– Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6 % ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement. – Un exercice proposé par Arnaud SYLVAIN, Conseil en investissement financier indépendant (Pour le contacter, cliquez ici)

 

Rappel des faits : Qu’est ce que le DEFI 6%

4 000 euros ont été investis sur un contrat d’assurance vie. L’objectif est de montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque.

Le défi 6 % vise une rentabilité annuelle moyenne de 6 % et une volatilité maximale de 10 %.

Tous nos conseils dans 3 livres !
 

  • « Investir dans l’immobilier » : Tous nos conseils et stratégies pour réussir votre investissement dans l’immobilier ! 375 pages de conseils et de stratégies.

 

Des livres vendus à des milliers d’exemplaires et dont les lecteurs reconnaissent la qualité !

Pour en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez consulter les articles suivants :

 

Et aussi

Le reporting de janvier 2019 : #Défi6%. : Touché mais pas coulé ! On limite la casse…

 

Vie du contrat d’assurance vie

4 000 euros ont été versés initialement sur le fonds en euros en juin, puis deux versements trimestriels de 500 euros ont été effectués. Un investissement progressif a été mis en place pour basculer chaque mois et pendant 5 mois 600 euros du fonds en euros vers des unités de compte.

Cet investissement progressif devait permettre de converger progressivement vers l’allocation cible. La baisse des marchés a contrarié cet objectif et plusieurs arbitrages ont été réalisés pour aboutir à fin décembre à une allocation plus prudente. Alors que l’allocation cible comporte 90 % d’unités de compte et 10 % de fonds en euros, une répartition avec 30 % d’unités de compte et 70 % de fonds en euros a été privilégiée.

 

Allocation cible Allocation cible ajustée à fin décembre 2018
Support en euros 10% 70%
Obligations Europe 10% 3%
Obligations Monde 10% 3%
Actions France 5% 1,7%
Actions Europe 15% 5%
Actions États-Unis 20% 8%
Actions Pacifique 5% 1,7%
Actions Émergentes 5% 1,6%
Flexibles prudents 10% 3%
Flexibles 10% 3%
Total 100% 100%

 

Depuis janvier 2019, des versements mensuels ont été mis en place, pour un montant de 167 euros chaque mois. Ils correspondent aux versements trimestriels de 500 euros par mois prévus initialement.

Ces versements sont composés d’actions US, d’un fonds flexible, d’obligations monde, et du support en euros. L’objectif consiste à continuer à investir progressivement sur des unités de compte tout en conservant une allocation prudente portefeuille majoritairement investi en fonds euros. L’investissement dans les unités de compte qui présentent un fort risque de perte (à mon avis) est suspendu : actions France, actions Europe, actions Pacifique, actions Émergentes. De même, l’investissement dans le fonds flexible prudent et les obligations Europe est interrompu. Dans le contexte actuel, le fonds en euros leur semble préférable.

 

Versement programmé du 8 février 2019

Cette stratégie et motivée par un environnement macroéconomique qui reste incertain :

  • Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis pourraient déboucher sur un protectionnisme accru qui pourrait peser sur une activité mondiale déjà en ralentissement.
  • Le déficit budgétaire américain inquiète, car il devra être financé. Par qui ? A quels taux ?
  • La politique monétaire de la Fed est peu rassurante. La pause dans le resserrement monétaire provient-elle de la crainte d’un ralentissement brutal de l’économie que ce resserrement pourrait provoquer en raison d’un endettement toujours plus important des ménages américains ?
  • En zone Euro, le ralentissement de l’activité est acté, comme en témoignent les faibles chiffres de la croissance au quatrième trimestre 208 pour les principaux pays.
  • Le Brexit est également un sujet de préoccupations, dans la mesure où un hard Brexit pourrait avoir des répercussions significatives sur l’activité.
  • Enfin, des élections européennes à haut risque se profilent. Quel sera le visage du futur Parlement européen ? Quelle place pour les partis antieuropéens ?

