La semaine dernière, nous avons initié une série d’articles dédiés à l’investissement en actions pour les nuls, c’est à dire pour nous tous qui ne sommes pas des analystes financiers, qui avons autre chose à faire que de passer nos journée sur internet à scruter l’évolution irrationnelle des cours de bourse et dont plus grande qualité est notre bon sens de l’homme de la rue.

Nous avons commencé notre série par cet article « Bourse : Est il possible d’investir et de s’enrichir sans rien connaître en finance ? De la théorie à la pratique » consacré à la sélection des actions dans lesquelles investir. Il s’agit de manière simple d’essayer de vous donner une méthode pour sélectionner les entreprises dans lesquelles vous avez envie d’investir.

Cette méthode est construite autour de votre bon sens, de votre capacité à comprendre le monde dans lequel nous vivons et surtout de l’idée qu’il faut que tout change pour que rien ne change.

Toute notre stratégie d’investissement en action repose sur votre capacité à vous muter en investisseur et à lutter contre votre tendance naturelle à la spéculation.

Investir en action, ce n’est pas spéculer sur l’évolution hasardeuse des cours de bourse dans les 3 prochains mois, c’est devenir actionnaire d’une entreprise pour une longue période (10 ans, 15 ans) et faire confiance au modèle économique de l’entreprise et à la compétence de ses salariés pour créer de la valeur.

Comme nous vous l’expliquions dans cet article « Êtes vous un investisseur intelligent ? Ne pas confondre « Investir » et « spéculer en bourse » », l’investisseur intelligent sera celui qui saura utiliser les excès du marché pour investir à long terme dans le capital d’entreprises.

La valeur d’une entreprise n’est pas déterminée par son cours de bourse mais par son modèle économique, par la qualité de ses dirigeants, par le talent et les compétences de ses salariés, son savoir-faire, sa capacité d’adaptation et au final par sa capacité à générer toujours plus de bénéfice à long terme.

Le spéculateur est obsédé par le cours de bourse dans 3 mois ; L’investisseur est obsédé par la capacité de l’entreprise à générer toujours plus de bénéfice dans 10 ans ;

La valeur de long terme d’une entreprise ne dépend pas de l’émotion à court terme des financiers et autres spéculateurs. L’investisseur de long terme doit dont réussir à profiter des excès du marché, de ses émotions excessivement négatives, pour acheter à bon prix des actions, c’est à dire des part d’entreprises dont la valeur de long terme est manifestement supérieure au prix proposé par les vendeurs en quête de liquidité sur le marché.

L’investisseur de long terme en action ne doit se poser qu’UNE seule question alors que les cours de bourse viennent de chuter de 30% en un mois et demi : Est ce que l’entreprise X sera capable de générer toujours plus de bénéfices après le règlement de la crise ? Est ce qu’elle sera capable de faire évoluer son modèle économique ? Son marché sera t’il toujours porteur dans 20 ans ?

Ainsi, chacun devra sélectionner les entreprises dans lesquelles investir selon SES propres critères. Pour construire notre portefeuille, j’ai listé les 40 entreprises du CAC40 et j’ai retiré :

– Les entreprises dont je ne comprends pas le modèle économique ou la capacité à créer de la valeur dans le cycle de production (comme nombre de société de conseil ou d’ingénieur type ATOS ou cap Gemini ou encore vivendi) ;

– Les entreprises dont le modèle économique repose sur un secteur que je crois contesté dans les prochaines années telles que les entreprises de l’automobile ou le pétrole mais aussi l’aviation et la consommation de masse ;

– Les entreprises du luxe car trop exposées à la croissance Chinoise que je crois contestable dans les prochaines années ;

– Toutes les entreprises liées au secteur bancaire et assurance. J’aime pas le modèle économique qui consiste à utiliser la spéculation sur les marchés pour générer des bénéfices ;

 

ATTENTION : Il ne s’agit en aucun cas d’un conseil en investissement financier. Je n’ai pas cette compétence. Il s’agit juste d’un exercice de pédagogie pour vous permettre d’apprendre à investir en action.

