taxes territoriales mettent la ville sous forte pression fiscale, au point de faire fuir les entreprises et autres organismes privés vers de meilleurs cieux et faire grossir la maison pôle emploi ! L’exemple de la ville d’Angoulême est très parlant.

  9. La seule fois où j’ai vu un gilet jaune répondre à la question « Ou l’état doit trouver l’argent pour répondre à vos exigences ? », il a répondu « Remettez l’ISF ! »
    Si la vue des gilets jaunes est courte à ce point, on n’est vraiment dans le pétrin.

    • Ah, ça c’est bien vrai !

    • Surtout que l’ISF était en réalité un impôt spoliatoire pour certains redevables. Un transfert de richesse directement de la personne qui n’a alors plus les moyens de son patrimoine vers l’Etat qui paye encore plus de fonctionnaires.
      Nous marchons sur la tête!

      • c’est surtout insuffisant ! 4 milliards d’euro ne changeront rien 🙂

        • insuffisant…il suffirait d’élargir son assiette. Un article dans Les Echos de F.Cherbonnier indique que le Danemark applique l’ISF a partir de 30k€….ça me semble peu mais le plancher actuel de 1,3 M€ en France me parait trop haut pour être efficace. 800000€ sans abattement serait plus logique et encore ….sinon comme vous le dites, c’est un simple symbole. Vous en pensez quoi ?
          En même temps, le poids de l’IR dans l’ensemble des prélèvements en France est 4 à 5 fois plus faible que chez ses voisins, est ce bien sain ?

    • Il ne faut pas confondre un slogan de rond point avec une réelle réflexion sur les causes de la défaite francaise; certe beaucoup de gilets jaunes ne raisonne pas en tenant compte de toutes les données macroéconomiques, mais il pârait difficile , en ces moments d’agitation de dire aux Français l’isf est une des causes de la défaite de la France; une grosse erreur a été cette demi mesure reservant seulemnet l’isf a l’immobilier sous forme d’ifi; on suprime mais pas complètement, c’est le résultat d’un gouvernement d’amateurs arrivés au pouvoir , non pas par les urnes mais par la volonté des banques mondiales afin d’affaiblir le pays pour mettre main basse sur tous les outils de producftion a moindre cout.

  10. pas du tout d’accord avec votre analyse.
    réduction des services publics UTILES, cela n’est certes pas envisageable. mais suppression des services publics et dépenses publiques inutiles ou non indispensables, suppression des (nombreux) postes de fonctionnaires qui travaillent en auto-allumage, amélioration de la productivité des fonctions publiques et territoriales ( grosse marge) , etc , etc… en résumé, réduction de la dépense publique: sujet tabou?
    il suffit de constater le pourcentage de fonctionnaires , le pourcentage d’imposition pour prouver la nécessité des actions , ne serait-ce que pour approcher des pourcentages moyens européens.

  11. Bravo pour le service après vente de ce gouvernement centre gauche / droit /hypercentre.

    1 er point si cette baisse de taxe d’habitation que personne ne demandait ( et qui accessoirement est une hérésie ) n’est pas bonne , l’intelligence ( qui paraît il est au pouvoir ) commande de faire marche arrière .

    Après , parlons des services publics , il y a quand même un problème , on a jamais payé autant et pourtant :

    – je paye pour rouler sur une route correcte à une vitesse digne de ce nom ( autoroute)

    – je paye pour l’éducation de mes enfants (alors que j’ai fait toutes mes études dans le public)
    car les écoles et collèges publics de ma communes ne sont pas les lieux de travail sereins nécessaires à l’acquisition de connaissances ( drogues , alcool , bagarres , …)

    – je paye pour me faire soigner plus que je n’ai jamais payé ( sépcialistes en depassement systématiques , couverture élargie par les mutuelles c’est à dire par mes cotisations d’ailleurs grévés d’une taxe pour la CMU )

    – j’ai cru mourrir en constatant l’inflation des frais de scolarité de mon école bac +5

    – je paye tous les impots possibles sans jamais être touché par les baisses et pourtant je suis dans une tranche à 14 % qui traduit le caractère ( très ) moyen de mes revenus.

    Désolé, le système dysfonctionne

    • Non, non, résistes aux sirènes du populisme. Deviens fan des concepts encore fumant des économistes du siècle dernier. Te rends tu compte du risque de désordre social généré à vouloir dézinguer nos zélites ?
      Désolé, le système fonctionne parfaitement et évite à tous le pire, jvouldi ma bonne dame.

    • Si l’état veut faire des économies qu’il arrête de sponsoriser les pays d’Afrique (métro de la Côte d’Ivoire, TGV du Maroc, retraite de x millions d’immigrés morts depuis des lustres, AME, migrants qui affluent et nous coûtent un pognon de dingue …. ( ca ne va pas s’arranger avec le pacte pour la migration que Macron s’apprête à signer le 10 décembre au Maroc sous l’égide de L’ONU)
      Ce spectre là tout le monde le ressent mais c’est tabou d’en parler et pourtant c’est aussi une des cause de l’affaiblissement de notre économie depuis plus de 30 ans car le mondialisme et le multiculturalisme non maîtrisés n’apportent que la misère pour la majorité d’entre nous et au final la guerre.

      • Je crois qu’avec votre commentaire, Guillaume est en train de découvrir un peu plus ses lecteurs. Les commentateurs de votre blog font attention à leurs sous et n’aiment pas trop les idées éco-humanistes-bien-pensantes du genre tout le monde il est beau. Mais c’est bien, pas de tabou, tout le monde debout 🙂

    • D’où la question de je ne sais plus quelle personne de bon sens entendue ces derniers jours : « Mais qu’est ce que vous faites de notre pognon? »

  12. Si l’Etat est si efficace, je veux immédiatement être fonctionnarisé. Histoire de me servir en petits fours payés par nous autres les travailleurs.
    Petit exemple de dépense récente: 20 millions pour un soft en rapprochement automatique de données publiques. Whaoo… elle est pas belle la vie. Un chef de projet, des mots clés à la mode (au hasard: intérieur artificiel, big mama et autres Agite computing) et du bon travail de commercial et vous avez un soft qui pourrait être fait par 2 jeunes ingé pour grassement 100k€ max. Allez je reconnais exagérer mais je ne dois pas être très loin.

    A votre bon coeur, l’imagination pour dépenser plus l’argent des autres est sans limites.

  13. Pas d’accord avec votre analyse.

    Contrairement à ce que vous dites il y a effectivement trop de fonctionnaires en France par rapport aux autres pays industrialisés. Si vous ne le croyez pas regardez les statistiques par rapports aux pays comparables. Il ne s’agit pas de les supprimer là on on en a le plus besoin (justice, hôpitaux, police), mais partout où ils sont surnuméraires du fait d’embauches trop massives depuis des années.

    Le Canada, l’Allemagne, le Portugal, et la Grande Bretagne l’ont fait avec succès il y a plus de 10 ans et leurs budgets sont maintenant à l’équilibre, donc leur taux d’imposition moins élevé qu’en France (qui est tout de même le champion mondial des prélèvements obligatoires avec une dette qui continue à augmenter : il faut le faire !).