Par ailleurs, les marchés financiers ont fortement progressé ces dernières années et une correction est de plus en plus probable : Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

 

Composition du portefeuille au 16 février 2019

Note : L’investissement dans le fonds H2O Multibonds s’effectue depuis le 1er février avec des parts SR et non plus R. Les parts SR suivent une nouvelle tarification qui rend le coût d’accès au fonds plus élevé.

 

Performances du DEFI 6 % au 18 Février 2019

 

Les performances globales

Les performances se sont redressées et le portefeuille affiche au 16 février une moins value de -0,16 % (-8,73 euros).

 

 

  • Les fonds actions se redressent, même si la forte baisse n’a pas été intégralement compensée pour les actions France, Europe et Japon.

 

 

  • Les fonds obligataires progressent également. H2O Multibonds reste exceptionnel.

 

Barème des meilleurs taux de crédit immobilier

Consultez notre barème des meilleurs taux actuellement proposés par les banques via notre comparateur de crédit immobilier.  

Comparer les taux immobiliers entre 100 banques

 

  • Les fonds flexibles, combinaisons d’actions et d’obligations, sont aussi en hausse.

Les performances comparées

Sur les 4 dernières semaines, les fonds sont en ligne avec leurs catégories. Seuls Moneta Multicaps et R Valor se distinguent. Alors que le premier affiche de moindres performances, le second surperforme sa catégorie.

Il avait néanmoins connu une sévère correction précédemment (cf. dernier reporting)

Classe d’actifs Performance sur les 4 dernières semaines* Moyenne de la catégorie
Obligations Europe

LYXOR EUROMTS ALL-MATURITY INVESTMENT GRADE

+0,60 % +0,44 %
Obligations Monde

H2O MULTIBONDS R

+1,79 % +1,10 %
Actions France

MONETA MULTI CAPS C

+1,95 % +4,25 %
Actions Europe

TOCQUEVILLE MEGATRENDS

+2,74 % +3,60 %
Actions États-Unis

LYXOR DOW JONES INDUSTRIAL AVERAGE D-EUR UCITS ETF

+5,57 % +5,50 %
Actions Pacifique

EDR JAPAN C

+1,25 % +2,71 %
Actions Émergentes

JPM EMERGING MARKETS EQUITY FUND A ACC EUR

+2,56 % +2,86 %
Flexibles prudents

M&G OPTIMAL INCOME FUND EUR A H ACC

+0,74 % +0,93 %
Flexibles

R VALOR F

+5,61 % +2,05 %

* par rapport à la dernière valorisation fournie par Quantalys au 14 février.

 

Contrôles

La volatilité reste inférieure à la limite de 10 % et le rendement sous la cible de 6 %. La décorrélation et la diversification du portefeuille restent satisfaisantes.

Perspectives

Les turbulences sur les marchés actions ont conduit à basculer le portefeuille vers une répartition 70/30 et à mettre en place des investissements programmés 50/50.

Le rebond des marchés actions évoqué lors du précédent reporting s’est produit. Si la part significative d’unités de compte a permis d’en profiter, la progression du portefeuille a été freinée par son orientation prudente. Le portefeuille affiche désormais une performance inférieure à celle de son allocation cible.

Faut-il dès lors revenir à un profil plus offensif ? Tous ces arbitrages et ces réallocations réalisés depuis l’ouverture du contrat étaient-ils vraiment nécessaires ?

Il ne paraît pas opportun de revenir à un profil offensif tant que des éléments d’incertitude géopolitique forts persistent, parmi lesquels :

  • Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis et le risque d’un protectionnisme accru
  • Le Brexit et la perspective d’une sortie sans accord
  • Les élections européennes et la possibilité d’une entrée en force des partis populistes antieuropéens

Même s’il est clair que les banques centrales n’hésiteront pas à intervenir pour éviter une récession, le scénario privilégié est celui d’un repli des marchés à court terme, sous l’effet d’un ralentissement mondial de l’activité et d’un ou plusieurs événements défavorables.

