Marchés au plus haut :  la vigilance s’impose

– Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6 % ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement. – Le #defi6% est un exercice pédagogique de gestion conseillée proposée par Arnaud SYLVAIN, conseiller financier indépendant

 

Rappel des faits

4 000 euros ont été investis sur un contrat d’assurance vie. L’objectif est de montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque.

Le défi 6 % vise une rentabilité annuelle moyenne de 6 % et une volatilité maximale de 10 %.

Pour en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez consulter les articles suivants :

Et aussi

Le reporting de mars 2019 : Défi 6 % : Lentement… mais sûrement ? Le reporting des performances – Mars 2019

 

Vie du contrat d’assurance vie

4 000 euros ont été versés initialement sur le fonds en euros en juin, puis deux versements trimestriels de 500 euros ont été effectués. Un investissement progressif a été mis en place pour basculer chaque mois et pendant 5 mois 600 euros du fonds en euros vers des unités de compte.

Cet investissement progressif devait permettre de converger progressivement vers l’allocation cible. La baisse des marchés a contrarié cet objectif et plusieurs arbitrages ont été réalisés pour aboutir à fin décembre à une allocation plus prudente. Alors que l’allocation cible comporte 90 % d’unités de compte et 10 % de fonds en euros, une répartition avec 30 % d’unités de compte et 70 % de fonds en euros a été privilégiée.

Depuis janvier 2019, des versements mensuels ont été mis en place, pour un montant de 167 euros chaque mois. Ils correspondent aux versements trimestriels de 500 euros par mois prévus initialement.

Ces versements sont composés d’actions US, d’un fonds flexible, d’obligations monde, et du support en euros. L’objectif consiste à continuer à investir progressivement sur des unités de compte tout en conservant une allocation prudente portefeuille majoritairement investi en fonds euros. L’investissement dans les unités de compte qui présentent un fort risque de perte (à mon avis) est suspendu : actions France, actions Europe, actions Pacifique, actions Émergentes. De même, l’investissement dans le fonds flexible prudent et les obligations Europe est interrompu. Dans le contexte actuel, le fonds en euros leur semble préférable.

 

Versement programmé du 9 avril 2019

Cette stratégie et motivée par un environnement macroéconomique qui reste incertain. Par ailleurs, les marchés financiers ont fortement monté et une correction est de plus en plus probable : Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

 

Composition du portefeuille au 17 avril 2019

Note : L’investissement dans le fonds H2O Multibonds s’effectue depuis le 1er février avec des parts SR et non plus R. Les parts SR suivent une nouvelle tarification qui rend le coût d’accès au fonds plus élevé. Par ailleurs, le fonds M&G OPTIMAL INCOME FUND EUR A H ACC a été remplacé par le fonds M&G (LUX) OPTIMAL INCOME FUND

Performances du contrat d’assurance vie.

 

Les performances globales

Les performances se sont encore améliorées depuis le dernier reporting, avec une accélération observée depuis début avril. Le portefeuille affiche au 17 avril une plus-value de+1,54 % (+87,19 euros), soit un plus haut historique depuis l’ouverture du contrat.

  • Les actions ont nettement progressé quelle que soit la zone géographique, à l’exception du Japon. Les actions émergentes progressent toujours aussi vivement.

 

  • Les fonds obligataires progressent également. H2O Multibonds reste incroyable (+14 % depuis le début de l’année).

 

 

  • Les fonds flexibles, combinaisons d’actions et d’obligations, sont aussi en hausse.

 

Les performances comparées

Sur les 4 dernières semaines, plusieurs fonds affichent des performances significativement supérieures à leur classe d’actifs : H2O MULTIBONDS, TOCQUEVILLE MEGATRENDS, JPM EMERGING MARKETS EQUITY FUND, M&G LUX OPTIMAL INCOME, R-CO VALOR.

Classe d’actifs Performance sur les 4 dernières semaines* Moyenne de la catégorie
Obligations Europe

LYXOR EUROMTS ALL-MATURITY INVESTMENT GRADE

+0,35 % +0,25 %
Obligations Monde

H2O MULTIBONDS SR

+3,12 % +0,65 %
Actions France

MONETA MULTI CAPS C

+1,84 % +2,00 %
Actions Europe

TOCQUEVILLE MEGATRENDS

+2,42 % +1,68 %
Actions États-Unis

LYXOR DOW JONES INDUSTRIAL AVERAGE D-EUR UCITS ETF

+2,65 % +2,91 %
Actions Pacifique

EDR JAPAN C

+2,88 % +2,44 %
Actions Émergentes

JPM EMERGING MARKETS EQUITY FUND A ACC EUR

+4,63 % +2,92 %
Flexibles prudents

M&G LUX OPTIMAL INCOME A ACC

+1,36 % +0,79 %
Flexibles

R-CO VALOR F

+3,60 % +1,15 %

* par rapport à la dernière valorisation fournie par Quantalys au 16 avril.

 

Contrôles des performances et des riques

La volatilité reste inférieure à la limite de 10 % et le rendement sous la cible de 6 %. La décorrélation et la diversification du portefeuille restent satisfaisantes.

Perspectives

Les turbulences sur les marchés actions ont conduit à basculer le portefeuille vers une répartition 70/30 et à mettre en place des investissements programmés 50/50.

Le rebond des marchés actions se poursuit depuis plusieurs mois. Si la part significative d’unités de compte a permis d’en profiter, la progression du portefeuille a été freinée par son orientation prudente. Le portefeuille affiche désormais une performance significativement inférieure à celle de son allocation cible. L’écart s’est encore accru ce mois et atteint 3,8 points de pourcentage. Le choix de la prudence se paye en termes de rendement. Moins de risque, moins de rendement.

 

Après un nouveau mois de hausse des marchés actions, il semble encore plus risqué d’accroître la part d’UC puisque les marchés sont au plus haut.

Dans cette situation où la poursuite d’une hausse devient de moins en moins probable, que faire ? Rien, car la part des UC dans le portefeuille reste modérée. En revanche, la vigilance s’impose et il faut être prêt à basculer vers le fonds en euros si un début de correction devait se profiler.

« Sell in May and Go Away » ?

 

Au mois prochain.

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105 Comments

  1. Hurluberlu says:

    Hum…
    Pour ma part et pour les clients qui l’ont bien voulu (en respectant leur profil, leur connaissance de ces actifs et l’adéquation par rapport à la préconisation), j’ai proposé en fin d’année le chemin inverse, à savoir s’ouvrir davantage sur le marché pour profiter du rebond, et rattraper en même temps les pertes du mois d’octobre sur leur partie UC. Ce choix a été salutaire. En ce qui concerne les UC j’ai quand même suivi la recommandation de la majorité des gérants, à savoir être très flexible (H2O Adagio, Sextant Grand Large et HMG Rendement) tout en gardant un bon petit socle orienté actions (AXA aedificandi et Comgest Monde).
    En fin de 1er trimestre les marchés semblent être au plus haut…je sécurise donc beaucoup plus (les gérants actions ont tendance aussi à prendre les bénéfices et diminuer leur exposition) via le fonds euros et les fonds flexibles et ou OPCI…on verra ce que ça donne…

    • Oui, il fallait croire à un rebond aussi fort, dans un contexte incertain… Maintenant que les marchés sont au plus haut, une réduction de l’exposition au risque paraît effectivement raisonnable.

  2. Christian says:

    Celà prouve une fois de plus la difficulté à obtenir une performance digne de ce nom sur les marchés boursiers, de plus en plus pilotés par les algorithmes . Une prise de risque forte et temporaire, suivie d’une sécurisation dès l’obtention d’un gain « correct » soit entre 5% et 8%, comme l’a fait Hurluberlu, semble être la bonne solution. Celà signifie qu’il faut actuellement espérer une bonne correction pour à nouveau en profiter.

    • Hurluberlu says:

      Je vous rejoins sur la complexité des marchés. Entre les gros fonds qui en prenant une position peuvent à eux seuls influencer certains actifs, les algorithmes qui orientent beaucoup les marchés et des tweets qui gouvernent l’évolution des indices…
      La position que j’ai prise et que j’ai conseillée n’était pas évidente à tenir au premier abord…mais vu les données contraires qu’on reçoit, seule une réflexion combinée à une forte conviction permet de faire le job…heureusement que des gens comme Arnaud Sylvain gardent un cap et essaient de s’y tenir, parce qu’avec les informations actuelles, on serait tentés de garder tout sous le matelas et de rien faire…

  3. La conclusion de ce début défi 6% , c’est que le market timing est loin d’être facile.

    Que si l’on cherche à réduire la volatilité, c’est parfois au détriment de la performance.
    En visant 6% , la part UC devrait être plus élevé

    Je pense à h2o multistrategies ( en gros une gestion pilotée h2o agressif) dont le gérant expliquait qu’il avait une meilleure performance sur le long terme car il acceptait la volatilité.

    Le buy and hold sur un simple indice monde
    comme un Etf world obtient aussi une perf au delà de 6% sur le long terme.

    Un mélange 50% Etf world (actions) + 50 h2o multibonds ( obligations) obtient aussi une belle perf diversifiée.

    Rien est facile , on se sert souvent de la perf passée pour expliquer que tel ou tel méthode est bonne.

    L’ idéal est de trouver la bonne méthode par rapport à son profil, son aversion au risque, son horizon de temps , ses objectifs et de ne pas paniquer et vendre sur les chutes.

    Au plaisir de continuer à suivre le défi 6% qui doit s’apprécier sur du long terme .

    • Hurluberlu says:

      Multistrategies n’a pas été fermé ? Ou c’est un autre fonds de H2O ? Ça fait un moment que je lorgne sur ce fonds…

      En tout cas je suis d’accord avec vous, il faut accepter la volatilité et se concentrer sur l’horizon d’investissement…

    • Bonjour Ideo,

      Oui, la réduction de la volatilité s’effectue au détriment de la performance. Cela se voit clairement lorsque vous comparez le défi et son allocation cible. C’est d’ailleurs l’objectif du défi de le montrer.

