Quelques mois à peine après l’avènement du crowdfunding, les plates-formes crowdfunding seraient elles déjà mortes ? Vous connaissez tous les plates-formes de crowdfunding, ces sites internet qui vous proposent de prêter de l’argent à des entreprises ou encore investir dans telle ou telle entreprise.

Les plates-formes de crowdfunding ont pour mission d’agréger de nombreuses des demandes de financement (en capital ou en prêt) et après une sélection rigoureuse (normalement ?!) et font la publicité des demandes de financement pour attirer l’argent des épargnants.

Elles sont des intermédiaires entre « l’emprunteur ou le porteur du projet » et « l’épargnant investisseur ». Les plates-formes sont rémunérées par l’un et l’autre sur la réussite de la mise en relation et l’aboutissement du financement. A l’heure de la désintermédiation numérique, et la fin du modèle de la banque universelle, les plates-formes de crowdfunding créent une nouvelle intermédiation financière.

Nous assistons même à l’émergence d’une offre nouvelle visant à sécuriser le rendement et l’investissement de l’épargnant. Ces offres d’intermédiation ne correspondent pas à l’esprit de crowdfunding et conduisent à reproduire le modèle bancaire. Ce n’est pas le sens de l’histoire. Le crowdfunding, c’est la désintermédiation financière ; Le crowdfunding garanti et sans risque, c’est construire une banque. 

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En théorie, les plates-formes de crowdfunding apportent une double valeur ajoutée :

Pour les emprunteurs et porteurs de projets, la plates-forme de crowdfunding apporte une visibilité / publicité indispensable au succès de la campagne de crowdfunding ;

Pour les épargnants investisseurs, les plates-formes de crowdfunding qui possèdent le statut de conseil en financement participatif doivent conseiller les épargnants et les aider à réussir leur investissement. Ce conseil passe notamment par la sélection des projets à financer et une réduction du taux de défaut.

Comme nous l’avons régulièrement mis en avant dans nos articles, et notamment « Crowdfunding, Attention, ça devient parfois du « grand n’importe quoi » ! » on constate quelques dérives : Les plates-formes de crowdfunding concentrent toute leur énergie à faire la publicité pour attirer toujours plus de porteurs de projets à financer ou d’épargnant et oublient, parfois, leur rôle de conseil. 

Le ratio rendement/risque ne semble pas toujours au profit de l’épargnant : Dans un monde ou il est aisé de se financer dans une banque, dans un monde ou les taux d’intérêt sont très faibles, pourquoi une entreprise accepterait de payer entre 8% et 10% de taux d’intérêt ? (j’exclu ici la question du crowdfunding immobilier qui permet le financement de la promotion immobilière, activité considérée comme trop risquée par les banque cf »Crowdfunding immobilier : L’épargnant devient promoteur immobilier.« ).

Les entreprises qui se financent, notamment par emprunt, sur les plates-formes de crowdfunding trouvent là le moyen de se financer alors que les canaux traditionnels ne leur sont pas ou plus accessibles.

C’est bien connu, les banques ne prennent pas de risque ! Le crowdfunding permet aux épargnants de prendre le risque que les banques ne veulent pas assumer (à l’expérience, on comprendra peut être pourquoi les banques n’acceptent de prêter qu’à ceux qui ont les moyens de rembourser – Le métier de banquier est plus compliqué qu’il n’y parait -)

D’autre part, ne peut on pas s’interroger sur l’indépendance et la qualité du conseil d’un intermédiaire rémunéré par toutes les parties : l’entreprise en recherche de financements et l’épargnants rémunèrent la plate-forme via des commissions. Les deux parties (emprunteur et préteur) bénéficient t’ils d’une égalité de traitement de la part de la plate-forme de crowdfunding ?



 

Internet et les réseaux sociaux, principaux concurrents des plates-formes de crowdfunding ?

Réduire la valeur ajoutée des plates-formes de crowdfunding à leur capacité à faire la publicité des projets à financer ou des entreprises dans lesquelles investir, c’est fragiliser le concept.

Demain, Google, Facebook, Twitter, Le site internet de votre banque, et globalement tous les sites à forte fréquence internet, pourront rapidement concurrencer les plates-formes de crowdfunding et proposer une bien meilleure publicité aux porteurs des projets à financer. Internet, c’est la désintermédiation… pourquoi alors créer un nouvel intermédiaire financier avec les plates-formes de crowdfunding ?

D’ailleurs, Facebook vient de lancer, aux Etats-unis, un outil de crowdfunding disponible directement sur le réseau social : Plus besoin d’une plate-forme de crowdfunding, chaque porteur d’un projet pour utiliser le réseau social pour faire la publicité de son projet et attirer les capitaux.