Cela d’autant plus que les marges de manœuvre de la Fed et de la BCE sont faibles, à moins qu’elles ne décident de pérenniser l’ajustement de la taille de leur bilan (le Quantitative Easing) comme instrument de politique monétaire. Ce serait néanmoins un changement de paradigme aux effets incertains. Comme le souligne l’Ofce, « Il faut reconnaître que les économistes n’ont pas encore complètement analysé les effets potentiels des politiques de bilan sur la stabilité macroéconomique et financière. »

Ce scénario de repli est d’ailleurs renforcé par l’Institut Rexecode qui constate ce 18 février que « Les signaux négatifs s’accumulent sur l’économie mondiale alors que la menace des sanctions américaines alimente l’incertitude »

Cependant, dans une optique de long terme, des versements réguliers ont été programmés pour continuer à investir régulièrement dans des unités de compte. Par ailleurs, une révision de la stratégie pourra intervenir rapidement si les facteurs géopolitiques négatifs devaient s’estomper.

La stratégie de gestion active du portefeuille est-elle utile ? Oui, car elle a permis de réduire fortement la volatilité du portefeuille dans une période compliquée où la perspective d’un krach était clairement évoquée. Elle se montre moins efficace en phase de reprise, mais elle permet d’avancer plus sereinement dans une période incertaine.

Moins de rendement en échange d’un risque réduit ? C’est l’approche retenue pour l’instant et une illustration de la relation entre le rendement et le risque. Le défi 6 % est une initiative pédagogique, ne l’oubliez pas ;-).

Et vous, lecteurs du Blog Patrimoine, qu’en pensez-vous ? Faut-il rester prudent ou parier sur la poursuite d’une tendance haussière des marchés et accroître la part des unités de compte dans le portefeuille ?

Au mois prochain.

Qui sommes nous ?

Leblogpatrimoine.com, au delà d’un site d’informations sur la gestion de votre patrimoine, est la vitrine de la société de conseil en gestion de patrimoine Guillaume FONTENEAU Conseil.
 
Le cœur de notre métier est le conseil en gestion de patrimoine indépendant. En accord avec nos convictions d’indépendance du conseil, nous ne sommes pas intermédiaire financier ou immobilier. Nous sommes rémunérés exclusivement par honoraires de conseil :   
 

Nouveau ! L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour répondre à vos questions, lever un doute ou simplement solliciter notre avis sur votre situation patrimoniale. Comme nous vous l’expliquons dans cet article « Comment rendre la gestion de patrimoine accessible à tous ? », l’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée de 30 à 45 minutes pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 69€ TTC –   

 Réserver un rendez vous d’assistance patrimoniale

 

Le bilan patrimonial – L’analyse exhaustive et approfondie de votre situation patrimoniale. – Tarif variable selon la complexité de votre situation / En moyenne, ce service est facturé 590€ TTC.

  

Découvrir notre offre de conseil patrimonial



Posez vos questions et obtenez nos réponses

23 Comments

  1. Quasi consensus il y a quelques mois sur le fait qu’un Krack de Tous les actifs allait se produire. Tout le monde y a cru (moi le premier ).
    Reprise historique en Janvier.

    Bien malin celui qui Peut prévoir l’évolution des prochains mois ….

    • Bonjour Laurent,

      J’y ai cru aussi et cela explique que le portefeuille n’ait pas progressé plus fortement.

      Je persiste néanmoins à penser que l’environnement est trop incertain pour investir massivement dans des UC. Je me trompe peut-être, mais je ne souhaite pas prendre le risque d’une baisse massive du portefeuille.

      Le plus dur maintenant sera de ne pas rater le train de la hausse s’il se présente.

      AS

  2. Pour un démarrage mi 2018, dans les plus hauts, le résultat de la stratégie n’est pas si mal.
    Le choix de la prudence dans le contexte actuel des marchés et avec le style de gestion (peu d’arbitrages – renforcements progressifs) me parait pertinent. L’objectif 6% sera difficile à tenir.
    je pense qu’en 2019 les marchés vont rester dans un tunnel horizontal et la performance ne pourra être trouvée que dans des achats/ventes récurrents.
    Dans ce contexte, pour ce qui me concerne, je passe du BUY and HOLD à du BUY and HOLD+achat/vente partiel. En d’autres termes :
    -l’interruption du trend haussier actuel détecté par la cassure de la MM20 (par exemple) sera un signal de STOP LOSS
    – a partir du niveau CAC de 5500 points je prendrais une partie des gains par arbitrage vers fonds en euros – TAKE PROFIT

    Votre exercice est intéressant.