    Oui il a trop de fonctionnaires dans notre beau pays et votre affirmation : « il ne faut pas réduire le nombre de fonctionnaires, c’est ubuesque » n’est pas très pertinente. On parle même en comparaisons des autres nations européennes de 500 000 à 1 million de fonctionnaires en trop. Qui paye ? Nous bien sur. C’est ces embauches en masse qui ont été ubuesques, surtout dans les ministères et les fonctions territoriales où en on avait le moins besoin. On en paye le prix actuellement.

    L’état pourrait aussi réduire certaines dépenses en réduisant les niches fiscales et bien entendu en revenant sur cette faute grave que vous soulignez qui est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

  14. Jean Claude says:

    Guillaume faite un peu de benchmarking avec l’Allemagne et vous constaterez qu’avec moins,100 milliards d’euros vous excuserez du peu,ils font tout aussi bien au niveau de leurs Services publics.
    Comme mesures immediates je préconiserait de faire travailler effectivement les fonctionnaires 35h et de passer à 3 jours leur délai de carence en cas d’arrêt maladie
    Voila déjà 2 mesures simples qui permettaient à mon avis d’améliorer leur productivité de 10 pour cent et de reduire leur nombre d’autant

    • Une autre mesure qui marche à coup sûr!
      Instituer une forme d’intéressement aux résultats de l’entreprise (publique en l’occurrence), avec un coefficient de présence (sauf accidents ou maladies professionnelles), faisant que ces primes d’intéressement seraient diminuées en relation avec l’absentéisme.
      Une entreprise où j’ai travaillé longtemps a fait cela. L’absentéisme a été divisé par 2 dès la première année

      • Fredy Gosse says:

        Moi j’en ai une autre une prime d efficacité de 20 pour cent des économies faites sur le budget vote avec surprime pour celui qui a trouvé de faire mieux avec moins

        • Certes, c’est bien mais en général, ça n’implique que les dirigeants et autres chefs de service! et puis cela a déjà été +/- fait sans résultats probants.
          Alors que la mienne implique tout le monde !

    • Une autre idée qui ne couterait pas un sous de plus : une simple loi donnant le pouvoir de sanction a la cour des comptes qui a tous les outils nécessaires a la recherche de tous les gaspillages et qui , une foi n’est pas coutume,a , a sa tête un president digne de confiance

  15. On ne peut pas réduire les taxes sans détruire en partie le service public. Il ne faut pas oublier que le service public est subventionné par le secteur privé.
    Et nous avons un nombre de fonctionnaires déjà trop important mais qui continue à croître. À ce rythme il n’y aura plus d’argent nulle part pour personne.
    C’est au secteur public de faire des efforts.
    Ou alors on sort de l’euro et on dévalue le franc.
    Force est de constater que la France est devenue une machine à fabriquer du fonctionnaire et à faire fuir les entrepreneurs.
    Et ça ne va pas s’arranger vu les projets de loi en cours qui consistent à accentuer l’insécurité fiscale en élargissant la procédure d’ADD aux opérations à but principalement (et non plus exclusivement) fiscal. Pour prendre un exemple simple, un montage ayant pour but de permettre à vos héritiers de payer moins de droits pour être en mesure de payer ces mêmes droits pourrait faire l’objet de la procédure.
    Tout cela parce-qu’on fait fuir les créateurs de richesse et qu’on doit désormais aller chercher les sous dans le stock restant.
    À un moment, Macron doit taper du poing sur la table et rappeler les notions de bon sens à Tous.
    En sera t- il capable?
    Le problème c’est sa légitimité car il est catalogué comme banquier faisant de la politique.
    Mais le peuple doit entendre raison. Les gilets jaunes ont démontré qu’il y a un ras-le-bol de se faire taxer de toutes parts, il faut donc agir.

  16. Guillaume

    à lire les articles que vous avez postés, la France est sans doute le pays le plus efficace en terme de redistribution et de service public. Connaissez vous un autre pays (libre je précise) où plus de la moitié de ses habitants ne paie pas d’impôts sur le revenu ? Et pourtant, elle a ses gilets jaunes, ses bonnets rouges…qui pour la plupart ne paient pas d’IR et n’ont pas eu de hausse de CSG (ou alors ils confondent hausse de loyer et hausse de CSG) ? cherchez l’erreur…. La protestation contre la hausse des carburants s’est transformée en ras le bol général, incontestablement, il y a un sentiment de déclassement, mais pourquoi est il si aigu en France alors qu’ailleurs ce n’est certainement pas mieux. Le carburant a été l’étincelle, mais ça vient de loin. Les causes sont multiples et en aucun cas, une distribution de pouvoir d’achat à crédit ne règlera rien. Faire en sorte que les gens soient mieux formés, réduire le nombre de jeunes qui sortent sans diplôme du système éducatif gratuit de la France (une exception ou presque dans ce monde), c’est une priorité absolue qu’ont négligée tous les gouvernements depuis 1981. Et côté dépenses, si on faisait un audit d’organisation dans les services de la fonction publique, dans les collectivités locales (horreur, un audit, mais c’est un service public, qui sert le public….impossible ! ), pour utiliser à fond les nouvelles technos, vous croyez pas qu’on dégagerait des économies. Et on organiserait un vaste mouvement de reconversion et de mobilité des gens, ça s’est fait en entreprise, pourquoi pas dans la fonction publique ?
    Ceci dit, je vous soupçonne de connaître la réponse et que vous provoquez pour faire réagir

    • Fredy Gosse says:

      Un pays qui a toujours sanctionné ceux qui dénonçaient le sytème de l intérieur
      Un inspecteur de police vire pour avoir trouvé que tous les marchés publics étaient truqués au profit des élus selon un barème 60/40 selon la majorité en place ,une fonctionnaire dénonçant la gabegie de la gestion d une région qui sans être nommée , s ‘est reconnue et a poursuivi et obtenu la mise à pied de cette employée modèle (Zoé Sheppard )
      Guillaume les gens qui vous disent que dans ce système crypto marxiste on ne peut rien changer sauf dépenser plus font juste partie du système et ne veulent surtout rien changer car se serait admettre que le marxisme est dangereux et inefficace Allez demander à un croyant de renoncer à sa foi ?

  17. « … (horreur, un audit, mais c’est un service public, qui sert le public….impossible !  »
    Des entreprises privées agréées savent très bien faire un audit des services publics.
    Tout est dans le cahier des charges !

  18. Pour rejoindre Julien Bonnetouche je pense que les entreprises Vendéennes qui donnent des actions gratuites à leurs employés devraient être mises à l’honneur. Cela permet d’avoir une relation plus responsable et efficace (moins d’absentéisme et reconnaissance).
    Je pense que l’état d’esprit doit évoluer pour avancer ensemble et que la seule exigence ne permet pas d’évoluer car c’est source de blocage et non de progression.
    Bien amicalement
    Antonio

  19. Une chose qui pourrait faire avancer les mentalités : que l’on arrête de parler de gratuité.
    Les gens doivent comprendre que rien n’est gratuit, et que ce que l’on a sans avancer d’argent ne découle que d’un contrat social fragile dont une des composantes est le consentement à l’impôt.
    Si l’impôt devient trop confiscatoire, le risque est celui de la rupture du contrat social.
    C’est déjà aujourd’hui le cas à un niveau modéré mais les choses pourraient très bien s’accélérer dans les années à venir.
    Le fait pour des centaines de milliers de français de travailler et d’entreprendre à l’étranger est déjà une manifestation de la rupture du contrat social. L’évasion fiscale est une deuxième manifestation de la rupture du contrat social.
    Qui voudrait adhérer à un contrat dont il ne connaît pas les termes?
    C’est un peu le problème que l’on a aujourd’hui.
    Finalement, il y a une demande de transparence et de stabilité. Ces deux éléments manquants, on se dirige vers des confrontations de plus en plus dures.