      Je vous rejoins sur la nécessité d’une part d’UC élevée pour obtenir un rendement de 6 %. L’allocation cible, calée pour obtenir ce rendement repose d’ailleurs sur une part d’UC de 90 %.

      J’ai choisi de m’écarter de cette allocation cible car je n’ai pas cru au rebond des marchés mais plutôt à une accentuation de la baisse. Il se trouve que je me suis trompé et qu’en voulant limiter les pertes, j’ai freiné les gains.

      Maintenant que les marchés sont au plus haut, il ne paraît pas opportun d’augmenter la part d’UC. Je préfère attendre une correction pour procéder comme Hurluberlu ;-).

      AS

  4. Bonjour

    Suivre le débat

  5. julien bonnetouche says:

    Il faut saisir le message que les marchés envoient :

    La dette n’a pas d’importance.

    Mais deux choses sont fondamentales :

    -la croissance mondiale surtout Chine, US et Allemagne.
    -les taux d’intérêts bas.

    Et si l’on regarde l’aspect technique de la courbe du CAC actuellement , la hausse n’est pas terminée.

    • Bonjour,
      tout a fait d’accord avec Julien Bonnetouche, je pense que la hausse n’est pas terminée.
      Depuis 31/12, j’ai fait investir sur les actions et plus particulièrement sur celles qui avaient beaucoup baissé. Acheter au son du canon.
      Bien m’en a pris. Les portefeuilles ont augmenté de plus de 10%, en augmentant certes le risque et les produits du type Pictet thématiques et actions Monde. Un portefeuille tombé à 736000 au 31 12 est devenu 816000.
      Je laisse pour le moment…

      • Hurluberlu says:

        Ah ben bien joué M. Fitoussi.
        Pour ma part je ne pratique pas l’analyse technique, je devrais peut être m’y mettre !
        Mais j’ai du mal à penser que ça puisse monter encore plus haut, quel serait le moteur de cette hausse ? (Même si je vois quelques chiffres économiques tomber et qu’ils ne sont pas si mauvais)

        • Plus béotien que moi, tu meurs.
          Lisez H24 d’hier et d’avant-hier : Une crise financière imminente ? (M&G),
          et « Les anticipations des asset managers suite au nouveau report du Brexit… »
          Club Patrimoine : Avis partagé de Leonard Cohen (Ginger), Chaguir Mandjee (Haas Gestion).
          N’étant pas spécialiste, j’aime bien suivre ceux qui ne me déçoivent pas.
          Bien à vous.

      • Il est toujours facile, après coup de dire, « je le savais bien » mais dans les faits, personne n’en savait rien. Ce n’est qu’une question de chance ;

        Néanmoins, une certitude, la bourse c’est très simple : Après la hausse, vient la baisse et après la baisse vient la hausse;

        Nous sommes proche des records historiques et l’économie se dégrade ; Il était très risqué d’anticiper cette remontée des cours depuis début Janvier.

        L’épargnant de long terme n’est pas un spéculateur.

  6. C’est extraordinaire de vouloir gérer des gérants, vous feriez mieux de faire une formation en finance, vous gagneriez du temps

    • Hurluberlu says:

      Pour ma part je n’essaie pas de gérer des gérants. C’est juste que lorsque certains fonds sont enregistrés auprès de l’AMF, leur thématique d’investissement est trop spécifique pour permettre au gérant du fonds d’aller sur d’autres classes d’actifs ou même de changer de secteur d’activité ou de secteur géographique…d’où l’intérêt d’arbitrer et de jauger régulièrement le marché. Pour être en contact régulier avec eux, certains ont tellement le nez dans le guidon qu’ils ne sont pas au courant de ce qu’il se passe ailleurs : et c’est normal. Il faut des spécialistes, et il faut des généralistes…

    • A qui vous adressez-vous ?
      Merci de préciser.

    • Je ne suis pas certain d’être d’accord avec vous. Le métier d’un gérant action, c’est pas de se poser la question s’il faut ou non investir sur le marché action. Le métier d’un gérant est d’être exposé à 100% sur les marchés actions et de sélectionner les entreprises dont le rendement risque sera le meilleur.

    • Bonjour Goufio,

      Merci pour votre conseil. Quelle formation en finance me conseilleriez-vous ?

      • L’EDHEC, mais elle n’est pas seule et je crois que vous le savez, je ne sais pas pourquoi je vous réponds d’ailleurs, les clics aujourd’hui permettent de savoir tellement de choses. Mais vous même vous n’auriez pas de formation en la matière pour poser une telle question ? Je pourrais vous conseiller un excellent ouvrage pour débuter de Warren Buffet et Benjamin Graham »l’investisseur intelligent » édité la première fois en 1949, mais vous avez des prix Nobel comme D. Kahneman & A. Tversky et des auteurs que sont aussi les directeurs scientifiques d’écoles et universités qui ont publiés des études statistiques sur les fonds comme Pascal Grandin ou Charles de La Baume, la liste est longue et tous se rejoignent et c’est ce qui est troublant etc.
        Tous nous ont fait gagné du temps et évité les « martingales » et « sentiments » lus sur ce blog y compris de son auteur. Ne me demandez pas pourquoi je viens sur ce site, je vous l’épargne de suite, c’est pour aussi exposer dans certaines études le niveau des professionnels/placeurs/vendeurs qui prétendent faire fructifier l’argent d’autrui et qui n’en n’ont même pas un exemplaire sur eux comme disait Coluche. J’ai même répondu à G Fonteneau qui était devenu un peu agressif une fois et qui s’est défaussé… D’ailleurs il s’expose encore avec son propos juste ci-dessus, je le cite : »Le métier d’un gérant est d’être exposé à 100% sur les marchés actions et de sélectionner les entreprises dont le rendement risque sera le meilleur. » S’il avait une culture financière il n’aurait pas écrit cela. Vous trouverez d’excellentes démonstrations le contredisant chez les auteurs cités et d’autres bien sûr. Ce blog est édifiant

        • Goufio,

          Je vous trouve un tantinet prétentieux et arrogant, mais c’est aussi ce qui donne envie de vous répondre. C’est aussi grâce à des intervenants comme vous que ce site est intéressant.

          Aucune martingale dans l’exercice du défi 6 %. Je vous rappelle que l’objectif est simplement de montrer que sur le long terme, une prise de risque permet d’obtenir un rendement plus élevé que celui d’un actif sans risque. Je ne suis pas certain qu’il soit nécessaire de passer par l’EDHEC ou toute autre grande école pour cela. Sans être prétentieux, je pense que mes études devraient suffire pour y parvenir.

          Vous êtes libre de ne pas apprécier nos discussions mais si’il vous plaît, soyez plus humble. Au lieu de citer des auteurs, livrez-nous plutôt leurs conclusions. Cela permettra de faire avancer le débat.

          • Mais alors, si une prise de risque permet d’obtenir un rendement plus élevé que celui d’un actif sans risque, pourquoi investir tous les mois à 50% sur le fonds euros, sans vraiment d’intérêt ? N’est-ce pas contradictoire ?

            • Non, ce n’est pas contradictoire dans la mesure où ce rendement plus élevé s’accompagne d’une volatilité accrue. L’investissement en fonds euros vise justement à réduire cette volatilité en maintenant une part de fonds en euros élevée dans le portefeuille.

              Si je n’investis que dans des UC, cela accroît mécaniquement la part des UC dans le contrat et accroît le niveau de risque. Si j’investis selon la structure existante du portefeuille, alors je maintiens le niveau de risque. Là, j’ai choisi d’augmenter légèrement la part des UC en investissant à 50/50 alors que la répartition initiale est de 70/30.

              Je ne vois là aucune contradiction, mais peut-être me trompé-je ?

              Je le répète, j’investis chaque mois sur le fonds en euros parce que je me suis fixé un objectif d’investissement de 500 euros par trimestre. Comme je ne souhaite pas augmenter outre-mesure la part des UC dans le contrat, j’investis donc une partie de ces 500 euros sur le fonds en euros.

              Rendement et risque sont positivement liés. Si un actif risqué fournit un rendement plus élevé, ce dernier n’est cependant pas certain. Sinon, tout cela n’aurait aucun intérêt. il suffirait d’investir sur les supports les plus rentables. J’ajouterai que « les performances passées ne présagent pas des performances futures » 🙂

            • Oui, rendement = risque mais risque n’est pas toujours synonyme de rendement 😉

              Prendre des risques est effectivement le meilleur moyen pour augmenter le rendement du portefeuille, mais le résultat n’est pas garanti… car le principe du risque est justement que tous ne peuvent prendre le bon risque ! Statistiquement, plus le risque est rémunérateur, moins sont ceux qui peuvent en profiter. Et c’est justement, parce que l’absence de risque peut profiter à tous, que le rendement est faible.

              • Je confirme qu’il existe certains placements magiques qui font prendre des risques et délivrent une rentabilité proche de celle d’un actif sans risque ;-).

                Il faut du risque pour avoir du rendement mais la prise de risque ne garantit pas le rendement.

          • Je suis surpris de votre suffisance à vouloir snober les formations de BAC + 5 en finances…Cette connaissance ne s’acquiert malheureusement pas par capillarité ni par des résumé d’ouvrages de recherches, mais par du travail avec des enseignants spécialisés qui comme tous les chercheurs se tiennent informés et participent aux comités de lecture des scientifiques. Je pense que vous devriez étudier le mot humilité avant de qualifier quelqu’un que vous ne connaissez pas. Le dictionnaire français définit celle-ci par la reconnaissance de ses limites et de ses capacités en faisant preuve de modestie. On la considère comme une qualité en opposition à l’orgueil. Ce que j’ai appris est inverse à vos affirmations et expériences et vous le dire est déjà une bonne alerte, en toute sympathie et vous dispense de votre capacité à qualifier, je le répète, quelqu’un que vous ne connaissez pas, l’attaque ad hominem ne valorise jamais son auteur.
            Jusque là l’échange est stérile car vous « savez » des choses fausses que vous pratiquer et c’est là le plus gros problème car il s’agit de l’argent des autres. Enfin , l’AMF et l’ACPR étant bien conscientes de l’état des connaissances des conseillers/placiers/vendeurs ont été conduites a édicter des réglementations, à contrôler et servir. C’est dire…
            J’allais oublier qu’il n’y a pas de débat sur la question puisque la matière est connue depuis 1953 par Markowitz et enseignée avec constance, je vous signifierais neuf prix nobel que vous pouvez ignorer Markowitz, Sharpe, Miller, Merton, Scholes, Stiglitz, Fama, Shiller et Hart et bien d’autres
            Maintenant vous savez ce que vous devez faire

            • Je ne snobe pas les formation en finance, j’écris juste qu’elles ne sont pas indispensables pour l’exercice du défi 6%.