    Il faudrait faire un comparatif avec une gestion pilotée de profil semblable pour juger plus précisément du résultat de défi 6%.

    • Bonjour Arrot,

      L’objectif de 6 % sera effectivement difficile à tenir dans le contexte actuel.
      Cependant, dans une optique de long terme, je pense qu’il peut être atteint avec un profil plutôt sécuritaire dans les périodes incertaines (quitte à passer à côté d’un faible gain) et un profil calé sur l’allocation cible (90 % UC / 10 % fonds en euros) dans les périodes de hausse.

      AS

  3. L’objectif des 6% semble de plus en plus loin ! Il va falloir faire une très bonne performance maintenant pour les atteindre, surtout avec l’exposition actuelle.

    A mon sens le market timing ne fonctionne pas, la « preuve » votre allocation cible est repassée devant en terme de performance. L’allocation doit se faire en fonction du profil et pas des marchés financiers. Comme le dit Laurent plus haut, bien malin celui qui peut prévoir l’évolution dans les prochains mois…

    On constate également que les meilleures performances sont obtenues avec les trackers dans votre allocation (excepté le génie Bruno Craste qui est sur une autre planète). C’est dommage que vous n’ayez pas demandé à Edouard Petit également auteur sur ce blog de vous faire une allocation « objectif 6% », avec beaucoup moins de noeuds au cerveau il aurait certainement obtenu un meilleur résultat.

    En plus dans votre résultats vous ne prenez pas en compte les frais que vous facturez au client. J’attends la suite avec impatiente.

    Merci pour le partage.

    • Vous évoquez le sujet de la gestion passive via ETF telles que vendues par les fintechs à la mode. Les performances 2018 ne sont vraiment pas bonnes. Ils suivent le marché, ni plus, ni moins… et lorsque les marchés sont en hausses, ils semblent effectivement meilleurs… mais dès que les marchés tanguent, les résultats deviennent tout de suite moins attrayants.

    • Bonjour Inconnu,

      J’accepte vos critiques mais il me semble que votre parti pris en faveur de la gestion passive à moindre frais vous aveugle quelque peu.

      1 – L’objectif de 6 % est un objectif de long terme. Relisez les différents articles sur le défi 6%, j’ai bien pris soin de le souligner à plusieurs reprises. Cet objectif ne sera pas atteint à court terme mais cela ne saurait remettre en cause cette initiative du défi 6 %.

      2 – Le « market timing » ne fonctionne pas ? Je vous invite à étayer cette affirmation par d’autres « preuves » un peu plus robustes. L’allocation cible est repassée devant mais elle ne l’a pas toujours été et rien ne vous garantit qu’elle le restera.

      3 – L’allocation doit se faire en fonction du profil et pas des marchés ? Est-ce à dire que vous regardez votre portefeuille plonger sans rien faire lorsque les marchés baissent ? C’est un choix, mais il faut le justifier et ne pas se contenter de l’affirmer.

      4 – Edouard Petit aurait certainement obtenu un meilleur résultat. Grand bien lui fasse et félicitations à lui. Mon objectif n’est pas d’être le meilleur mais d’atteindre en moyenne 6 % de rendement annuel. Ce n’est pas parce qu’Edouard Petit y parvient que je ne le peux pas. Par ailleurs, si Edouard Petit souhaite se joindre à l’exercice, il est le bienvenu.

      5 – Je ne comprends pas votre remarque sur les frais que je facture au client et à tout le moins, elle me paraît déplacée. Je ne facture aucuns frais dans le cadre du défi 6 %, qui est une initiative pédagogique ;-).

      J’ajouterai pour conclure qu’il est cocasse qu’un apôtre de la gestion passive à moindre frais se pâme devant un fonds à gestion active dont les frais viennent d’augmenter sensiblement.

      AS

      • Bla, bla, bla …. en tous cas on est plus proche des -6% que des +6% 🙁 🙁
        Bonne chance tout de même pour la suite.