  20. kamel Bouraoui says:

    La solution c’est baisser le train de vie des gouvernants, ils coûtent trop chers. C’est presque une monarchie aux habits de république. Les pays du nord donnent pourtant l’exemple…

  21. 150 milliards d’euros annuels ; c’est ce que nous coutent en plus nos profiteurs par rapport à l’Allemagne !
    Il est là le probléme ne cherchez pas plus loin !

  22. Bonjour à tous, Cet article oubli une chose  » nous sommes les champions du monde des prélèvements obligatoires  » donc il y a une grosse marge pour réduire les impôts taxes CSG sans compromettre le service public, autrement comment font les autres pays ?
    Il y a une seule question à poser au gouvernement
    VOUS PONCTIONNEZ PLUS DE 1000 MILLIARD D’EURO
    VOUs EN FAITES QUOI DE CE FRIC DE DINGUE ????
    Par ailleurs je me considère comme un client de l’état et je peux vous dire que je suis un client fort mécontent qui est loin d’en avoir pour son argent

    • tout à fait le train de vie de l’état (mafieux ne mâchons pas nos mots);exemple:
      Elle a aujourd’hui 83 ans, dans quelques jours 84:
      Cela ne dérange personne, donc on continue !
      Dans quelques jours 84 ans !
      Ça me fait bien plaisir de voir que les personnes âgées ne sont pas abandonnées par l’État… Surtout après un travail harassant de seulement 11 mois comme premier ministre !

      Elle a aujourd’hui 83 ans… et l’État a d’infinies douceurs pour Elle… et les Autres !
      L’ÉTAT dépense encore 43 000 EUROS par an pour le personnel et les déplacements d’Édith CRESSON, 25 ans après son départ de MATIGNON.
      Vous vous rappelez d’Édith CRESSON ?
      > > > Elle a été Première Ministre sous François MITTERAND en 1991…11 longs mois…!
      > > > C’était il y a 26 ans !
      Aujourd’hui âgée de 83 ans, elle est bien évidemment à la retraite.
      Et pourtant, en tant qu’ancien Première Ministre, l’’État prend en charge le coût de sa voiture de fonction et le salaire d’une assistante.
      C’est ce qu’a révélé MEDIAPART en février dernier, dans l’indifférence générale…
      > > > L’ÉTAT finance encore les anciens Premiers Ministres.
      > > > C’est le secrétariat général du gouvernement, un service dépendant de MATIGNON, qui gère les petits privilèges des anciens Présidents de la République et anciens Premiers Ministres.
      > > > Au nom de la transparence et du droit d’accès aux documents administratifs, garanti à tous citoyens par une loi de 1978, MEDIAPART a obtenu le détail de ces frais. Non sans mal.
      La demande a été faite au secrétariat général du gouvernement en janvier 2015, et sans réponse positive de sa part, MEDIAPART a dû saisir la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs), laquelle a rendu un avis favorable à la transmission de ces documents.
      Une voiture et une assistante pour Édith CRESSON
      S’agissant d’Édith CRESSON, pour l’année 2014, l’État a dépensé 33 817 EUROS pour rémunérer une assistante. (pourquoi faire ?)
      Elle dispose également d’une voiture de fonction, pour un montant de 44 467 EUROS.
      > > > > > Pas vraiment le coût d’une Twingo.
      Quant aux frais d’entretien de sa voiture de fonction, l’État a déboursé 4 233 EUROS en 2014, ainsi que 5 189 EUROS de carburant et 541 EUROS pour l’assurance.
      Au TOTAL, hors coût d’achat du véhicule, l’’État a dépensé 43 780 EUROS.
      Sachant qu’elle touche les RETRAITES liées à tous ses mandats (maire, député, commissaire européen), est-ce bien raisonnable de continuer à financer une voiture et une assistante à une personne de 83 ans sous prétexte qu’elle a été Premier Ministre il y a 26 ans ?
      Et c’est PAREIL pour tous les anciens Premiers Ministres.
      > > >
      > > > C’était le 1/4 d’heure de vérité pour vous aider à mieux comprendre.

  23. Importante dérive par rapport au sujet initial, quoique….

    La fronde vient d’une mesure supplémentaire, certainement nécessaire à terme, mais pas prise ans le bon tempo. En effet, nous souhaitons tous moins polluer, mais pas au détriment de notre pouvoir d’achat, sauf choix volontariste. Or, nous en avons marre que des énarques totalement déconnectés de la réalité de la vie quotidienne.

    Le gouvernement doit commencer par montrer l’exemple et réalisant des économies en réduisant tout simplement le train de vie de ses instances et réformant en profondeur notre système, sans remettre totalement en cause certains principes.
    Je ne suis pas pour la vente d’actifs rentables qui permettent des rentrées de fonds, mais pour une interrogation sur le bien fondée de nombreuses dépenses.

    La première économie concerne nos élus qui loin d’être bénévoles se rémunèrent très correctement, quand l’on ajoute au traitement des avantages en nature et des frais non contrôlés. Quelle entreprise se permet cela ? Certes, la représentativité demande un certain décorum, mais pas des excès quotidiens.
    Les salaires et avantages de certains hauts, mais pas toujours, fonctionnaires peut également être source d’économies du budget de l’état, mais également des collectivités. Ces dernières ne pourraient-elles pas rejaillir avec la future loi sur les retraites ?
    Bien entendu la privatisation des secteurs concurrentiels, en l’absence de création de statuts de performance pour les fonctionnaires ou assimilés oeuvrant dans ces secteurs sont également des gisements qui commencent à être explorés.

    En revanche, l’encadrement de budgets non déficitaires pour l’ensemble des collectivités doit être recherché, mais en permettant à tous une approche de la rentabilité globale des dépenses de structures projetées. En effet, la répartition actuelle entre des crédits d’investissements et des crédits de fonctionnements est loin d’être optimal car ne permettant pas de connaître le coût global d’une réalisation dans le temps. Peut-être verrons nous alors certains projets abandonnés.
    Dans ce domaine une simplification des circuits décisionnels, outre la disparition éventuelle d’échelons intermédiaires, permettraient de gagner en efficacité.

    Quand à la transition énergétique, là encore les études globales ne plaident pas nécessairement pour le tout électrique. En effet, la réalisation de batteries, élément à renouveler dans tous véhicules, est hautement toxique et polluante. Nous ne parlerons pas non plus de l’offre d’énergie électrique propre alliée à la fermeture de centrales atomiques. A ma connaissance, la couverture des bâtiments publiques par des plaques photovoltaïque (dont la réalisation avec rénovation régulière semble également bien polluant) ne semble à l’ordre du jour, ou pas avant 10 ans eu égard aux circuits décisionnels d’investissements.

    Mais peut être le plan qui sera dévoilé très prochainement lèvera certains doutes ?