Au final, il reste les 17 entreprises suivantes :

Investissement initial le 30/03/2020 Valorisation 09/04/2020
Libellé Qté. Prix revient Cours actuel Capital € Perf. %
AIR LIQUIDE 45 112.600 118.150 5 316.750 +4.929%
BOUYGUES 182 27.530 29.040 5 285.280 +5.485%
DANONE 88 57.120 57.000 5 016.000 -0.210%
DASSAULT SYSTEMES 38 132.900 128.200 4 871.600 -3.536%
ENGIE 530 9.450 9.422 4 993.660 -0.296%
ESSILORLUXOTTICA 51 99.420 106.000 5 406.000 +6.618%
L’OREAL 20 246.300 242.400 4 848.000 -1.583%
LEGRAND 87 57.580 59.140 5 145.180 +2.709%
ORANGE 446 11.210 11.465 5 113.390 +2.275%
SAINT-GOBAIN 233 21.450 24.810 5 780.730 +15.664%
SANOFI 62.1 80.510 82.000 5 092.200 +1.851%
SCHNEIDER EL 63 79.220 82.220 5 179.860 +3.787%
SODEXO 85 59.480 63.420 5 390.700 +6.624%
STMICROELECTR 260 19.400 21.170 5 504.200 +9.124%
TOTAL 148 33.570 33.880 5 014.240 +0.923%
VEOLIA ENVIRONNEM 253 19.730 18.665 4 722.245 -5.398%
VINCI 69 73.000 74.160 5 117.040 +1.589%

 

Maintenant, la question importante est de définir le bon moment pour acheter ses actions !

Sélectionner les entreprises dans lesquelles investir est une étape fondamentale, mais choisir le bon moment pour y investir est presque plus important : Acheter trop cher une très belle entreprise ne sera pas nécessairement plus rentable qu’acheter au bon prix une entreprise de piètre qualité.

Il est donc essentiel d’essayer d’investir au bon moment, ou du moins d’éviter d’investir au moins mauvais moment et ce sera déjà pas mal. Pour cela, je crois qu’il faut accepter ces trois règles :

– Admettre que l’on n’en sait rien et surtout que lorsque l’on croit savoir, on peut se tromper ;

– Après la hausse vient inévitablement la baisse ; Après la baisse vient inévitablement la hausse .. mais impossible de savoir quand.

– Si j’attends le bon moment pour investir, je n’investirai jamais car on sait que c’était le bon moment qu’à postériori ; Sur le coup, on n’en sait rien, mais on l’espère.

 

Le cumul de ces trois règles plaident pour une stratégie d’investissement simple et prudente que l’on pourrait que l’on pourrait construire en 4 étapes :

– 1 – Définir le montant du capital que vous souhaitez investir en action pour une durée minimale de 15 ans ;

– 2 – Lancer un programme d’investissement progressif de ce capital sur une durée X. La durée du cycle d’investissement progressif devra être fonction de votre analyse du niveau général des prix des actions :

    • Plus le niveau de la bourse sera élevé (= plus la hausse récente sera importante), plus vous devrez allonger la durée de votre programme d’investissement progressif ;
    • Au contraire, plus le niveau de la bourse sera faible (= plus la baisse récente sera importante), plus vous devrez réduire la durée de votre programme d’investissement progressif.

– 3 – Ajuster votre programme d’investissement progressif à l’évolution générale de la bourse afin d’augmenter vos investissements après une baisse des prix et au contraire, réduire vos investissements au fur et à mesure de la hausse des cours. 

– 4 – [Étape facultative] Profiter des excès à la hausse des cours de bourse pour réduire votre exposition aux actions et vous constituer un capital que vous pourrez à nouveau investir lors du prochain crash. Le véritable investisseur de long terme pourrait ne pas mettre en œuvre cette stratégie ou alors de manière excessivement limitée en ne réinvestissant pas immédiatement les dividendes par exemple.

 

Prenons un exemple pour comprendre comment investir au bon moment !

En octobre 2019, le CAC40 est manifestement à un niveau élevé au regard du passé récent. Néanmoins, à l’époque bien malin était celui qui pouvait annoncer une chute de 40% quelques semaines plus tard. A postériori, c’est toujours plus facile d’annoncer l’avenir.

Celui qui souhaitait investir en action devait donc agir et se lancer dans un programme d’investissement très progressif.

Il s’agit d’appliquer la règle N°3 : « Si j’attends le bon moment pour investir, je n’investirai jamais car on sait que c’était le bon moment qu’à postériori ; Sur le coup, on n’en sait rien, mais on l’espère. » mais aussi la règle N°2 : « Après la hausse vient inévitablement la baisse ; Après la baisse vient inévitablement la hausse… mais impossible de savoir quand »

Il faut investir à tout prix, mais ajuster le niveau d’investissement au cycle. A l’époque, en octobre 2019, il pouvait être sensé de se lancer dans un programme d’investissement progressif de 4 ou même 5 ans, réparti mensuellement.

En Mars 2020, alors que les marchés baissent et que la crise s’annoncent sévère au gré des jours qui passent, deux possibilités s’offrent à vous :

– Soit vous investissez ponctuellement, une partie du capital que vous n’aviez pas encore investi au fur et à mesure de la baisse. A titre personnel, c’est ce que j’ai fais. J’ai donc « dépensé » un partie de mon capital non encore investi lorsque la bourse a chuté de 10%, puis 20%, puis 30%, puis 40%, mais je n’ai pas changé le montant mensuel du programme d’investissement progressif ;

Soit vous vous contentez d’augmenter le montant du versement progressif au gré de la baisse des cours de bourse et réduisez ainsi la durée initiale du programme d’investissement progressif. 

