Patrick ARTUS se propose de répondre à cette impression partagée par un grand nombre d’entre nous au travers d’une analyse passionnante intitulée : Pourquoi a-t-on le sentiment que « ça va mal finir » ? dont je vous propose une brève synthèse ci-après.

Dans son analyse, Patrick ARTUS met en avant les trois risques, au delà des risques géopolitiques, qui laissent le sentiment que « Ça va mal finir » :

  • Le premier risque est alors celui de crise de la dette, qui surviendrait certainement en cas de remontée de l’inflation et des taux d’intérêt ;
  • Le second risque est celui d’instabilité financière, avec l’excès de liquidité mondiale, le risque de bulles ;
  • Le troisième risque est celui de crise sociale dans les pays de l’OCDE avec la déformation du partage des revenus au détriment des salariés et la bipolarisation des emplois.

Pour Patrick ARTUS, c’est la matérialisation du risque de crise sociale, en faisant réapparaître l’inflation, qui pourra déclencher la crise de la dette et la crise d’instabilité financière.

 

Premier risque économique : la crise de la dette

Le taux d’endettement du Monde est très élevé, plus élevé qu’avant la crise de 2008 (graphique 1).

Une crise de la dette n’est aujourd’hui évitée que grâce à la faiblesse de l’inflation (graphique 2) et en conséquence des taux d’intérêt (graphique 3).

 

 

Deuxième risque : risque d’instabilité financière

La politique monétaire du Monde est très expansionniste, la liquidité mondiale est très abondante (graphique 4), ce qui conduit évidemment au risque d’instabilité financière : poursuite de la hausse des taux d’endettement (voir plus haut), bulles sur les prix des actifs (ce qui concerne aujourd’hui surtout les prix de l’immobilier, graphiques 5-6).

 

 

 

Le risque ici est le risque d’éclatement des bulles, et, comme on l’a vu en 2007-2008, il survient s’il y a hausse des taux d’intérêt (graphique 7).

 

 

Troisième risque : le risque de crise sociale

Dans les pays de l’OCDE, le partage des revenus se déforme au détriment des salariés depuis la fin des années 1990 (graphique 8), et il y a bipolarisation des emplois, c’est-à-dire destruction d’emplois intermédiaires qui sont remplacés par des emplois sophistiqués à salaire élevé et par des emplois peu sophistiqués dans les services domestiques, ce qui vient largement du remplacement d’emplois industriels par des emplois de services domestiques (graphique 9).

Les salariés perçoivent de plus en plus négativement la déformation qui leur est défavorable du partage des revenus et la bipolarisation des emplois.

Synthèse : a-t-on raison de penser que ça va mal finir ?

Le premier risque est clairement le risque de retour non anticipé de l’inflation, qui conduirait à une hausse des taux d’intérêt, à une crise des dettes et a l’explosion des bulles sur les prix des actifs.

Curieusement, le retour anticipé de l’inflation viendrait probablement de la réalisation du troisième risque, le risque social.

Une crise sociale aiguë pousserait à modifier le fonctionnement des marchés du travail, à redonner du pouvoir de négociation aux salariés, d’où hausse plus rapide des salaires, inflation et hausse des taux d’intérêt.

C’est donc la crise sociale qui pourra déclencher la crise de la dette et la crise d’instabilité financière.

 

Face à cette conclusion que l’on peut partager, il est intéressant de relire une autre analyse du même Patrick ARTUS publiée quelques jours auparavant « Curieusement, l’appauvrissement des salariés fait disparaître les cycles, les récessions« , au terme de laquelle l’auteur concluait :

« La déformation depuis 20 ans du partage des revenus au détriment des salariés dans les pays de l’OCDE a conduit à la disparition de l’inflation même au plein emploi et au maintien de taux d’intérêt toujours faibles.

Ceci conduit à la disparition des cycles économiques et des récessions, puisqu’elles étaient déclenchées par la hausse des taux d’intérêt qui conduisait au désendettement, au recul de l’investissement, à la correction à la baisse des prix des actifs.

