Le Japon, c’est la crainte ultime des économies européenne, l’enfer qui leur est régulièrement promis.

Une situation de déflation plus ou moins larvée, une croissance molle, un endettement public excessif, et une population vieillissante qui entretient ce marasme. Force est de constater que le diagnostic posé en 2014 par le cabinet Xerfi semble plus que jamais d’actualité.

 

Alors, faut-il vraiment avoir peur de connaître une situation « à la Japonaise » ?

 

La mauvaise réputation du Japon est-elle justifiée ?

Alors que le Japon s’est imposé comme une puissance de premier rang au cours des années 1980, il a connu une violente crise à la fin de cette décennie dont il peine depuis à se remettre. Le Japon fait face à une déflation « rampante » qui grippe son économie et dont il ne parvient pas à sortir.

La crise qu’a connue le Japon a été déclenchée par deux phénomènes

  • La forte appréciation du Yen a entraîné des faillites et l’augmentation des créances douteuses des entreprises. Les banques se sont donc retrouvées à devoir supporter un risque de défaut important.
  • Les spéculations immobilière et financière ont entraîné des bulles d’actifs financées à crédit, c’est-à-dire que les ménages et les entreprises se sont surendettés pour accéder à ces actifs mobiliers et immobiliers. L’indice Nikkei de la bourse de Tokyo témoigne de cette spéculation financière.

 

La situation du Japon est d’autant plus inquiétante que le pays n’est pas parvenu à s’extirper de la déflation rampante malgré une politique monétaire ultra-accommodante et de nombreuses stimulations budgétaires.

Source : Ocde (https://data.oecd.org/chart/5wsd)

 

Par ailleurs, le Japon doit faire face à des défis structurels qui risquent de peser sur sa croissance :

  • Le déclin démographique : Le taux de natalité japonais est l’un des plus bas du monde et la baisse de la population devrait s’amplifier progressivement pour ramener la population totale de 127 Millions d’individus actuellement à 90 Millions en 2060 et 60 Millions en 2100.
  • Une productivité du travail faible : la faible mobilité des salariés, un système de rémunération fondé sur l’ancienneté, un manque de concurrence pour les entreprises, expliquent que la productivité du travail soit faible. Or, sans productivité, pas de croissance par tête possible.

 

Cependant, si le Japon peine à retrouver une inflation positive et a effectivement connu une « décennie perdue » au cours des années 1990, sa situation est bien moins catastrophique qu’il n’y paraît à première vue.

  • Le Japon reste une puissance économique et financière de premier plan : Le Japon est la troisième économie du monde derrière les Etats-Unis et la Chine. Il affiche également le deuxième excédent courant au monde (ce qui lui permet de compenser une demande interne qui reste atone).

 

  • Le Japon est une puissance technologique : Le Japon est le premier fournisseur et exportateur au monde de robots industriels et le premier détenteur au monde de brevets.

De plus, le taux de chômage reste faible (de l’ordre de 2 %). Mais la vraie preuve que le Japon va mieux est constituée par la croissance du PIB par habitant. Si le PIB  a progressé moins vite au Japon qu’en France depuis 20 ans, le PIB par habitant y a progressé plus vite.

 

Taux de chômage faible, croissance par tête supérieure à celle de la France, troisième puissance économique mondiale, second exportateur. Mais alors, pourquoi le Japon fait-il si peur ?

 

De quoi le Japon est-il le nom ?

Si la situation du Japon inquiète, c’est parce que son rétablissement économique s’est effectué au prix d’un endettement toujours plus important. Même si la dette est détenue par les résidents et par la Banque du Japon, l’absence d’inflation empêche toute diminution du ratio dette sur PIB. Or il est peu probable que ce ratio pousse augmenter indéfiniment. Par ailleurs, le bilan de la Banque du Japon ne pourra gonfler éternellement sous l’effet d’une détention de dette toujours plus importante. A terme, c’est la confiance dans la monnaie qui pourrait être ébranlée.

 

Si la situation du Japon inquiète les économies occidentales avancées et vieillissante, c’est aussi parce que cette incapacité à retrouver de l’inflation révèle une incapacité à mettre l’économie en surchauffe. Pourquoi ? Parce que la démographie défavorable pèse sur le dynamisme de l’économie. Et alors ? Alors le risque, c’est la stagnation séculaire. Et la stagnation séculaire, c’est LA crainte des économies occidentales. C’est la remise en cause d’un modèle fondé exclusivement sur la croissance.

 

Qu’est-ce que la stagnation séculaire ?

La stagnation séculaire (secular stagnation) a été évoquée pour la première fois en 1938 par Alvin Hansen. Elle a été reprise par Larry Summers en 2013, lors d’un discours devant le Fonds Monétaire International en novembre 2013. Plusieurs économistes se sont ensuite emparés de l’expression. Schématiquement, la stagnation séculaire peut correspondre à une baisse durable de la croissance potentielle (problème d’offre), ou à une divergence durable de la croissance à son potentiel (problème de demande). Dans les deux cas, la croissance est faible et le chômage élevé.

La stagnation séculaire, c’est la fin du mythe de la croissance. C’est ce qu’il vaudrait mieux éviter. Pourquoi ? Parce que la croissance (par tête), c’est ce qui permet de donner plus à tous. Sans croissance, le gâteau ne grossit plus. Il faut partager. Les richesses, les revenus, le temps de travail… il faudra partager. Y sommes-nous prêts ? Sommes-nous prêts à la sobriété ?

 

La stagnation séculaire : la prospérité, c’est fini ?

Une stagnation séculaire est-elle vraiment à craindre en zone euro ?

La zone Euro présente plusieurs (mauvaises) similitudes avec le Japon :

  • Une démographie chancelante, plus particulièrement en Allemagne
  • Un endettement public qui s’accroît (France et Italie notamment)
  • Une politique monétaire ultra-accommodante dont on ne voit pas bien comment sortir, avec un risque de perte de confiance dans la monnaie. Or s’il paraît difficile d’envisager une fin du Yen, une fin de l’euro est possible.

En conséquence, la zone Euro est un candidat crédible à une stagnation séculaire. Il n’est qu’à voir les trésors d’imagination déployés pour stimuler la demande pour s’en convaincre, qu’il s’agisse de l’helicopter money (distribution généralisée d’argent à tous), de la suppression du cash (pour pouvoir appliquer des taux négatif aux particuliers et aux entreprises pour favoriser la consommation) ou de la monnaie fondante (monnaie qui se déprécie avec le temps).

Pas réjouissant ? Et si la fin de notre modèle de croissance n’était finalement pas une si mauvaise chose ?

« Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d’eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible. » (proverbe indien)

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86 Comments

  1. Voilà un papier intéressant ! ça change de comment gruger les impôts ou de la rente immobilière, je vous taquine;)

    Effectivement sans croissance le gâteau ne grossit plus et la nature humaine étant ce qu’elle est les gens vont s’entretuer, nos gouvernants devront tenter de maintenir l’ordre par un contrôle des populations de plus en plus brutal.
    Vous concluez par l’epuisement des ressources naturelles mais on peut qd meme espérer une croissance par les services, les malthusiens annoncent depuis le 19e siècle l’epuisement des ressources et pourtant l’Homme a toujours reussi a trouver des solutions…

    • Guillaume FONTENEAU says:

      La croissance des services … une idée intéressante… mais quelle valeur ajoutée permettra de financer cette croissance ?

      • Ca par definition en en sait rien mais la creativité humaine n’a pas de limite, un peu d’imagination

        https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/l-economie-de-la-connaissance-selon-idriss-aberkane-319f1df88e116ed7d6daf0ad94375fec

        • Ce que l’on nomme économie de service, ce sont les domestiques ! Voilà la réalité de cette économie de service qui va nourrir ceux dont les mains ne sont plus utiles pour produire.

          Mais, est ce que l’on crée de la valeur si on ne produit rien ! Par production j’entends, transformer une matière première brute en produit fini.

          Y a t’il création de valeur grâce aux services ?

          • Ca c’est votre vision, un peu réductrice sans vouloir vous offenser 😉

            La définition de la production en économie englobe les biens comme les services, d’ailleurs 70% du PIB est fait par les services dans les pays developpés.

            Avant la révolution industrielle il y a eu les Physiocrate (18e siecle):
            « Pour les physiocrates, la terre était considérée comme le principal facteur créateur de valeur et l’unique source de la croissance économique. »

            Puis au 19e avec la revolution industrielle il y a eu la production manufacturière vue comme seule source de croissance.

            Aujourd’hui c’est l’economie de la connaissance et de l’immatériel qui emerge.

            En quoi une activité selon qu’elle transforme de la matière ou non serait creatrice de valeur ou non ?
            d’ailleurs qu’est ce que la valeur en économie ?

            • Arnaud,

              Que penses tu de ma réflexion intuitive ? Suis je complétement dans le faux ?

              En ce qui concerne la question provocatrice des domestiques : https://www.amazon.fr/retour-domestiques-Clement-Carbonnier/dp/2021399044

            • Personnellement, je ne vois pas quelle valeur est créée par « Aujourd’hui c’est l’économie de la connaissance et de l’immatériel qui émerge. » La connaissance doit servir à améliorer la production … sinon, quelle utilité ? Réfléchir ne sert à rien s’il n’est pas traduit par une création…

              Typiquement, ce qu’on nous faisons ici à verbiager sur tout et rien, ne sert à rien…. Nous ne créons aucune valeur, sauf celle d’apporter des clients à mes annonceurs qui produisent une valeur.