              J’ajouterai par ailleurs que les travaux de Markowitz ne font absolument plus l’objet d’un consensus et sont largement critiquées (notamment par Nassim Nicholas Taleb).

              Vous citez des prix Nobel (qui n’en sont pas stricto sensu puisque le prix Nobel d’économie n’existe pas) mas vous avez oubliés Merton et Scholes, qui sont à l’origine d’une crise financière majeure provoquée par la faillite du fonds LTCM.

              J’ajoute pour conclure que la loi normale et la loi de Gauss (sans E) c’est la même chose, et que la loi normale n’a jamais permis de calculer un écart-type.

              Concernant les attaques personnelles, je vous invite à relire vos propos sur Guillaume Fonteneau. Je ne suis pas sûr qu’ils vous valorisent :-).

        • Bonjour Goufio,

          Vous le savez parfaitement puisque vous le lisez régulièrement, je sais que je ne sais rien et j’aime chercher à comprendre. Je vous propose donc de partager avec nous votre savoir et vos connaissances.

          Je vous propose donc de rédiger un article sur la thématique que vous choisirez, mais l’approche des marchés financiers me semble une bonne première idée d’article. Vous semblez parfaitement maitriser le sujet et nous avons besoin d’un expert qui pourrait nous éclairer dans ces méandres.

          En revanche, pouvez vous m’expliquer davantage pourquoi vous n’êtes pas en accord avec cette phrase pourtant simple « Le métier d’un gérant est d’être exposé à 100% sur les marchés actions et de sélectionner les entreprises dont le rendement risque sera le meilleur. »

          Bien évidemment, dans l’hypothèse ou vous refuseriez de saisir cette opportunité que je vous offre de nous exposer votre savoir, nous ne pourrons en conclure que votre commentaire n’est qu’une histoire de « confiture et de tartines ».

          Au plaisir d’un prochain échange constructif.

          • Bonjour
            Je vous ai cité certains auteurs d’ouvrages qui vous contredisent, ils vous suffit de combler votre curiosité en les lisant. Par ailleurs votre manière de procéder en me mettant dans un défi ou un débat qui n’est pas le mien. Je n’ai pas décidé comme vous de faire un blog et d’y conter ce qui vous passe par la tête en toute ingénuité, c’est vous qui le dites…Mais comme il est public, j’y accède … à d’autres fins. Vous aiguiller et vous rendre service en vous répondant par des noms d’auteur d’ouvrages est déjà une bonne intention, mais apparemment vous les méconnaissez et vous voudriez qu’un livre de 500 à 800 pages qui a été réfléchi, rédigé et sourcé comme il se doit soit résumé en un article!
            Je vous donne une piste sur la volatilité qui est une fonction inverse du temps et qui devrait vous faciliter la vie « financière » et celle de ceux qui vous lisent. Rapprocher vous aussi de Nassim Nicholas Taleb et vous confirmerez la critique de la loi de Gausse et la loi normale qui la précède et vous permet de calculer l’écart-type.
            Vous avez bien compris que votre demande d’article est irréaliste

            • Nous aiguiller et nous rendre service… je me Gauss(e) ;-).
              Est-ce normal ? Est-ce un signe (un cygne noir, bien entendu) ?

              • Fredy Gosse says:

                Je vous demande d orthographier correctement mon nom ?

                • Gilbert Fitoussi says:

                  Il a voulu faire un jeu de mots avec votre nom Gosse et de Gauss, Carl-Friedrich, mathématicien et physicien allemand. Vous devez certainement connaître son nom.
                  C’est une petite allusion, et être comparé à Gauss devrait vous flatter…
                  On le considère, en effet, comme le plus grand mathématicien de tous les temps. Il fut un initiateur au niveau de la rigueur, un grand novateur, un calculateur exceptionnel et un théoricien génial.

  7. Michel 2 says:

    Piètre performance, loin des 6% !!!

    Pour ma part j’ai arbitré en février dernier, de mon propre chef, sur:

    – PARVEST CONSUMER INNOVATORS CLAS —> +20,33% depuis le début de l’année,
    – Franklin Templeton International Services S.à r.l. —-> +29.15% depuis le début d’année,
    – LAZARD ACTIFS REELS —> +12.58% dlda,
    – AXA AEDIFICANDI A (C) —-> + 12.76% dlda,
    – ROBECOSAM SUST FOOD EQUITIES —-> + 13.19% dlda,
    – FCP MON PEA PART R —->+14.75% dlda,
    – ….

    Et pour moitié sur: FDS EUROS SURAVENIR RENDEMENT.

    En fait j’avais depuis 2011, 35 fonds environ investis pour de petites à moyennes sommes. En début de cette année j’ai arbitré et recentré sur les 5 ou 6 plus performants, ceux cités ci-dessus, avec un stop loss de 10%.
    Pourvu que Julien ait raison et que ça dure ! heu !

    • Quand on voit la perf YtD de Russel China (+ de 30%), on ne peut que regretter de ne chercher à faire que 6% et en ne les atteignant même pas !

      • C’est 5 années à 6%, ou presque ! On peut alors sortir et se reposer sur du fonds euros à 2% !

        • Bonjour Gilbert,

          Vous oubliez que le défi 6% vise à atteindre ce rendement avec une volatilité inférieure à 10 %. Il ne s’agit absolument pas de chercher à obtenir le rendement le plus élevé possible.

          Je vous confirme que dans l’absolu, la performance est maigre. Je vous demanderai néanmoins de ne pas porter de jugement trop hâtif sur un portefeuille dont l’objectif est de dégager de la performance à long terme.

          AS

          • Hurluberlu says:

            Je rejoins l’avis de Sylvain. On raisonne dans une logique patrimoniale, où la volatilité doit être bien plus faible…car en général les fonds sont affectés à des projets autre que de la performance absolue : un projet immobilier, de la transmission…on peut pas jouer à la roulette russe et faire du +30 -20…

            • Mon portefeuille, avec 200000€ en fonds euros, a une volat de 8,77 ! calculée par Quantalys.

              • Gilbert,

                Cela m’intéresserait de pouvoir comparer votre portefeuille avec le défi 6 % depuis sa création. Cela permettrait très certainement de confirmer qu’un rendement plus élevé s’obtient avec une volatilité plus élevée.

                Serait-ce possible ?

            • Si vous ne croyez pas au long terme avec -20 + 30, il ne faut pas investir avec Bruno Crastes. Oubliez les fonds dynamiques de H2O !
              Il dit : si vous voulez de la perf à long terme, il faut de la volatilité.
              Il prouve sur le long terme qu’il a raison !
              Et je le suis, presque les yeux fermés.
              Ce n’est pas de la roulette russe !
              En octobre 1987, j’étais investi sur le règlement mensuel à 1 000 000 Francs avec 200 000 F de couverture. Quand les marchés se sont effondrés, j’ai poursuivi de mois en mois, en payant le report ! ça m’a fait mal, jusqu’à la liquidation de février. Mon banquier voulait que je vende tout, en perdant les 200000francs que j’avais. J(ai refusé et tenu bon, et payé les report encore. Puis les marchés sont repartis à la hausse, et en fin d’année 1988, j’avais dépassé le niveau d’octobre 87. Et j’ai gagné ! J’ai quitté ma banque le Crédit du Nord, en leur disant qu’ils étaient des incapables.
              Cela m’a appris à ne pas céder à la pression, et ne pas m’affoler. Comme a dit Guillaume, la hausse suit la baisse, et « lycée de Versailles »! 😉
              C’est là que j’ai décidé d’en faire mon métier.

              • Hurluberlu says:

                H2O Adagio n’est pas si dynamique que ça…
                Et pour parler de long terme, nous n’avons pas tous la même définition de long terme. J’ai déjà entendu des clients me dire que long terme = 5 ans. De même, les gens peuvent prévoir des projets, à 8, 10 ans, et même sur ces délais, on peut être trop court.
                Si je dois vous exposer ma situation : j’ai une assurance vie 100% UC, et un PEA sur lequel j’ai des supports à effet de levier X2, basé sur le CAC pour l’un, et sur le NASDAQ grâce à un effet de swap que gère Lyxor (j’espère que je l’écris bien) pour l’autre. Autant vous dire que depuis quelques mois je me gave, mais aussi que j’envisage du très très très long terme en faisant ça…

  8. Hurluberlu says:

    Ça peut même être 12 pour moi ça reste honnête.
    Sauf que dans une démarche de conseil de qualité, le profil investisseur et la déclaration d’adéquation font souvent ressortir un profil risque SRRI de 3-4/7. En volatilité max ça vole pas haut…

  9. Merci pour le point sur de défi et cette belle transparence.
    Juste une remarque.
    je suis toujours surpris de lire que les marchés sont « au plus haut »
    certes il y a eu hausse dans un climat de dégradation de relations internationales mais on ne sait jamais à l’avance quand le marché va se retourner …
    Sell in may .. or not

    • Bonjour Moreau,

      La tendance haussière dure depuis près de 10 ans donc oui, vous avez raison, cela fait quelque temps maintenant que les marchés sont « au plus haut ».

      Nous ne savons pas quand le marché va se retourner, c’est ce qui fait tout le sel de l’exercice. Faut-il essayer de profiter au maximum de la hausse ou commencer à se préparer pour la chute ?