Cette évolution peut sembler favorable, mais il faut se rappeler le prix à payer pour l’obtenir : la déformation du partage des revenus au détriment des salariés, donc l’appauvrissement des salariés.

C’est donc bien, au total, l’appauvrissement des salariés qui conduit à la disparition des cycles économiques. « 

 

Puis cette autre analyse : « Si le partage des revenus redevenait favorable aux salariés, la période transitoire serait compliqué » au terme de laquelle il concluait :

« La déformation du partage des revenus au détriment des salariés conduit à une inflation faible, qui permet d’avoir des taux d’intérêt faibles ; la faiblesse de la demande des ménages conduit au besoin d’une politique budgétaire expansionniste, ce qui est facile puisque les taux d’intérêt sont faibles.

Si le fonctionnement du marché du travail change, cet équilibre n’est plus cohérent. Mais si les salaires augmentent plus rapidement, il n’est plus nécessaire de maintenir une politique budgétaire expansionniste. À long terme, le taux d’endettement public sera plus faible, ce qui permet d’avoir des taux d’intérêt plus élevés.

Mais le problème est la période transitoire : la dette publique est très élevée, par héritage de l’équilibre précédent, et les taux d’intérêt sont devenus élevés. »

 

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37 Comments

  1. Gerard says:

    La stagnation des salaires depuis la fin des années 90 est liée à la mondialisation et l’endettement à la nécessité du maintien du niveau de vie dans l’OCDE, en fait financé par la Chine via qui sans cela n’aurait pas pu se développer à ce rythme. Pour digérer les trente dernières années, nous allons entrer dans une phase de réduction de la consommation et d’adaptation industrielle qui va probablement faire du dégât.

  2. Laurent says:

    Le propre des économistes, c’est qu’ils prévoient ce qui va arriver …. Apres la survenance de l’événement. Donc personne ne sait ce qui va se passer.
    Bien entendu, plusieurs clignotants sont à l’orange. Mais de là à prédire la catastrophe….

    • Michel 2 says:

      Tout à fait d’accord, ils disent « je vous l’avais » dit pour certains et d’autres s’excusent en disant « oui mais on ne pouvait pas prévoir qu’un événement tel que celui-ci allait arriver » type crise des subprimes, Fukushima, Trump, etc…
      En fait, à l’image d’Arthus qui dit une chose et son contraire, ou tout comme moi et vous probablement, nous avons une chance sur deux de nous tromper et une sur deux de viser juste en tentant de prévenir l’avenir.

      Ceci dit, reste les fondamentaux économiques, qui sont probablement les bases de l’équation mais parfois démentis par la théorie du chaos pouvant selon le cas ou précipiter (le plus souvent) le système ou le faire perdurer.

      Sur l’article en lui-même, dommage que P. Arthus n’ait pas mentionné le risque bancaire notamment des grandes banques européennes, plus prégnant que jamais.

      https://or.fr/actualites/interview-jean-pierre-chevalier-situation-solvabilite-banques-france-455

  3. ça va mal finir ,forcément ,madame Loiseau envisageait 1000 milliards de dépenses vertes à venir et jadot trouve que cela n’est pas suffisant .Toutes les dépenses vertes vont dans le sens de toujours plus chers avec comme corollaire la décroissance/> qui dit décroissance dit recettes fiscales décroissantes /mettez face à face plus de dépenses et moins de recettes ça peut finir bien? et les GJ sont rentrés à la maison mais croyez vous qu’ils subiront le choc sans broncher

    • Michel 2 says:

      A ce sujet, vous venez d’apprendre comme moi que Général Electrique, va licencier 1000 personnes en France. Le prétexte, la baisse de production des turbine à gaz (TAG) qui serait passer à plus 120 par an, il y a quelques années, à 29 l’an passé.
      Ce constat fait par les journalistes enquêteurs; aucun d’entre eux ne se demande POURQUOI une telle baisse.
      J’ai travaillé dans ce secteur, il y a une dizaine d’années, époque ou pratiquement un projet par mois de centrale à cycle combiné gaz (CCCG) était en étude rien qu’en France.

