– Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6 % ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement – Le défi 6% est un exercice pédagogique réalisé par Arnaud SYLVAIN, conseiller financier indépendant

 

Rappel des faits : Qu’est ce que le défi6%

4 000 euros ont été investis sur un contrat d’assurance vie. L’objectif est de montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque.

Le défi 6 % vise une rentabilité annuelle moyenne de 6 % et une volatilité maximale de 10 %.

Pour en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez consulter les articles suivants :

 

Et aussi le reporting de Novembre 2019 : Vers un CAC40 à 6000 points ? La hausse accélère avant l’explosion ? Le reporting du defi6%.

 

Vie du contrat d’assurance vie support du #défi6%

4 000 euros ont été versés initialement sur le fonds en euros en juin 2018, puis deux versements trimestriels de 500 euros ont été effectués. Un investissement progressif a été mis en place pour basculer chaque mois et pendant 5 mois 600 euros du fonds en euros vers des unités de compte.

Cet investissement progressif devait permettre de converger progressivement vers l’allocation cible. La baisse des marchés a contrarié cet objectif et plusieurs arbitrages ont été réalisés pour aboutir à fin décembre 2018 à une allocation plus prudente. Alors que l’allocation cible comporte 90 % d’unités de compte et 10 % de fonds en euros, une répartition avec 30 % d’unités de compte et 70 % de fonds en euros a été privilégiée.

En juin 2019, l’orientation prudente du portefeuille a encore été renforcée. Les fonds les plus volatils (actions États-Unis, obligations internationales, fonds flexible) ont été cédés et les sommes réinvesties sur le fonds en euros.

Depuis janvier 2019, des versements mensuels ont été mis en place, pour un montant de 167 euros chaque mois. Ils correspondent aux versements trimestriels de 500 euros par mois prévus initialement.

Depuis juillet 2019, ces versements sont composés à 100 % d’unités de compte, actions comme obligations. Dans une optique de long terme, il s’agit de rapprocher au mieux les versements programmés de l’allocation cible.

 

Versement programmé du 8 décembre 2019

 

Composition du portefeuille au 16 novembre 2019

Note : L’investissement dans le fonds H2O Multibonds s’effectue depuis le 1er février avec des parts SR et non plus R. Les parts SR suivent une nouvelle tarification qui rend le coût d’accès au fonds plus élevé. Par ailleurs, le fonds M&G OPTIMAL INCOME FUND EUR A H ACC a été remplacé par le fonds M&G (LUX) OPTIMAL INCOME FUND

 

 

Performances du #défi6%

 

Les performances globales

Le portefeuille affiche au 14 décembre novembre une plus-value de +3,3 % (+232 euros) depuis sa création. Cela reste loin de l’objectif de 6 % et cela s’explique par le choix de privilégier la prudence dans un environnement incertain. Moins de risque, moins de rendement (espéré).

Si j’osais, je remarquerais que la progression atteint 5,7 % depuis le 1er janvier. Ces serait néanmoins créer une polémique inutile. Quoique…

  • Les actions ont stagnent ou progressent et se maintiennent à des niveaux historiquement élevés depuis début novembre dans l’ensemble des zones.

 

  • Après avoir fortement progressé pendant l’été, les fonds obligataires marquent le pas depuis mi-septembre.

 

  • Depuis le début de l’année 2019, les fonds flexibles fluctuent autour d’une tendance positive.

 

 

Les performances comparées

Sur les 4 dernières semaines, tous les fonds progressent à l’exception des obligations d’état européennes. La plupart des fonds surperforment leur catégorie.