              • Vous vous etes emprisonnés dans votre schéma de pensée.

                • Pour que la valeur soit créée, il faut qu’il y ait échange marchand. Si je donne un conseil, je ne crée pas de valeur. si je le facture, je crée de la valeur.

                  La connaissance soit-elle servir à améliorer la production ? Pas forcément. Si cette connaissance est vendue, peu importe qu’elle améliore la connaissance.

                  Attention à ne pas confondre création de valeur et progrès. Si je vends des armes, je crée de la valeur (j’augmente le PIB). Et pourtant, on ne peut pas dire que je participe à la grandeur de l’Humanité.

                  Concernant l’économie de services, il concernent un périmètre plus large que les services à la personne. Mais je pense qu’effectivement, les services à la personne correspondent assez largement aux nouveaux domestiques. Ils sont la conséquence de la marchandisation des anciennes solidarités familiales et/ou de proximité.

                  Notre société est formidable. Plus l’individualisme se développera, plus nous ferons appel au marché pour pallier la disparition de la solidarité et du collectif, et plus le PIB augmentera.

                  • Je dois être trop binaire. Dans mon esprit, probablement trop étroit, j’ai l’intuition non confirmée à priori, que l’économie de service ne peut se developper que dans un pays ou l’économie de production est importante.

                    Ce que j’appelle économie de production, c’est la transformation d’une matière première brute en produits finis (dans illustré dans cet exemple : https://www.economie.gouv.fr/facileco/valeur-ajoutee).

                    L’économie de service me semble être , et de manière simplifiée à l’extrême, qu’un moyen pour ceux qui génèrent de la valeur dans l’économie de production d’utiliser la valeur générée (ou un moyen de faciliter la production dans l’économie de production).

                    Dans le prolongement, j’ai l’intuition qu’une économie 100% service ne peut fonctionner car elle ne serait pas au service d’une production et donc de la transformation d’une matière première brute en produit fini. L’éducation est source de valeur car elle permet la production ou l’améliore par l’accumulation de connaissance technique ou philosophique.

                    Quand un publicitaire travaille, il travaille pour vendre une production ?
                    Quand un banquier travaille, il travaille pour financer une activité de production … ou une activité de service qui travaille pour une activité de production
                    Quand un informaticien travaille, il travaille pour une activité de production, directement ou indirectement. Lorsque cet informaticien travaille sur internet, il travaille pour un média, dont la vocation est de mettre en relation un acheteur et un vendeur ;

                    Une économie de service qui ne serait pas au service d’une économie de production est elle envisageable ? Peut on envisager une économie de penseurs qui réfléchissent ou écrivent des livres, de travailleurs qui nettoient les maisons ou s’occupent des personnes âgés, construisent des sites internets sans activité d’intermédiation ou publicitaire, apprennent la physique nucléaire sans chercher à utiliser cette connaissance pour fabriquer de l’électricité…

                    Bref, je n’arrive pas à comprendre l’idée d’une économie de service qui ne serait pas au service d’une économie de production. Une banque est au service de l’entreprise productrice, un assurance idem, une école idem, un femme de ménage idem…

                    Suis je vraiment hors sol ?

                    • Vous êtes trop enfermé dans une vision manufacturière de la production, alors essayez de remplacer le mot production par échange ou activité (monétisable bien sûr car il est tout aussi inutile de fabriquer un objet dont personne ne veut que de faire une appli ou des coupes de cheveux ou n’importe quoi dont personne ne veut).
                      L’economie c’est simplement des échanges entre humains pour répondre a des besoins matériels et immatériels.
                      Quand vous avez satisfait vos besoins primaires vous cherchez à consommer des services, des vacances, des spectacles …

                    • Michel 2 says:

                      Hors sol, Elon Musk l’est quand il fabrique des fusées pour aller sur la lune et sur Mars.
                      Mais j’ignorais qu’il ne créait pas de valeur ce Monsieur!

  2. Thierry says:

    Si la croissance Japonaise est nulle, et que la population passe de 127 millions d’habitants à 60 millions en 2100, tout va fort bien, la croissance par tête aura plus que doublée d’ici 2100 ( il vont pouvoir en acheter des objets complètement inutiles ) , tout est donc parfait pour eux, je ne vois pas trop où est le problème.. 😉

    • Bonjour Thierry,

      Le problème réside dans les modalités d’obtention de cette croissance : l’endettement public. Or si votre ratio dette/PIB progresse, il peut devenir non soutenable. Si en plus c’est votre Banque centrale qui détient la dette, vous risquez une perte de confiance dans la monnaie.
      Au mieux : stagnation séculaire
      Au pire : faillite + dépréciation

      Youpi

      AS

      • Bonjour,

        Qu’est ce qu’un ratio dette / PIB insoutenable ?
        Parce que Chine et Japon tournent autour des 250% et sont présentées comme 2ème et 3ème économies mondiales…

        Avec à peine 100% en France, on peut raisonnablement se dire qu’on a beaucoup de marge non ?
        Voire même on pourrait pousser le raisonnement en se disant que les 100 / 120% de dette / PIB qui nous manque pour les rattraper expliquent notre retard sur eux…(ouais je sais, je vais un peu loin là ^^)

        • Bonjour Chris,

          Je précise que lorsque je parle de ratio dette/PIB, je parle de dette publique. Omission qui a en effet des conséquences puisque l’endettement privé est très important en Chine. En revanche, le ratio dette publique/PIB y est inférieur à 50 % alors qu’il dépasse 200 % au Japon.

          Des économistes vous expliqueront qu’il n’existe aucune limite à l’endettement dès lors que vous pouvez payer vos intérêts. Certes…

          Cependant, plus vous êtes endetté, plus vous payez d’intérêts (toutes choses égales par ailleurs). Même si les tes taux actuels nous conduisent à penser que nous pouvons nous endetter sans compter, attention quand même à la remontée des taux.

          Par ailleurs, plus vous êtes endetté, plus vous dépendez des marchés… à moins que vous ne soyez financé par votre banque centrale, comme au Japon.

          La France parvient à s’endetter parce que même si son modèle économique est bancal (croissance poussive, chômage élevé, inégalités) , ses créanciers considèrent que sa démographie (plutôt) dynamique et le consentement à payer l’impôt constituent des garanties suffisantes.

          Mais ça, c’était avant les « gilets jaunes » et leur révolte fiscale. Je ne suis donc pas si sûr que les marges d’endettement soient si élevées.

        • Bonjour,
          ils peuvent même monter à 500%: ils impriment leur monnaie…eux!!

          • Ils s’achètent leur dette… eux. Vous avez envie d’acheter de la dette de l’Etat français, vous 😉 ?

            • Michel 2 says:

              Sauf que la dette de l’état Français et celle du Japon n’ont rien (ou presque) à voir, idem pour la monnaie !
              Cf lien « institutdes libertes.org » ci-dessous

              • En effet. c’est pour cela que la France ne pourra jamais avoir un ratio dette publique/PIB équivalent à celui du Japon.

                • Michel 2 says:

                  C’est surtout dans le fait que la dette du Japon appartient aux Japonnais, dans une monnaie qu’ils maîtrisent alors que la dette de la France, par exemple, appartient à 65% aux étrangers dans une monnaie que la France ne maîtrise nullement !

      • Thierry says:

        Ok, je comprends. mais si la population diminue de moitié en 80 ans, ils n’ont guère le choix, ça ne sert à rien qu’ils améliorent leur productivité, ( dans le but de pouvoir rembourser la dette publique monstrueuse) si la quantité de consommateurs en face diminue. L’Etat fera faillite, c’est à dire que l’Etat ne remboursera pas aux Japonais qui leur auront prété ( et qui seront morts), et voilà tout, pas de quoi de fouetter un chat 😉

  3. Laitent says:

    Sacré papier Guillaume ! J’aime énormément cette clairvoyance et cette touche d’humanité et de raison ! L

  4. Très bonne synthèse de la condition du Japon. A noter que la carence de main d’œuvre est telle que le pays vient d’autoriser en une seule fois l’ouverture de 300 000 visas de travail, ce qui est une révolution là-bas.
    Pour le reste, sur la stagnation séculaire, cela revient à considérer que le modèle de croissance sur lequel nous avons prospéré après-guerre n’est au fond qu’un parenthèse, théorie avancée par de nombreux historiens de l’économie.

  5. Laurent says:

    Notre modèle arrive à bout de souffle , la preuve en est la dette mondiale abyssale devenant astronomique , les montages et produits financiers de plus en plus délirants, seuls les survivaliste de l’economie les plus voraces veulent croire qu’il en sera autrement,pure utopie !, notre société thermo-industielle s’etaind telle une chandelle vassillante , Jean Marc Jancovici explique très bien la corrélation pétrole -pib , on s’est bien amusé…. et on aura laissé un joyeux bordel

    • Jean Claude says:

      Il suffirait seulement d’une grande panne d’Internet pour que notre Société retourne au moyen âge

  6. Michel 2 says:

    « La situation du Japon est d’autant plus inquiétante que le pays n’est pas parvenu à s’extirper de la déflation rampante malgré une politique monétaire ultra-accommodante et de nombreuses stimulations budgétaires. »

    Comme quoi, les QE, TLTRO, et autres escroqueries à base d’argent falsifié ne marchent pas et nous dirigent inexorablement vers le grand jubilé.