La première option est plus agressive, mais aussi plus risquée. La seconde option, est plus lente, elle ne permet pas d’investir au plus bas… mais limite le risque d’investir alors que les cours ne sont pas encore totalement au plus bas.

Il s’agit d’appliquer la règle N°1 : « Admettre que l’on n’en sait rien et surtout que lorsque l’on croit savoir, on peut se tromper ».

A suivre …

Besoin d’un conseil ?

Vous rêvez d’un conseil en gestion de patrimoine qui n’a rien à vendre à part ses conseils ? Ça tombe bien, c’est notre métier !

Qu’il s’agisse d’une simple question ou d’un audit complet de votre situation patrimoniale, nous sommes en mesure de vous accompagner au gré de vos besoins et de vos projets de vie. Pour bénéficier de nos conseils, trois solutions :

 

 

L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour bénéficier de notre expertise pour gérer votre patrimoine ou trouver les réponses à vos questions fiscales, juridiques, financières. L’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée moyenne de 45 minutes à 1 heure pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 89€ TTC –

 

Découvrir en détail notre offre d’assistance patrimoniale

 

Nouveau ! L’accompagnement patrimonial PREMIUM– Un abonnement mensuel pour bénéficier à tous moments des conseils de votre conseiller en gestion de patrimoine indépendant ! – Un service proposé au prix de 350€ TTC / mois (sans engagement de durée – 1 mois, 3 mois, 6 mois, 10 ans, c’est vous qui choisissez pendant combien de temps vous avez besoin de nos conseils).

 

Découvrir notre service d’accompagnement patrimonial

 


41 Comments

  1. Philippe30 says:

    Analyse chartiste pour définir les bons points d’entrée suivant courbe
    Consulter la tendance des cours sur plusieurs mois
    Regarder mini et maxi sur une période d’1 an
    Comprendre pourquoi une éventuelle chute brutales de la cotation ( AK )
    Rapide coup d’œil aux prévisions analyses en tout genre
    Rapide coup d’œil aux évolutions prévisibles et au secteur de l’entreprise.

    Privilégier les actions à dividende récurrent car plus stable en terme de cotation.

    Apprendre et comprendre les mouvements du marché suite aux annonces.
    Comprendre le comportement moutonnier.
    Allez à contre sens du mouvement.
    Acheter à la baisse suite à des krachs.
    Vendre est toujours plus compliqué mais ne pas hésiter à revendre sans chercher le point haut

    Suivre les annonces et anticiper les réactions

    Regarder la tendance du portefeuille des ordres d’une cotation
    Les hausses et les baisses vont souvent par secteur ( Pharma , pétrolier , immo )

    C’est aussi un apprentissage sur soi même même si l’on est peu de choses face aux grands fonds qui influent le marché , il faut chercher à être là au bon moment

    • Mais ça ce n’est pas investir à long terme, c’est jouer avec le marché et spéculer.

      N’est ce pas trop complexe et surtout hasardeux ?

      Investir, c’est utiliser le marché pour investir, c’est à dire pour acheter les actions, lorsque le prix est manifestement bas… puis attendre que le modèle économique de l’entreprise délivre de la valeur à très long terme et toucher les dividendes qui seront réinvestis.

      • Philippe30 says:

        Ce n’est pas spéculer c’est profiter des opportunités.

        Reprenons l’exemple de Total que j’ai acheté dans un passé pas si lointain au environ de 42 € et revendu à 51 €.

        Regardez les fluctuations ( hors année 2020 très particulière ) de l’action Total.
        Quand je revend l’ensemble des actions me procurant une plus value supérieure à plusieurs années de dividende.

        Quand cette revente intervient alors que je sais que je vais me repositionner sur une autre action ( toujours avec dividende ) en utilisant une partie de la revente.
        J’augmente mes dividende passif.

        Ensuite quand l’action Toal ( pour conserver l’exemple ) revient vers des niveaux de 42 € , je peux en reprendre plus.

        Certains cherchent des raisonnements compliqués pour anticiper , acheter , conserver en utilisant les valeurs des PER , des EBITDA je n’y comprends rien à ces trucs.
        Je tente de regarder rapidement comme je l’ai indiqué les chiffres , les analyses , de voir si un consensus d’analyse ne rend pas l’entreprise trop risqué.

        J’observe et je tente de profiter d’opportunités.

        En terme spéculatif je suis sur Biophitys actuellement qui a dû prendre 150 % en 2 jours , c’est une ancienne valeur qui vient de remonter très largement dans mon portefeuille.