Classe d’actifs Performance sur les 4 dernières semaines* Moyenne de la catégorie
Obligations Europe

LYXOR EUROMTS ALL-MATURITY INVESTMENT GRADE

-0,32 % -0,15 %
Obligations Monde

H2O MULTIBONDS SR

+3,32 % -0,05 %
Actions France

MONETA MULTI CAPS C

+2,05 % +0,08 %
Actions Europe

TOCQUEVILLE MEGATRENDS

+1,17 % +0,71 %
Actions Europe

LYXOR EURO STOXX 50 (DR) UCITS ETF

+0,54 % +0,60 %
Actions États-Unis

LYXOR DOW JONES INDUSTRIAL AVERAGE D-EUR UCITS ETF

+0,41 % +1,10 %
Actions Pacifique

JPMF PAC EQUITY A

+3,55 % +1,29 %
Actions Émergentes

JPM EMERGING MARKETS EQUITY FUND A ACC EUR

+3,13 % +2,16 %
Flexibles prudents

M&G LUX OPTIMAL INCOME A ACC

+0,92 % +0,21 %
Flexibles

R-CO VALOR F

+1,85 % +0,81 %

* Par rapport à la dernière valorisation fournie par Quantalys au 14 décembre.

 

Contrôles de performances et de risques

La volatilité reste inférieure à la limite de 10 % et le rendement sous la cible de 6 %. La décorrélation et la diversification du portefeuille restent satisfaisantes.

 

Perspectives

Le portefeuille affiche toujours une performance significativement inférieure à celle de son allocation cible, conséquence directe de l’excès de prudence du début d’année 2019.

Les marchés actions atteignent des sommets et il est trop tard pour prendre des risques. Les fonds obligataires sont quant à eux mal orientés mais leur poids reste faible dans le portefeuille.

Une baisse des marchés actions est attendue pour renforcer leur poids dans le portefeuille.

Au mois prochain.

 

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25 Comments

  1. Bonjour. Que pensez-vous des Obligations à haut rendements ? genre Allianz €uro high yield ? merci à vous.

  2. A titre de comparaison (hors fonds Euros dont je n’ai pas la perf.), un contrat de 7 valeurs fait en moyenne arithmétique 24% avec risque 4/5 sur 7, depuis le début de l’année.

  3. Excellente initiative qui démontre encore une fois que … le Market Timing est impossible 😉
    Bon courage !

  4. Pourquoi tant de prudence?
    Pourquoi garder du fond euro?

    A mon avis on peut mixer de l’action (pour le risk on) et de l’obligataire (pour le risk off) … ce mix est suffisant … s’il y a un krach action, il suffit de transférer les oblig en action pour en profiter.

    • Bonjour,

      Il me semble que les marchés actions sont trop hauts pour y investir massivement. Les fonds obligataires sont quant à eux mal orientés leur poids reste faible dans le portefeuille. En conséquence, j’attends une baisse des marchés actions pour renforcer leur poids dans le portefeuille.

      AS

      • Peut-être, mais pourquoi attendre positionné sur le fond euro?

        Et je vois un peu trop de gens positionnés en attente d’une baisse des actions pour croire à ce scénario …

        • Guillaume FONTENEAU says:

          Oui, je suis parfaitement d’accord avec cette idée ! Tout le monde attend la baisse … les marchés donc bien monter !

  5. julien bonnetouche says:

    Bonjour Arnaud, Guillaume,

    Je pense que, puisqu’il n’y a aucun enjeu pour le défi 6% (ou tellement peu) choisir une orientation autre que l’attentisme, serait surement stimulant pour l’esprit et pourquoi pas formateur pour les investisseurs français, qui on le sait, sont allergiques au moindre risque.

    Or « qui risque rien n’a rien »

    On pourrait par exemple partir du commentaire de Nam appuyé par Guillaume, selon lequel si tout le monde attend quelque chose, il est alors probable que cela ne se produise pas.

    Et puis ensuite analyser d’une façon marginale et non consensuelle les évolutions des divers facteurs qui guident les marchés.

    J’ai déjà beaucoup développé mes propres arguments en faveur d’une poursuite de le hausse des actions en 2020, aussi je n’y reviendrai pas. Mais j’aimerais en aborder un nouveau dont l’importance pourrait s’avérer essentielle :

    Il s’agit de l’inversion de l’orientation des taux, qui semblent avoir touché un point bas il y a deux mois et maintenant remontent tout doucement un peu partout en Europe.