      Petit à petit au fur et à mesure que les centrales s’implantaient (dans la perspective de l’arrêt des centrales à charbon et au fuel ainsi que la baisse à 50% de la production nucléaire), les écologistes se sont emparés de l’affaire criant haut et fort que le gaz naturel n’était pas si naturel que ça (produit carbonés) avec de fortes oppositions aux projets notamment en Bretagne avec le projet de Landivisiau.
      Ces fortes oppositions, couplées à des ministres écologiques, incapables de comprendre ce qu’est une production électrique, ne misant que sur des solutions miracles comme les moulins à vent (même quand il n’y en pas -de vent-) et les panneaux photovoltaïques chinois, tout cela subventionné avec l’argent des autres, ont mis à mort les projets de centrales combinés et donc des TAG de G.E.
      G.E. et ses salariés bientôt au chômage peuvent donc dire merci à Jadot et ses acolytes avec comme paradoxe innocent d’avoir (probablement) voté pour eux !

  4. Guillaume says:

    Alors il me manque le risque écologique qui est pour moi le plus important. Une montée trop rapide de la température peut entraîner des bouleversements en cascade. Mouvement massif de population
    Baisse de la production agricole disparition des espèces et de terre par une montée des eaux…

    • paulus says:

      De grace , arretez de propager la stupidité du réchauffement climatique, cette nouvelle « religion est aussi, voir plus néfaste que toutes les autres, ce n’est que de la manipulation des politicards de tous bord incapables de gerer ce pour quoi ils ont été élus,de la gesticulation ; Il y a des millénaires que la terre se réchauffe , puis se refroidi, sans effet sur l’homme qui a su s’adapter. Ce soit disant rechauffement n’est qu’une invention malhonnète de politicards en panne de solutions aux problèmes qu’ils ont eux même crée, de la foutaise, de l’arnaque,du n’importe quoi que tous les gogos gobentdevant leur télévisions étatiques ou interressées

      • Michel says:

        Vous savez, cela va être dur de « déformater » les esprits qui ont été pris dans l’étau du réchauffement climatique dès leur plus jeune âge et qui, le lait leurs sortant encore du nez, manifestent dans la rue contre leurs maîtres, ceux là même qui les ont catéchismisés, les accusant de ne rien faire.
        Seigneur ayez pitié, ils ne savent pas ce qu’ils font !!!!

        • A chaque génération son idéologie, les boomers sont mal placés pour critiquer les jeunes actuels là dessus hein 😉

          • Michel says:

            Vous auriez dû comprendre que ce sont pas les jeunes qui sont en cause mais ceux qui leur ont fait le « catéchisme » de la religion du RC.

      • adnstep says:

        Remarquez qu’ils ne disent plus réchauffement, mais dérèglement.

        Pour faire plus djeunz et novlangue, je leur propose disruption climatique.

  5. Je ne crois pas au ‘reveil’ des travailleurs qui demanderaient leur du et ainsi créerait de l’inflation. Les salariés sont lobotomisés, les yeux rivés sur BFMTV vivant dans la crainte de l’invasion imminente et sous perfusion d’aides sociales quand leur salaire ne suffit plus. Ils gobent tout et accepteront tout.

    Tous les systèmes financiers peuvent s’apparenter au fonctionnement des pyramides de Ponzi. Qu’ils soient public (retraite par répartition française par exemple) ou privés (Banques centrales car oui les banques centrales servent avant tout les intérets privés ). Le système se grippe quant les acteurs perdent confiance ou qu’ils réalisent que les arbres ne montent pas au ciel. C’est de là que viendrait une crise…. de la perte de confiance sur un acteur économique (état, entreprise, banque centrale, politique…)

    Les peuples se réveilleront seulement ensuite, avec une énorme gueule de bois. car ils en ont pris plein la tronche ces 20 dernières années. Et en fonction de l’efficacité de la réponse politique, cela restera une crisounette ou on basculera dans une crise durable.