      Pour ma part, je ne veux pas prendre trop de risques car ayant raté le rebond, je dispose d’une matelas de sécurité trop faible. Je garde donc un stock assez prudent (65 % fonds euros/35 % UC), que je complète avec des versements programmés à (50/50).

      Wait and see…

      • Si je puis me permettre, je ne vois pas l’intérêt de faire des versements réguliers à 50% fonds euros et 50% UC. Le fait de faire une moyenne sur les prix d’achat des UC me suffit pour lisser les performances. 50% sur le fonds euros tous les mois ne me semble pas judicieux, car outre les frais d’entrée (à moins que vous n’en ayez pas, ce qui ne me semble pas payer votre travail), cela n’apporte aucune plus value.
        Mais ce n’est que mon humble avis avec une expérience de plus de 40 ans !

        • Gilbert,

          Merci pour votre avis. Quelques précisions pour justifier mon choix :

          -Pas de frais d’entrée sur le contrat retenu sinon oui, vous avez raison, aucun intérêt.

          – Par ailleurs, cela permet d’investir sur un fonds en euros plus performant. il y a donc une légère plus-value en basculant d’un fonds en euros vers un autre. Pas grand chose mais pourquoi s’en priver ?

          – Enfin, cela m’est plus ou moins imposé par les règles du défi 6 %, à savoir Investir 500 euros par trimestre. Et comme je ne souhaite pas investir tout sur des UC…

          • Pourquoi pas tout sur des UC ? Cela fait un prix moyen d’achat, et c’est mieux que du fonds euros.
            Et vous ne vous payez pas pour votre travail ?
            Je refuse de travailler gratuitement. Mes cheveux blancs (mon expérience) exigent d’être rémunérés, en contrepartie de l’échange de mes connaissances et de mon travail par mes clients. Frais d’entrée MINI 2% quand ce n’est pas 4% ! Arbitrages payants, honoraires ou frais du contrat.
            Mes clients veulent une bonne mutuelle, vont chez le médecin spécialiste avec dépassement d’honoraires, ils acceptent de payer mon travail. Sinon, je dépose le bilan, et je vais à la pêche pour nourrir ma famille !

            • Pas tout sur des UC parce que j’ai fixé une contrainte de volatilité et que je pense que le moment n’est pas opportun. Cela viendra, mais je préfère attendre.

              La situation aux Etats-unis n’est pas si claire et il existe des risques en Europe . L’Allemagne ralentit et l’Italie ne croît plus. Par ailleurs, les élections européennes pourraient nous réserver quelques surprises. quant au Brexit, ce n’est plus un sujet… pour l’instant.

              Je ne travaille pas gratuitement mais le défi 6 % est un exercice pédagogique (que j’ai moi-même proposé et pour lequel je ne suis pas rémunéré).

              Je me suis placé du côté du client en souscrivant un contrat internet et je le gère comme tout un chacun.

              C’est aussi pour montrer que le choix du contrat est important et que les frais peuvent venir amputer la performance. C’est bien d’avoir des fonds qui prennent 10 % par an mais avec des frais de 4 à 5% (droits d’entrée, arbitrages), vous divisez le rendement net par deux.

    • Fredy Gosse says:

      Oui j ai souris en lisant le titre de Guillaume

      • Gilbert Fitoussi says:

        J’ai souri… sans S.

        • Gilbert Fitoussi says:

          Si Gosse en prend 2, souri, dans ce cas-là, n’en prend pas. Vous n’appréciez pas les fautes sur votre nom, ce que je comprends, mais n’en faites pas sur les participes. ;-))

          • fredy Gosse says:

            oh là… je fais des fautes ,de plus en plus d’ailleurs, mais j’ai gardé un sens de l’humour qui vous fait largement défaut car vous n’avez pas compris ma remarque …. faut que je vous explique Gauss …. Gausse est une faute d’orthographe ce n’est pas moi qui l’ait soulignée et moi c’est Gosse… voila voila comme disent les jeunes, je déconnais quoi
            PS:Carolus Fridericus Gauss en latin), né le 30 avril 1777 à Brunswick et mort le 23 février 1855 à Göttingen, est un mathématicien, astronome et physicien allemand. Il a apporté de très importantes contributions à ces trois domaines. Surnommé « le prince des mathématiciens », il est considéré comme l’un des plus grands mathématiciens de tous les temps.

            • Gilbert Fitoussi says:

              « sens de l’humour qui vous fait largement défaut car vous n’avez pas compris ma remarque »
              Vous ne me connaissez pas, et vous affirmez sans savoir. Moi je regarde les faits !
              Mais peu importe si je n’ai pas le sens de l’humour à vos yeux partiaux, vous n’avez pas l’orthographe dans le sang, impartialement !
              Ayez la rigueur de Gauss, si vous n’en n’avez pas le nom.
              Il est vrai que je suis assez intransigeant quand je vois comment mes contemporains écrivent le français, notre si belle langue. Je fais partie du Projet Voltaire… ce qui explique cela !

        • Michel 2 says:

          Hé ben, si vous faites la chasse aux fautes d’orthographe sur ce blog, vous allez avoir du boulot ! Guillaume si tu nous lis !!! 🙂 🙂 🙂

  10. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    pour répondre à ceux qui souhaitent des éclaircissements sur les raisons de la hausse actuelle, et pourquoi elle va surement continuer encore un certain temps, je me permets de reprendre l’explication que j’ai déjà mise sur le blog récemment :

    Cette hausse est vraiment particulière, car pour le moment elle est essentiellement « technique »
    Tous commence en janvier / février, où les traders et gérants ont cru à une petite réaction haussière à la suite de la baisse excessive de fin décembre.
    Donc beaucoup ont vendu pour parer au pire, c’est à dire à une rechute, et les pro, eux ont vendu à découvert.

    Et là dessus, il y a eu un petit courant acheteur, dès le moment où la FED a dit que la hausse des taux était terminée.

    Ce courant acheteur a mis en porte à faux les vendeurs à découverts qui sont obligés depuis de liquider leurs positions progressivement, ou même automatiquement si ce sont des robots.
    Par ailleurs à chaque mouvement de repli, les traders rachètent pour essayer de se refaire un minimum. ce qui fait que les tentatives de baisse sont aussitôt annihilées.

    Ces derniers jours, on s’aperçoit quel la Chine et l’Allemagne qui étaient au plus mal il y a encore 3 mois, finalement sont en phase de convalescence, puisque la guerre commerciale devrait s’arrêter.
    les investissements reprennent, et ça devrait durer un moment.

    Ce dernier fait très important, est normalement de nature à encourager des achats d’actions de la part de ceux qui sont restés en dehors du marché depuis 3 mois.

    Cela d’autant plus, que les fonds en institutionnels sont plutôt sous investis, avec une décollecte des actions européennes depuis plus de 18 mois au profit des obligations et actions américaines.
    Certains ont même des obligations de quota d’actions.

    Malgré cela les volumes restent encore plutôt faibles, et cela signifie deux choses :

    beaucoup comme Arnaud Sylvain sont encore restés à l’écart mais risquent de se lasser de rater la hausse et de revenir tardivement (trop tardivement) mais de participer ainsi à une poursuite de la hausse.

    Il n’y a pas de bulle sur le marché action, donc à ce jour pas de risque d’effondrement.

    Alors, comme dit Guillaume personne ne sait rien.
    Et personnellement j’ai déjà dit depuis pas mal de temps, que 5800/5900 cette année me paraissait raisonnable, c’est à dire ce que nous aurions déjà dû atteindre en 2018 s’il n’y avait pas eu la guerre de Trump.

    Mais compte tenu des éléments que je rappelle ci dessus, il se pourrait bien que la bourse commette cette fois des excès à la hausse.( au delà des 6000) pas forcément en ligne directe, c’est à dire qu’il peut y avoir des petites corrections entre temps.

    • Je partage les idées et l’opinion de Julien. Il sans doute trop tard pour se refaire, mais pour ceux qui y vont maintenant, sans avoir subi la baisse de 2018, il y a encore un peu de gain à prendre. L’analyse technique ne montre pas de trop soubresauts, comme quand une baisse commence à montrer son nez. Certains supports n’ont pas encore atteint leur plus haut de 2018, et la guerre commerciale Trump / Chine semble se calmer. La Chine essaie de contrôler son économie, et les perspectives semblent meilleures que fin 2018.
      En outre, certaines thématiques sont intéressantes et ne sont pas près de perdre de leur intérêt, même si cela reste très dynamique (sécurité, big data, eau, etc.) J’aime bien le fonds de Global megatrend de Pictet, qui marie plusieurs de ces thématiques, en diminuant la volatilité de chacune.
      Ayant profité du rebond depuis fin décembre, mes clients accepteront que cela baisse un petit peu, car n’ayant pas de boule de cristal, je ne suis pas certain de voir quand le marché va se retourner et arbitrer pile au bon moment ! Qui le saurait ? En attendant, je reste investi, et je me réjouis d’être dans le train… Sans pour autant aller au Brésil (à tort ?) ou dans les Frontier markets (il y a sans doute quelques coups à faire, mais je laisse cela aux plus courageux !).
      Bon week-end à tous et bonne fête de Pâques.

      • Vous devriez regarder un fond Vietnam Opportunities ou India Capital Growth voir Blackrock Frontier Market si vous voulez vous diversifier un peu. Ils ont un bon track record et la philosophie d’investissement est intéressante.
        Le gros avantage des Frontier Market c’est leur tres faibles corrélation entre eux ainsi qu’une forte croissance démographique.

    • Fredy Gosse says:

      Une vision partagée mais pas garantie pour autant ?

    • Michel 2 says:

      « Il n’y a pas de bulle sur le marché action, donc à ce jour pas de risque d’effondrement. »

      Considérant qu’au dessus d’un PER de 15, les actions sont chères (correspond à une bulle gonflante), j’en déduit qu’il y a bulle en:
      – Inde,
      – USA,
      – Afrique du Sud,
      – Brésil et
      – Canada,
      parmi les plus influentes.