  24. Guillaume, merci d’avoir ouvert ce matin la porte d’un sujet qui concerne tout le monde. La réactivité des commentaires et leur contenu montrent des citoyens bardés de bon sens. Au temps de notre communication facile et rapide, la nécessaire remise en cause de l’état dans ses formes actuelles devient évidente.
    Les mesures macroniennes pour la réforme de l’état me paraissent bien timides même si c’est déjà un pas énorme comparé à l’immobilisme séculaire de nos précédents gouvernants.
    Pauvre Macron, tu as été élu pour apporter un souffle nouveau mais les citoyens attendent un mistral, avides d’une profonde rénovation de l’outil étatique. Tous les retards dans cette adaptation nous conduit à des événements de plus en plus violents.
    Bye bye économistes de tous poils, au revoir les bien-penseurs, nous citoyens avons de plus en plus de moyens de nous faire entendre. Macron si tu veux marquer l’histoire, c’est maintenant car il ne faudrait pas laisser cette colère entre les mains de fascistes en mal de pouvoir.

    • Oui, depuis 9 années que j’anime ce site, je vois le climat se dégrader. Je croyais avoir touché les sommets en 2012-2013 avec la politique fiscale de Hollande (inspirée par Macron ? )… mais la je dois avouer être surpris par la violence des propos et souvent inquiet de lire ce désespoir collectif.

      Je ne sais pas comment tout cela va se terminer… mais à ce rythme, la dissolution de l’assemblée nationale est proche si le gouvernement n’agit pas rapidement pour répondre à la colère du peuple !

      • Si les gens se révoltent c’est parce-que l’état déjà obèse veut devenir plus gros et qu’il n’y a aucun contre-feu. Certains idéologues utilisent ensuite des ressorts qui ont le don d’attiser la colère et de monter les citoyens les uns contre les autres : les lois sociétales dont personne n’a besoin mais qui exacerbent de vieilles haines alors que dans le même temps naissent des inquiétudes de plus en plus fortes sur l’avenir de notre société, de notre culture et de nos valeurs.

    • Changement de discours ?

      Mathieu Laine : « Macron doit envoyer un signal à la France qui travaille en baissant l’impôt sur le revenu »

      Face aux « gilets jaunes », il faut rompre avec un modèle social exsangue, estime ce proche du chef de l’Etat. Sans quoi il court le risque de connaître les mêmes déconvenues que l’Italien Matteo Renzi, en apparence réformateur mais trop timide dans les faits, qui fut balayé dans les urnes.

      Quel regard portez-vous sur les revendications des « gilets jaunes » et sur cette catégorie de Français qui s’expriment ?

      Il faut prendre ce mouvement comme une opportunité pour transformer bien plus en profondeur le pays. Le mouvement actuel mixe trois phénomènes. D’abord, le ras-le-bol sincère d’une partie de la population qui souffre d’un « modèle social » exsangue dans lequel l’Etat est de moins en moins en mesure d’assurer ses fonctions régaliennes. L’inflation fiscale et réglementaire héritée de la droite et de la gauche paralyse toujours ceux qui travaillent et entreprennent dans un pays où la confiance en l’avenir s’est affaissée et où le sentiment d’insécurité s’accroît. C’est à ces Français qu’il convient de répondre par des actes très forts, sans se laisser impressionner par les deux autres composantes de ce mouvement.
      Il s’agit de quelques enfants gâtés qui, après avoir bien profité du système, réclament de l’Etat toujours plus d’aide et d’intervention tout en refusant d’en payer le prix.
      Ensuite, les professionnels de la récupération politique alliés à des bataillons de casseurs qui partagent un même égoïsme intéressé dans l’idée de mettre la France sens dessus dessous, se sont naturellement greffés sur le mouvement.

      Quelles réponses politiques et économiques peut apporter l’exécutif ?

      Le président n’a pas d’alternative : il doit débarrasser la France de ce qui ne marche plus depuis des décennies et qui plombe notre croissance, notre chômage, notre attractivité des talents et notre confiance en l’avenir. Il faut accélérer la transformation du pays. Macron était populaire quand il osait dire tout haut ce que les politiques ne disaient qu’en privé. Il l’était aussi quand il a imposé à l’administration une baisse des prélèvements obligatoires sur le capital, sur la fortune mobile, sur les sociétés et sur les charges salariales tout en assouplissant le droit du travail. Il le sera à nouveau, après quelques mois pendant lesquels beaucoup ont eu le sentiment qu’il n’y avait plus de grandes réformes, quand il annoncera avec clarté et force une transformation plus profonde encore de notre modèle défaillant.

      Selon moi, il doit révéler dans les prochains jours le plus grand plan de réduction de la dépense publique et de la fiscalité du travail de la Ve République.

      Il doit envoyer un signal très puissant à la France qui travaille en baissant l’impôt sur le revenu de toutes les tranches. Il doit dans le même temps lancer un plan Marshall en matière de sécurité et de formation et expliquer pourquoi il faut tailler dans le vif des dépenses de fonctionnement et d’accompagnement social qui sont loin d’aider ceux qui en ont vraiment besoin.

      Cela ne serait pas récessif, bien au contraire. Il doit en définitive fendre l’armure, assigner à résidence ce surmoi technocratique et keynésien qui demeure autour de lui et s’élever contre tous ceux qui l’invitent à ralentir. Il en est, j’en suis certain, capable.

      Relancer les réformes n’est-il pas risqué sur le plan social et donc électoral à terme ?

      Au contraire, c’est sa seule chance d’avoir des résultats tangibles et d’offrir un meilleur avenir aux générations futures. Dans le cas contraire, le risque d’un scénario à l’italienne, où les extrémistes ont balayé un Matteo Renzi en apparence réformateur mais trop timide sur les mesures, m’apparaît gigantesque.

      source : https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0600220916343-mathieu-laine-macron-doit-envoyer-un-signal-a-la-france-qui-travaille-en-baissant-limpot-sur-le-revenu-2224842.php

      • Nous aimerions le croire mais il nous en a coûté de croire ces politiques nourris depuis le berceau à l’espoir de siéger au royaume de notre belle république. Leurs avantages sont énormes. Trop grisants le pouvoir, les protocoles et le prestige de la république. J’espère que Mathieu Laine n’est pas Alain Delon dans la chanson de Dalida « Paroles paroles »…

      • « Selon moi, il doit révéler dans les prochains jours le plus grand plan de réduction de la dépense publique et de la fiscalité du travail de la Ve République.  »

        Puisse Saint-Mathieu avoir raison !

        • Ce matin, le discours de Macron ne fait aucun état de REDUCTION de la dépense publique, malheureusement….. Mais que de dépenses supplémentaires à venir !