  6. adnstep says:

    Des trois risques énoncés, seul le risque social me paraît prégnant.

    Mais quand on voit ce qu’ont subi les Grecs, sans massacrer leurs dirigeants, on se dit qu’il y a encore de la marge.

  7. Bonjour, je me permets de répondre à Michel 2 . Même si je n’ai pas votre capacité d’analyse et de réflexion , je constate quand-même qu’après la naïveté d’ Obama , Trump a soulevé le problème de l’invasion souterraine chinoise, dont on commence seulement et enfin à parler .
    Trump n’est peut-être pas doué sur la forme mais dans le fond il a parfaitement raison . Idem au sujet du nucléaire iranien. A mon avis, les problèmes ne viendront pas de Trump mais de ceux qu’il dénonce .

    • Michel says:

      Merci de me répondre mais à quelle de mes questions ou commentaires répondez-vous ?
      Il ne me semble pas avoir abordé le sujet que vous évoquez et encore moins le contredire.

      • Dans votre propos de 20h31,vous semblez assimiler Trump à une véritable catastrophe . Je ne partage pas totalement votre avis . D’où mon commentaire ou juste une petite mise au point .

        • Michel says:

          Il doit s’agir de mon message de 20h21 (et non 20h31) où je parle de la théorie du chaos (qui n’est plus une théorie mais une vraie réalité!) et où je cite Trump entre autres exemples.
          Le chaos, dans l’assertion que j’utilise et dans mon esprit en tous cas, n’est pas forcément une catastrophe, maie un événement important qui vient bouleverser la continuité, la progression linéaire ou quasi d’une loi, en l’occurrence ici l’économie mondiale, et les changements brutaux initiés par l’administration Trump.
          Je ne sais si ce sera une catastrophe ou pas, l’avenir nous le dira mais une chose est sûre, si son mandat est renouvelé en 2020, il va y avoir des désordres et des remises en cause importants sans savoir qui en seront les victimes et les bénéficiaires..

  8. Bultex says:

    En faites le contraire de tout ce qui aurait du être fait l a été depuis bien longtemps et le retour de flammes commence son œuvre.

  9. adnstep says:

    Bah, décroissance, biodynamique et quinoa bio vont sauver la planète.

  10. Polaris says:

    Si l’inflation et les taux d’intérêt remontent, il ne fera pas bon être dans la situation d’un investisseur immobilier qui a investi à crédit et qui rembourser sur 20 ans un bien locatif dont la valeur va inéluctablement baisser… Le miraculeux ‘effet de levier’ se transformerait en ‘effet massue’ dévastateur.
    Bon, cela dit, comme cela a déjà été maintes fois argumenté, compte tenu de l’endettement massif des Etats, de l’effet fondamentalement déflationniste de la mondialisation et de la baisse inéluctable de la productivité mondiale liée au vieillissement de la population, cette hausse des taux paraît peu probable. Aux USA, on commence à parler d’une baisse des taux…
    Dans le doute toutefois, modérer son endettement de manière à conserver une capacité d’investissement future paraît une mesure de prudence à adopter. Raison pour laquelle je trouve l’attitude de subjugation devant l’endettement et l’argent quasi gratuit, omniprésente sur ce forum, parfois un peu malsaine.

    • adnstep says:

      Je ne partage pas votre avis sur l’inéluctable baisse des prix de l’immo.
      Il y a des zones où les prix se sont déjà effondrés depuis 20 ans, et des zones attractives où ils ont explosé.

      Plusieurs facteurs y contribuent : mouvement d’urbanisation continu, voire en accélération, immigration non contrôlée, et allez savoir pourquoi, qui préfère se fixer à Paris ou à proximité plutôt qu’à Vierzon ou Luxeuil, par exemple, tertiarisation de l’économie qui concentre la production de richesse au cœur des villes… et le mouvement n’est pas prêt de s’inverser.