      Achetez donc des actions Russes ou Japonaises 🙂 🙂

      https://www.cafedelabourse.com/actualites/bourse-carte-monde-actions-les-moins-cheres

      • Regarder le PER sans ajuster par le niveau des taux sans risque ne fait aucun sens, tout comme ignorer la situation dans le cycle économique.
        Vu le niveau actuel des taux réels fortement négatif dans de nombreux pays, il n’est pas anormale d’avoir des PER plus élevés que les niveaux historiques.
        Pour faire simple, un marche avec un PER de 20 et un taux sans risque a 1% est moins cher (Earning Yield 5% – 1% = 4% Premium) qu’un marche avec un PER de 12 et un taux a 5% par exemple. (Earning Yield 8.3% – 5% = 3.3% Premium)

        MarieQuantier, qui publie souvent des articles, ont une approche assez intéressante sur le sujet d’ailleurs.

        • Michel 2 says:

          Peut-être avez-vous raison, j’attendais cette réponse, c’est d’ailleurs ce que l’on lit partout « le PER si, le PER là », mais cela n’en fait pas une vérité.
          Pour ma part, c’est l’indicateur que je regarde en premier, mais pas le seul bien évidemment.

  11. julien bonnetouche says:

    La hausse ne sera pas infinie évidemment.

    Mais nous avons des paramètres nouveaux ici encore ( je veux dire comme le problème de la dette auquel les marchés n’attachent plus d’importance pour le moment)

    Ces paramètres sont :

    -les éléments techniques gérés par les robots, et cela pousse la hausse ( plus ça monte plus on fait monter automatiquement)

    -l’absence de placement réellement alternatifs aux actions.

    -Une conjoncture économique mondiale qui tourne au vert pour quelques mois au moins.

    -Une campagne électorale US qui arrive, et Trump devrait faire en sorte que Wall street se porte bien.

    -l’arrivée inéluctable de nouveaux acheteurs. tout dépendra si il y a bascule des investissements depuis les obligations vers les actions et dans quelle proportions.

    Tout cela devrait pousser à la hausse encore un certain temps… ( comme l’affut du canon..)

    Après, il faudra vendre. on essayera de définir quand. Michel va nous y aider !!!!

    • Avant de vendre, essayez plutôt de ne pas acheter n’importe quoi, justement où il y a des bulles …… et ça ne manque pas, il y a overdose des savon !

  12. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Si vous ne voulez que vendre sans acheter au préalable, c’est tout à fait possible, on peut vendre à découvert ou encore vous achetez des PUTS ou options de vente pour limiter les risques.

    Convaincu comme vous l’êtes de l’éclatement de la bulle, je crois qu’il vous faut aller jusqu’au bout de vos idées et passez à l’acte.

    Cela donnerait du corps à votre discours.

    • Michel 2 says:

      Merci JULIEN pour les puts et autres vente à découvert, je connaissais déjà, bien sûr.

      Mais d’une part comme vous le savez sans doute, ces produits sont extrêmement dangereux (pour le non initié sans robot) et d’autre part, bulles il y a effectivement mais bulles, je ne sais pas quand vous éclaterez. Alors je me freine et « joue » sur du court terme ou sélectionne quelques actifs moins sujets à bulle, d’où ma remarque sur le « ne pas acheter n’importe quoi » – qui s’adresse aux non initiés, mais peut-être Julien, vous sentez-vous comme un de ces initiés !

      • Gilbert Fitoussi says:

        Je ne comprends pas très bien : doit-on choisir des supports en fonction du court terme, ou en fonction du potentiel à long terme de ces supports ? Faites-vous du trading ? Qu’en pensent les clients ?
        Pour ma part, quand je construis un portefeuille, c’est en considérant la durée du placement souhaitée par le client : si court terme, pas de bulles évidemment. Mais si c’est à long terme, peu me chaut (du verbe chaloir) : il n’y a pas de market timing, et j’accepte une baisse à court terme, si je peux gagner à long terme.
        Comme je crois en cela, j’ai choisi les supports thématiques de Pictet ou autres EDR, ou CS (sécurité, big data, eau, santé, biotech, GAFA, etc., c.à.d. l’innovation, l’avenir (du moins, c’est la tendance actuelle). « Extrêment volatil, tout ça, ça peut faire peur, mais mon bon monsieur, souvenez-vous de 1929, tout le monde (ou presque) vendait, certains se suicidaient, et certains ont acheté ! Lesquels sont devenus riches, voire milliardaires ? Je vous le donne en mille !  »
        Donc, ne pas avoir besoin d’argent à court terme, si l’on veut investir dans les actions.

        Et si mon client me dit, court terme, je vais essayer d’affiner un peu plus, « qu’est-ce que le court terme pour vous » ?
        Bon, mais moi, je suis béotien, comme je l’ai déjà dit ! Alors, je me trompe sûrement, l’avenir me le dira, si je suis encore en vie (court terme ou long, ayant 75 ans, pas très long, c’est sûr, mais j’y crois encore un peu !).

        • Michel 2 says:

          Bonjour,
          Je ne suis que mon propre client et je ne vends rien. Mon post était un échange (de plus) avec Julien. Si vous nous suivez depuis quelque temps, vous avez sans doute remarqué que nous ne sommes pas trop d’accord sur l’avenir des marchés, autant immobilier qu’actions. Julien est un bullisch et moi plus sombre sur l’avenir à court / moyen terme compte tenu de nombreux fondamentaux qui ne sont pas bons et la multitude de bulles dans tous les pays, soit en formation soit bien avancées.
          Donc je disais qu’à mon sens, ce n’est pas le moment (sauf bien sûr, par exemple quelques actifs « futuristes » dont certains dans votre liste) de viser sur le long terme et quitte à prendre des risques, je préfère investir juste un peu sur des actions qui ont une bonne santé du moment en restant prêt à m’en séparer à la moindre alerte (stop loss ou ordre à seuil de déclenchement).
          J’écarte donc le PEA du bon père de famille qui a effectivement enrichi certains dans le passé qui n’est pas, me semble t-il, le pari de cette période agitée et instable.

          • Gilbert Fitoussi says:

            vous écrivez :
            « …je préfère investir juste un peu sur des actions qui ont une bonne santé du moment en restant prêt à m’en séparer à la moindre alerte (stop loss ou ordre à seuil de déclenchement). »
            Oui, mais comment être sûr de revenir au bon moment ? On n’en est pas certain du tout, le défi 6% en est la preuve : il a raté les premières hausses; et les plus importantes. Comme on n’est pas certain du pire, on peut arbitrer avec le stop loss, et le lendemain, ça remonte ! Vous avez déjà vu ça, j’en suis sûr.
            Croyons aux valeurs dans lesquelles on investit, et restons-y.
            Mais, d’autres sont plus calés que moi.

            • Michel 2 says:

              Pour revenir (tenter de revenir), il n’y a qu’à surveiller les indicateurs économiques et leurs yoyos ainsi que les professionnels du secteur et aussi le marché américain qui donne le la, le plus souvent.

              A titre informatif, la plupart de ceux que je lis annonçaient l’été dernier, une correction pour la fin de l’année !

            • Michel 2 says:

              A titre d’exemple, voici une valeur pour appuyer mon raisonnement: Total Gabon qui profites des niveaux élevés des cours du pétrole.

              https://www.youtube.com/watch?v=b7WA8TNP9TE

              Et si le pétrole se met à baisser en dessous de 58/60 $ le baril,je vends.

  13. Fût du canon ;-), c’est mieux quand on cite quelque chose ou quelqu’un de ne pas faire de faute ; cela prouve qu’on sait de quoi on parle !

  14. julien bonnetouche says:

    @ Gilbert Fitoussi,

    Vous êtes » futé  » dans votre pinaillage sémantique. J’espère que vous êtes au moins autant « affuté » pour les anticipations boursières ….

    Une petite remarque cependant puisque vous fûtes exigeant sur l’exactitude et la précision des mots davantage que sur les idées :

    L’affut du canon est une réelle pièce d’artillerie :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Aff%C3%BBt_(artillerie)

    le fut du canon n’existe guère que dans la bouche de Fernand Raynaud.

    • Gilbert Fitoussi says:

      pour être pointilleux, soyons-le jusqu’au bout :
      Un affût ou affut est un bâti en bois ou métallique qui supporte le plus souvent un canon ou une pièce lourde, et qui en temps de guerre permet de déplacer et de diriger celle-ci, le plus rapidement possible vers un objectif donné.
      Donc ce n’est pas une pièce d’artillerie, mais un bâti d’une pièce d’artillerie…

      Quant aux idées, j’allais dans votre sens sur vos remarques affutées, et vos idées.
      Le fond était là, j’ai (un peu) ajouté la forme !
      Restons-en là, si vous le voulez bien, sinon faisons un autre forum !

  15. Fredy Gosse says:

    Voilà une réponse qui n’a pas demandée un .,. Certain temps ?

  16. Ce que prouve surtout cette expérience c’est que la sous-performance est comme la plupart du temps du a une aversion pour le risque excessive (Volatilite @ 3.5% v 10% target) et une poche de cash trop importante. Autant je comprends l’idée de base de rentrer au fur et a mesure, autant cela aurait pu être fait en étant investit en obligations et augmentant le risque equity au cours du temps.
    Vous parlez de la performance de H20? Vous voulez savoir d’ou ca vient ? Ils achètent tous les crédits les plus pourris quand personne n’en veut (Ireland il y a quelques temps, Espagne ensuite, Chypre et Grèce maintenant) au lieu de s’asseoir sur le cash.
    Quand les CBs peuvent imprimer des centaines de milliards par mois, ils est tout simplement suicidaire d’être en cash.

    Avoir une target de 6% et utiliser une volatilité si basse est tout simplement impossible, je ne vois pas comment l’objectif peut-être atteint en ayant une allocation si conservatrice.
    Malheureusement, les actions et le crédit étaient très bon marche en Décembre et ça va être difficile de récupérer cette sous-performance compte tenu du fort rebond.

