Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6 % ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement. – Le defi6% est une initiative d’Arnaud SYLVAIN, conseiller en investissement financier indépendant.

Rappel des faits : Qu’est ce que le défi 6%

4 000 euros ont été investis sur un contrat d’assurance vie. L’objectif est de montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque.
Le défi 6 % vise une rentabilité annuelle moyenne de 6 % et une volatilité maximale de 10 %.
Pour en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez consulter les articles suivants :

Et aussi le reporting d’octobre 2020 : «Bourse : La prudence s’impose pour le défi6%… mais ne paye pas.« 

Vie du contrat d’assurance-vie support du défi6%.

4 000 euros ont été versés initialement sur le fonds en euros en juin 2018, puis deux versements trimestriels de 500 euros ont été effectués. Un investissement progressif a été mis en place pour basculer chaque mois et pendant 5 mois 600 euros du fonds en euros vers des unités de compte.

Cet investissement progressif devait permettre de converger progressivement vers l’allocation cible. La baisse des marchés a contrarié cet objectif et plusieurs arbitrages ont été réalisés pour aboutir à fin décembre 2018 à une allocation plus prudente. Alors que l’allocation cible comporte 90 % d’unités de compte et 10 % de fonds en euros, une répartition avec 30 % d’unités de compte et 70 % de fonds en euros a été privilégiée.

En juin 2019, l’orientation prudente du portefeuille a encore été renforcée. Les fonds les plus volatils (actions États-Unis, obligations internationales, fonds flexible) ont été cédés et les sommes réinvesties sur le fonds en euros.

Depuis janvier 2019, des versements mensuels ont été mis en place, pour un montant de 167 euros chaque mois. Ils correspondent aux versements trimestriels de 500 euros par mois prévus initialement. Depuis juillet 2019, ces versements sont composés à 100 % d’unités de compte, actions comme obligations.

En janvier et février 2020, 150 euros ont été basculés du fonds en euros vers des unités de compte afin d’accélérer la convergence vers la cible. En mars et avril, compte tenu de la baisse des marchés, ce sont 300 euros qui ont été arbitrés vers les unités de compte. En prévision d’une baisse des marchés qui pourrait durer, seuls 200 euros ont été arbitrés en mai.

En juin, à la suite de la forte hausse observée, la part des unités de compte a été réduite à 40 %. La crainte d’une rechute des marchés explique cet arbitrage.

En juillet, août et septembre, le versement programmé en unités de compte a été maintenu. Aucun arbitrage supplémentaire n’a été réalisé.

En septembre, les versements programmés ont été modifiés. Leur montant global reste identique mais les fonds sont réorganisés. Ainsi, les fonds H2O Multibonds, M&G Lux Optimal Income et R Valor sont sortis des versements programmés au profit de Varenne Global, Axa International Obligations, et Lyxor Nasdaq 100 ETF. Cette modification décidée en août répond à plusieurs préoccupations :

  • Accroître le poids des actions US dans le portefeuille car il reste très éloigné de sa cible (7 % actuellement pour une cible à 20 %).Pourquoi le Nasdaq ? Parce que cet indice affiche des performances impressionnantes depuis plusieurs années et que sa volatilité pourra être atténuée par des versements réguliers. II a néanmoins fortement chuté depuis que les versements programmés ont été modifiés.
  • Remplacer H2O Multibonds par un véritable fonds obligataire, moins rentable mais moins volatil. Au vu des derniers déboires des fonds H2O, cette décision semble judicieuse.
  • R Valor est remplacé par Varenne Global, moins volatil.

Versement mensuel du 8 novembre 2020

Reconfinement vs. vaccin en vue : que faire ?

Face à l’aggravation de la situation sanitaire un reconfinement de 4 semaines a été annoncé fin octobre. Celui-ci est néanmoins moins strict que le premier et l’activité économique devrait être moins impactée. Ainsi d’après le ministre de l’économie, l’activité devrait se contracter de -15 % pendant le reconfinement, contre -30 % lors du premier confinement. La récession devrait néanmoins être plus forte que prévu en 2020 et pourrait atteindre -11 %.