    Le fait du jour, c’est la fin des taux négatifs de la banque de Suède. (on voit bien ici le côté piloté)

    Naturellement les commentaires vont bon train, et la question, c’est autant l’interprétation que l’ampleur du phénomène, qui si il se poursuivait affecterait les marchés actions négativement d’une façon certaine.

    Mais pour cela, il faudrait que l’économie européenne se porte réellement mieux ; ce n’est pas le cas. Il y a tout juste un tout petit mieux et pas partout. (l’Allemagne va un peu moins mal..)

    Alors cette mini remontée des taux correspond elle à cette mini reprise ?

    Je n’y crois pas trop car trop prématuré.

    J’ai plutôt le sentiment que les autorités monétaires se disent que si des taux zéro peuvent être acceptables, en tous cas jusqu’à ce que les affaires reprennent, des taux négatifs, ou trop négatifs et trop longtemps sont contre nature.

    Si tout le monde comprends facilement que pour les banques et les assurances des taux négatifs peuvent être mortels, tout le monde peut aussi ressentir intuitivement qu’un coût du temps négatif est contraire au déroulement normal de la vie sur terre, même si l’on n’en perçoit pas toutes les conséquences dans l’immédiat.

    Si mon interprétation se vérifie, nous devrions alors bientôt assister à une pause dans cette hausse de taux, disons autour de zéro ou légèrement supérieur à zéro.

    Cela conforterait tout le monde, y compris les marchés actions, qui y verraient le signe d’une économie saine.

  6. Les risques sur le système financier français s’accentuent écrit l’Agefi aujourd’hui.

    Dans sa dernière évaluation des risques du système financier français, la Banque de France a relevé d’un cran le risque constitué par le niveau durablement bas des taux, qui pèse sur la rentabilité future des banques et complique la gestion actif-passif des assureurs vie.

    Ce risque, qui figurait à la troisième place au dernier semestre, arrive aujourd’hui premier ex-aequo avec celui lié à l’endettement des agents non financiers, entreprises et ménages.

    A la troisième place, se trouvent les risques de marchés, provoqués en partie par des valorisations élevées, notamment sur les marchés d’actions.

    Sur tous ces points, la Banque de France estime non seulement que le niveau absolu de risque est élevé, mais aussi que les perspectives sont orientées à la hausse.

    Plus bas dans la liste, les risques liés aux changements structurels arrivent en quatrième position. Ce sont, par exemple, les dangers liés à la digitalisation, la concurrence accrue dans l’ensemble du secteur financier ou à la cyber sécurité. Sur ces sujets, les préoccupations de la Banque de France restent élevées, mais l’institution ne considère pas qu’elles s’intensifient depuis quelques mois.

  7. julien bonnetouche says:

    Bonjour Guillaume, et Michel,

    Mais bien sur, les marchés baiseront un jour !
    Mais pas maintenant nous dit d’ailleurs l’intervenant sur la vidéo. C’est le point essentiel sur lequel nous sommes d’accord.
    Les possibles causes de déclenchement de crise qu’il évoque ( faillites d’entreprises au modèle disruptif) me semblent sujets à caution, car nous ne sommes plus du tout en 2000.

    Les investisseurs ont eu le temps de comprendre les modèles de la nouvelle économie et admettent aujourd’hui le risque encouru, car les succès sont aussi au rendez vous, et d’une manière qui paye largement les échecs.

    Mais ça viendra, et on ne sait pas d’où. Et probablement pas avant 2021.
    En attendant pour 2020 il faut bien prendre des positions, sans quoi on rate les trains qui passent.

    • La question est et restera toujours la même en 2020 et à fortiori en 2021, 22, ….

      Faut-il prendre le train sachant que le risque d’un accident où beaucoup y perdront la vie (= bonne partie de leur patrimoine) est devenue très importante ?

      Ou se mettre à l’abri ( son patrimoine) et prendre le train quand la tension aura baissée et quand la voie sera plus dégagée ?