    J’ai personnellement réduit mon exposition Actions Monde plus par prudence par rapport aux valorisations US élevées que par conviction d’une baisse conséquente a court terme. L’Europe reste bon marche tout comme de nombreux marches EM ou certaines secteurs (Bancaires, Foncières par exemple). J’ai alloue un peu plus sur le Credit ou le rendement reste correct (2-3% yield). Je reste expose sur les EM via un fond Infrastructure Emerging Market (3.5% par an, profite de la croissance et inflation EM) et Equity (Vietnam, Inde) via des fonds spécialisés avec un long track record.
    Je dirais que mon allocation reste:
    25% Global Equity Defensif
    25% Global Credit
    20% Global Bond ex Credit
    15% EM Equity (Mix Infrastructure / Vietnam / Inde)
    15% EM Bond (Coree/Indonesie/Thailand…Pas les trucs pourris genre Brésil/Afrique du Sud)

    Ca me permet de continuer a profiter de la performance des actifs risques tout en gardant la possibilité de renforcer la poche actions si on corrige un peu avant l’été.

    • Bonjour John,

      Je vous confirme que la volatilité actuelle du portefeuille est incompatible avec un rendement cible de 6 %. En revanche, l’allocation cible est dans les clous puisqu’elle affiche près de 5 % de rendement depuis juin.

      Pourquoi diable me suis-je donc écarté de cette allocation de référence ?

      J’ai sécurisé le portefeuille en fin d’année dernière pour limiter l’impact de la baisse des marchés. Malheureusement, je n’ai pas su prendre le train du rebond. Pari raté.

      Faut-il augmenter la volatilité du portefeuille maintenant pour capter du rendement ? Je n’en suis pas certain et je préfère attendre la prochaine correction. Je partage d’ailleurs vos propos ;

      « Malheureusement, les actions et le crédit étaient très bon marche en Décembre et ça va être difficile de récupérer cette sous-performance compte tenu du fort rebond. »

      Je sais que H2O Multibonds prend des positions spéculatives risquées mais c’est quand même amusant de voir les performances de ce fonds qualifié d’obligataire… et puis c’est toujours bon à prendre.

      AS

      • Fredy Gosse says:

        Vous possédez la technique financière Mais comme m avait dit il y au moins 50 ans un Directeur d une BNP j’ai renoncé à faire de la bourse car lorsque les informations sont devenues publiques c est trop tard …notre problème à nous pauvres humains c’est que nous passons notre temps à nous faire enfumer par la presse entre les conseils intéressés des acteurs et des conseillers (recommandation par exemple de vendre del or alors que l on apprend que l émetteur de l avis lui était acheteur…) Ainsi donc en fin d année vous avez suivi la tendance majoritaire des conseillers financiers et il y avait une possibilité non négligeable qu ils se trompent ou qu ils nous trompent ) c est ce qui s est passé
        Avec l’intelligence artificielle et les capacités informationnelles des robots , les conseillers financiers humains risquent bien de disparaître dans les 10/15 ans à venir sauf bien sûr si ce que que je lis n est qu enfumage aussi ?Probleme du moment fautil’oui ou Non investir dans les énergies nouvelles ?) ( aujourd hui )ce qui pose le problème de l adhésion au dogme actuel: la faute de l homme sur les variations climatiques et la capacité d’avoir les financements pour rien ( ça tombe bien en ce moment ) des tarifs garantis et des couillons acceptant de payer au prix fort au nom de la nouvelle idéologie pastèque en cours d élaboration .
        Nous avons eu les bricks and mortars , les technologiques , les finances qui montent jusqu au ciel et à chaque fois la veille du crack des gens ayant tous les diplômes du monde ont conseillé de travers leurs clients. Conclusion ? Personnellement l’ex perience n’étant que la somme de ses erreurs passées je n’ai aucun conseil à donner ?
        Sylvain bon courage et merci de votre honnêteté intellectuelle

        • J’ai une règle: Quand la presse grand public en parle, c’est probablement le temps de sortir…

          Un journaliste économique est souvent juste une personne intéresse par le sujet qui n’était pas assez smart pour en faire son métier. Tres souvent, ils ne savent pas de quoi ils parlent.
          Un conseiller en agence, c’est a peu prés la même chose, il a un BTS Technico-Commercial ou un Master d’une université de seconde zone, s’il était bon conseiller financier il ferait un autre métier mieux paye plutôt que vendre des produits ou la moitie voir 75% du rendement part en frais divers.

          Je ne crois pas a la disparition de l’humain cependant. L’argent est un sujet trop important et émotionnel pour que les clients fassent confiance a un robot.
          Ça fait 15 ans qu’on nous en parle et j’attends toujours de voir mon job disparaître.

        • La situation était tendue au dernier trimestre 2018 et j’ai préféré ne pas prendre de risques. Je ne voulais pas commencer le défi 6% avec une perte qu’il aurait ensuite fallu combler.

          L’horizon s’est ensuite un peu éclairci mais je n’ai pas voulu y croire. Le changement de politique de la Fed, la relance chinoise et l’avancée des négociation US-Chine étaient des signaux positifs (du moins à court terme) que je n’ai as su apprécier. A mon sens, c’est là mon erreur.

          Merci pour vos encouragements.

  17. Mon problème c’est surtout votre allocation en UC.
    Pour moi, l’UC c’est les inconvénients des obligations (faible rendement) sans les avantages (corrélation inverse aux actions) donc quand vous sécurisez, je pense qu’il est plus judicieux de passer en obligatoire plutôt qu’en UC.
    Mon autre problème c’est qu’en suivant votre argument « Je n’aime pas investir au plus haut », vous n’allez pas investir souvent car les marches passent une majorité de leur temps au plus haut si vous regardez l’histoire.
    Le niveau absolu n’est pas un facteur fondamental a prendre en compte, ce qui importe sont plutôt les attentes de rendement futurs ou les valorisations et je ne vois pas comment quelqu’un peut dire que les valorisations étaient élevés en Décembre (eg Unibail a 9% de rendement, vraiment?).

    Juste pour être clair, c’est une excellente expérience donc ma critique a pour but d’être constructive même si je suis un peu brut parfois.

    • Quand je dis marchés au plus haut, je pense aussi marchés au plus haut compte tenu du cycle et des perspectives de croissance.

      Il y a quand même un net ralentissement de la croissance en Europe et en Chine, et l’effet de la relance budgétaire massive de D. Trump s’estompe. En conséquence, mais ça n’engage que moi, je ne pense pas que les marchés progressent encore beaucoup. Mais je peux me tromper, ce ne serait pas la première fois.

      J’ai eu la main lourde lorsque j’ai décidé de sécuriser le portefeuille. J’espère bien réduire significativement la poche investie dans le fonds en euros lors de la prochaine correction.

      Concernant les obligations, je ne vois pas de meilleur fonds que le fonds en euros dans le contrat que j’ai choisi. Peut-être des obligations convertibles ? ou H2O Moderato (je ne veux pas non plus abuser des fonds H2O) ?

  18. Y-a-t-il des fonds a faible coût en obligation d’état ou d’entreprise hedge en euro disponibles ?
    Je ne connais pas ce fond H2O mais convertibles au final c’est très exposé actions également
    Compte tenu des rendements obligataires actuel, mon focus c’est vraiment de minimiser les frais de gestions, je ne paierai pas plus de 0.50% pour un fond obligataires (même 0.2/0.3% en passif) or H2O devient assez cher.

    Oui les valorisations deviennent excessifs sur certains secteurs mais:
    1-Tu dois intégrer la liquidité mondiale dans ton analyse. La Chine a injecté 700Mds sur Q1 il me semble ce qui est énorme. Sur ce point, les officiels chinois semblent ralentir la machine ce week-end donc ça pourrait calmer un peu le rally actuel.
    2-Le marché US peut être cher mais l’Europe non, ou bien investir sur le facteur Value plutôt que Growth. Par exemple l’année dernière, malgré la baisse, les pharmas et les utilities ont bien performe. Tant qu’il y a des poches de valeurs, il y a un potentiel pour une hausse du marché. Ce qui compte c’est l’acheteur marginal, quand il n’y en a plus…le marché baisse.

    • Il y a un fonds Amundi obligations européennes haut rendement( code ISIN LU0119111028). ça vaut peut-être le coût d’y investir un peu chaque mois et de réduire l’investissement en fonds euros…

      • Hum le haut rendement c’est corrélé positivement aux actions donc ça va pas aider à te protéger. Il n’y a pas un fond Investment Grade ou Aggregate (Souverains + Crédit), Global idéalement.Tu veux un truc indexé en tout cas, faut pas payer pour s’exposer a ça.

  19. C’est probablement un bon ETF quand vous voulez reduire la poche actions sans pour autant aller sur du cash. Je vois une correlation de -15% par rapport a l’EuroStoxx 50 sur 2 ans par exemple.
    Idealement, il faudrait aussi un ETF Obligations Monde ou le rendement est superieur et ca vous donne aussi la possibilite de diversifier la devise quand etes negatif sur EUR. La diversification via les devises est quelque chose qui est tres souvent sous-estime.

  20. C’est noté. Merci ;-).
    Pas d’ETF obligations Monde dans le contrat mais un fonds Amundi obligations internationales (FR0010156604 ). Me paraît un peu risqué et en plus corrélé positivement aux actions (moitié de haut rendement dans le portefeuille). Couple rendement/risque malgré tout intéressant (6/7).

  21. julien bonnetouche says:

    Bonjour à tous,

    Je lis avec intérêt les échanges ci dessus en particulier entre John et Arnaud, et je les trouve un peu englués dans des considérations légèrement marginales.

    j’aimerais reprendre un peu de hauteur et regarder en arrière.

    le CAC a dépassé les cours actuels par deux fois ces 20 dernières années :
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod.aspx?s=PX1p

    En 2000 avant la crise des technologiques

    En 2007 avant la crise des subprimes

    La situation est elle différente aujourd’hui ?

    A bien des égards oui, si l’on considère la valorisation des entreprises, les progrès technologiques considérables effectués entre temps, et la sécurité bancaire aussi.