        J’ai préféré Gavekal china.
        https://www.sicavonline.fr/index.cfm?action=fiche&code=0000X007382

        • @Michel 2

          A lire votre commentaire, je vois que je ne parviens pas à susciter votre intérêt. Je le regrette mais je prends quand même vos encouragements… et je ne désespère pas de m’améliorer.

          AS

      • @ Guillaume :
        Je n’évoque pas la gestion Passive telle que les Fintech car pour moi les Fintech font de la gestion active avec des ETF donc je n’y vois pas vraiment l’intérêt. J’évoque la gestion passive tel qu’Edouard Petit le défini dans ses articles où dans son livre Epargnat 3.0. Je ne fais pas de pub pour lui au passage, il ne l’a pas inventé, il l’a juste très bien vulgarisé à mon sens et je trouve ça très bien.

        @ Arnaud

        Désolé, mon message doit être mal tourné, je n’ai pas du tout l’intention de vous attaquer. J’ai lu tous les articles que vous publiez sur ce site et je les ai toujours trouvé de qualité et je prends du plaisir à les lire à chaque fois.

        Je ne sui pas un grand fan de la gestion active effectivement et je voulais simplement exprimer une autre opinion pour ouvrir le débat par rapport à votre défi mais aucunement pour vous attaquer. Au passage je trouve ça courageux de le faire ainsi en live.

        Pour revenir sur vos réponses :

        1. Je sais que c’est un objectif long terme mais le retard accumulé est toujours difficile à rattraper. Etant donné que vous avez baissé votre exposition il ne va pas falloir louper le coche le jour où les marchés vont remonter. Pour moi vous l’avez déjà un peu loupé en ce début d’année.
        Pour m’intéresser aux marchés financiers depuis pas mal d’année, c’est cet exercice qui me semble impossible et à ce jour je n’ai jamais vu quelqu’un le réussir de façon régulière.
        Si on prend par exemple Carmignac Patrimoine, ils ont su anticiper les marchés quelques années et ont obtenu ainsi leur « reconnaissance éternel » mais depuis ce n’est plus tout à fait ça.
        Des exemple comme ça il y en a plein et de nombreuses études mettent en avant que les gestionnaires n’arrivent pas à battre le marché sur le long terme.
        Vous allez me répondre que vous ne voulez pas battre le marché mais juste faire 6% ! J’ai l’impression que ça revient au même car vous avez une poche fonds Euro et le reste doit faire plus que 6% pour que la moyenne soit de 6%. Je ne sais pas si je suis clair.

        2. Le market timing ne fonctionne pas : de nombreuses études vont dans ce sens, vous pouvez par exemple relire l’article d’Edouard Petit paru sur ce blog :
        https://www.leblogpatrimoine.com/strategie/linvestisseur-est-son-propre-ennemi-il-investit-constamment-a-contre-temps.html

        Comme dit précédemment, de nombreuses études sur les fonds ont montrés que la plupart des gérants n’arrivaient pas à battre le marché sur le long terme. Si le market timing fonctionnait, je pense qu’il y aurait plus de gérants pour l’appliquer et pour battre le marché.

        3. Tout à fait, je ne regarde jamais mon portefeuille sauf si mes objectifs changent mais aucunement parce que le marché baisse. Par exemple j’investi de façon périodique sur un PEA au travers d’un ETF, je n’y ai absolument pas touché en 2018 même si le marché a baissé et aujourd’hui je suis en plus value. Attention, j’ai bien conscience que je suis déjà passé par des phases de baisse et qu’il y en aura encore mais ça fait parti de la stratégie donc ça ne me gène pas.

        J’investi également sur quelques fonds de gestions actives que je sélectionne plus pour leur type de gestion. Mais même sur ces fonds, j’applique la même stratégie, s’ils représentent 20% de mon portefeuille, j’arbitre de façon à ce qu’ils restent à 20%, que ça monte ou descende.