    Cependant ne pas confondre japonisation et Japon !

    Pourquoi ? La réponse est là:

    https://institutdeslibertes.org/a-propos-de-lepargne-de-liberte/

  7. Bonjour Thierry,

    L’objectif n’est pas de rembourser la dette grâce aux gains de productivité mais grâce à l’inflation. Plus l’inflation sera élevée, plus la dette accumulée sera facilement remboursable. Or le Japon est bloqué et ne parvient pas à faire augmenter les prix. C’est aussi ce que craint la zone euro.

    • Ne faut il pas revoir la question de la définition de l’inflation : L’augmentation du prix des biens et services est elle l’inflation réellement vécue par les citoyens. L’augmentation du prix des actifs immobiliers et des loyers n’est il pas une source d’inflation non comptabilisées dans les statistiques ?

      • Je pense comme toi qu’il faut aller au-delà de l’indice des prix (des biens et services) pour regarder également celui des actifs, financiers comme immobiliers. Ainsi, le Quantitative Easing a bel et bien eu un impact positif sur les prix puisqu’il a provoqué une hausse des indices boursiers.

        • Oui mais pour diluer la montagne de dettes par l’inflation elle doit se traduire en rentrées fiscales sur augmentation du pib pour l’Etat et en salaires indexés pour les salariés, ce qui n’est pas le cas avec les bulles d’actifs financiers et immobiliers.

      • Badtimes says:

        Bonjour Guillaume,
        Ne parlez pas d’inflation des loyers svp: voir dernier dossier Clameur à ce sujet.

  8. Julien bonnetouche says:

    Bonsoir, souvent « économie à la japonaise » signifie dans la bouche des occidentaux déflation et stagnation de l’économie. Mais il faut se poser la question : la déflation est elle un mal ? Il faut pour cela regarder en arrière : toute la deuxième partie du 19e siècle et encore au début du 20eme, la déflation était quasiment la règle. Et les raisons étaient déjà les mêmes que maintenant : progrès industriel et mondialisation. Jamais nous ne nous sommes autant enrichis qu’a Cette époque. Sujet de réflexion ….

    • Oui, et même à une époque relativement récente (1930), l’ennemi était l’inflation…

      • @Julien Bonnetouche

        La déflation est mortelle lorsque vous êtes endetté puisqu’alors, le poids de votre dette va en s’accroissant et à la fin, c’est la banqueroute.

        Donc oui, pour nos économies qui reposent sur l’endettement, la déflation est un mal.

    • Michel 2 says:

      Vous avez raison, ce n’est pas le citoyen lambda qui va s’offusquer de la déflation et donc en corollaire de la baisse des prix, Qui peut craindre une baisse des prix des voitures des télévisions, des maisons…. sinon les gouvernants qui y voient une baisse de leur « rentabilité » fiscale.
      On nous rabâche que la déflation est source de chômage, hors le Japon avec le plein emploi démontre le contraire!

      • Le citoyen lambda qui est endetté va pleurer si son salaire baisse (conséquence de la déflation) car alors, le poids de sa dette s’accroîtra.

        • Michel 2 says:

          Certes, vous avez raison mais si les dépenses autres du lambda baissent au même rythme et en supposant que ses revenus baissent moins vite que la déflation, son pouvoir d’achat est conservé.
          A contrario, si il a inflation et que vos revenus ne suivent pas, votre endettement ne baisse pas.
          Qui plus est si il y a déflation, en principe les taux baissent et il est possible de renégocier ses emprunts et donc de voir sa capacité de remboursement augmenter.

          Bref, pour le particulier, tout est question de revenus et le maintien de ceux-ci, peu importe que le système soit en déflation ou en inflation, tant qu’il n’est pas en hyper !

          • Les salaires bougent peu en vrai, l’ajustement se fait par le taux de chômage.
            Une système déflationniste est gerable mais pas dans notre système actuel qui a ete bati par l’endettement le voilà le problème de fond.

            • Michel 2 says:

              Certes la dette est le vrai problème, je le dis et le redit au rythme des articles de ce blog, successifs.
              Mais, s’agissant des dettes d’état, une différence essentielle est d’une part qui sont les créanciers (interne au pays ou étrangère) et d’autre part dans quelle monnaie a t-elle été crée ?

              Le Japon tout comme la GB, cumule les 2 « avantages » de sa dette et quelque part son remboursement: la dette est 100% japonaise et émise uniquement en monnaie d’état, le yen.
              Les US n’ont qu’un des 2avantages, être émise dans leur propre monnaie et qui plus est, la monnaie de référence mondiale. Tant que cette monnaie « fait confiance » et qu’il n’y a pas de remplaçant sûr, le système tiendra.
              La France à contrario, tout comme l’Italie et ….. cumulent les 2 voire les 3 problèmes: détenue à 65% par des étrangers, avec une monnaie qu’elle ne maîtrise pas du tout et dont la confiance (en cette monnaie) commence à s’éroder !
              Bref le problème de la France c’est sa dette mais avant tout le problème de l’Euro !

              • Y a la dette privée aussi

                • Michel 2 says:

                  Bien sûr, c’est pour cela que j’ai pris le soin dans mon commentaire de préciser la « dette des états ».

                • Michel 2 says:

                  S’agissant des US , « Tant que cette monnaie « fait confiance » et qu’il n’y a pas de remplaçant sûr, le système tiendra. »
                  Le vrai problème des US est en effet leur dette privée et gigantesque et la fâcheuse tendance a exporter leurs problèmes- Cf crise subprimes

              • Michel 2 says:

                Autre point de vue complémentaire:

                « LE JAPON DÉPEND DE LA CHINE

                Le gouvernement japonais a révisé à la baisse ses prévisions de croissance.
                Comme la plupart des gouvernements d’économies développées.
                Pour le Japon, le responsable de ce ralentissement c’est la Chine.
                Les exportations japonaises vers la Chine stagnent ou baissent.
                Et cela entraîne évidemment une baisse de la production industrielle.
                La croissance japonaise qui souffre du vieillissement de la population et du surendettement du pays reposait depuis quelques années sur la croissance chinoise.
                Et la croissance chinoise ralentit.

                LE MIRACLE AUSTRALIEN

                28 ans.
                L’Australie a totalement ringardisé la théorie des cycles économiques.
                28 ans de croissance ininterrompue.
                Malgré toutes les crises mondiales.
                Malgré le ralentissement de la Chine.
                L’Australie est une incroyable exception.
                L’explication ? L’extrême prudence de l’État, des banques et une réglementation efficace.
                Cet été, les États-Unis en seront à 10 ans. »

  9. Bonjour

    Suivre le débat

  10. « Les richesses, les revenus, le temps de travail… il faudra partager. » En France, c’est ce qu’on a fait quand on avait de la croissance, on aime bien agir à contre-cycle. Donc, on n’a plus de marge de manœuvre.

  11. Julien bonnetouche says:

    @Arnaud Sylvain, les choses à la fois plus simples et multi- factorielles : en période d’inflation, ce qui compte ce sont les taux d’in réels. Si ceux ci sont négatifs , alors c’ la ruine des épargnants. En période de déflation ce serait pire effectivement si nous avions une baisse générale des revenus avec un accroissement des remboursements des dettes. Or ce n’est pas le cas puisque nous avons l’intervention des banques centrales (QE)et peut être un jour d’autres moyens afin d’eviter une liquidation de crédit. Ce n’est pas le cas aussi parce que les taux sont maintenus bas , à peu prés au niveau de l’inflation, avec la possibilité de renégocier les crédits à la baisse au moins chez nous.Par ailleurs la déflation n’est pas uniforme : elle touche surtout les produits manufacturés dont la production est robotisée ou provient de pays à bas coûts. Les salaires restent orientés à la hausse ainsi d’ailleurs que les Produits de consommation courante comme l’alimentation qui eux sont plutôt stables. Par conséquent et contrairement aux idées reçues le pouvoir d’achat n’est pas touché, sauf pour ceux qui se laissent aller à la tentation d’une Consommation excessive de produits technologiques au delà de leurs moyens, mais dont ils peuvent en réalité se passer. En réalité le problème n’est pas si aigu puisque tout comme en période d’inflation, nous comptons sur la croissance mondiale pour plus ou moins rembourser un endettement que de toutes façons personne ne réclamera réellement. Non, le vrai problème vient et viendra de l’inadaptation des populations aux avancées technologiques trop rapides pour elles et qui de ce fait risquent bien de se voir reléguées à des tâches subalternes dans le meilleur des cas(voire rien de tout probablement pour une grande partie)

    • Michel 2 says:

      D’accord sur à peu près tout ce que vous dites sauf sur ce point où je m’inscrit en faux:
       » Les salaires restent orientés à la hausse ainsi d’ailleurs que les Produits de consommation courante comme l’alimentation qui eux sont plutôt stables. »

      Non, les produits d’alimentation ne sont pas stables et sont très inflationnistes. Seulement, on nous trompe, on nous cache, on triche sur le calcul de la véritable inflation de ces produits.
      Mais quand on fait ses courses régulièrement, on la constate toutes les mois, toutes les semaines même cette inflation galopante qui se situe entre 5 et 10% voire plus.