    Il est donc tout à fait logique de penser que ces cours peuvent être largement dépassés et le seront surement.

    Les nombreux échanges que nous avons, Michel et moi, portent sur les causes de la prochaine crise et surtout les délais dans lesquels elle surviendra.

    Certains économistes partent du principe que dans le passé toutes les crises importantes viennent d’un problème d’endettement.
    Et il est évident que la totalité des pays du monde est endettée jusqu’au cou !!

    Mais justement, et c’est ce que pensent une nouvelle catégorie d’économistes, le fait que nous assistions à la prééminence des trois grands blocs que sont la Chine, les USA et L’Europe, limite de ce point de vue la possibilité d’une crise financière.

    En effet ces 3 blocs peuvent distribuer autant d’argent qu’ils le souhaitent sans que personne ne puisse soulever d’objection. et surtout aucun d’entre eux parce que leurs intérêts sont liés, les difficultés de l’un rejaillissant aussitôt sur les autres.

    C’est d’ailleurs ce que nous venons de constater avec la guerre de Trump où 6 mois plus tard l’économie US était aussi touchée.
    Cette pseudo guerre a donc été très utile aux dirigeants du monde, de ce point de vue.

    Par conséquent, le seul problème que l’on pourrait apercevoir à l’horizon serait la mise en fragilité de l’un de ces blocs, en l’occurrence l’Europe, et cela explique aussi la fermeté des européens devant le Brexit. il n’est en effet pas question que cela donne des idées aux autres.

    Je pense depuis le début et je l’ai souvent dit ici que Brexit n’aura pas lieu, et d’ailleurs il semble remis aux calendes grecques.

    Quant aux autres ( italiens , polonais , hongrois …) ils fileront doux dès qu’il s’agira de leurs financements.

    Tout cela pour dire que dans une perspective de plusieurs années la prochaine crise ne viendra pas directement d’une crise du crédit.
    Elle viendra d’autre chose…. ?

    les possibilités sont multiples, à commencer par des guerres.

    Mais effectivement le plus grand danger est un retour de l’inflation, avec une hausse des taux ? Ce serait grave, , car personne ne pourrait payer des remboursement plus élevés.

    Je parie que les banques centrales tomberont d’accord pour que les taux restent bas, encore pas mal de temps ( des décennies). il n’y a pas d’autre choix.
    Et cela d’autant plus que la déflation mondiale n’est pas terminée, loin de là.: après les bas salaires en Chine il y aura les bas salaires en Inde, au Vietnam, en Indonésie, aux Philippines …et toujours la digitalisation.

    Il est donc logique de penser que nous avons plusieurs années de calme relatif et de prospérité boursière douce devant nous.

    Après on verra …

    • Michel 2 says:

      Devant l’optimisme béat de Julien, il y a une réalité toute autre qui se trame aux USA.
      En voici le dessous des cartes – extrait :

      [ Paris, mardi 23 avril 2019

      La lutte anti-Trump pour la présidentielle de 2020

      Pour être honnête vis-à-vis de Trump, bon nombre de ses tweets outrageants ne sont pas des attaques qu’il lance en premier, mais des réponses aux attaques d’autrui. Comme il le dit : « je pratique le contre : je rends les coups ». C’est vrai, mais Trump est tout de même critiqué pour ses débordements et son attitude « peu présidentielle ».

      Historiquement, le comportement de Trump est-il si exceptionnellement médiocre par rapport à celui de ses prédécesseurs ?

      Woodrow Wilson a fait emprisonner des journalistes qui avaient critiqué ses mesures politiques. Wilson a également nationalisé de grands pans de l’économie américaine lors de la Première Guerre mondiale, et dissimulé plus tard ses AVC handicapants tandis que sa deuxième épouse dirigeait secrètement le pays.

      Warren Harding était un libertin notoire et a entretenu des relations sexuelles avec d’innombrables assistantes et collaboratrices de campagne, à la Maison Blanche.

      Franklin D. Roosevelt avait une maîtresse, Lucy Meyer, et leur liaison s’est poursuivie après son élection à la fonction présidentielle. La maladie incurable de Franklin D. Roosevelt a été dissimulée lors de l’élection de 1944 afin que les démocrates conservent le contrôle même s’il mourait au début de son quatrième mandat (ce qui est arrivé).

      Harry Truman est arrivé au pouvoir sans aucune préparation aux fonctions que cela impliquait et sans être au courant du projet de fabrication de bombe atomique alors presque achevé. Truman était grossier et prompt à la critique, et a notamment menacé violemment un critique musical qui avait « descendu en flèche » le concert donné par sa fille.

      Eisenhower a entretenu une liaison intime et romantique avec sa secrétaire, Kay Summerby, pendant la Seconde Guerre mondiale.

      John F. Kennedy consommait des drogues en toute illégalité et s’adonnait à l’adultère en série (il a eu d’innombrables rendez-vous galants dans les appartements et la piscine de la Maison Blanche).

      Lyndon B. Johnson a également commis des adultères en série et exhibé ponctuellement ses parties génitales devant son personnel et ses collaborateurs.

      Quant à Bill Clinton, les scandales sexuels qui lui sont associés sont notoires.

      L’entourage de Barack Obama aurait payé le révérend Jeremiah Wright, considéré comme anti-patriotique, pour qu’il passe sous silence son rôle prolongé de mentor d’Obama.

      Bien entendu, cette longue liste retraçant les comportements peu honorables d’anciens présidents n’est que la partie visible de l’iceberg. Mon objectif n’est ni de juger ni de condamner ces hommes – j’en laisse le soin à d’autres – mais simplement de poser la question suivante : « qu’est-ce qui cloche tant avec Trump ? »

      Son vocabulaire n’est pas pire que celui de Johnson ou Truman. Ses frasques sexuelles datent d’avant son arrivée à la Maison Blanche et ne sont pas pires que celles de Kennedy ou Clinton.

      Mais trois différences considérables, entre Trump et ses prédécesseurs, pourraient expliquer les vitupérations et la haine dont il fait l’objet.

      La haine viscérale de l’outsider

      Premièrement, la presse occultait la plupart des indiscrétions des précédents présidents. Cela se pratiquait en échange de faveurs et afin de protéger la dignité de la fonction. Cette politique a été mise en œuvre par les publications et les rédacteurs en chef, même si les journalistes n’y adhéraient pas. Mais ils auraient pu être « virés ». Ce pare-feu s’est érodé avec le temps, surtout sous le gouvernement Clinton.

      Dans tous les cas, cette protection accordée par la presse est désormais révolue. Trump est totalement exposé.

      Deuxièmement, il y a eu l’avènement des réseaux sociaux et des smartphones. Il y a donc un appareil photo dans tous les sacs à main et un microphone dans chaque poche. La vie privée est une notion qui appartient au passé, et les affaires privées des personnages publics sont pratiquement impossibles à dissimuler.

      Troisièmement, il y a la chose la plus insidieuse et importante de toutes : Trump est un outsider. La différence entre gauche et droite, entre démocrate et républicain, a perdu tout son sens. Les Bush « républicains » ont fait passer des projets de type social-libéral tels que la loi « Americans with Disabilities Act », l’extension des programmes Medicare et les réformes de l’enseignement étiquetées « No Child Left Behind ». Clinton le « démocrate » a fait passer des projets conservateurs tels que la réforme des prestations sociales, l’ALENA et un budget équilibré.

      Les partis et étiquettes politiques ont perdu leur importance. Ce qui comptait, désormais, c’était l’emprise de la mentalité des initiés de Washington (« inside the Beltway ») et une loyauté envers un gouvernement tentaculaire et un Etat administratif permanent.

      Trump a rejeté ce côté « initiés » et promis « d’assainir le marigot ». En procédant ainsi, il est devenu une menace existentielle aussi bien pour la gauche que pour la droite. L’establishment perpétuel, de gauche et de droite, s’est uni avec ses alliés des médias pour détruire Trump. Cette démarche persiste, et cela ne changera pas jusqu’à ce que Trump quitte ses fonctions.

      Cette haine viscérale de l’establishment vis-à-vis de Trump n’est pas fondée sur les mesures politiques ou la personnalité. Elle est fondée sur le fait que Trump méprise l’élite politique et qu’elle le lui rend bien.

      Si Trump faisait partie des « initiés » de Washington, on ferait fi de ses gaffes ou bien on les gèrerait avec humour. Mais il n’en fait pas partie. C’est un outsider. Cela veut dire que les « initiés » des deux partis doivent le détruire afin de préserver les privilèges qu’ils ont acquis.

      Les effets décalés de la politique monétaire menée il y a un an

      Pour les investisseurs, ce « match à mort » a d’énormes conséquences que nous allons aborder à présent.

      Les partisans de Trump seront les premiers à vous dire que le marché actions a opéré un rally partant des 18 529 points affichés sur l’Indice Dow Jones Industrial Average la veille de l’élection de Trump et atteignant les 25 848 points au 15 mars 2019. Soit un gain spectaculaire de 40% en 28 mois.

      Le taux de chômage est proche d’un plus-bas sur 50 ans. Le chômage des Afro-Américains et des Hispaniques enregistre un plus bas historique. La participation à la main-d’œuvre est stable, après avoir chuté sous le mandat d’Obama. Le recours à l’aide alimentaire est en baisse. Les prix de l’immobilier grimpent. L’inflation est maîtrisée. En 2018, la croissance s’est située au-dessus de la tendance enregistrée sur 10 ans, et reste la meilleure année de croissance continue sur toute cette période. Les salaires réels affichent leur meilleure progression sur plus de 10 ans.

      Si l’économie n’est pas en plein essor, historiquement, elle produit les meilleures performances enregistrées depuis la crise financière mondiale. L’économie américaine semble particulièrement forte, comparée à celles de partenaires commerciaux majeurs tels que le Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Japon et l’Allemagne. Même la Chine affiche un ralentissement spectaculaire, alors que les Etats-Unis continuent d’agir comme un moteur fiable animant la croissance mondiale.