Dans ce contexte peu favorable, l’annonce d’un vaccin a revigoré les marchés. Le CAC 40 a ainsi bondi de +8 % le 9 novembre et s’établit à de nouveaux plus hauts depuis mi-mars.

source : Boursorama

La perspective d’un vaccin laisse espérer la fin de la crise sanitaire, peut-être dès le premier semestre 2021. Sera-ce pour autant la fin de la crise ? Non, car la crise sanitaire aura vraisemblablement des conséquences économiques et sociales importantes.

Néanmoins, les banques centrales veillent et elles n’hésiteront pas à venir au secours des États. C’est d’autant plus probable que c’est une question de survie pour la BCE. En l’absence de transferts budgétaires massifs entre les États, il n’y a que la politique monétaire non conventionnelle de la BCE qui peut maintenir la cohésion de la zone euro. Si cette cohésion fait défaut, c’est la désagrégation de la zone Euro et c’en est fini de la BCE.

Les indicateurs économiques vont très certainement se dégrader dans les prochains mois (le chômage augmentera significativement et la croissance restera incertaine) mais la mise au point d’un vaccin pourrait enclencher une reprise robuste de l’activité.

Dans ce contexte, j’ai décidé d’augmenter (dès maintenant) progressivement la part des unités de compte dans le contrat jusqu’à obtenir une volatilité attendue de 10 %, qui correspond à la limite à ne pas dépasser dans le cadre du défi 6 %. Cet investissement progressif permettra de lisser les fluctuations des marchés qui ne devraient pas manquer d’être observées sur les trois à six prochains mois.

La perspective d’un vaccin agit comme une piqûre de rappel sur le défi 6 % : Pour atteindre l’objectif d’un rendement annuel moyen de 6 %, il faut prendre des risques. Il faut les prendre dès maintenant car lorsqu’un ou plusieurs vaccins auront été mis au point et que les vaccinations de masse débuteront, il sera trop tard. Il faut néanmoins éviter de se précipiter car une rechute des marchés reste possible.

En conséquence, en plus du versement mensuel en unités de compte, la part des fonds en euros a été ramenée à 50 %. Il est prévu de la réduire encore pour qu’elle se situe aux alentours de 40 % début 2021 et de 30 % à la fin du premier trimestre.

Arbitrage ponctuel du 10 novembre 2020

En raison des performances mitigées du fonds flexible prudent M&G (Lux) Optimal Income, j’ai opté pour un investissement en Obligations convertibles dans l’arbitrage ponctuel. Le fonds retenu, Lazard convertible global, présente des performances intéressantes. Cela ira-t-il au-delà d’un effet de mode ? À voir.

Lazard convertible global

Situation du contrat au 13 novembre 2020

Le contrat est désormais composé majoritairement d’unités de compte. Le niveau de risque s’est accru en conséquence, de 3 à 4 sur une échelle de 7 (SRRI).

Performances du défi 6%

Performances globales

Le portefeuille a profité de la folle journée du 9 novembre, au cours de laquelle les indices se sont affolés à la suite de l’annonce d’un vaccin contre le covid-19 efficace à 90 %. Au 13 novembre 2020, le portefeuille affiche une plus-value de +370 euros, soit plus 4,18 % depuis sa création. Le défi 6 % retrouve mi-novembre son niveau de début d’année.

Performances comparées

Les actions ont progressé depuis le mois dernier, à l’exception des États-Unis. Les fonds obligataires se tassent, à l’exception de H2O Multibonds FCP.

source : quantalys

Contrôles des rendements et du risque

Le renforcement des unités de comptes a provoqué une légère hausse de la volatilité attendue. Celle-ci ressort à 4,63 %, contre 3,98 % le mois dernier. Elle reste encore loin de la limite de 10 %.

La hausse brutale des marchés à la suite de l’annonce d’un vaccin ainsi que l’accroissement de l’écart entre le défi 6 % et son allocation cible auront eu raison de l’approche prudente adoptée jusqu’ici.

Je crois toujours à une correction des marchés à court-moyen mais je pense que les vaccinations de masse qui devraient débuter d’ici le second semestre enclencheront une reprise robuste de l’économie mondiale. Afin de ne pas rater (comme en 2019) une forte hausse des marchés, je renforce donc dès maintenant les unités de compte.

Ce renforcement vise aussi à ne pas décrocher complètement de l’allocation cible qui elle, se rapproche de l’objectif d’un rendement annuel moyen de 6 %.

Défi 6 % et allocation cible

Au mois prochain.

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