  12. Julien bonnetouche says:

    Michel, non je crois que ce n’est pas exact . Vous qui aimez bien vous référer à des articles, recherchez ceux sur le pouvoir d’achat et vous verrez qu’ Il édite en croissance.. 5 à 10% c’est une impression que beaucoup ont mais ce n’est pas réel.

    • Michel 2 says:

      Ma carte bleue et mon carnet de chèques vous disent que c’est bien réel, malheureusement!
      Seulement, si vous enlevez du « panier de la ménagère », les télévisions, téléphones, les loyers, les frais médicaux, les préservatifs… et ne gardez que les dépenses d’alimentation dont vous faisiez état dans votre commentaire, je vous confirme que l’inflation des produits d’alimentation est > à 5% l’an.

      Et c’est bien le mélange des genres qui permet de pondérer (=tricher) l’inflation réelle des produits alimentaires et ainsi d’afficher un chiffre autour de 1%. MAIS CE N’EST PAS LA REALITE, les gilets jaunes vous le confirmeront !

        • Michel,

          Je vais prendre la défense de l’Insee et de son indice des prix. Si vous deviez définir un indice des prix agrégé représentatif, il y a fort à parier que vous aboutissiez à quelque chose de proche de l’indice Insee.

          Cet indice ne reflète qu’en partie la hausse des prix alimentaires et ce’est pour cela que l’Insee fournit une décomposition de son indice selon différents produits.

          Si vous prenez la peine de vous rendre sur le site de l’Insee et d’y consulter les publications relatives à l’indice des prix et à l’inflation, vous y trouverez toutes les informations que vous souhaitez, sans triche ni falsification.

          Pour plus de détails sur l’inflation, je vous invite à regarder cette vidéo :

          https://www.dailymotion.com/video/x63b470?collectionXid=x51e9p

          AS

          • Michel 2 says:

            Je viens de regarder votre video et elle confirme exactement ce que je dis: la pondération telle qu’elle est prise en compte est une tricherie s’agissant du « panier de la ménagère » objet de l’échange avec Julien.
            Cette pondération (notez quand même sous prétexte de manipulation par les grandes enseignes – tout est prétexte en France – que la liste des produits et services pris en compte par l’INSSE n’est pas diffusée publiquement????) prend en compte et j’affirme de façon volontaire de façon à minimiser cette inflation et donc la hausse des salaires et pensions (heu ! pensions, c’est passé à l’oubli) qui y sont indexés.
            Je parle bien du panier de la ménagère et non du Coicop (pour classification de fonctions de consommation des ménages), celui qui compose essentiellement les achats par exemple des retraités, qui n’ont plus de loyers (pour les propriétaires de leur RP finie de payer), cad les légumes, fruits, pain, viande, poissons, produits d’entretien, eau, vin, alcools, café, etc ….
            Sur ces produits, je le répète l’inflation est supérieure à 5% par an.
            Par ailleurs, notez qu’aucun pays européen ne calcule l’inflation de la même manière et pourtant, tout le même aime à les comparer, encore un « foutage de gueule »!

            https://bfmbusiness.bfmtv.com/observatoire/video-mais-comment-l-insee-calcule-l-inflation-1423966.html

            Plus globalement, NON, le pouvoir d’achat des Français n’augmente pas:
            http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/2018/10/11/29001-20181011ARTFIG00001-un-economiste-denonce-le-grand-mensonge-du-calcul-du-pouvoir-d-achat.php

            • Je ne comprends pas pourquoi l’Insee chercherait à minimiser l’inflation puisque
              – ni les salaires ni les pensions ne sont indexés dessus
              – une inflation plus élevée permettrait de rembourser plus facilement la dette
              – dans le contexte actuel, aucune hausse de taux n’est à craindre.

              Par ailleurs, vous pouvez contester le panier retenu par l’Insee mais comment pouvez-vous être certain que le vôtre est meilleur ? Il représente mieux la réalité ou seulement votre réalité ?

              Avant de parler de « foutage de gueule », vous devriez vous renseigner. Il existe bien un indice des prix à la consommation harmonisé pour permettre des comparaisons internationales.

              AS

              • Michel 2 says:

                Bien sûr que si les salaires sont corrélés à l’inflation.
                Si vous vous intéressiez à la lutte syndicale, par exemple de groupes comme EDF, Engie, SNCF, Banques, mais pas que, vous comprendriez vite que la lutte permanente de ces institutions et même des salariés en direct est de faire pression pour augmenter les salaires en fonction des augmentations des coûts de la vie.
                Ces groupes ne manquent pas d’imagination pour répondre à ces revendications, un coup on intègre les avancements et promotions, une autre fois la prime d’ancienneté ou encore les primes d’intéressement et de participation, etc…
                Donc dans les années d’après crise (de 2007), il a fallu trouver d’autres solutions pour laisser l’illusion que les salaires étaient toujours corrélés au coup de la vie pour l’apaisement social. Comme la variable d’ajustement d’augmentation des salaires était pressée de son jus, il a fallu trouver pour les gouvernants d’autres solutions.
                Et bien Sarkozy, l’un des initiateurs de a vite compris qu’il fallait agir sur cette inflation en modifiant (= manipulant) la grille de ces indices qui calculent l’inflation.
                Vous ne comprenez pas pourquoi l’INSEE cherche à minimiser l’inflation.
                Et bien je vais vous le dire pour paraphraser cet ancien président plein d’imagination.
                La France et cela tout le monde est d’accord souffre d’un grand handicap, c’est sa COMPÉTITIVITÉ. Comme désormais il n’est plus possible de presser le citron des salaires, il ne restait une solution, minimiser l’inflation calculée. Vous n’êtes pas naïf au point de croire que c’est l’INSEE qui décide de la grille des produits qui servent au calcul de l’inflation ! L’INSEE n’est là que pour appliquer les décisions des gouvernants.

                En résumé, les Etats successifs ont privilégiés la compétitivité des entreprises, espérant ainsi enrayer le chômage sur le dos du pouvoir d’achat des travailleurs qui, et là le sentiment a été maintes fois relayé sur ce blog, se sont paupérisés.
                Dans le principe, rien de vraiment choquant, si le chômage avait réellement baissé, mais comme ce n’est pas le cas !!!! C’est bien un « foutage de gueule », je le dis et je le répète.

                Dans une communauté comme l’UE, où nous avons grosso modo les mêmes façons de consommer et où l’on nous raconte à longueur de journaux et commentaires télévisés, que nos économies doivent s’harmoniser, avoir un calcul de l’inflation différent pour chaque pays est un deuxième « foutage de gueule », qui plus est avec une liste de produits qui nous est caché comme dit précédemment.

                Ma réalité, c’est la réalité de 16 ou 17 Millions de retraités, qui subissent de plein fouet cette inflation réelle de 5 à 6 % l’an, voire plus et dont les pensions n’ont pas été revalorisées depuis 6 ans, donc si vous faites le calcul une baisse de 30% de pouvoir d’achat ou… de façon plus pragmatique, un caddy de 80€ en moyenne par semaine en 2013 qui est passé à plus de 100€ aujourd’hui
                Renseignez vous bien à votre tour auprès de ceux qui vous entourent ou vous ont donné vie !
                Bien à vous.

                • Il n’y a aucun besoin de manipuler l’inflation pour que les salaires n’augmentent pas.

                  Ce n’est pas l’inflation faible qui freine la hausse des salaires, c’est le taux de chômage élevé. C’est l’armée de réserve des chômeurs qui empêche les salariés de bénéficier d’un partage équitable des fruits de la croissance.

                  Pas besoin de l’intervention de l’Etat pour paupériser les salariés, les entreprises savent très bien se débrouiller seules.

                  Pour les retraités, c’est encore plus simple. il suffit de les présenter comme les enfants gâtés des trente glorieuses.

                  Quant aux chômeurs, de toute façon ce sont des fainéants qui n’ont que ce qu’ils méritent.

                  Pas besoin de manipuler les chiffres de l’inflation pour que les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. Il suffit de laisser faire le système.

                  • Michel 2 says:

                    Vous vous trompez, le système salarial Français, notamment dans les grands groupes ne fonctionnent pas comme vous dites.
                    Il y a des pouvoirs et des contre pouvoir.
                    A EDF ou la SNCF ou Peugeot, etc. , certes le taux de chômage élevé joue en faveur de l’employeur mais à l’embauche seulement. Une fois le salarié « installé » et cégétisé, le contre pouvoir agit par des menaces de grèves et autres pressions telles la fonctionarisation (= je fais le boulot qui m’est demandé à mon rythme et pour le temps imparti mais pas plus) du travail.
                    Employeur, si vous voulez plus, payez ou promotionnez-moi !!!
                    L’employeur avec son souci permanent de compétitivité désormais nécessaire du fait de la mondialisation de l’économie, n’a pas d’autres solutions, admirablement aidé en cela par les gouvernants, que de trouver des solutions alternatives. La manipulation de l’indice des prix qui est directement ou indirectement que vous le vouliez ou non, en corrélation avec l’augmentation des salaires, en est une.

                    C’est vrai qu’il n’y a besoin de manipuler l’inflation pour que les 1% de riches s’enrichissent encore plus, ce ne sont pas eux qui font la compétitivité.
                    Mais s’agissant des 99% restants, oui, c’est une arme redoutable pour les faire travailler autant sinon plus sans les augmenter comme cela se faisait dans le passé moins mondialisé.
                    Par exemple, à titre personnel de 1977 à 1996 (avant les 35h), mes salaires étaient automatiquement indexés sur l’inflation et c’est cette dernière année que ça s’est gâté avec la mise en œuvre des astuces dont j’ai parlé précédemment.