        Dans le carnet d’ordre ce matin elle cotait 0.69 à l’ouverture avec des ordres d’achat délirants comme 1 action à 1.50 €.
        Si c’est pas de la manipulation de cotation sans parler des robots.
        Ce n’est pas moi qui vais donner le sens du courant , il faut juste observer la marée afin de ne pas trop dériver.

    • BigLebovsky says:

      Trop merci Philippe30, je n’y connais rien mais totalement d’accord avec ton analyse sur la totalité de cet article – analyse et développements de tes conseils dont je te remercie – (et merci Guillaume de permettre ces débats, peu importe que certains soient en accord ou en désaccord avec vous, avec légitimité ou non)

  2. Patrick D says:

    A partir du moment où on cherche un placement long ou très long termes, pourquoi chercher à vendre ?
    Ne faut-il pas faire confiance à l’entreprise pour redresser la barre ?

  3. Pixel_br says:

    Bonjour,

    Vous avez laissé Total dans les 17 qui ressortent ?

  4. Le Mecreant says:

    Je crains que pour les fondamentaux des entreprises, il soit actuellement impossible d’avoir des certitudes, même si le modèle d’activité de certaines n’est pas de nature a subir un fort impact du covid. Le monde dans lequel elles vont évoluer , lui aura changé.

    De même que les objectifs des investisseurs/spéculateurs qui eux aussi seront dans un autre paradigme.

    Reste que la nature humaine profonde , elle, ne sera pas impactée, et qu’il restera toujours des gens pour spéculer a court ou moyen terme, et d’autres pour investir sur le long terme

    • Philippe30 says:

      L’entreprise peut être de valeur et la cotation peut bénéficier d’une hausse circonstancielle.

      Pourquoi ne pas vendre au plus pour racheter les mêmes actions avec plus de trésorerie suite à la vente précédente.

      La théorie de l’achat et la conservation tenait il y a 20 ans et avant mais aujourd’hui avec les ordres par internet , les robots.

      Les choses bougent beaucoup plus vite et parfois il est possible de bénéficier d’une bonne opportunité de vente alors autant le faire pour revenir ensuite sur la valeur.

      • Parce que le marché est incontrôlable et il est vain de croire pouvoir maitriser ce qui est incontrôlable.

        • Philippe30 says:

          Je suis d’accord avec vous c’est pour cela que je fonctionne sur les opportunités et les dividendes bien établis.

          Comme indiqué dès que je peux vendre avec une bonne plus value je vends.

          J’ai monté un gros patrimoine immobilier , je prend la connaissance de la bourse depuis 3 ou 4 ans avec des aléas et j’ai fini par affiner une stratégie sur les dividendes partiellement Français , Hollandais, Belge mais aussi US où les rentabilités sont de l’ordre de 15 %

          Ne maitrisant rien en terme de gestion , de manipulation de cotation , ni d’informations d’initiés , quand je peux prendre je revend.
          Parfois trop tôt mais c’est toujours ça de pris.

          J’ai des actions sur lesquels je suis bloqué depuis plusieurs mois sans dividende car à l’origine je partais sur des tentatives de plus value mais c’est assez sportif.

          Comme indiqué plus Biophytis fait partie de mes vieux nanar mais depuis quelques jours c’est l’embellie alors j’observe et je vais revendre

          J’avais aussi Novacyt en vieux nanar mais je suis sorti trop tôt j ‘ai juste récupérer mes billes après plusieurs mois très bas.

          La période actuelle est particulière et en ce moment c’est le festival des pharma allez savoir pourquoi …..

      • Michel 2 says:

        « Pourquoi ne pas vendre au plus pour racheter les mêmes actions avec plus de trésorerie suite à la vente précédente. »

        Parce que l’on ne sait jamais à l’avance, en hausse, si l’action ne va encore monter plus et espérer plus de profit et en baisse, on ne sait jamais si une baisse est ponctuelle ou si c’est une véritable baisse conjoncturelle ou « accidentelle » comme cette dernière ou une baisse de volatilité ou de prise de bénéfices donc passagère.
        C’est à chaque fois le même casse tête et quand on agit c’est souvent trop tard ou trop anticipé. Donc comme dit Guillaume c’est incontrôlable.