      • Force est de constater que Julien Bonnetouche est pour l’instant du côté des vainqueurs 😉

        Faut-il prendre plus de risques maintenant ou attendre la chute ? Comme beaucoup j’ai cru à une chute qui n’est pas venue. Désormais je doute et je n’ai plus de certitudes. C’est pour cela que j’investis chaque mois dans des unités de compte.

        La question est ensuite de savoir s’il faut en plus basculer chaque mois une fraction du fonds en euros vers les UC pour converger vers la répartition cible plus vite.

        Pour l’instant, je préfère m’abstenir. Je dois néanmoins reconnaître que je ne suis pas insensible aux analyses de Julien Bonnetouche… Mais peut-être est-ce trop tard et que tout va s’effondrer :-))

        • Julien, pour avoir échangé plusieurs fois avec lui, ne raisonne pas sur le même pas de temps qu’est le mien.
          Est-ce bien d’avoir raison, est-ce bien d’être « vainqueur » en misant et gagnant sur 2 ou 3 ans, pour tout perdre à la quatrième ?

          Je vous laisse juge du dilemme.

          • Michel,

            Ce n’est pas une question de pas de temps mais de sensibilité au risque.

            Il est audacieux, vous êtes prudent. Ce n’est ni bien ni mal, juste deux caractères différents.

            Il n’y a ni gagnant ni perdant, juste des objectifs de rendement et de risque différents.

            • Non, je ne suis pas d’accord avec cela!
              La prise de risque n’empêche pas de raisonner et de voir ou d’imaginer les choses évoluer plus ou moins longuement.
              Pour moi contrairement à Julien, si je ne me trompe, les choses économiques et monétaires évoluent dans un range baissier avec des hausses et baisses à l’intérieur et à une fréquence supérieure.
              Julien prend des risques à l’intérieur de ce range et tant mieux pour lui si cela lui réussit.
              Quant à moi, je préfère attendre l’inversion du range, donc haussier, pour prendre mes risques, c’est aussi simple que cela.

  8. julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel et Arnaud,

    Les 6000 sur le CAC ont été franchis aujourd’hui comme prévu avant la fin de l’année.
    Michel, je vous suggère de vous reporter au défi 6% du mois dernier où lors de nos échanges je vous disais deux choses :

    -Si le CAC ( alors autour de 5900) ne franchit pas nettement les 5900 alors il redescend à 5750
    -Le CAC peut perdre 200 points et en reprendre 300 avant la fin de l’année.

    c’est assez exactement ce qui s’est passé puisqu’il est redescendu sur le support de 5750 pour rebondir au dessus de 6000.

    Je n’ai pas de boule de cristal et ce n’est pas non plus un hasard.

    Si je vous dis cela, c’est pour répondre à votre remarque sur l’aspect aléatoire que vous conférez à la bourse, et qui à mon sens ne représente que très partiellement une réalité qui dans l’ensemble se prévoit assez bien, lorsque l’on associe analyse fondamentale et technique, à condition toutefois de ne rien oublier ou de ne pas mal interpréter.

    Par exemple j’ai commis une erreur d’interprétation en mars 2018 en sous estimant l’impact de la guerre commerciale de Trump.

    Mais on n’est effectivement pas à l’abris de l’inattendu et de l’imprévisible (comme si demain le Pakistan et l’Inde s’envoyaient des bombes atomiques à cause du problème religieux)

    Et c’est l’élément déstabilisateur nouveau qui est toujours le plus difficile à mettre à temps dans la balance.

    Mais en dehors de cela, l’année 2020 présente une bonne visibilité, dont je pourrais donner dès maintenant les grandes lignes motivées si cela intéresse quelqu’un.
    Naturellement il faut rebattre les cartes.

    Arnaud, acheter sur repli est extrêmement difficile ( psychologiquement) si l’on ne se fixe par des ordres stop d’achat.

    Dans le même défi 6% de novembre dernier j’évoquais les supports très solides de 5250 et 5450 et puis donc celui de 5750. C’était sur ce dernier qu’il aurait fallu acheter.
    Vu la force du rebond du marché sur ce support on peut se dire qu’il ne veut pas descendre davantage dans les circonstances actuelles. 5750 devient un gros support maintenant, qui pourrait servir en cas de crise de moyenne intensité.
    Mais un autre support va sans doute s’installer prochainement dans uns zone située entre 5950 et 6050.