                    Quant à votre vision des chômeurs, votre assertion si provocatrice soit-elle, n’engage que vous et m’étonne que quelqu’un qui « aurait sous le capot » réagisse aussi basiquement. En tous cas j’ai une vision plus nuancée. Bien à vous.

                    • Ce n’est pas ma vision des chômeurs, c’est celle qui est véhiculée par le pouvoir actuel et qui justifie cette volonté de les mettre sous tension pour qu’ils acceptent tout et n’importe quoi payé n’importe comment.
                      – Ce sont des fainéants qui ne prennent même pas la peine de traverser la rue pour trouver du travail.
                      – Ils sont ceux qui ne sont rien.
                      Ce n’est pas moi qui le dit…
                      Il faut quand même être sacrément déconnecté de la réalité pour penser que les chômeurs sont des chômeurs volontaires, profiteurs et assistés.
                      Passez du temps au chômage et vous verrez que votre premier objectif, c’est dans sortir.

                  • Le niveau de chômage n’a t-il vraiment rien à voir avec le niveau de prélèvement de la richesse créée?
                    Si cela n’a aucun rapport alors les entreprises françaises seraient-elles malveillantes?
                    N’aurait-on pas compris en France comment fonctionne le capital au point de s’auto-saboter?
                    Le pouvoir est-il impuissant ou de connivence?

                    • Michel 2 says:

                      A mon avis les deux, avec plus de connivence qui les rend aussi impuissant !

  13. Patrick ARTUS serait il un lecteur 😉

    La «japonisation» de l’ensemble de l’OCDE https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/ViewDocument/g7xYNOJG-6A_-P6s7mPamA==

    Comment définit-on la « japonisation » d’une économie ?

    – le taux d’endettement est si élevé que la Banque Centrale est contrainte de maintenir des taux d’intérêt très bas à toutes les maturités ;

    – le fonctionnement du marché du travail est tel que l’inflation sousjacente reste très faible, ce qui permet à la Banque Centrale de maintenir les taux d’intérêt très bas.

    Ces caractéristiques apparaissent maintenant dans tous les pays de l’OCDE.

    Synthèse : s’accoutumer à la « japonisation » de l’OCDE

    L’économie de l’ensemble des pays de l’OCDE s’est donc japonisée : taux d’intérêt à toutes maturités restant très faibles afin d’assurer la solvabilité des emprunteurs ; fonctionnement du marché du travail conduisant à une inflation faible qui permet aux Banques Centrales de conserver des taux d’intérêt très faibles.

    Il faut donc s’habituer à ce nouveau fonctionnement de l’économie mondiale et à ses dangers : si le fonctionnement des marchés du travail changeait et ramenait l’inflation, les Banques Centrales devraient remonter les taux d’intérêt, et les taux d’endettement deviendraient insupportables.

    • Michel 2 says:

      « …. taux d’intérêt à toutes maturités restant très faibles afin d’assurer la solvabilité des emprunteurs. »

      Que voulait vous dire ???

      Je pense qu’au contraire des taux d’intérêts bas permettent à (trop) de dossiers d’emprunter même pour ceux qui n’ont pas les capacité de rembourser sur le long terme (insécurité de l’emploi par exemple) et donc de créer de l’INSOLVABILITE – Cf. crise des Subprimes américaine

  14. C’est d’en sortir (faute horrible que je n’ai pas eu le temps de rattraper…).

  15. Michel 2 says:

    @ Arnaud Sylvain,

    Ouf, me voilà rassuré !
    La réalité des chômeurs est un mélange de plusieurs catégories que l’on peut résumer (je m’aventure) en 4 catégories :
    1- les chômeurs ayant subi (un licenciement économique par exemple) et qui ne peuvent du fait d’un « blocage » territorial (maison, travail du conjoint, famille, enfants, etc..) sont dans l’incapacité de retrouver un travail et ne veulent pas pour x raisons (âge, manque de bases scolaires, salaires proposés, …) se reconvertir,
    2- les mêmes chômeurs prêts à jouer la mobilité mais dont qualification ou l’âge ou autre chose sont un handicap,
    3- les chômeurs « professionnels » qui ont un conjoint ou un parent qui travaille ou d’autres revenus moindres (immobiliers par ex.) et qui se suffiront des indemnités avec des boulots au black pour parfaire la situation. Typique du type de 55/ 58 ans qui n’a pas le courage ni l’envie de se reconvertir et qui attend la retraite,
    4- aucun des 3 autres qui finit dans la rue ou dans des communautés plus ou moins licites.

    J’ai volontairement fait abstraction des chômeurs entre deux emplois (secteurs et territoires porteurs) à 3 à 6 mois.

    C’est bien sûr une caricature, quoique !

  16. Julien bonnetouche says:

    Donc si je comprends bien Patrick Arthus, les taux bas seront(très) durables. C’est par conséquent le grand retour des actions et de l’immobilier (bien placé)!!!!

    • Disons plutôt, que la perspective de taux durablement faibles réduit le risque de baisse de la valeur des actifs qui aurait trouvé sa justification dans la hausse des taux.

      Néanmoins, des taux durablement faibles sont aussi (et surtout) le signe d’une croissance économique durablement faible et d’une inflation durablement modérée voire déflationniste.

      Est ce que les valorisations des entreprises pourront continuer à augmenter … il faut rester prudent sur ce lien direct entre taux faibles et hausse des cours.

      Même si les taux excessivement faibles, et notamment inférieurs au taux de croissance nominale de l’économie doit pouvoir justifier une hausse des valorisations…

      • Michel 2 says:

        C’est aussi une course comme jamais vu, au rachat par les entreprises de leurs propres actions avec de l’argent gratuit. Tout ça pour valoriser mieux les dividendes des actionnaires et faire monter artificiellement le cours de leurs actions.
        En gros de la malversation légale !

  17. Julien bonnetouche says:

    On a presque la situation idéale avez une inflation un peu en dessous de 2%. Les secteurs cotés évoluent différemment, avec en particulier aux US les industries traditionnelles qui sont à la traîne sur le plan boursier. Les technologies elles tiennent le haut de pavé. En France c’est Plutôt le luxe. Tout cela est normal en fonction de l’évolution du monde actuel. Encore une fois il faut regarder le monde avec les yeux du présent. Michel, permettez-moi de vous le dire car nous sommes retraités tous les deux, vous êtes « statique » avec une vision que moi même j’avais ( a tort) il y a 40 ans ( lorsque vous faites référence à l’or, aux dettes, ou encore à la baisse du pouvoir d’achat des retraités. L’or est une matière première comme les autres, la dette a moins d’impotance Que la croissance, quant au pouvoir d’achat, seul celui de ceux qui s’adaptent sera conservé. C’est fini les retraites dorées des années 70 a 90, parce que notre économie n’a pas suivi le rythme de la mondialisation. Je vous assure allez faire un tour ailleurs dans le monde et la réalité vous sautera aux yeux !! Là où on construit une tour chez nous ailleurs on en construit 10 ou même 20….

    • Michel 2 says:

      Oui Julien, allez voir aux US par exemple, ce qui se passe réellement.
      Extrait:

      [La relance économique de Trump est bidon:

      Plus nous étudions la chose, plus nous sommes convaincu que toute cette histoire n’est qu’une gigantesque escroquerie.

      Certes, on pourrait appliquer cette phrase à tout ou presque dans la vie publique – mais nous parlons plus spécifiquement des finances fédérales américaines et de la Théorie de la relance.

      Beaucoup de lecteurs américains sont d’avis que la réduction d’impôts de M. Trump a créé un véritable boom.

      Ce boom, pensent-ils, fera grimper le PIB, augmentera les recettes fiscales et réduira le problème de la dette. (M. Trump a même affirmé qu’il rembourserait la dette nationale en huit ans !…)

      Si c’est vrai, cela signifie que toutes nos théories sont déficientes… que les relances fonctionnent vraiment… que nous sous-estimons grandement l’occupant de la Maison Blanche… bref, que nous n’y connaissons rien à l’économie !

      Voyons cela de plus près. Etes-vous accroché à votre siège ? Vous devriez… c’est probablement la question la plus importante de la finance moderne.

      Hmmm… mais d’abord, jetons un oeil aux chiffres du PIB.

      La dernière estimation de croissance du PIB pour le premier trimestre est de 1,3%. Pas grand’chose, en d’autres termes. Mais on ne parle que d’un résultat… peut-être est-ce un coup du hasard.

      Nous allons donc faire la moyenne des chiffres publiés trimestriellement pour l’ensemble de la présidence Trump. On obtient 2,6%. C’est mieux mais ce n’est pas franchement éblouissant.

      A présent, comparons aux taux de croissance moyen de la présidence Obama, afin de voir s’il y a eu une véritable amélioration. Qu’obtenons-nous ? 2,5% seulement.

      Cela signifie-t-il que la seule preuve d’un boom Trump se monte à un maigre 0,1% – un dixième de pourcent – de croissance supplémentaire, un chiffre risible et sans aucune signification statistique ?

      Des indicateurs importants – investissements et salaires

      Attendez une minute. Regardons d’autres indicateurs importants.

      L’un des principaux buts de la baisse d’impôts de Trump était d’augmenter les investissements des entreprises. Si ces investissements grimpent, cela suggère de futures augmentations de la productivité, des profits et des salaires.