Au niveau Français, BPI a lancer un site qui permet de regrouper toutes les offres de financement participatif « Tousnosprojets.fr« . Ce site public rassemble l’offre de 35 plates-formes de crowdfunding, soit plus de 1700 projets à financer.

 

Le développement du crowdfunding peut il se faire sans les plateformes de crowdfunding ?

On peut d’ores et déjà s’interroger sur la pérennité des plates-formes de crowdfunding dont le modèle économique lié à l’intermédiation financière pourrait rapidement dépassé par les grands acteurs du web.

Quid de la valeur apportée par les plates-formes de crowdfunding ? Une entreprise en besoin de financement ne pourrait elle pas créer sa propre campagne de crowdfunding ? Prenons l’exemple de lymo, qui se présente comme plate-forme de crowdfunding immobilier. Il s’agit en réalité d’une entreprise de promotion immobilière qui finance ses propres opérations de promotion via le web et les épargnants.

A ce titre, LYMO, leader du crowdfunding immobilier, n’est pas une plate-forme de crowdfunding comme les autres. Pas d’intermédiaire… l’épargnant prête directement de l’argent à l’entreprise pour financer la construction de logement !

Le modèle économique n’est pas le même que les autres plates-formes de crowdfunding : Le crowdfunding est le moyen pour LYMO de financer son exploitation. Le modèle économique repose sur le succès de sa promotion immobilière.

J’ai le sentiment que LYMO est précurseur et possède le meilleur modèle économique à long terme : Plus besoin de courir après le volume d’affaires pour rémunérer l’intermédiation. Le crowdfunding n’est pas une finalité, mais simplement un moyen de financer l’exploitation et le développement de l’activité.

 

Ne pourrions nous pas imaginer un modèle de crowdfunding sans plate-forme.

J’ai le sentiment que l’avenir du crowdfunding ne passera pas par le développement des plates-formes dont l’équilibre économique paraît délicat.

Demain, le porteur d’un besoin de financement ne pourrait il directement émettre sa demande de financement via son propre site web tel que le fait LYMO aujourd’hui. Ensuite, libre à lui de faire la publicité autour de sa demande de financement sur le web, dans les réseaux physique ou sociaux.

On peut même imaginer l’émergence d’un site internet, style Leboncoin ou notre plate-forme d’investissement géolocalisée, qui recenserait l’ensemble des offres disponibles. Chacun pourrait alors librement investir dans tel ou tel projet. Les épargnants non autonomes pourraient se faire accompagner dans leur diversification dans le crowdfunding via les CGPI – CIP et des honoraires de conseil.

Des organismes de notation indépendants chargés de « noter » la qualité des projets à financer et d’aider les épargnants dans la sélection des projets à financer pourraient même émerger.

 

 

Le crowdfunding a t’il besoin des plates-formes pour se développer ?

 

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25 Comments

  1. Laurent Richard says:

    « Un monde où il est aisé de se financer par une banque »…
    Ca doit faire un bout de temps que vous n’avez pas tenté de créer une entreprise. Impossible se financer un projet en dessous de 40 % d’apport.

  2. Totalement en phase sur l’approche globale multi-asset et la notation indépendante.

    Notre Mandat de Crowdfunding est en place : il,est multi-plateforme
    Le client nous paye des honoraires et nous lui rétrocédons nos commissions.

    Nous aaccélevons notre projet de scories indépendant pour être prêt au printemps.

  3. Bonjour à tous,
    Wow, beaucoup d’éléments sur notre belle industrie du crowdfunding que je vois traités en profondeur (le business model) là où beaucoup de journalistes se cantonnent à expliquer la surface (la croissance des levées et le buzz qui en découle).

    Si je résume le raisonnement est le suivant : 1/ les plateformes créent un intermédiaire supplémentaire 2/ leur valeur ajoutée est le conseil 3/ or poussées par le volume elles peuvent peu ou mal le faire 4/ donc des géants du web pourront tout aussi bien le faire 5/ fragilisant le modèle éco de ces plateformes 6/ sauf à avoir un autre business model (cf. Lymo)