  9. julien bonnetouche says:

    Michel,
    je crois que vous vous trompez nous sommes entrés dans un trend haussier depuis que les taux sont à zéro.
    Mais nous pouvons au moins être d’accord sur un chose : à terme nous serons tous morts !!

    • En tous cas ce n’est pas exactement ce qu’en pense HSBC dans sa lettre mensuelle de novembre, sauf sur les marchés émergents en devises locales …

      Et en attendant d’être morts, nous vivons encore ! quelquefois de nombreuses années !

      « Quelles sont vos perspectives ?
      Nos perspectives sur les marchés financiers n’ont pas changé
      depuis septembre : dans la plupart des pays développés, les taux
      d’intérêt à court terme sont et devraient rester à un niveau
      extrêmement bas. Aussi, les marchés monétaires et obligataires de
      ces pays sont peu attractifs, tant en termes de rendement qu’en
      termes d’espérance de gain. En comparaison, les marchés dits
      « risqués » tels que les marchés d’actions internationales et
      d’obligations émergentes libellées en devises locales affichent des
      niveaux de valorisation beaucoup plus intéressants. Ainsi, nous
      sommes toujours favorables à un positionnement à long terme des
      portefeuilles faisant une part significative aux actions.
      Cependant, ces marchés ont récemment beaucoup progressé dans
      un environnement économique et financier jusqu’ici favorable
      (croissance économique en ralentissement mais sans récession
      profonde). De ce fait, une certaine prudence semble s’imposer dans
      ce contexte immédiat ; en tous cas, les risques d’une volatilité future
      accrue sur ces marchés dits « risqués » semblent avoir augmenté.
      Le risque de retournement pourrait venir de la réalisation d’un des
      deux scénarios économiques extrêmes, soit par une récession
      profonde qui affecterait négativement les bénéfices des sociétés,
      soit par une croissance plus forte que prévue qui pourrait, par le
      biais d’un regain d’inflation, relancer les taux d’intérêt à la hausse.
      Notre scénario central reste cependant la poursuite d’une croissance
      modérée accompagnée de taux d’intérêt toujours faibles, même si
      ces derniers pourraient légèrement remonter.
      En résumé, les actifs de long terme dits « risqués », en particulier les
      actions et les obligations émergentes en devises locales, nous
      semblent toujours de mise dans des portefeuilles diversifiés, mais
      nous devons doser cette exposition, de façon à pouvoir gérer les
      aléas de marché à court terme sans oblitérer les objectifs de long
      terme.
      Achevé de rédiger le 19 novembre 2019 »

    • Vous voulez probablement parler d’un trend haussier de la bourse, dopée à la « daube » monétaire.
      Alors que je vous parlais de range économique que la BCE essaie de tenir hors de l’eau par des ajustements parasites (pour rester poli) monétaires.

      Toutes les économies de l’OCDE ou presque, l’Europe en premier mais pas que, sont en baisse de croissance et sont bien dans un range baissier.
      Ce n’est pas moi qui le dit mais le FMI, on ne peut avoir meilleure référence, non ?

      https://www.imf.org/fr/Publications/WEO/Issues/2019/03/28/world-economic-outlook-april-2019

      Rappelez-vous Julien, je vous l’ai dit plusieurs fois: LES FONDAMENTAUX, rien que les fondamentaux …. et la bourse, tout comme l’immobilier Parisien d’ailleurs sont hors fondamentaux puisque biaisés par un tas de pratiques de détournement.