      • Baisser l’impôt sur le revenu, je ne peux pas être contre, mais c’est privilégier 40% des Français sur les 60% qui n’en paient pas !!!! la situation ubuesque de la France qui est le résultat du clientélisme politique, qu’on habille de défense du modèle Français. La fiscalité Française est incompréhensible et chacun pense, à tort ou à raison, qu’il paie trop. Mais pour réformer ce système, il faut s’attaquer au cout de fonctionnement de la sphère publique, non pas pour la démolir, mais l’optimiser, et accompagner les parties prenantes, fonctionnaires et citoyens dans cette transformation. Beau projet que Macron aurait du prendre en priorité, mais il est vrai que l’urgence est partout

    • Fredy Gosse says:

      C est pire que cela les gens sont appauvris par les politiques qui les ont conduit la ou il se trouve et demande quoi ? L accélération de ces politiques plus de protection de l État plus d argent gratuit de l Etat
      Plus d’impôts pour les riches .
      Alors que les caisses sont vides , que les vrais riches se sont barrés , que les petits riches vont accélérer le mouvement si la machine à broyer du plus riche que soi se remet en route et qu elle semble de toutes façons bien
      en marche puisque tous les jours le gouvernement annonce de nouvelles dépenses non financées et tout cela au nom de certitudes vertes qui ressemblent furieusement à un credo biblique avec des excités qui déclarent préfère la planète aux humains comme si ceux-ci n en faisaient pas partie 👎
      Macron en ne faisant pas machine arrière tout de suite sur sa taxe d habitation et sur la suppression des taxes sur l essence. Fait une erreur politique colossale et pire il
      ne semble pas en
      prendre conscience et les politiques qui aspirent à le remplacee sont tous des Étatistes : cherchez l erreur

  25. Si les gens se révoltent c’est parce-que l’état déjà obèse veut devenir plus gros et qu’il n’y a aucun contre-feu. Certains idéologues utilisent ensuite des ressorts qui ont le don d’attiser la colère et de monter les citoyens les uns contre les autres : les lois sociétales dont personne n’a besoin mais qui exacerbent de vieilles haines alors que dans le même temps naissent des inquiétudes de plus en plus fortes sur l’avenir de notre société, de notre culture et de nos valeurs.

  26. C’est bizarre mais la situation actuelle me fait penser à la révolution :
    Louis 16 a payé pour les erreurs de Louis 14 et Louis 15, et pourtant c’était celui qui a fait le plus de concession. Pour faire évoluer la cause du peuple, c’était le moins mauvais des trois … mais c’est le seul qui a eu la tête coupée !
    Le passif d’une longue lignée d’incapables était trop lourd.
    Pour Macron, c’est pareil. Surtout que comme Louis 16, il a fait des erreurs grossières qui ont énervé le peuple inutilement : la vitesse à 80 km par exemple, ou le retrait de la taxe d’habitation qui n’est pas possible comme l’étaient idem les 35 heures.
    En plus cette promesse est idiote (ce sont ceux qui habite un endroit qui vont utiliser ses services, il est donc logique qu’ils les payent) et était inutile : Macron serait passé même sans cette promesse.
    Idem pour l’écologie et son refus de mettre les taxes flottantes sur les carburants.
    Les français l’ont élu pour imposer les réformes importantes que les vieux partis politiques n’ont jamais eu le courage de faire : retraite, SNCF, droit du travail, fiscalité, etc.. Pas pour emmer… les français avec des bétises.
    On sait comment s’est terminé la révolution : par la terreur. Espérons que Macron avec son orgueil de jeune premier aura au minimum l’intelligence de nous épargner cela.

    • Exact, ça fait 6 mois au moins que je rabâche ce même discours. Merci de la rappeler !

      Ceci étant, Macron vient juste de dire qu’il reviendrait sur la taxe carburant flottante. Soyons vigilant sur la formule de « flottation », tout sera sur quelles variables le gouvernement utilisera et le poids de chacune dans l’équation!

  27. Grivaux :pas de réception des 6 mandates Gilets jaunes…..
    ET SI..( juste une supposition mais face à l’inexplicable il n’ y a qu’une alternative : ils sont fous ou alors il y’a anguille sous roche)
    et donc si l’anguille était créer les conditions de l’article 16 ????
    rappel
    l’article 16 de la Constitution de 1958 dispose :

    « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

    Il en informe la Nation par un message.

    Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d’assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d’accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.

    Le Parlement se réunit de plein droit.

    L’Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.

    Après trente jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d’examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée. »

    — Article 16 de la Constitution, version en vigueur depuis le 23 juillet 20082
    Note : Cet article fut publié avec une faute de grammaire3,4. Le mot « menacés » devrait en effet s’écrire « menacées ».

    Concrètement, il s’agit d’intégrer au mieux la gestion de crise : pour sauvegarder les institutions de la République dans des situations d’une gravité particulière (comme la guerre ou les catastrophes naturelles), cet article vise à accroître temporairement les pouvoirs de l’exécutif et à le rendre plus réactif.

    Le dernier alinéa a été ajouté par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008.

  28. Je trouve incroyable le niveau de désespoir de l’ensemble des commentaires sous cet article.
    Je n’en conteste pas le bienfondé, et le partage même dans une certaine mesure, mais globalement je suis d’autant plus inquiet qu’un auditoire aussi varié et compétent que celui de ce blog fasse preuve d’autant de résignation si ce n’est fatalisme face à la situation actuelle de notre pays.
    (après j’aimerai bien tirer sur l’ambulance en félicitant chaudement ceux d’entre vous/nous qui ont voté Macron, mais ça c’est juste mon côté provoc’ de mauvaise foi 😉 )

    • Oui, je partage ce constat. Cette affaire laissera des traces indélébiles ! La boîte de pandore est ouverte… et le quinquennat s’est terminé le 17 novembre !

      Je suis également également perturbé de la communication du gouvernement et la gestion de la crise qui semble vouloir alimenter le feu plutôt que de chercher à calmer les choses. Ce dernier point est inquiétant sur l’état réel de la situation.

      • Vous faites allusion à toute l’équipe LREM (élus et gouvernement confondus avec Castaner en tête) qui n’ont pour seule ligne de défense que de présenter les gilets jaunes comme des militants nazis fort peu recommandables afin de dissuader à toute propagation du mouvement ?
        Effectivement, quand on a été élu en surfant sur la vague du rejet du FN, c’est plus confortable de tenter de la pousser encore un peu que de devoir nager soi-même…
        Je n’ai pas le temps de développer mais aussi faire croire que prendre part à un rassemblement de gilets jaune consiste en une manifestation illégale (sous-entendu : sanctionnable) est une vaste blague, et, au-delà de ça, voir que ce gouvernement n’a qu’un bâton imaginaire comme réponse montre bien à quel point ils sont dépassés par les événements. Idem lorsque Macron n’a rien de mieux à tweeter que le soutien aux forces de l’ordre et la condamnation des violences leur étant faite (discours très convenu au demeurant, mais complètement déconnecté du fond du problème et qui ne tente, une fois de plus, qu’à décrédibiliser ce mouvement en le réduisant à des violences lui étant parfaitement étrangères ; si y’avait eu des casseurs dans la marche féministe qui se tenait le même jour, j’ose croire qu’on n’aurait pas eu l’indécence de faire l’amalgame…).

    • Je ne sais pas si on peut parler de fatalisme, mais il est clair que la situation est délicate. Il n’y a que 47% des foyers qui paient l’or et ce ne sont pas eux qui sont dans la rue. Cela signifie qu’il n’y a plus aucune marge de manoeuvre.