        Les spécialistes du secteurs ont bien compris cela d’où l’utilisation des robots pour « influencer » / manipuler le marché et/ou travailler sur l’intra day parfois même à la µ seconde

        • Philippe30 says:

          J’ai répondu à Guillaume , pour l’achat c’est presque plus simple car quand votre action arrive sur ses plus bas et que la courbe commence à s’inverse après un Doji avec une hausse des volumes , c’est à minimum la signification d’un retournement avec probable hausse.
          C’est pas un signe indiscutable , c’est un bon présage…

          Pour la vente il faut surtout pas se retrouver à chercher trop haut sinon c’est la chute.
          Je me fixe des objectifs de 20 à 25 % en temps normal et quand j’approche de ce chiffre je regarde les carnets d’ordre ( répartition acheteur et vendeur ) , les nouvelles , les estimations.
          Cela dépend aussi si je dois m’absenter alors je revend par sécurité pour ne pas risquer une nouvelle baisse
          Si je reste chez moi alors je surveille comme le lait sur le feu , parfois une coup de chauffe ou de froid , je prend un coup d’angoisse et je revend.
          Après on peux toujours refaire l’histoire à postériori mais il ne faut regretter même si parfois on bisque de voir l’action continuer à monter de manière pas très rationnelle

          Disons que j’aborde la chose de manière ludique n’ayant pas vocation à détenir un énorme portefeuille et n’attendant rien en terme de revenu personnel sur les actions.
          Mon souhait est de monter progressivement un portefeuille par des opérations achat vente au mieux d’actions à dividende

          J’avais une approche similaire à vous auparavant mais je finis par trouver cela ludique et cela permet de s’intéresser à l’actualité économique en général.
          On marche quand même sur des œufs et je ne mettrais pas tous mes œufs dans ce panier.

          Je viens d’apercevoir aujourd’hui un 500 % sur Hybrigenics , c’est sûr que celui qui savait qu’une nouvelle allait tomber sur le corona pouvait en acheter.
          Actuellement n’importe quelle action de pharma qui met corona dans un communiqué prend xx %.
          C’est débile mais si on prend le train en gare et que l’on descend pas trop tard , on peux bénéficier de ce marché irrationnel actuellement.
          Disons que la période est très particulière

          • Michel 2 says:

            Je vois que l’on raisonne à peu près pareil.
            Mais comme vous je n’attends rien de la Bourse en erme de revenus, c’est un plus une sorte de jeu qui m’oblige tout de même à suivre et comprendre le marché et le fonctionnement de l’économie et du monétaire.
            Dans le passé, les corrections, je me les suis prises en pleine poire et les remontées ont été lentes et peu gagnantes, ce qui fait que petit à petit, donc au fur et à mesure des corrections, j’ai perdu plus de 50% de mon portefeuille (heureusement peu important) en 9 ans.

  5. Et pourquoi ne pas investir sur des ETF larges pour profiter de la croissance mondiale ?
    Personnellement j’investis tous les mois sur un ETF suivant le MSCI world. A long terme ça permet de profiter d’un rendement intéressant avec une volatilité assez faible. Et pour le coup c’est vraiment accessible à tout le monde, aucun choix à faire.

    • Pouvez vous m’expliquer ce qu’il y a dans votre ETF ? Comment cela fonctionne t’il ? Comment le gestionnaire de l’ETF gagne t’il sa vie ? Procède t’il à des prêt de titre ? Comment vous faites pour mettre un ETF monde dans un PEA ?

      La réponse à ces questions expliqueront pourquoi je préfère la détention en directe.

      • Le tracker est pratique pour les petits porteurs mais quand on a plusieurs milliers, dizaines de milliers d’euros à investir, autant se constituer un portefeuille de titres en direct. C’est plus transparent. J’ai quelques ETF pour viser quelques pays où secteurs spécifiques, mais faut admettre que c’est très opaque.

        Les titres en direct c’est vraiment simple. Une petite feuille excel pour calculer son PRU permet en toute simplicité d’investir en tenant compte de son PRU global sur un titre en tenant compte de ses divers arbitrage. Personnellement ça me permet de savoir par exemple quand j’achète du Bouygues si c’est intéressant d’acheter a 27 € alors que mon PRU depuis 20 ans que je suis sur le titre est de 16 €. Ça me permet de prendre les bonnes décisions et de privilégier tel ou tel titre

    • Michel 2 says:

      Vous devez vous aussi « boire le bouillon » avec votre MSCI Word.

      https://www.abcbourse.com/graphes/eod.aspx?s=WLDp

  6. Michel 2 says:

    Un titre dont j’avais parlé au début de l’épidémie: ce n’est pas un conseil.

    Novacyt : le titre a été multiplié par 18 depuis le premier janvier !
    – Novacyt poursuit son ascension en bourse. En hausse de 60% à
    4.60 euros (0,2 en janvier), le titre du groupe de biotechnologie franco-britannique spécialisé
    dans le diagnostic clinique a quasiment été multiplié par 23 depuis le premier
    janvier ! La valeur, qui affiche de très loin la plus belle performance de
    l’année sur la place parisienne, est notamment recherchée pour son test de
    détection du COVID-19 (Z-Path COVID-19-CE IVD) qui vient d’ailleurs d’être
    listé comme éligible pour l’approvisionnement de l’Organisation mondiale de la
    santé (OMS) dans le cadre du processus d’inscription sur la liste d’utilisation
    d’urgence de l’OMS.