  10. julien bonnetouche says:

    Si je comprends bien Michel, j’ai tort d’avoir raison…
    Cela me rappelle une histoire de jeunesse :
    Dans les années 70 à l’occasion d’une soirée chez Eddie Barclay j’entends une des personnes présentes lui dire :  » vous ne trouvez pas que c’est de la M…. ce que fait Karen Cheryl (elle était alors chez Claude Carrère)
    Et lui de répondre :  » surement, mais elle vient de vendre 300.000 disques !!! »

    • Ce dont je suis à peu près sûr Julien, c’est que vous n’allez pas avoir raison éternellement, sera-ce en 2020, 21 ou plus tard, en tout cas la prochaine décennie sera différente.
      Voici pourquoi:

      « Le fait marquant de la décennie 2010 est l’installation des taux d’intérêt nominaux négatifs. Le stock de dettes à taux négatif a atteint, en 2019, 17 000 milliards de dollars. Plus de 66 % des obligations souveraines sont à taux négatif pour l’Union européenne. Pour la seule zone euro, ce taux est supérieur à 71 %. Les entreprises profitent de plus en plus de cette situation atypique. Les dettes d’entreprises à taux négatifs représentaient, en 2019, plus de 1 000 milliards de dollars.

      Cette décennie a commencé sur les décombres de la crise financière de 2008/2009. L’économie mondiale a vacillé, menacée par une implosion financière généralisée. Grâce à la coordination des gouvernements des vingt plus grandes puissances économiques et des banques centrales, la réédition d’une spirale destructrice telle le monde l’avait connue entre 1929 et 1940 a été évitée. Le prix à payer a été une montée sans précédent de l’endettement et la généralisation des politiques monétaires non conventionnelles. Elles se sont traduites par une baisse sans précédent des taux d’intérêt et par une augmentation de la masse monétaire. L’affaire grecque des années 2011/2012 aurait pu sonner le glas du surendettement public. Si la Grèce a payé chère ses turpitudes, elle a conforté les taux bas comme béquille des pouvoirs publics. Dix ans après la crise, les taux n’ont pas ainsi retrouvé leur niveau de longue période. Ils jouent l’effet d’une drogue permettant aux acteurs économiques de s’endetter à faibles coûts. En 2019, il a suffi de l’annonce d’un simple ralentissement pour contraindre les deux plus importantes banques centrales à abandonner leur programme de relèvement de leurs taux et de les abaisser à nouveau.

      Avec les taux d’intérêt négatifs, l’argent ne rapporte plus, le conserver peut même coûter. L’emprunteur est poussé à emprunter toujours plus. Pour autant, les épargnants continuent à épargner par habitude, par précaution, par effet d’encaisse (pour atteindre leur objectif de patrimoine ou leur objectif en matière de revenus issus du capital). Certes, dans le passé avec des taux d’inflation élevés, cette situation s’est déjà produite notamment dans les années 70 mais en nominal. La baisse des taux actuelle par sa durée et son ampleur est sans précédent. Les Etats sont les grands gagnants de cette opération. La dette publique française a doublé en vingt ans et dépasse désormais 100 % du PIB, mais le paiement des intérêts est resté identique. En une décennie, l’Etat français a réalisé une économie de centaines de milliards d’euros. En cas de remontée des taux, le monde des emprunteurs sera mis sous pression. Selon l’INSEE, compte tenu du niveau de l’endettement public, une remontée des taux d’intérêt se traduirait rapidement par une dégradation du déficit public porteuse d’un risque pour la soutenabilité de la dette. Un choc de taux de 1 % sur la charge de la dette négociable de l’État aurait un effet de près de 5 milliards d’euros à horizon 2022 et de 20 milliards d’euros à horizon 2028.

      L’endettement ne concerne pas que les Etats. Ce sont tous les acteurs économiques sont concernés, entreprises comme ménages. Selon la Banque de France, au deuxième trimestre 2019, le taux d’endettement global de tous les acteurs non financiers variaient de 150 % en Allemagne à 360 % du PIB au Japon. Aux États-Unis, la dette aux entreprises a doublé et est à son plus haut historique. Au niveau mondial, la dette globale des acteurs atteint 320 % du PIB, soit 246 500 milliards de dollars. La dette des agents non financiers s’élevait à 220 % du PIB fin 2018, contre 179 % du PIB en mars 2008. À ces dettes bien identifiées, il convient également d’ajouter celles générées par l’intermédiation financière non bancaire (shadow banking). Elles comprennent le crédit inter-entreprise mais aussi le crédit réalisé par des institutions n’ayant pas le statut bancaire. En 2018, cette activité financière non bancaire portait sur plus de 115 000 milliards de dollars, soit 30 % de la finance mondiale.