  29. Guillaume
    je n’ai pas de solution miracle, mais pardonnez moi la France est une république démocratique avec des institutions. Le gouvernement résulte d’élections que je sache encore démocratiques. Vous pensez qu’il faut donner le pouvoir à la rue ? ça, ça serait bafouer la démocratie. On les reçoit, on les écoute…et on refait le monde: supprimons le sénat, pourquoi pas ? demandez aux représentants des gilets jaunes a quoi il sert, vous aurez une réponse très réfléchie et documentée! vous n’avez peut être pas connu 68, mais les élections qui en sont résultées ont donné une majorité écrasante au pouvoir en place, malgré les rodomontades d’un certain Mitterand. Que les gens soutiennent les gilets jaunes dans leur mécontentement ne signifie pas que tous adhèrent à leurs revendications simplistes. En plus ils soutiennent Hulot inspirateur bobo de la taxe carbone. Non Macron ne doit pas se comporter comme Hollande, il doit expliquer et accélérer. Et regardez l’Italie, elle commence à revoir sa copie …Il faut supprimer la taxe carbone oui, car il n’y a pas d’alternative à court terme à la voiture, mais arrêtons de gràce les yaka faucon, qui révèlent les vrais c..s !! du style, aidons les gens à changer de chaudière, oui mais s’ils sont si démunis, ils ne peuvent pas être propriétaires….et on ne va quand même pas aider ces affreux exploiteurs de la misère humaine…..

    • Il ne faut surtout pas supprimer le sénat. Pas avec le format actuel du quinquennat.

    • Merci Robert pour ce rappel aux institutions, même si démocratie n’est plus le mot à accoler systématiquement à République, tant il a été maintes fois bafoué, ces dernières décennies !
      J’aimerais connaître votre position maintenant, juste après le discours de Macron si toutefois vous l’avez écouté.

      • Michel 2
        je ne change pas d’avis, surtout quand je vois que les représentants des gilets jaunes sont contestés par la base(à Marseille par exemple). Macron doit supprimer la taxe carbone dans sa forme actuelle, car le petit Français est pris en otage. Et impliquer les territoires me srmble une bonne approche, les revendications sont disparates voire contradictoires. A écouter les verts, faut aller plus loin, taxer kérosène et fioul lourd des gros navires. Ca montre quoi ? que l’approche doit être Européenne au moins, et ça rappelle que même si la France était devenue parfaitement propre, la pollution mondiale aurait reculé de 1%… Peut être veut on la peau du Macron le bonimenteur (seul Fillon le truand avait dit la vérité sur l’état du pays), mais qui pour le remplacer. Les nullités Le Pen, Melenchon, les incapables du PS ou LR ?

        • Ok, je suis en phase!
          Mais qui pour remplacer/ reprendre/ améliorer le programme Fillon. Le libéralisme est une forfaiture en France, préfixée Ultra qui plus est et confondue avec Capitalisme de connivence et Gros riches exploiteurs !
          Y a du boulot !

    • Après 37 ans de formatage socialiste je ne suis pas certain que les explications servent à quoi que ce soit. C’est carrément une reprogrammation des cerveaux qu’il faut.
      En fait, il est peut-être bon d’aller au bout de la logique socialiste et de ruiner le pays. Alors, à ce moment-là les gens, je l’espère, voudront enfin tenter de mettre fin à l’économie dirigée par l’état.

      • Oui vaut-il mieux ruiner le pays lentement comme maintenant ou activer le compost avec un bonne dose d’élus des extrêmes ? Dans le deuxième cas, la guerre civile sera peut-être plus dure que des bouts de tissus jaunes sur des ronds-points. Et puis après tout pourquoi pas la faillite programmée de la France ne serait pas une meilleure voie ? Pourquoi n’aurions nous pas des régions autonomes en Europe et des citoyens Européens avec la possibilité de choisir la région de leur choix sans y résider physiquement ? Si on veut retirer le Sénat, pourquoi ne pas retirer la notion de France ? La notion de déficit budgétaire Français serait totalement obsolète et l’ambiance bien plus amusante.
        A votre bon coeur !

      • J’ai bien l’impression que c’est ce qu’il nous faut !

  30. Fredy Gosse says:

    Et oui il’ y a plein de niches en France et si vous voulez les supprimer attention au chien de gatde

    • Attention au PLF 2018 qui pourrait remettre en cause nombre d’opérations. Le socialisme déjà omniprésent progresse encore.

  31. julien bonnetouche says:

    La conférence de Macron

    Je résume ce que j’ai écouté d’une oreille, ils faut bien le dire, car j’ai eu l’impression qu’il se répétait plusieurs fois.

    il donne 3 mois aux « corps intermédiaires », c’est à dire à ceux dont les gilets jaunes ne veulent pas entendre parler, pour mieux expliquer tout l’intérêt de la transition énergétique, et donner quelques coups de pouces par ci par là à quelques uns.

    Si je lis entre les lignes ( si on peut dire) il ne sait lui même pas trop comment faire.

    Il nous a aussi expliqué que les impôts servaient à payer des services publics ; ça on savait déjà.
    Il a dit aussi que ce serait bien de les diminuer. Mais il ne sait pas comment non plus.

    Mais qu’à part cela il ne comptait rien changer.

    Moi j’ai l’impression qu’il confond le temps long du changement énergétique et le temps court des fins de mois.

    C’est bizarre, tout le monde dit qu’il est très intelligent, j’ai pourtant l’impression qu’il ne comprend rien !!

    Ce n’était pourtant pas très dur :
    il suffisait de dire :

    j’ai entendu mais aussi écouté ce que les gens disaient :

    On remet les 90Km/h (tant pis si il y a quelques morts de plus)
    on ne change rien aux contraintes des contrôles techniques
    on fait un moratoire de 6 mois sur les taxes en attendant de voir ce qu’il est possible de faire.

    Tout cela ne coûtait presque rien et les choses seraient rentrées dans l’ordre.

  32. On peut réduire les taxes, sans rendre les services publics insatisfaisants, ni augmenter les impôts des plus riches, mais il faut changer de paradigme et revenir au paradigme multi-millénaires où l’économie financière ne représentait qu’une petite partie de l’économie générale, le reste provenant du troc, de services rendus (de gré (l’entraide entre voisins) ou de force (les corvées, les travaux forcés, esclavage, le service militaire (ou son équivalent)…) ; dans la sphère familiale ou non), du bénévolat (pensons aux monastères médiévaux dont certains vivaient en quasi autarcie et fournissaient des services comme la copie de manuscrits, les soins médicaux, l’asile). Ce paradigme est encore à l’oeuvre dans d’autres cultures où l’argent (ou son équivalent) est rare, voire inexistant.

    Problèmes : nos dirigeants proviennent tous des mêmes écoles ou presque et à les entendre, je ne pense pas qu’ils soient très familiers des autres formes d’économie que celle où tout service se paie en euros (ou équivalent)…et quand des corps intermédiaires ruraux leur soumettent des idées dans ce domaine (idées provenant des pratiques qu’ils observent autour d’eux et qui fonctionnent), ils s’y opposent…

    • Vous plaisantez j’espère.

      • non elle a l’air très sérieuse !

        • C’est bien ce qui m’inquiète.
          Je rappelle à toutes fins utiles que l’argent est un outil qui n’a aucune intention. L’intention est le propre de l’homme. Vous demandez à l’être humain de changer. Cela me laisse pantois. Et quand tout le monde arrête d’être beau et gentil on fait comment?

      • Il ne s’agit pas de revenir au Moyen-Age, mais de repenser l’économie comme n’étant pas que financière. Par exemple, au lieu de financer un coûteux accueil périscolaire/ centre aéré, une commune pourrait aider les familles de chaque quartier à s’organiser pour garder leurs enfants ensemble dans les locaux de l’école, chaque famille assumant un tour de rôle, en fonction des besoins tandis que l’Etat pourrait inciter les entreprises/administration… à tenir compte de ces services dans l’organisation des emplois du temps de leur personnel. Le service public est rendu, sans nuire aux besoins en personnel des entreprises, mais à moindre coût pour le contribuable…

        • julien bonnetouche says:

          Mais c’est un rêve et une utopie Miss tip.
          Rien de possible dans ce que vous dites.