    Lundi, le test avait été approuvé par le centre national de référence des
    virus des infections respiratoires de l’Institut Pasteur. Le test, marqué CE,
    est ainsi disponible pour une distribution immédiate sur le marché français.
    Plusieurs autres pays ont également autorisé le produit et le groupe a annoncé
    divers accords de distributions au cours des dernières semaines, dont un de
    niveau mondial avec Bruker-Hain Diagnostics, l’unité commerciale de produits de
    diagnostics moléculaires de Bruker Corporation.

    • Bonsoir,
      Je souhaite investir je ne m’y connais pas du tout mais je souhaiterais profiter de la conjoncture.
      Pouvez vous svp me conseiller ?

      • Vous pouvez acheter un livre « L’investisseur intelligent » puis essayer avec de petites sommes pour apprendre. Le problème avec la bourse, c’est qu’il faut du temps, beaucoup de temps pour comprendre et apprendre.

        Il est illusoire de croire au moment magique qui permettrait de profiter du bon moment.

        • Philippe30 says:

          J’ai lu ce livre qui semble est souvent indiqué.
          Il n’apporte rien c’est juste un longue litanie qu’il faut investir dans la valeur , analyser les sociétés , que dans la temps on est toujours gagnant.

          Entendu c’est bien ça rassure mais nous ne sommes plus à l’époque de l’investissement où l’on allait acheter des actions et l’on regardait leur valorisation une fois par an.

          Ce n’est pas en adéquation avec le fonctionnement actuel de la bourse qui va très vite.

          Moi je conseille plutôt sans parler d’achat de livre de se pencher sur les analyses graphiques même sur internet on trouve de bonnes explications
          Analyser les courbes , comprendre les termes , il existe également de nombreux livres sur le sujet de la bourse dans la collection Alor Editions
          Le site Graphseobourse de Julien Flot explique pas mal de choses sur les graphes.

          Si un moment magique permet d’acheter à petit prix des actions de valeur et ceci est même indiqué dans la méthode de Warren Buffet.
          Si le mois de Mars 2020 n’a pas été un bon mois pour acheté des actions qui ont perdu 50 % en 1 semaine et viennent d’en reprendre 30 % alors quand je peux acheter ?

          • « Entendu c’est bien ça rassure mais nous ne sommes plus à l’époque de l’investissement où l’on allait acheter des actions et l’on regardait leur valorisation une fois par an. »

            Je ne suis pas du tout d’accord. Accepter ce nouveau paradigme, signerait la fin du capitalisme et de l’utilité des entreprises dans la création de valeur.

            « Si un moment magique permet d’acheter à petit prix des actions de valeur et ceci est même indiqué dans la méthode de Warren Buffet.
            Si le mois de Mars 2020 n’a pas été un bon mois pour acheté des actions qui ont perdu 50 % en 1 semaine et viennent d’en reprendre 30 % alors quand je peux acheter ? » ==> Nous sommes bien d’accord, mais croyez vous vraiment que le néophytes puissent vraiment profiter des ces errements du marché. Ce n’est que terme d’une très longue expérience que l’on comprend ces choses aussi simple que celle-ci.

            Les graphiques et autres analyses technique ne présentent à mon sens aucun intérêt autre que celui de spéculer et essayer de devenir ce qui est imprévisible et aléatoire.

            • Philippe30 says:

              L’imprévisible et l’aléatoire sont actuellement les biotechs qui indiquent dans un communiqué travailler sur le covid 19 et c’est lé signe pour le départ de la fusée.
              Ca c’est de la spéculation , j’en profite depuis 1 semaine pour revendre ces actions que je détiens depuis plusieurs mois en queue de de portefeuille.
              Ce matin j’ai revendu DMS
              Je surveille Biophytis qui monte beaucoup depuis jeudi dernier
              Certains spéculent sur ces actions , je vais prendre des plus value mais c’est trop sportif.
              Regarder les analyses graphiques permet d’entrer au bon moment sur une action

              Maintenant chacun pense comme il le souhaite , j’ai donné mon avis de là à dire que telle ou telle autre méthode n’apporte aucun intérêt me semble empreint de préjugées hâtifs.

              Pensez vous qu’un néophyte peux analyser la valeur d’une entreprise en se basant sur les résultats , l’endettement , le PER , l’Ebitdta et toutes ces notions abstraites et pour autant qu’il puisse le faire en quoi sa connaissance de l’entreprise est suffisante pour savoir quels sont les objectifs fixés , quelle sera la direction et sur quoi porteront les investissements dans 1 ou 2 ans.
              Est -ce que même la direction en est certaine ?
              Il y a forcement des variables d’ajustement.