    Ce raisonnement me parait correct, et je ne parlerais pas de Lymo étant juge et partie, mais j’aimerais apporter à tous des éléments complémentaires pour approfondir la réflexion :
    1/ Les plateformes apportent un autre élément qu’il ne faut pas oublier : le sourcing et l’audit des projets. Internet nous permet d’avoir accès à beaucoup de personnes, donc de projets. Même en partant du principe que le conseil n’est pas fait, les plateformes gardent cette valeur ajoutée du sourcing. Aux US, les grands acteurs du crowd immo (Fundrise) le mettent en avant : ils sont en capacité de sourcer des deals qui intéressent même des acteurs institutionnels car plus petits et/ou plus locaux et/ou plus atypiques dans le bon sens du terme
    2/ Il est toujours intéressant de comprendre la façon dont se rémunèrent les plateformes. En crowdfunding immobilier, la majorité des plateformes se rémunère effectivement en ponctionnant des frais sur les promoteurs qui sont audités, avant même le démarrage dudit projet. D’où 2 questions : (i) est-il normal que ce soit l’audité qui rémunère l’auditeur sur son propre audit et surtout (ii) la plateforme récupérant 100% de ses honoraires AVANT la réalisation du projet, elle sera toujours gagnante, contrairement à l’investisseur : où est donc l’alignement d’intérêt entre investisseur et plateforme ?
    3/ enfin, pour ceux que le sujet passionne, vous pourrez voir que si Guillaume pose la question d’un crowdfunding sans plateforme, vous verrez qu’aux US ils se posent la question d’un crowdfunding sans investisseurs (individuels) : attirer les fonds est critique pour les plateformes dont le business model est le volume. La prochaine étape en France ? => http://bit.ly/1QFGmW3

    • 1/ les plateformes créent un intermédiaire supplémentaire 2/ leur valeur ajoutée est le conseil 3/ or poussées par le volume elles peuvent peu ou mal le faire 4/ donc des géants du web pourront tout aussi bien le faire 5/ fragilisant le modèle éco de ces plateformes 6/ sauf à avoir un autre business model (cf. Lymo)

      Merci d’avoir fait une synthèse de ma pensée qui pouvait paraître confuse dans l’article!

      Enfin, intéressant l’idée du crowdfunding sans la foule, on retrouve un peu l’idée de la titrisation développée par prêt d’union ? non ?

  4. Je suis complétement novice mais le sujet m’intéresse.
    Si des gros sites comme Leboncoin proposent du Crowdfunding, il faudra apporter des renseignements précis permettant de déterminer les gains et le risque potentiels. Mais qui va vérifier les déclarations de l’entreprise qui aura lancer sa demande sur le site ?

  5. Bonjour

    Comme nous sommes entrain de construire notre outil de scories nous serons en mesure d’analyser tout le marché. En attendant nous avons une grille d’analyse précise qui nous permet de ne choisir que des projets que nous pensons fiables.

    Vous mettez le doigt sur le point essentiel du crowdlending : le taux de défaut. C’est pourquoi nous justifions notre position d’accompagnement au niveau :
    – civil
    – fiscal
    – économique (scoring)

    A votre disposition (également sur notre blog/site)

  6. j’ai récemment croisé un porteur de projet qui souhaite lancer un service du crowdfunding.
    il me disait qu’il avait recensé près de 150 plateformes en france et que la majorité était en difficulté financière…

  7. Et voilà… Etape 1 : Se faire racheter par une banque ! Happy capital annonce un rachat par la caisse d’épargne. (https://happy-capital.com/admin/presse/47/20151117_CP_CE_start-up-et-entreprises-innovantes.pdf )

    Etape 2 : Proposer le crowdfunding aux clients des banques…

    Etape 3 : On a plus besoin des plateformes telles qu’elles existent à ce jour…. Le crowdfunding devient une offre intégrée à un acteur s’adressant à la masse (banque, compagnie d’assurance, …)

  8. Happy Capital ne se fait pas racheter, c’est un partenariat de ce que je vois, non ?

  9. Merci pour cette excellente analyse.

    Je viens de passer quelques semaines à analyser les modèles économiques et les offres des 15-20 principales plateformes de crowdfunding (investissement en capital uniquement), et ce que j’ai trouvé ne m’a pas fait rêver :

    – ne parlons pas d’objectivité et de conseil ! Ces plateformes perçoivent une rémunération à la vente proportionnelle au capital levé, quelle que soit l’issue de l’investissement… Ca se traduit par une politique de communication agressive et un défaut flagrant d’analyse des dossiers sur le fond.

    – certaines plateformes ne se contentent pas de l’intermédiation et s’invitent durablement entre le porteur et l’investisseur, captant 15 à 20% de la plus-value réalisée (mais ne partageant évidemment pas les pertes !). C’est donc bien pire qu’un banquier, qui a au moins la décence de se contenter de frais de gestion et de ne pas s’inviter à la table des vainqueurs, sans avoir participé à l’effort d’investissement lui-même.