          • Dans les petits villages, un certain nombre de services publics sont assurés bénévolement par les habitants.

            Ex. la mairie n’a pas de cantonniers, ni les moyens de faire nettoyer un cours d’eau et les fossés, cela pourrait poser problème en cas de crue : « une journée nettoyage du cours d’eau » est organisée avec les habitants tandis que d’autres (ou les mêmes) se partagent l’entretien des fossés.

            Ex. un village a vu sa population s’accroître. Il n’y avait rien pour garder les enfants, il n’y avait pas de bibliothèque, etc…. Les parents se sont unis pour créer un foyer rural, s’occupant de toutes les tâches qu’ils pouvaient : la mairie n’a eu à embaucher qu’une seule personne et fournir un local. Cela a évité une flambée des impôts locaux tout en permettant d’avoir les services souhaités.

            OK, c’est plus facile à mettre en oeuvre dans des villages où « toutes les familles se connaissent souvent depuis parfois des générations », sait « combien les services coûtent »… mais j’ai mis en place quelques initiatives similaires à l’échelle de mon porche en ville dont les gens ont vite vu l’intérêt pour leur porte-monnaie… et cela se pratique dans bien des pays (Kenya, Papouasie Nouvelle Guinée…).

            Souvent pour que de tels projets démarrent, il faut juste un « facilitateur » (bénévole ou non) qui va mobiliser les habitants (porte à porte, réunions…), les aider à s’organiser, faire le lien avec les pouvoirs publics… et c’est ce qu’il manque dans nos villes où dès qu’il y a un besoin, on crée un service avec une floppée d’employés au lieu de dire : OK, il y a ce besoin, quelles tâches les personnes concernées peuvent accomplir et combien de personnes faut-il pour organiser ce travail, l’encadrer et faire les tâches qui ne peuvent être déléguées ?

            Bref, je n’invente rien, je ne rêve pas, je parle de ce qui existe déjà et qu’il n’y a aucune raison de ne pas développer, si on veut réduire les dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales tout en assurant certains services…

        • Fredy Gosse says:

          Heu miss top
          Et on fait tout seul’dans Notre petit hexagone??? On fait comment ??

    • Quittez vite ce pays « moderne » et retournez en Corée du Nord ou à Cuba, vous y trouverez votre bonheur !

  33. Augmentons la tva de 1 à 5 points.
    Cessons d’inventer de nouvelles taxes.
    Foutons la paix aux français.
    Légalisons le cannabis avec tva a 40%.
    Dégraissons l’Etat si peu vertueux.
    Fini le Sénat.
    Divisons part 2 le nombre de députés.
    Fini voiture et logements de fonction
    Dissolution de tous les hautes commissions, commissariat, comité qui ne servent qu’a payer les amis 15ke par mois pour ne rien faire.
    Pendons les récalcitrants

    • Exactement mon rêve avec une proposition en moins et une en plus.
      En moins : ne pendons pas les récalcitrants mais envoyons les vivre 6 mois en Afrique noire pour comprendre la réalité de la vie.
      En plus : Remettons en place les bordels avec des prostituées sous contrat avec l’état et protégées par la force publique. Taxation idem au canabis.

  34. Fredy Gosse says:

    La Guillaume vous passez de Macroniste à populistes 😀

  35. Un gilet jaune sur BFM TV à 18h32, je cite:

    « Dissolution de l’Assemblée Nationale et référendum populaire, point ! »

  36. julien bonnetouche says:

    Pourquoi Macron cherche t il la confrontation avec les gilets jaunes ?

    Je l’ai dit un peu plus haut, je n’aurais pas fait comme lui lors de sa conférence, et 75% des français non plus d’après les sondages.

    Alors je cherche des explications : (et l’une n’empêche pas les autres)

    -Il a un tempérament hégémonique, caché initialement, mais de plus en plus visible depuis un an
    ( je fais semblant de discuter mais je décide tout seul) tout le monde s’en rend compte maintenant. il vit dans sa bulle. il dit qu’il entend, mais il s’en fout royalement.

    -un lobby écologique européen a pris les commandes et rien de doit pouvoir le contrarier. l’idée de couvrir la France d’éoliennes alors que personne n’en veut près de chez soi, l’évoque sérieusement. Car finalement il n’y a jamais eu de concertation là dessus dans le pays. On a l’impression que ça lui a pris comme une sérieuse envie de p…..

    – il se dit que si il donne une main ( en temporisant sur les taxes par exemple) les gilets jaunes vont lui prendre le bras (certains veulent sa démission)

    – il ne sait pas comment faire devant un mouvement apparu spontanément et sans précédents connus. alors il se bloque.Il se braque parce un truc qui n’est pas dans ses plans, ça le contrarie.

    – il espère le pourrissement.

    – il espère une radicalisation et des violences extrêmes avec alors la justification d’envoyer l’armée. (ça j’y crois volontiers, car c’est la résolution la plus habituelle des Jacqueries dans le passé) Donc les pousser à la faute. Macron a lu l’Histoire de France.

    Car il faut bien le dire, le mois de janvier risque de ne pas être de tout repos, avec l’augmentation attendue des taxes mais aussi le prélèvement à la source qui va réduire momentanément un peu le salaire de ceux qui payent des impôts sur le revenu.
    Les gilets jaunes ne sont pas des pauvres, ils en payent donc pour beaucoup d’entre eux. Et ce sera comme si il faisaient un crédit d’impôt à l’État jusqu’à la date de l’ancien 1er tiers (entre février et avril).

    Alors pour des gens qui ont un problème de 50€ à la fin du mois ……

    Et si l’on rajoute à tout cela le fait que la croissance est plus faible qu’espérée..

    Mais à ce stade une question philosophique se pose :

    Est ce que le premier devoir d’un chef d’État n’est pas d’assurer la paix civile dans le pays ?

    • Autre raison : Emmanuel MACRON a engagé sa responsabilité budgétaire de donneur de leçon en Europe. Hors, nous n’avons AUCUNE marge de manœuvre budgétaire avec la suppression de l’ISF, CICE et suppression de la taxe d’habitation !

      Il faut trouver des fonds IMPERATIVEMENT pour ne pas subir les foudres de La commission Européenne et de Moscovici (sic!).

      Rapport économique, social et financier, annexé au projet de budget 2019. Et notamment au paragraphe situé à la fin de la page 70, où l’on peut lire, sous la plume de Bercy:

      «Les principales mesures nouvelles orientées à la baisse sont dans la continuité de celles de 2018 avec la 2e étape de suppression de la taxe d’habitation, l’effet en année pleine de la baisse de cotisations au 1er octobre 2018, la poursuite de la baisse du taux d’IS, avec un taux marginal supérieur qui sera réduit de 33,3 % à 31 %, l’exonération de cotisations sociales salariales sur les heures supplémentaires, la suppression du forfait social sur la participation des entreprises de moins de 50 salariés et sur l’intéressement pour celles de moins de 250 salariés, et enfin l’allègement supplémentaire, au 1er octobre, de 4 points des cotisations sociales employeurs au niveau du Smic dans le cadre de la bascule CICE. Ces baisses de prélèvements seront partiellement contrebalancées par la poursuite de la montée en puissance de la fiscalité sur le tabac et de la fiscalité écologique, ainsi que par la suppression de la niche fiscale pour certains usages du gazole non-routier.»