      Peut-être.

      Hélas, les baisses d’impôts semblent avoir encouragé les entreprises à acheter leurs propres actions, non à investir dans des usines, de l’équipement, de la formation et de la technologie.

      Les rachats sont à un sommet record – plus de 1 000 Mds$ en 2018 – après avoir atteint de nouveaux records durant chacun des quatre derniers trimestres. L’investissement, en revanche, est à peu près là où il en était durant les affreuses années Obama, soit 13% du PIB environ.

      Qu’en est-il des salaires ? On a beaucoup parlé du fait que le travailleur moyen avait enfin eu de la chance. Peut-être que pour lui, la relance a fonctionné ?

      En réalité, durant les deux premières années de la présidence Trump, la croissance réelle des salaires hebdomadaires a chuté. Elle était en moyenne de 1,3% (quasiment rien) durant les trois dernières années du règne d’Obama.

      Elle est désormais inférieure à 1%.

      Une approche binaire insuffisante pour un sujet compliqué

      La politique encourage une approche simple et binaire des problèmes nationaux : « eux contre nous »… conservateurs contre progressistes… Trump contre Hillary.

      Or la calamité à laquelle sont confrontées actuellement les finances des Etats-Unis dépasse de loin l’analyse « eux contre nous ».

      Voici ce que l’équipe Trump a réellement accompli : elle a emprunté 180 Mds$ supplémentaires pour financer la baisse d’impôts de 2018 à elle seule.

      Cette « relance » était censée mettre le feu à l’économie. Elle était censée faire grimper le PIB… ainsi que les recettes fiscales.

      Nous avons vu que le PIB n’a pas grimpé… du moins pas encore… et nous présumons que les recettes fiscales non plus. Si l’on regarde les chiffres, on constate qu’elles ont chuté – à un plancher de quatre ans.

      A ce jour en 2019, les recettes fiscales provenant de particuliers ont baissé de 3%. Les entreprises ont quant à elles payé quelque 20% de moins.

      Cela porte l’ensemble des recettes fiscales à 16% du PIB, soit moins que lorsque Ronald Reagan en eut fini avec ses propres baisses d’impôts.

      A la Chronique, nous sommes pour les réductions d’impôts. Mais sans réduction des dépenses publiques, elles ne sont qu’une fraude… que nous décrirons plus en détails dans une minute.

      Plus de dettes maquillées en « relance »

      Au lieu de tailler dans les dépenses pour compenser les réductions d’impôts, l’administration Trump les a augmentées.

      Les dépenses pour les vétérans et les militaires augmentent au rythme de 10%, les coûts d’intérêts sont en hausse de 15% tandis que les dépenses de Sécurité Sociale/Medicare ont pris 5%.

      Le budget Trump propose en outre d’autres augmentations qui ajouteraient un total de plus de 800 Mds$ à la dette fédérale – soit une augmentation de 20% du déficit – par rapport à la dernière année Obama.

      En pourcentage du PIB, les recettes fiscales frôlent un plus bas record pour l’ère moderne. Dans le même temps, les dépenses gouvernementales en tant que pourcentage du PIB sont à leur niveau le plus haut depuis la crise de 2008-2009.

      Hausse des dépenses, baisses des revenus = déficits plus profonds.

      C’est exactement ce qui s’est produit. En février, les autorités ont dépensé plus d’argent emprunté que d’argent perçu grâce aux recettes fiscales. Depuis qu’il est en poste, Trump a ajouté plus de 2 000 Mds$ à la dette nationale.

      Y a-t-il la moindre théorie – ou expérience – laissant à penser que les politiques désormais appliquées par l’équipe Trump mèneront à la croissance et à la richesse dans les années qui viennent ? Pas que nous sachions.

      Simuler n’est pas stimuler

      A la place, nous assisterons à la continuation des politiques malhonnêtes de ces 30 dernières années, avec de plus en plus de dette déguisée en « relance ».

      Sauf que la relance est une fraude. Elle fait semblant de stimuler l’économie. C’est faux. Ce qu’elle fait en réalité, c’est transférer la richesse du peuple américain vers les élites et les groupes favorisés par les autorités pour des raisons politiques.

      C’est ce qu’a accompli la réduction d’impôts. Elle a distribué de l’argent – principalement aux actionnaires – qui sera facturé ensuite aux futurs consommateurs et contribuables.

      Elle n’a pas stimulé la croissance réelle. Au mieux, elle a simulé la croissance réelle – donnant brièvement l’impression d’une économie saine tandis que les consommateurs dépensaient leurs maigres épargnes et que les entreprises rachetaient leurs propres actions.

      Nous sommes d’avis que cette courte poussée de croissance simulée a pris fin au dernier trimestre 2018.

      C’est pour cela que M. Trump en appelle désormais à une réduction de 50 points de base du taux directeur de la Fed – toujours plus de relance ! ]

      Et en Europe c’est probablement pire ! Cf. Italie

  18. Julien bonnetouche says:

    Oui Michel, mais encore une fois vous recopiez un article expliquant ce que l’on sait déjà. Et qui ne tient compte ni de l’extraordinaire poussée de l’Asie ni de la tout aussi phénoménale transformation du monde par l’industrie du digital, qui prend le pas sur celles plus traditionnelles. En tous temps , en toutes époques, la difficulté pour l’homme a toujours été d’etre visionnaire, et de ne référer au passé que pour la culture ( vous savez ce qui reste quand on a tout oublié)…….

    • Michel 2 says:

      Ha bon !
      Vous saviez déjà (avant tout le monde) que les relances à la TRUMP n’avaient servi à rien ou presque ! sinon à endetter à outrance ce pays en train de tourner au vinaigre.

      Vous êtes un vrai prophète Julien, ne changez rien !

      Quant à l’Asie et le digital, oui bien sûr tout le monde le sait. C’est aussi et surtout une course à l’hégémonie entre la Chine et l’Amérique.

  19. julien bonnetouche says:

    Bien évidemment Michel …

    Mais vous ne savez toujours pas que leur dette est en dollars et c’est eux qui le fabriquent ? et que ça fait bientôt 100 ans que ça dure ?

    Quant au digital, là où vous voyez une lutte (réelle je l’accorde) entre les 2 géants, moi je vois une transformation du monde.

    • Michel 2 says:

      L’objectif est la lutte pour être la première puissance au monde (Cf. la reprise de la conquête spatiale vers la lune et mars par les 2 super puissances US/Chine) et la conséquence est la transformation du monde avec toutes les pas très jolies choses que l’on constate chaque jour.

      Certes la dette publique des US est émise en dollars, cette monnaie hégémonique, mais :
      – avec plus de 20 000 Mds $, elle est désormais hors de contrôle
      http://www.economiematin.fr/news-le-piege-de-la-dette-se-referme-sur-les-etats-unis
      – elle est détenue (contrairement au Japon par exemple) pour une majorité par des étrangers avec la primeur pour la Chine et le Japon,
      – les autres grandes puissance telles la Chine, la Russie, achètent actuellement de l’or en masse. Outre l’inquiétude que cela génère, il ne faut pas être trop futé pour imaginer qu’il se prépare quelque chose du coté russo-asiatique,

      Et j’en passe …. telle la multitude, que dis-je la montagne de dettes privées, jamais atteinte dans l’histoire de l’humanité.

  20. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    Oui je sais, il y a plein de gens qui comme vous prédisent l’apocalypse.

    D’ailleurs sur ce blog même, je lis des commentaires qui voient une baisse de l’immobilier de 30% (à Paris j’imagine) parce que ça les conforte.

    J’ai de la « bouteille » comme on dit et en matière d’investissements j’ai vu pas mal de crises.

    Je vais vous dire qu’en 1979 j’ai triplé ma fortune de l’époque en misant la totalité des mes avoirs sur l’or juste avant l’invasion de l’Afganistan, car il y avait un risque de liquidation du crédit, et cette guerre n’a été que l’élément déclencheur.

    Ensuite j’ai gardé cet or, sans voir ( erreur de jeunesse) que la hausse des taux ( jusqu’à 20%) allais casser l’inflation, et faire se tasser les prix de l’or, avec une hausse stupéfiante des actions jusqu’en 1987. Bref j’ai loupé ce créneau.

    Les leçons doivent servir : pas d’inflation = pris de l’or stable et actions qui montent.

    Aujourd’hui ce que vous appelez « le risque de la dette » c’est tout simplement le risque de liquidation du crédit qui existe si les créancier devaient réclamer un remboursement à des débiteurs insolvables.

    Oui mais voilà : les banques centrales payent.

    L’année dernière je n’avais pas suffisamment pris en compte l’action de la guerre commerciale de Trump sur les marchés. Ou plus exactement je ne croyais pas qu’il irait aussi loin.

    je suis persuadé de lui même n’avait pas pris toute la mesure et l’impact négatif de ses actions. il lui a fallu attendre Noël, et une baisse de 20% de wall street pour qu’il se ressaisisse.

    Lors de la baisse boursière de la fin de l’année dernière, j’ai pas mal d’amis qui ont vendu leurs positions, et j’ai même 2 de mes conseils en gestion qui m’ont appelé pour me conseillé de le faire aussi.
    Je perdais un bon million d’Euro, et j’ai résisté aux Cassandre inexpérimentés et soumis à la pression de leurs clients.
    Bien m’en a pris.