        4. Vous avez raison ma remarque était déplacée.

        5. Peut-être est ce que je me trompe mais il me semblait que vous proposiez vos services d’allocation d’actifs via ce site avec un abonnement. Il est normal d’être rémunéré pour son travail mais je voulais juste mettre en avant que pour un client ces frais viennent indirectement s’imputer à sa performance. Alors si le client investi 100 000 €, ces frais ont peu d’influence mais s’il investi 5 000 €, l’impact est beaucoup plus significatif.

        Sur ce sujet je ne rejoins pas Guillaume, je trouve moins couteux pour le client de souscrire un contrat via son CGP et ne pas payer d’honoraires que de payer des honoraires et ouvrir un contrat ailleurs. C’est un autre débat.

        Pour conclure je ne suis pas apôtre de la gestion passive, je la trouve plus efficace dans beaucoup de cas. Je pense qu’il existe quelques bons gérants tout de même et personnellement j’aime diversifier entre les 2. D’une façon général j’évite les fonds diversifiés, je préfère faire mon allocation et choisir des fonds « purs ».

        Bruno Crastes est l’exception. Son fonds a un track record assez exceptionnel je trouve et si on regarde son track record avant H2O, c’est également assez hors norme. Maintenant j’investi avec prudence dans ses fonds car peut-être qu’un jour il perdra la boule magique et puis on ne sais jamais ce qu’il peut se passer, d’autant plus que sa gestion est tout de même assez compliquer à comprendre contrairement à des fonds long actions.

        Concernant l’augmentation des frais des fonds, je suis totalement en phase avec car l’objectif est de diminuer la collecte. D’autres fonds comme Agressor auraient peut-être dû faire la même chose. En effet beaucoup de fonds performants ont vu leur encours augmenter et leur performances diminuer. Mais effectivement, plutôt que d’augmenter les frais, il aurait peut-être du fermer les fonds comme sur multistratégie ou comme d’autres gérants le fond.

        Bonne journée

  4. Bravo pour cette initiative pédagogique.

    Ah… quand on investi en vrai (meme des petites sommes), les vrai résultats sont bien plus humbles que tous les donneurs de conseils surfant après coup.

    Et j’ai une pensée émue à tous ceux qui avaient des UC avec stop loss préconisés par leur assureur ($$$) dans leur AV et qui se retrouvent avec des méga baisse puisque n’ayant pas récupéré la hausse de +/- 10% de ces dernières semaines.

    La plupart de ceux qui gagnent réellement en bourse n’ont pas de blog et ne se font pas ch.er à faire des videos chaque jours 😉

    • Bonjour Stef,

      Je vous confirme que vous êtes plus prudent quand vous savez que vos choix ont des conséquences sur vos finances…

      Je pense qu’il y a aussi le fait que les résultats soient publiés sur le Blog Patrimoine ;-). C’est peut-être pour cela que ceux qui gagnent n’ont pas de blog 😉

      AS

      • Pas grave si vous n’arrivez pas à 6%. Ne trichez pas.
        Ce qui importe c’est la pédagogie et le réel

        continuez c’est super 🙂

  5. Bruno CRASTE est la vedette depuis quelques années auprès du grand public et des CGP(I) qui ne jurent que par lui…comme ce fut le cas en un certain temps d’Edouard CARMIGNAC, or on constate que cette « excellence » doit être relativisée au regard de la réception des fonds et des propos de ce dernier, particulièrement auprès des CGPI.

    Les fonds H2O de mon point de vue sont des hedge fund au regard du levier déployé (ce qui d’ailleurs permet d’expliquer les performances pour des fonds qui collectent autant et ayant les obligations comme univers principal d’investissement…et les autres produits de taux, et les devises…). Dans ce cas, les performances sont en lignes avec ce qui peut être observé pour cette typologie de fonds…lesquels ne connaissent jamais les risques d’illiquidité, de contrepartie et d’appels de marge…

    Le 6% doit être la moyenne observée lissée sur une très longue période…passée: toujours plus simple de raisonner ex post !
    Pour ma part, je suis persuadé que les paradigmes des dernières décennies ne sont plus les plus pertinents pour faire de la prospective.
    Je vous souhaite nénmoins bon courage pour votre exercice et salue votre exercice et la communication autour de celui-ci.

  6. @Inconnu

    Dont acte. Nous dirons que j’ai peut-être été un peu susceptible.