      • Les fonds on peut les trouver, ce qu’il manque c’est du temps. Nous sommes enfermés dans un cercle vicieux où il faut trouver les fonds tout de suite et pas dans 5 ans.

  37. julien bonnetouche says:

    Très éclairant effectivement.
    Et cela fait peur.
    Parce que ça nous amène à marcher sur un fil, et traduit de côté « apprenti sorcier » du gouvernement.
    On l’a déjà beaucoup dit, mais la suppression de la taxe d’habitation, n’était pas nécessaire. personne ne la demandait.
    Le reste pouvait se comprendre puisque c’est en faveur des entreprises et des investissements.

  38.  » on l’a déjà beaucoup dit, mais la suppression de la taxe d’habitation, n’était pas nécessaire. personne ne la demandait. »
    Certes mais c’était dans son programme de campagne si je ne m’abuse ! Donc on peut penser que ça l’a aidé à devenir Président !

    • J’ai d’ailleurs été abasourdi de voir le nombre d’électeurs qui citaient spontanément cette mesure pour justifier leur allégeance.

      Mesure complètement populiste de ce point de vue et d’autant plus qu’elle n’était pas compensée budgétairement.

      Autant la flat-tax, on pouvait faire croire au français moyen qu’il en serait le premier bénéficiaire (et occulter le fait qu’il n’en retirerait qu’une infime paille comparativement aux propriétaires de gros portefeuille -que je ne mets pas tous dans le même sac parce qu’il y a aussi les management package à mettre dedans, qui ont au moins le mérite de vivre de leur travail et pas d’une rente strico-sensu-).

      Autant la suppression de l’ISF, politiquement c’est un brasier, et quelle meilleure mesure pour la justifier que celle qui consiste à justement exonérer tous les français (à leur niveau je suis tenté de dire) d’un impôt qu’on décrit comme étant tout aussi injuste et injustifié en ce qu’il repose sur le patrimoine (qu’on possède d’un côté, qu’on occupe de l’autre) et non les revenus ?

      Sauf que la politique du « en même temps » qui lui a permis d’accéder au pouvoir, alimentée il faut le dire par une couverture médiatique laudative à faire perdre à Asselineau ses cheveux, l’a plongé dans des contradictions qui sont aujourd’hui inextricables, parce que à baisser (ne me tentez pas de commettre une coquille sur ce mot 😉 ) des deux côtés à un moment donné il faut aussi faire rentrer de nouveaux impôts de l’autre (ou bien diminuer la dépense publique mais c’est encore un vaste sujet qui, de toutes façons, nécessite plus de temps que Bruxelles nous y autorise ; démocratie quand tu nous tiens…) ; or, c’est là que le bât blesse et qu’on découvre les vraies « cibles » des vrais « protégés » fiscaux.

      En tout cas son intervention hier m’a donné l’impression d’un mec complètement déconnecté des réalités, qui se focalise sur l’écologie alors que ce n’est qu’une résultante d’un problème bien plus profond qu’il n’a pas ou ne veut pas entendre. Mais au vu du post de Guillaume, je crois comprendre que sa stratégie consiste à requalifier un enjeu budgétaire (ce dont tout le monde se doute) en enjeu de société (ce à quoi personne ne croît et dont tout le monde se fout à ce stade). Vraiment pas sûr que ça prospère…

      • « …complètement déconnecté des réalités, qui se focalise sur l’écologie alors que ce n’est qu’une résultante d’un problème »
        Conséquence de la « Hulotaxologie » et de la démission de ce super héros super médiatisée. Macron s’est fait « embringué » dans ce film probablement pas ses conseillers dès son élection en nommant ce ministre, il sera difficile pour lui d’aller jusqu’à la fin du spectacle, sauf à changer le scénario!

  39. Il faudra comprendre un jour que les politiques obéissent à la loi du marché électoral. Ils ne peuvent donc que rarement proposer des solutions rationnelles ou ne serait-ce que dans l’intérêt général.

    • Soit on considère que c’est un fait et on s’en accommode, soit on considère que ça vicie durablement la démocratie et on le dénonce aussi longtemps que ça existe.

      Je vous laisse deviner mon camp !

  40. Je ne pensais pas être autant dans le vrai quand je parlais d’un marché électoral. Les gens se demandent comment ils en sont arrivés à la situation actuelle. Les raisons sont multiples mais elles découlent pratiquement toutes du marché électoral.

    Voici un article concernant un impôt électoral :

    Comment l’ISF a détruit les entreprises
    https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/comment-l-isf-a-detruit-les-entreprises-1576261.html via BFMBusiness
    Téléchargez l’application BFMBusiness https://www.bfmtv.com/app/bfmbusiness

    Bonne lecture

  41. Bonjour
    Hulot m’était sympathique dans ses émissions de vulgarisation il est sincère et vrai à mon avis. MAIS c’est moins simple que ça et d’ailleurs dans l’exercice du pouvoir les chose se compliquent. De l’utopie on passe à la réalité. D’ailleurs sur le nucléaire il a baissé pavillon. Mais par quoi remplacer le nucléaire. J’ai mon point de vue mais je le garde parce que simplement je ne sais pas vraiment . D’ailleurs en Allemagne ils on moins de nucléaire et plus de charbon !!Bonjour les particules ! et avec trump qui remet en marche le charbon; Celui qui arrive en responsabilité de la nation et qui croit réaliser par quelques mesures brutales et magiques; je lui souhaite bon courage. Voyons: les gilets jaunes nous révèlent que c’est beaucoup plus compliqué! le mouvement s’effiloche mais 84% de français soutiennent le mouvement *???? * dixit france info de ce matin. et là Macron n’a rien vu venir! complètement déconnecté de la réalité. C’est de l’entêtement mais quelqu’un qui veut avoir raison contre tous§ que voulez vous faire.

  42. Un article passionnant de Patrick ARTUS : https://research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/viewdocument?id=zUMd48uHvAa-nmBWrDZ1bA==

    Conclusion :
    -Certes, la pression fiscale est forte en France aussi bien sur les ménages que sur les entreprises.
    Mais on ne peut pas se contenter de réclamer une baisse de la pression fiscale, il faut choisir quelles dépenses publiques vont être réduites en contrepartie . Si on prend une règle de décision simple qui est de rapprocher la France des autres pays de la zone euro, alors il faudrait
    en France :

    – améliorer de 10% la productivité du travail dans les services publics [NDLR = Supprimer 10% des fonctionnaires] ;

    -réduire toutes les dépenses publiques et particulièrement les dépenses de retraite, de logement,
    de soutien à l’économie.

    • Pourquoi réduire toutes les dépenses publiques ? Pourquoi pas certaines ?
      Ensuite pourquoi particulièrement les retraites ou ce que vous appelez le soutien à l’économie ?
      Ancien chef d’entreprise, les euros d’aide sont surtout des euros a faire marcher des barres de fonctionnaires pour remplir des dossiers et récupérer d’une main ce qui est donné de l’autre.

      Svp, Guillaume, pourquoi colporter les termes marketing des gouvernements successifs pour essayer de justifier leurs mesures en faveur de l’économie ? Combien de politiques ont travaillé ne serait ce que 3 mois dans une tpe ?

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