    Car voyez vous j’ai appris à résister à l’affolement, en constatant que finalement dans l’ensemble la raison finit par l’emporter sur les excès de comportement des politiques.

    Aujourd’hui les américains comme les chinois ont senti le vent du boulet et pour les temps qui viennent feront en sorte que la situation s’apaise, tout simplement parce que c’est leur intérêt commun.

    Voilà pourquoi ( entre autres et aussi à cause du progrès technologique) je crois que nous avons une période de relative prospérité devant nous.

    les marchés vont donc monter et l’immobilier des grandes capitales également.

    Bien entendu dans le futur , il se peut que les chinois, sentant leur puissance devenir hégémonique, décident de bouleverser le monde d’une façon ou d’une autre et entraîner une méga crise.
    Mais il y a encore du temps devant nous avant que cela ne se produise.

  21. Michel 2 says:

    Bonjour Julien,

    J’ai relevé 4 de vos assertions qui méritent, à mon sens, une explication alternative.

    Tout d’abords, je ne fais pas de prédiction à la Nostradamus, je constate seulement de fortes dérives et autres bulles voire des malversations qui m’amène à penser que le RISQUE prend de l’ampleur. De ce fait j’essaie de comprendre et d’imaginer les solutions pour, non pas m’enrichir, mais seulement préserver mes économies de toute une vie (d’où l’or comme une des solutions)

    Ensuite vos assertions:

    1) « Oui mais voilà : les banques centrales payent. » –
    Certes elles payent tant que le système lui fait confiance et que les initiés s’enrichissent, peu importe pour eux si ce n’est pas du vrai argent. Vous constatez cependant comme moi probablement que cette confiance s’érode de plus en plus, et que les classes moyennes et populaires qui en sont « les dindons de la farce » commencent à s’agiter un peu partout (Cf. GJ ou l’Italie ou encore le Brexit, …). Une fois que les populistes auront pris le pouvoir et essayé leurs solutions soi-disant miracles qui ne marcheront pas, je pense que le réalisme budgétaire et économique deviendra L’EVIDENCE. Et là bonjour les dégâts tant le retour en arrière sera difficile!

    2)
    « Aujourd’hui les américains comme les chinois ont senti le vent du boulet et pour les temps qui viennent feront en sorte que la situation s’apaise, tout simplement parce que c’est leur intérêt commun.
    Non, à mon avis, ces gens là sont des MEGALOS, et seul la suprématie compte. Ils sont prêts à tout pour atteindre leurs objectifs, sinon pourquoi les budgets militaires de ces super puissances augmenteraient de façon exponentielle ?

    3)
    « Voilà pourquoi ( entre autres et aussi à cause du progrès technologique) je crois que nous avons une période de relative prospérité devant nous.  »
    A mon humble avis, il est trop tard, pour que ça se passe bien, la prospérité reviendra, c’est sûr, mais après seulement un grand reset

    4)
    « Aujourd’hui ce que vous appelez « le risque de la dette » c’est tout simplement le risque de liquidation du crédit qui existe si les créancier devaient réclamer un remboursement à des débiteurs insolvables. »
    Le risque de la dette c’est certes que les créanciers ne soient pas remboursés (mais pour les pays qui contrôlent leur monnaie, ce risque en théorie est quasi nul car ils peuvent imprimer autant de monnaie qu’ils le souhaitent), mais aussi et surtout que les acheteurs de dette, qui auront perdu confiance, tant étrangers que intra (sauf cas particuliers tel le Japon), ne « roulent » pas la dette et que les Etats se trouvent à court de financements.
    Dans ce cas là, que se passe t-il en dans l’Amérique de Trump et en Europe si les grands pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, PB, etc.) sont touchés ? C’est la faillite assurée !

    Bonne fin de week-end.

  22. julien bonnetouche says:

    Michel,

    En contre :

    Point N°1 : encore faudrait il que les populistes prennent le pouvoir. Et même si c’est le cas, ( Italie , brexiteurs, ce sont des nains à côté de la finance internationale. ils n’ont aucune influence. Le plus vraisemblable est que l’Italie revienne à la raison et que le brexit n’ait jamais lieu.
    Quant à la France le FN est vraiment trop nul. A part peut être Marion Maréchal mais elle est libérale, donc pas dangereuse.

    Point N° 2
    Non les grands dirigeants ne sont pas des cinglés. pas les chinois c’est sur, et même le foldingue américain a du revenir sur ses positions. D’ailleurs il a lui même un paquet d’actions qu’il n’a pas envie de voir s’effondrer. Ils ont tous un entourage a qui ils doivent leur place. Et cet entourage c’est l’argent qui les guide.

    Point N° 3 : il n’est jamais trop tard. Et tous cas rien ne nous le dit objectivement en ce moment, ni davantage que par le passé. Ce ne sont que des sentiments, des intuitions mais c’est tout. Il y a toujours eu de la dette. IL y en a plus maintenant, mais le développement économique du monde est aussi bien plus important.

    Point N°4 : toutes les grandes économies du monde ( Europe, Chine, US) se tiennent par la barbichette. et ils savent tous que si le voisin d’en face venait à s’écrouler ce serait bientôt leur tour. Alors ils lui viendront plutôt en aide, en cas de problème, plutôt que de l’enfoncer.

    • Michel 2 says:

      Bjr Julien,
      Concernant le point N°1 et l’Amérique (mais pas que puisque tout le monde les copie, j’ai relevé cet excellent commentaire sous inspiration Ricardienne, de l’illusion de la dette:

      [ Ce que les élites vont faire de votre argent

      Cela réchauffe le coeur, n’est-ce pas ? C’en est presque exaltant.

      Voir les dirigeants américains se rassembler enfin… s’étreindre avec chaleur… et tomber d’accord sur quelque chose.

      Plus de problèmes. Plus de conflits. Ils ont vu la lumière, ô Seigneur !

      Trump, Alexandria Ocasio-Cortez (AOC), Bernie Sanders, Jerome Powell, le New York Times… et des centaines, des milliers d’autres – les grands, les bons et les grandioses crétins.

      Se balançant de concert… chantant… s’embrassant… buvant des cocktails et se tapant dans le dos…

      … Tandis qu’ils cheminent tous ensemble dans le Dette Express.

      Equivalence ricardienne

      Comme tous les programmes gouvernementaux, ce qui fonctionne en matière de politique financière ne fonctionne pas dans la vraie vie. Les autorités américaines ont injecté quelque 15 000 milliards de dollars de relance (assouplissement quantitatif, déficits budgétaires… sans parler de taux d’intérêt artificiellement bas) dans le système sur les 10 dernières années.

      Cela n’a pas engendré une économie plus forte ; au contraire, elle est plus faible… avec bien plus de dette.

      Tout de même, la Théorie de la Relance a l’appui du public… des élites… et de milliers d’économistes.

      Sur les 100 dernières années, les économistes diplômés se sont multipliés plus vite que les MST. Aujourd’hui, nous en avons au moins 100 fois plus qu’en 1919.

      Ces je-sais-tout conseillent nos entreprises et nos dirigeants, gèrent souvent nos banques et fournissent des excuses boiteuses aux échecs des politiciens. Avec autant de puissance cérébrale et d’érudition, nous sommes sans aucun doute la génération la plus intelligente qui ait jamais vécu.

      A cette nouvelle vanité sophistiquée, nous opposons aujourd’hui le simple bon sens : l’équivalence ricardienne.

      Giclée d’adrénaline

      Lorsque Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche, la reprise boitait et clopinait déjà – elle vieillissait à vue d’oeil.

      Que faire ? La relancer !

      Il lui a administré une giclée d’adrénaline avec sa réduction d’impôts à la fin 2017. Cela a produit quelques tressaillements dans les bras et les jambes, mais à fin 2018, les effets étaient déjà épuisés ; les actions chutaient et l’économie semblait à nouveau faiblir.

      Tout ce remue-ménage aurait pu être évité simplement en lisant les oeuvres complètes de David Ricardo, notamment son essai de 1820 sur le financement.

      L’économiste du XIXème siècle notait qu’une ville pouvait financer ses dépenses en taxant ses citoyens… ou en leur empruntant de l’argent. Dans les deux cas, ce sont les contribuables qui payaient la facture (quelle autre source de revenus avait la ville ?).

      Mais les habitants – du moins à l’époque – n’étaient pas idiots. Ils savaient que l’emprunt finirait par se traduire par une hausse des impôts. Ils achetaient donc eux-mêmes les obligations de la ville.

      Ils gagnaient alors des intérêts exactement au rythme où la ville les versait – si bien qu’ils accumulaient l’argent avec lequel payer leurs impôts sans perte additionnelle.

      Emprunter ? Taxer ? Ricardo a démontré que cela n’a pas d’importance. Pour la ville, le coût est le même. L’emprunt ne produit pas d’effet de stimulation.

      Mal aux cheveux

      Aujourd’hui, avec tant d’universitaire pour les aider à réfléchir, les citoyens ont du mal à mettre de l’ordre dans leurs pensées. Ils pensent que, d’une manière ou d’une autre, ils n’auront jamais à payer les emprunts du gouvernement. Ils pensent que l’argent emprunté « vient de la Fed ». Ou que « la croissance nous permettra de sortir de la dette ».

      Ou encore, en se basant sur un nouveau fantasme populaire appelé Théorie monétaire moderne (TMM), ils pensent que les autorités peuvent simplement imprimer l’argent nécessaire pour rembourser.