      Le cycle actuel de baisse des taux s’inscrit dans un processus de contraction de la croissance potentielle de l’ensemble des économies. Les tenants de la stagnation séculaire mettent l’accent sur des facteurs de très long terme, le rendement décroissant de la recherche et des facteurs plus conjoncturels comme le changement des règles de répartition des fruits de la croissance entre salariés et actionnaires. La croissance est mise à mal par le processus sans précédent de vieillissement de la population qui a débuté dans les années 1990. La population active ne progresse que faiblement voire décline. Il n’est pas étonnant que le Japon, premier pays confronté à la problématique du vieillissement, soit également celui qui ait inauguré les politiques monétaires accommodantes et des taux structurellement bas. L’économie mondiale semble être entrée dans la nasse des taux bas et ne trouver pas les moyens d’en sortir. La décennie 2010 est aussi une décennie de perdue pour la croissance et pour le niveau de vie des habitants en Grèce, en Italie et également en France. Il a fallu huit ans pour retrouver le niveau de vie d’avant crise et cela au prix d’une forte augmentation des prélèvements obligatoires et de la précarité. Cette décennie a commencé sur les cendres de la crise de 2008 pour s’achever sur celle des gilets jaunes comme quoi les taux d’intérêt bas ne peuvent pas tout résoudre. » – Philippe Crevel

  11. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel, et bon Noël,

    Je n’aurai certainement pas toujours raison.C’est certain.

    Tout comme vous, je regarde avec une certaine inquiétude l’accumulation des dettes mondiales, et je sais très bien qu’il faudra surement les payer un jour d’une façon ou d’une autre.

    Contrairement à ce que vous supposez, je ne suis pas un éternel haussier, mais j’essaye seulement de trouver le bon timing, A quoi bon avoir raison trop tôt ?

    Il y a autre chose : c’est amusant de chercher à anticiper ce qui peut se passer dans les mois qui viennent, en analysant autant que possible l’ensemble des paramètres disponibles.

    Je vais donc début 2020, continuer à écrire comment je vois cette année boursière d’une manière argumentée.

    Et comme nous sommes complices sur le blog de Guillaume, je vous donne une info en primeur qui vous plaira surement : je vais me livrer à un exercice difficile et essayer de prédire quand, il faudra tout vendre !!

    le grand soir (ce que vous appelez le reset), de mon point de vue, n’est cependant pas encore pour cette année 2020.

    • Probablement pas en 2020 effectivement même si les éléments négatifs s’accumulent dangereusement.
      Mon imagination m »amène à penser, sans raison objective que 2022 sera l’année difficile.

      En attendant, on m »a offert pour Noël le livre de Bertrand du site « Revenus et dividendes » intitulé: « Gagner en bourse grâce aux dividendes »
      Vaste programme ! Je devrais être (un peu) plus riche dans un an – LoL

      Bonnes fêtes à vous en tous cas et à vos proches.

  12. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    c’est très intéressant cette question des dividendes.
    Ce pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un article instructif.
    Et pour les investisseurs comprendre comment choisir les actions.

    les actions qui génèrent des dividendes sont des sociétés matures qui ont obtenu les parts de marché telles qu’elles n’ont plus besoin d’investir pour en gagner d’avantage.

    Avec le risque cependant de se faire tailler des croupières par d’autres qui sont en croissance dans le même secteur d’activité..
    Et aussi le risque d’être rapidement dépassé technologiquement dans un monde en mutation
    rapide.

    Inversement, les sociétés qui réinvestissent leurs dividendes (et donc ne les distribuent pas) sont en général des entreprises en croissance qui normalement voient leurs cours de bourse augmenter plus vite.

    l’idéal je le suppose serait de réinvestir les dividendes des premières dans les secondes …

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