    – plus grave : les commentaires laissés « par la foule » sont soigneusement filtrés pour élaguer tout ce qui pourrait compromettre les opérations. J’en ai fait l’expérience, en faisant remarquer sur un projet que l’investissement s’opérait sur une filiale de l’entreprise mère, à laquelle les managers n’apportaient rien que des investissements en nature plutôt fictifs, et que les investisseurs indépendants de la société fille pouvaient facilement être dépossédés de la valeur ajoutée compte tenu du montage… Le commentaire n’a jamais été publié, et j’ai reçu un message off de remerciement pour mon commentaire intéressant 🙂

    J’ai constaté pas mal d’amateurisme et beaucoup de wishful thinking ces dernières semaines. Le marché du crowdfunding est très loin d’être stabilisé.

    • Bonjour NBH,

      Concernant les commentaires laissés qui sont filtrés, ça me parait évident sur les forums liés aux plateformes. Elles doivent faire attention à leur réputation si elles veulent se développer.

      C’est pour ça qu’il y a des forums indépendants et là les discussions ne sont pas modérées par les plateformes. Certaines ont même fait le choix de venir répondre aux détracteurs…

  10. Merci NBH pour cet ajout à l’édifice….

    Il serait intéressant d’avoir quelques réponses de plateformes à ces éléments. (Wiseed laisse toutefois apparaitre des commentaires assez critiques ai-je remarqué….)

    De notre coté nous pensons que ce marché va se structurer. Il est né d’un manque (organisé?) d’offre bancaire. Et cette offre est utile à l’épargnant qui en a marre d’investir dans des boites qui ont une politique sociale, environnementale, et autre…. en désaccord complet avec ses convictions.

    En effet quoi de plus utile de mettre l’épargne à la disposition de l’économie réelle près de chez soi ?

    C’est donc pour cela que nous accompagnons les épargnants dans ce fouillis avec une analyse tant civile que fiscale avant d’être économique (scoring).

    Nous allons beaucoup communiquer en janvier sur notre offre car les vidéos sont presque terminées et le site en cours de finition…. Du nouveau aux environ du 20/1/2016

  11. Bonjour à tous,

    Une info intéressante : Fortuneo et SmartAngels se lancent dans l’investissement en ligne. Et oui, une banque propose l’investissement en direct dans des entreprises non cotées… Nous y sommes, demain quelle légitimité pour les plateformes de crowdfunding ?

    Si les banques diffusent le crowdfunding, les plateformes pourraient rapidement trouver leur limite…

    Lire l’article sur la tribune : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/fortuneo-et-smartangels-se-lancent-dans-l-investissement-en-ligne-543794.html

  12. Ah Guillaume, te voilà reparti sur tes sujets favoris….. !

    Il est un but majeur pour moi : développer l’économie de mon pays et si possible agir avec l’épargne que les clients m’ont confié.

    Le crowdfunding et crowdlending sont devenu une possibilité plus simple d’atteindre ce but avec au final beaucoup moins de frais pour le client que les solutions FCPI/FIP….mises en place auparavant.

    Donc tout ceci pour dire que je ne sais pas l’évolution que prendront les plateformes, mais à partir du moment où l’argent de mes clients est investi sur des projets viables et que l’intermédiaire de paiement assure les flux financiers, cela me suffit.

    L’épargne de mes clienst est investis dans l’économie réelle, proche de chez eux et grâce à moi ils ont donné du sens à leur épargne.

    On résume cela ici : https://vimeo.com/152133036

  13. Bonjour Guillaume,

    J’avais écrit un article sur mon blog en disant qu’on pourrait se passer des plateformes, notamment grâce à la technologie Blockchain.

    Par ailleurs j’ai expérimenté une campagne sur une plateforme de don et je trouve que ça n’apporte rien car on te demande de mobiliser ton réseau… Sauf pour les plus gros projets. A mon sens leur communauté n’est pas active. C’est sûrement un peu moins le cas dans l’equity et encore moins dans le lending…

    Tu parles d’un site qui recenserait les projets de toutes les plateformes. Pour ton info c’est chose faite pour toutes les plateformes de crowdlending 😉

    Je me permets de mettre le lien : http://www.crowdlending.fr/agregateur/

    Je te laisse juge de le laisser ou non 😉

    A bientôt

  14. Bravo Mathieu !

    On va se servir de ton agregateur si tu veux bien !

    Louis

  15. Bonjour Louis,

    Ce sera avec plaisir, il est ouvert à tous 😉

    Plus on échangera, plus l’intelligence collective sera importante !

  16. Il faut croire que plusieurs agregateurs voient le jour ! Be Crowd à l’ambition d’aller extrement loin dans sa réflexion… À surveiller !
    Il y a également Hubokey qui pour l’instant n’affiche aucun projet.

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