      Les fans de la TMM, notamment la conseillère de Bernie Sanders, Stephanie Kelton – elle aussi diplômée d’économie –, affirment que les déficits ne sont pas trop profonds… mais trop limités. « Chaque dollar dépensé par le gouvernement se traduit en dollar de revenus pour quelqu’un », souligne-t-elle.

      Ainsi, aiguillonnés par cette sagesse tordue, au lieu d’épargner leurs réductions d’impôts (ce qui aurait entièrement annulé l’effet de « relance »), les gens les ont dépensées.

      Hélas, ils n’ont pas investi dans des choses qui auraient pu augmenter la production et la richesse. Cet argent bon marché a plutôt été consommé… absorbé… comme on picole une mauvaise bouteille.

      Les importations de Chine ont atteint de nouveaux sommets. Les rachats d’actions aussi. Résultat ? De mars à septembre, les investisseurs ont gagné environ 4 000 milliards de dollars de richesse boursière. Le grand public, lui, est resté avec un gros mal aux cheveux : une dette impossible à rembourser.

      A présent, au lieu de renoncer à toutes ces idioties, les génies d’aujourd’hui – dont bon nombre d’universitaires – attendent la prochaine tournée.

      Il y a six mois, les spéculateurs s’interrogeaient sur la nouvelle hausse de taux de la Fed. Aujourd’hui, ils parient sur la prochaine baisse.

      Selon l’économiste Richard Duncan :

      « … Nous verrons que l’économie US a atteint un point de bascule.

      Il faudra plus que de la ‘patience’ de la part de la Fed pour empêcher les Etats-Unis de basculer dans la récession. Il faudra des baisses d’impôts ».

      On a fait croire aux Américains que leurs votes décidaient des importantes politiques gouvernementales. Il suffit de choisir le bon candidat…

      Mais dans la débâcle qui s’annonce, les deux partis… et tous les principaux candidats… les universitaires… les Prix Nobel… les grands journaux… les experts et les politiciens… seront tous dans la même équipe – celle de la relance –, et seront tous alignés contre le citoyen ordinaire.

      Parce qu’aux Etats-Unis comme partout ailleurs, un programme de « relance » n’est jamais qu’un plan de transfert de richesses prétendant être une politique économique.

      Et ce sont eux – les élites, la classe politique, le Deep State, l’industrie financière – qui en profitent. ]

    • Michel 2 says:

      Concernant le point 2 et les chinois, encore une lecture peu rassurante (vous me direz une de plus) :

      [Le statut du tout-puissant dollar est menacé ; la devise de réserve mondiale commence à donner des signes de faiblesses… et nombreux sont ceux – de la Russie à la Chine en passant par le Proche-Orient – qui se demandent s’il n’y aurait pas d’alternatives viables au billet vert.

      La réponse est oui, bien entendu : il y a des alternatives, dont la plus sérieuse reste encore et toujours l’or.

      Et comme nous sommes au 21e siècle, tout de même, la « relique barbare » se met au goût du jour :

      « En particulier, l’association de l’or et de de la cryptomonnaie pourrait être une puissante alternative à l’or.

      Le fait que la Russie et la Chine achètent de l’or depuis un moment n’est pas un scoop. Ces deux pays ont plus que triplé leurs réserves d’or depuis 2009. Outre ses acquisitions d’or, la Russie se débarrasse de ses bons du Trésor américains et réduit presque à zéro son portefeuille d’actifs en dollars. Mais il existe des problèmes pratiques, liés à l’utilisation de l’or en tant que monnaie, et notamment les coûts de stockage et de transport.

      Comme l’explique cet article, la Russie est en train de résoudre ces difficultés de transaction en associant ses réserves d’or à la technologie des registres distribués.

      La Russie et la Chine pourraient développer une nouvelle cryptomonnaie susceptible d’être transférée via un registre chiffré propriétaire, où la circulation des messages s’effectuerait via un système de type internet mais non connecté à l’internet existant.

      D’autres pays pourraient être autorisés à accéder à ce nouveau système, avec la permission de la Russie ou de la Chine. La nouvelle cryptomonnaie serait ce que l’on appelle un stable coin, dont la valeur serait fixée à parité avec un poids d’or ou un autre étalon tel que les DTS. Les prix des biens et services pourraient être fixés dans cette nouvelle unité de compte.

      Périodiquement, les excédents et déficits seraient soldés en or physique. Ces règlements nets exigeraient bien moins d’or que des règlements bruts (où chaque transaction doit être réglée en temps réel) ». ]

  23. Michel 2 says:

    Julien,
    Point 1:
    Les populistes sont au pouvoir aux US, en Italie, au Brésil, en Hongrie, en Turquie, en Bulgarie, etc… et sont aux portes en Allemagne, en Autriche, en France, à la GB, ….
    Ne vous voilez pas la face, ce monde est en train de basculer !
    https://www.touteleurope.eu/actualite/europe-ces-pays-ou-gouvernent-les-populistes.html

    Point 2:
    Je n’ai pas le même point de vue que vous sur la mégalomanie des Trump, Poutine et autres Xi Jinping et leur désir de maîtriser le monde. L’avenir nous dira …

    Point 3:
    Il est trop tard parce que les chiffres astronomiques désormais en jeu sont irrattrapables !
    C’était en 2008 qu’il fallait faire le grand ménage au lieu de « réparer » un problème de dettes par plus de dettes encore.

    Point 4:
    Vous avez raison mais quand un pays devient la super puissance, il n’a que fi des problèmes des autres, à l’instar des USA depuis plusieurs décennies qui ont régné en maître du monde, n’hésitant pas à infliger des amendes monstrueuses à ceux qui ne voulaient pas s’aligner avec des prétextes falacieux.

  24. Michel 2 says:

    LES NOTES DE BRUNO BERTEZ

    La japonification du monde

    Le terme japonification a un sens.

    Il s’est imposé au fil des ans, ou plus exactement au fil des décennies !

    La japonification, c’est l’état de stagnation économique très prolongé, de longue et très longue durée, produit par des politiques idiotes qui consistent non pas à traiter les problèmes, mais à les repousser dans le futur tout en faisant semblant de les traiter. Tout est résumé dans l’expression anglo-saxonne « extend and pretend », c’est-à-dire « étendre et prétendre ».

    La japonification, ce n’est bien sûr pas de l’économie ; c’est de la géopolitique, du politique, du social et du culturel. Dans la japonification, les élites dirigeantes font semblant de se préoccuper de l’intérêt général, de l’intérêt public mais en réalité elles mènent une politique de préservation d’un ordre social – plus précisément, de l’ordre social qui leur est favorable.

    Les élites japonaises sont arc-boutées sur la préservation de l’ordre établi, lequel ordre est en même temps celui voulu par les Etats-Unis puisque le Japon est un protectorat américain et que ses partis politiques sont quasi-totalement inféodés aux Etats-Unis. Le Japon et la Corée du Sud sont les boucliers avancés des Etats-Unis pour contenir la Chine.

    Bien entendu, cette situation fait du Japon un pays bloqué ; il est amusant de constater que ceux qui sont le plus intéressés à ce que le blocage dure éternellement, lui reprochent… ses blocages !

    Vassalisation et blocages

    Le Japon ne peut se réformer en tant que vassal américain car la situation politique et sociale est verrouillée. Pourtant, les Etats-Unis reprochent au Japon ses blocages et prétendent que c’est à cause d’une sorte de mal intérieur qu’il ne réussit pas à sortir de la crise de longue durée.

    Miracle de la vassalisation, c’est une chose que nous connaissons aussi en Europe – donc ne nous moquons pas des Japonais. Cocus et fiers de l’être…

    La seule fois où la situation politique intérieure a hissé au pouvoir un groupe non-inféodé aux Etats-Unis, la CIA l’a dégommé salement en quelques mois, et tout est rentré dans l’ordre.

    Donc le Japon est condamné à répéter – et la répétition est le signe de l’échec. En effet pourquoi répéter si on a réussi ? Quand on a réussi, on est guéri de la langueur et on n’a plus besoin de dopage !

    PIB réel du Japon

    Le Japon répétera jusqu’à ce que la catastrophe survienne – une catastrophe provoquée par la rébellion du réel face à l’imaginaire des dopages et autres pseudo-euphorisants.

    Le paradoxe du yen

    La catastrophe est au bout de la route, mais nul ne peut prétendre fixer une date, un calendrier ou un mode d’apparaître, car cette catastrophe passe par des modifications de comportements humains et ces modifications sont imprévisibles.

    Ceux qui ont voulu les prévoir, les anticiper ou les spéculer sur la monnaie ou les fonds d’Etat japonais s’y sont cassé les dents ; soit ils se sont suicidés, soit ils sont ruinés et vivent misérablement.

    Le yen est à la fois une monnaie pourrie, condamnée et une monnaie refuge, une monnaie risk-off précisément à cause de cette situation : un pays bloqué où rien ne bouge, où la stabilité de l’épargne est assurée, où la répression financière est féroce.

    Le pays fonctionne comme un gigantesque hedge fund global. Il se finance avec l’épargne intérieure de ses habitants – une épargne qu’il ne remboursera jamais –, et il investit, place et spécule ailleurs. Le pays fait du carry trade avec les économies de ses citoyens.

    Cela tient et tiendra… jusqu’à ce que cela ne tienne plus.

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