              Dire que Total est solide , c’est certain maintenant quelle biotech , quelle pétrolière ou quelle société de services à la personne actuellement est solide ?
              Je n’en sais rien et je ne suis pas en mesure de la savoir.
              Le savez vous vous même en tant que CGP ?

              Les actions pré cités dans l’article font grandement partie du CAC40 si je regarde telle ou telle action acheté il y 4 ou 5 ans quelle valeur intrinsèque a t’elle pris quand on regarde sa cotation au 1 janvier 2020 ?

              • Michel 2 says:

                Pourquoi prenez-vous vos bénéfices sur les biotechs? Ne serait-il pas plus judicieux d’y placer des ordres « stop » à seuil de déclenchement ?

                • Philippe30 says:

                  Je préfère gérer les ventes.
                  Je viens de vendre 530 actions de Biophitys sur les 2530 que j’avais en stock.
                  Je viens de faire 320 % c’est sympathique , ça me paye l’ensemble des actions.
                  Je vais délester par paquet de 500 dans les jours qui suivent.
                  Ceci sous contrôle avec les stop on peux avoir de mauvaises surprises pour un peu que ça redescende par manipulation
                  Parfois je vends trop tôt mais au moins c’est à moi que je peux m’en prendre et puis c’est formateur.

                  • Michel 2 says:

                    Pourtant sur Biophytis il y a encore de la « marge » vu qu’elle coûte 2.65 ce jour et qu’elle cotait 14,6 en août 2015.
                    Je ne comprend pas ce que vous voulez dire avec les stop. Si vous déclenchez votre stop par « manipulation », vous rachetez pus tard quand les cours commencent à remonter et puis ça dépend du niveau de votre stop. Si vous y mettez 10%, il est relativement rare qu’il atteigne cela en une journée et si c’est le cas c’est une forte « correction » qui a probablement des causes sérieuses.

                    Pour ma part avec plusieurs biotechs et labo, j’arrive pratiquement au niveau de mon portefeuille avant crise (hors les pertes précédentes), alors que le CAC est à moins 35%.

  7. laurent says:

    C’est amusant la bourse. Chacun parle de sa méthode géniale, de ses supers coups … mais jamais de ses grosses déculottées 🙂

    Et en bourse, on prend des déculottées ………

    • Michel 2 says:

      Vous avez raison, j’en pris une bonne, – 55% depuis 2011 ! mais j’essaie de me refaire en misant principalement mais pas que, sur les biotechs.

      • Philippe30 says:

        Voyez les revenus passifs avec les actions à dividende , les foncières cotées , les américaines distribue pas mal.

        Les Biotechs sont trop fluctuantes , il faut vraiment les suivre au petit oignons et celles ci j’ai pris des claques mais sans jamais revendre.

        J’ai lâché Novacyt trop tôt car soulagé de retomber sur mon PRU et maintenant je la vois me narguer en montant régulièrement.

        Je retrouvé mon PRU sur Biophitys en 2 – 3 jours qui revient de loin , je vais tenter de la suivre pour faire une bonne opération dessus.

        Les biotechs c’est comme vouloir diriger un avion de ligne en temps que passager sans connaitre les commandes , ni le plan de vol donc maintenant je revend dès que j’en ai la possibilité peut être à tort mais chat échaudé craint les biotechs ….

        Au plaisir

        • Michel 2 says:

          Certes mais si vous n’investissez pas sur les biotechs en ce moment quand le ferez vous ?
          Le pb, c’est quand faudra t-il en sortir ? Probablement quand un vaccin ou un traitement fiable seront proposés en masse.

          Que pouvez-vous nous dire de Biophitys? Dans quel études, traitements, vaccins, …. évolue t-elle ? A t-elle « encore » un potentiel de hausse d’après vous?

          • Philippe30 says:

            Pour les biotechs c’est trop complexe , j’en ai pris au début ( 3 — 5 ans ) quand certaines étaient basses.
            Résultat certaines ont monté une grande partie n’ont pas bougé voir même baissé.
            Actuellement c’est l’euphorie sur certaines biotechs , j’en profite pour délester au mieux.

            Je me dirige vers des actions à dividende pour stabiliser une rente , profiter de hausse de ces actions moins importantes qu’avec des actions plus spéculatives.
            J’utilise les dividendes pour réinvestir.

            Avec le recul , je vois que c’est plus rentable en prenant aussi des actions américaines à plus fort dividende c’est largement mieux que le livret A

            Ensuite une fois que j’aurais bien avancé sur la mise en place d’une rente rien ne dis que je regarderai pas sur une ou 2 lignes plus prometteuses.

            Rester scotchés à – 45 ou -65 % pendant 2 à 3 ans sur certaines lignes n’est pas productif.
            Si cette période particulière me permet de ressortir de certains mauvais pas ce sera avec joie mais sans y revenir pour l’instant.