      On aura donc des îlots de richesse ou tout le monde voudra aller, pour être soigné, protégé, nourri … Et des zones qu’on ne traversera que rapidement pour aller dans d’autres villes protégées, avec portes, garde, octroi, …

      Et à l’intérieur de ces îlots, l’immobilier coûtera d’autant plus cher que les gens seront nombreux à vouloir habiter.

      Bon, évidemment, c’est une simplification, la réalité est toujours plus complexe.

      Néanmoins, pour le cas parisien, on peut constater que les prix ont plutôt tendance à rejoindre ceux du centre que ceux de la banlieue, même en cas de crise type 2008,
      Et nonobstant une stagnation entre 2011 et 2014.

      Surtout qu’en rendant les transports plus complexes, vous obligée les gens à se rapprocher des lieux de travail.

  11. Comment la manne devrait disparaître ?on va pas réécrire la bible quand même

  12. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Patrick Arthus se comporte comme un étudiant de 1ere année d’économie, soucieux de montrer à ses correcteurs qu’il a appris ses leçons.
    Mais pas plus, et surtout pas d’imagination.

    N°1 :
    Il n’y a pas pour le moment de risque de la dette, tant que les taux restent en dessous de l’inflation. Tous le monde le sait, surtout les banques centrales, et par conséquent nous aurons des taux autour de zéro pendant encore des années.

    L’inflation peut remonter un peu, mais ce n’est pas grave tant que les taux restent en dessous.

    N°2 :
    Aussi paradoxal que cela paraisse, le monde ne souffre pas d’excès de liquidités. Bien au contraire un certain nombre de banques et d’institutions ( Allemagne, Italie, Chine) ont encore besoin d’être perfusées, et le seront certainement.

    N°3 :
    l’inflation par les salaires n’est absolument pas à l’ordre du jour, bien qu’il y ait de grosses différences entre Europe, et US.

    En Europe on se dirige plutôt vers des aides ciblées aux populations nécessiteuses en creusant le déficit, mais pas salariales.
    Cela est possible toujours parce que les taux sont bas. ce ne sera pas inflationniste.

    Aux US, les salaires augmentent, mais la croissance est toujours forte, le déficit budgétaire enfle de plus en plus, ( comme vous le savez, ce n’est pas grave) et les entreprises américaines ont fait parait il une sorte d’entente pour limiter les hausses e salaire.
    Là bas tout va pour le mieux.

    Non décidément Patrick Arthus, voit tout sauf l’éléphant dans le magasin de porcelaines, c’est à dire la Chine qui s’arme à grande vitesse, ( et elle l’a dit) vise à devenir aussi puissante que les USA.
    Trump lui l’a bien compris. Et il fait tout pour ralentir cette progression.

    Mais un jour, (proche, quelques années) XI Jinping voudra mettre la main sur Taiwan. ( pour commencer)

    Alors là , oui ça ira très mal !!!

    • Michel says:

      Plutôt d’accord sur le dernier paragraphe, je me rappelle l’avoir déjà dit dans un autre blog!
      Le danger vient / viendra effectivement de la Chine et d’autant plus si une alliance (anti américaine voire européenne) se fait avec la Russie et le monde arabe.

  13. adnstep says:

    Avant les quinquins, il aura déjà les japonais sur le dos. Et pas sur que les Russes n’en profitent pas pour pousser un ou deux pions dans le coin, en utilisant les Ouïghours par exemple.

  14. adnstep says:

    Ça a été assez discret, mais la semaine dernière, l’OTSC (Organisation du traité de sécurité collective) a appelé au renforcement de la confiance mutuelle et au développement d’une coopération avec l’OTAN.

    L’OTSC, c’est la Russie et quelques états du Caucase européen et asiatique (Arménie, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan,
    et aussi la Biélorussie).

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