    1. La stratégie poursuivie consiste à protéger le capital dans les phases de baisse et à coller à l’allocation cible dans les phases de hausse. Cela implique de parvenir à distinguer ces différentes phases, ce qui constitue la principale difficulté.
    J’ai protégé le capital par crainte d’un krach et pour l’instant, force est de constater que j’ai moins profité du rebond que si je m’étais abstenu. Je persiste néanmoins à croire que dans le contexte actuel, une allocation prudente est préférable. J’espère seulement être assez réactif s’il s’avère que je me trompe.

    2 – Concernant le ‘market timing’, je pense aussi qu’il ne saurait constituer une stratégie en soi. C’est pour cela que je procède à des versement réguliers sur le contrat des versements programmés qui permettent de lisser les points d’entrée. Il ne s’agit aucunement de s’engager dans une gestion active avec des arbitrages trop fréquents. L’assurance vie s’y prête peu. en revanche, je ne m’interdis pas de modifier temporairement l’allocation cible lorsque la volatilité s’accroît.

    3 – Vous ne regardez pas votre portefeuille mais vous investissez régulièrement et vous collez à une allocation de référence en rééquilibrant régulièrement votre portefeuille. C’est aussi la base de la stratégie du défi 6 %, à laquelle j’ajoute des interventions ponctuelles lorsque j’estime que le risque baissier est fort. Je pense qu’il l’est actuellement mais comme je n’en suis pas certain, je maintiens quand même des versements programmés à 50/50 entre fonds en euros et certaines UC de l’allocation de référence.

    Cette volonté de protéger le capital dans les moments où la volatilité s’accroît peut être considéré comme une déformation professionnelle. il est toujours difficile de justifier une baisse prononcée auprès de ses clients. Je préfère les rassurer, quitte à perdre un peu de rendement.

    5- Lorsque je propose mes services, je perçois effectivement des honoraires qui s’ajoutent aux frais de votre contrat, sauf si vous le souscrivez auprès de moi. Dans ce cas, je vous rétrocède mes commissions et croyez-moi, vous êtes assez vite gagnant ;-). J’ajouterai (en off) que si mes prestations de gestion conseillée attirent des clients, c’est peut-être parce que le suivi des contrats d’assurance vie par les banques/CGPI/courtiers est insuffisant. Mais c’est un autre débat…

    Bonne journée également,

    AS

  7. Bonjour
    Initiative toujours aussi intéressante à suivre.
    Petite question technique : comment faîtes-vous pour ramener votre performances en base 100 (ce qui est évidemment très utile pour se comparer aux différents fonds) étant donné que vous prévoyez maintenant des versements réguliers de 500€/trimestre ??

    • Bonjour Vincent,

      La référence correspond à la somme des versements. La valeur du portefeuille rapportée à cette référence (puis multipliée par 100) permet d’exprimer le portefeuille en base 100.

      AS

  8. suivre le débat

  9. Une vidéo très intéressante d’une économiste dont l’analyse est souvent pertinente.

  10. Il y a plusieurs débats:
    – la pertinence du market timing. On voit que c’est pas si simple.
    Acheter quand c’est bas lors des chutes , vendre quand c’est haut ça paraît naturel mais encore faut-il savoir où placer le curseur.

    -L’allocation doit se faire en fonction du profil et pas des marchés financiers

    Effectivement cette phrase peut avoir du sens quand il est impossible de prévoir les marchés

    -gestion passive contre gestion active
    Là je pense que ce débat va diviser. H2o multibonds montre que la gestion active a a place , ce n’est pas comparable avec du Carmignac Patrimoine.
    Des fonds ont aussi battu leur indice sur longue période.

    Le défi de 6% est d’autant plus dur que l’on cherche à réduire la volatilité en même temps et les 2 sont difficilement compatible

    Hors sur longue période si on ne se soucie pas de la volatilité un 50% Etf world + 50% h2o multibonds a de très forte chance de dépasser ses 6% en gestion simple buy and hold. Mais oui on peut se retrouver à-20% sur une année même si l’un a souvent compensé l’autre.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.