            J’ai pris du Royal Deustch à 10.66 , l’année dernière le dividende tournait à 6.90 % et depuis mon achat l’action à pris 63 % , c’est du solide et pérenne dans le temps.
            Pas besoin que le PDG se mouche ou parle pour que le cours change drastiquement.

    • Philippe30 says:

      Rien n’est simple et on apprend.
      Les erreurs affichent des lignes de – xx % cela sert à réfléchir à la suite.

      Comme indiqué plus haut maintenant je me focalise sur les actions à dividende dont la stabilité est plus importante et surtout elle verse du dividende tant des Françaises , Belges , Hollandaises ou Américaines.

      La période de Mars 2020 est très particulière.

      Si je reprend mon exemple de Total qui verse 4 dividendes par an pour un montant de 2.6 € soit une rentabilité de 5 % habituellement

      Après la chute des actions en Mars , on se retrouve avec Total à 25-28 € au lieu de 42 €
      Soit une une hausse importante de la rentabilité à 8 -9 %

      A ce jour l’action est remontée à 33 € et va continuer jusqu’à revenir entre 39 et 42 €
      Le montant des dividendes ne bougera pas dans le temps.

      Cette action placée dans un PEA rapporte donc 18 à 20 fois plus qu’un livret A sans aucune fiscalité

      Les actions Américaines tournent habituellement entre 10 et 15 % pour les meilleures avec la chute on approche des 25 %.

      Globalement les cotations remontent , il va y avoir une pause et probablement une baisse suite à des reventes après une hausse de 30 à 40 %.

      Personnellement je vise un doublement des cotations pour revenir aux cours habituels avant Mars ceci se fera après le déconfinement et probablement en Automne 2020.
      J’ai indiqué plus haut une partie des actions que j’ai pris , elles sont toutes à dividende bien établie depuis plusieurs années.

      Voilà donc parler de déculottés , je peux attester que j’ai des négatifs importants sur certaines actions , elles ne sont pas vendues , j’attends parfois de bonnes surprises comme Biophitys actuellement.
      Les vendre ne sert à rien sauf à acter une perte , il faut voir pour baisser le PRU et vendre au mieux.

      C’est aussi en faisant les choses que l’on apprend et comme je suis d’un tempérament à tenter , à vouloir avancer , à apprendre et à développer une forme de curiosité pour tout alors oui on peux se tromper parfois mais c’est mieux que de les trains passer.

      chacun mène sa vie comme il l’entend

      • Michel 2 says:

        « C’est aussi en faisant les choses que l’on apprend et comme je suis d’un tempérament à tenter , à vouloir avancer , à apprendre et à développer une forme de curiosité pour tout alors oui on peux se tromper parfois mais c’est mieux que de les trains passer. »

        Je plussoie complètement avec cette attitude qui est la mienne également. 🙂 🙂

    • Au début, on prend des déculottée. Au bout de 25 ans et quelques kraches, on apprend à mettre des stops ou à rester liquide.

      • Philippe30 says:

        L’apprentissage prend toujours du temps , la stratégie de chacun dépend de multiples paramètres comme la sécurité , la prise de risque , la connaissance particulière de secteurs , le niveau d’investissement , le temps , la résistance etc ….

        Au début on apprend , on se change , on essaye puis on finit par trouver comment faire au mieux contre un marché qui est là pour écraser les petits porteurs.

        Les krachs permettent de rentrer à bon compte si on dispose de réserve utilisable.

        Un point important est la gestion de la trésorerie afin de ne pas bloquer des fonds sur des actions qui périclitent

        • « Les krachs permettent de rentrer à bon compte si on dispose de réserve utilisable. »

          Je crois que pour un petit porteur, c’est l’essentiel.

          Comme en immobilier, c’est à l’achat qu’on fait la bonne affaire.

    • Si vous voulez parler de déculottées, j’en ai quelques unes à mon actif : libertysurf (Merci Mr Arnaud !), Alcatel (mais j’ai quand même fini par y gagner), Qualiflow, une boîte obscure qui faisait dans le contrôle de flux, avec une affaire de détournement de fonds à la clef), Lvl Médical, qui a atteint des sommets avant de s’écrouler et d’être reprise par Bastide, j’en passe et des meilleures). On apprend de ses erreurs.

  8. On m’a toujours dit que sur les marchés
    « Les jeunes font de l’expérience avec de l’argent tandis que les anciens font de l’argent avec l’expérience »

    • Michel 2 says:

      « « Les jeunes font de l’expérience avec de l’argent tandis que les anciens font de l’argent avec l’expérience » et …. à la fin tout le monde y perd sauf les initiés et les zinzins.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement à la lettre du patrimoine