      Ce palmarès économique est repris chaque jour par les partisans de Trump et leurs quelques alliés des médias.

      Dans la plupart des autres médias, on fait tout simplement fi de ces données tout en poursuivant le « Trump-bashing » autour de la « collusion russe », du mythe du rapport Mueller et des entreprises de Trump. La dualité de ces récits autour de la personne de Trump est devenue routinière. Mais derrière le rideau du discours médiatique, on a quelque raison de se faire du souci pour l’économie américaine. La production manufacturière est en baisse, aussi bien d’un mois sur l’autre que d’une année sur l’autre. L’utilisation des capacités américaines affiche une légère baisse, dernièrement. Certains indices répertoriant les nouvelles commandes et les expéditions sont aussi en baisse, manifestement. Les importations et les déficits commerciaux ont également nettement augmenté. La courbe des rendements des bons du Trésor s’est inversée dans les maturités à deux et cinq ans.

      Aucun de ces indicateurs ne baisse vers des niveaux extrêmes et aucun autre indicateur n’affiche des résultats positifs.

      Rien ne signale une récession à court terme ; pourtant, tout devrait inquiéter Trump.

      Ses partisans affirment perpétuellement que « c’est la meilleure situation économique jamais enregistrée ».

      Or ce n’est pas le cas.

      Il y a un problème : la politique monétaire agit avec un décalage de 12 à 18 mois. Si l’économie est en train de ralentir en ce moment, ce n’est pas à cause du relèvement des taux de décembre 2018 mais à cause de ceux de décembre 2017 et mars 2018.

      Les relèvements de taux de fin 2018 n’ont pas encore exercé leur effet. Mais ils le feront bientôt, et l’économie ralentira encore plus.

      Lorsque la tendance n’est pas votre alliée. Alors que le PIB a enregistré un rebond au deuxième trimestre 2018 dû aux baisses d’impôt de Trump (4,2% de croissance annuelle), il semblerait que la croissance baisse rapidement vers la moyenne de 2,24% de croissance annuelle enregistrée depuis la fin de la récession, en juin 2009. Obama a également réussi à enregistrer plusieurs trimestres de croissance supérieure à 4%, mais ces bons trimestres sont rapidement retournés à un niveau de 2% voire inférieur. Les prévisions actuelles de la Fed d’Atlanta tablent sur 0,4% de croissance annuelle pour le premier trimestre 2019. Ce serait le taux de croissance le plus faible depuis le quatrième trimestre 2015.

      Les partisans de Trump ont affirmé que les 4,2% de croissance annuelle du deuxième trimestre 2018 prouvent que les mesures économiques du président font revenir les États-Unis sur la voie d’une croissance supérieure à son niveau tendanciel.

      A l’époque, mon opinion était la suivante : la croissance du deuxième trimestre était un pic ponctuel provoqué par la baisse d’impôts de fin 2017 (effective au 1er janvier 2018), mais il fallait davantage de données avant de tirer des conclusions.

      A présent, les données sont là. La croissance a baissé de 4,2% à 3,4% au troisième trimestre avant de chuter encore à 2,6% au quatrième trimestre. Les estimations de la Fed d’Atlanta concernant le premier trimestre 2019 tablent sur une croissance annuelle de 0,4% seulement. Bref, le « Trump Bump » [NDLR : rebond Trump] est terminé, et la croissance américaine retourne à sa tendance post-2009 de 2,24% (bien au-dessous de la tendance à long terme de 3,23%, enregistrée après les années 1980).

      Aucune de ces tendances (le resserrement monétaire, l’inversion de la courbe des rendements, le ralentissement de la croissance, etc.) n’est un signe garantissant une récession, mais elles sont toutes sources d’inquiétude. La phase d’expansion actuelle (qui dure depuis 117 mois) est à quelques mois de devenir la plus longue phase d’expansion de l’histoire des États-Unis.

      Toutefois, il s’agit également de l’expansion la plus faible de l’histoire du pays. Cette expansion n’affiche ni l’inflation, ni les pénuries de main-d’œuvre, ni les pénuries de capacité qui, historiquement, ont amené la Fed à relever les taux d’intérêt et à déclencher une récession.

      La Fed réalise un numéro d’équilibriste entre le relèvement des taux (pour se préparer à la prochaine récession) et des pauses sur la voie de ces relèvements (pour éviter de provoquer la récession dès maintenant). Jusqu’à présent, ces astuces ont fonctionné, mais il s’agit d’un équilibre périlleux qui pourrait facilement basculer vers une récession. De plus, il existe d’autres facteurs (les guerres commerciales, le ralentissement mondial, les paniques financières) qui échappent au contrôle de la Fed, et pourraient également aboutir à une récession.

      Au cours des 18 prochains mois, la différence entre « pas de récession » et « récession » reposera également sur la différence entre « réélection de Trump » et « élection d’un candidat démocrate » en 2020. ]

  22. C’est cher comme fond surtout (>1% + Performance fees). Sur un expected return de 5%, les frais constituent 40% du rendement sur 5 ans:
    http://www.morningstar.co.uk/uk/funds/snapshot/snapshot.aspx?id=F0GBR0604T&tab=5

    J’ai regarde un peu tous les supports et les frais sont souvent prohibitifs.
    Ces fond semble ok mais toujours un peu chers a mes yeux:
    – AMUNDI FUNDS BOND EUROPE AE
    – AXA INTERNATIONAL OBLIGATIONS C

    Personnellement, j’utilise Vanguard Index Fund (Entre 0.15% et 0.5%) en obligataires et iShares sur les actions (0.1-0.8% max). Quand le 10y OAT est a 0.4% et le rendement des actions est 3/4%, je ne comprends pas comment un gérant peut justifier de charger 1.5/2% par an.

  23. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Je ne vois rien là dedans d’extraordinaire.
    Le monde est gouverné depuis longtemps par des malades..

    Et concernant la personnalité marginale de Trump, il y a déjà eu un précédent avec Regan.

    A l »époque les journalistes, l’intelligentzia, en disaient beaucoup de mal.
    Mais, entre la « réganomique » et la « guerre des étoiles » il a hautement participé à la chute de l’empire soviétique.

    Mais juste un aparté sur notre sujet favori (le mien en tous cas) :

    Ne nous leurrons pas : la hausse des mois précédents correspond à une lame de fond de croissance anticipée pour les années futures, contrairement à ce que vous pensez.
    Sans cela rien n’est possible.

    Mais aussi, la bourse ( CAC ainsi que l’ Eurostock 50, ) sont proches d’ un point de rupture graphique.

    Celui ci se situe vers 5680 pour le CAC.

    Actuellement on tergiverse autour de 5580 ( résistance assez forte) la suivante sera vers 5650.

    Mais la mécanique de hausse douce avec faibles volumes, en vigueur depuis 3 mois est encore en place pour un mois environ.

    Cela devrait normalement permettre d’atteindre les 5680 en question.

    Au delà de cette valorisation, les robots devraient se déclencher à l’achat (parce qu’ils sont programmés pour cela) entrainant une hausse violente probable, avec augmentation des volumes (sauf accident non prévu)

    • Michel 2 says:

      Julien,
      Je vous parle de ralentissement de croissance, d’une apogée d’une phase d’expansion (l’actuelle qui dure depuis 117 mois) qui est à quelques mois près sur le point de devenir la plus longue phase d’expansion de l’histoire des États-Unis, de propagande Trumpiste et trompeuse, de taux négatifs, et toujours des fondamentaux qui ne sont pas au top, de la PREMIERE économie du monde, ….
      Et vous, vous me parlez d’analyse technique.
      Nous n’échangeons pas sur les mêmes registres.

      • Fredy Gosse says:

        Il est pas bon ce Trump’ ?heureusement on a mieux …. a l instant T la guerre du pétrole est en cours , si elle se traduisait par des actes concrets entraînant la fermeture du détroit d ormuz qu’elles sont les prévisions des bots ?

        • Michel 2 says:

          Ils s’en fichent les amerloc’s, ils sont sont désormais autonomes en production de pétrole !

          • Michel 2 says:

            Et nous qui n’avons pas voulu investir ni sur le pétrole de schiste, ni sur la recherche de nouveaux gisements, on sera les dindons de la farce, comme d’habitude !

          • Fredy Gosse says:

            Oui mais l s répercutions mondiales ne seraient pas neutres surtout chez les alliés des americains

            • Michel 2 says:

              Je me demande si Trump a vraiment des « alliés » ?
              Quand je vois comment il traite les pays de l’OTAN et ses (ex) partenaires commerciaux !

              • fredy Gosse says:

                le japon ,la corée du sud pas trop le choix non? ma remarque n’était pas de la geo politique c’etait seulement l’illustration de mon idée que toutes les techniques boursières du monde n’ont que peu de poids face à l’aléas politique, économique; meteorologique; les seuls qui s’en sortent ,peut être, sont les traders et encore ceux qui ont les meilleurs bots…je sais que chaque décision entraine son lot de conséquences mais j’ai constaté que la vie est ironique parfois de mauvaises décisions entraînent de bons effets dans le temps et inversement..

        • Michel 2 says:

          Certaines personnes avisées (probablement!) pensent que nous sommes sur des sommets et que le retournement est proche.

          https://www.binck.fr/actualites/analyses/article/analyses/turbulences-a-venir-sur-l-or-noir

  24. julien bonnetouche says:

    Oui je sais, mais on est bien obligés de vivre le moment présent. Et de se projeter dans les mois avenir.
    On peut aussi se projeter un peu pour ses enfants, dans 10 ans ou 30 ans, mais dans 30 ans c’est certain je ne serai plus là et même dans 10 ans ….

  25. julien bonnetouche says:

    Michel,
    le problème n’est pas ce que je souhaite, c’est de faire avec la réalité.
    Eux aussi, et on n’y peut rien, si ce n’est s’adapter.

    • Michel 2 says:

      Quand j’écris « que souhaitez-vous », il faut le traduire par : « ce que je décide aujourd’hui donnera son résultat demain = ce que vos enfants hériteront ».

      Cdlt

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