On peut officiellement parler de krach boursier. La baisse des cours de bourse est massive depuis la semaine dernière sous l’impulsion de la nouvelle politique commerciale des États-Unis et l’adoption des droits de douane.

La bourse, c’est l’anticipation. Les cours de bourse chutent, car les investisseurs craignent que la guerre commerciale s’accompagne d’une récession économique. Une récession insupportable dans un contexte de dettes publiques déjà beaucoup trop élevées aux États-Unis et un peu partout dans le Monde développé.

(Notons que la Zone Euro n’est pas sous endettement excessif grâce à l’Allemagne, sous endettée – Paradoxalement, nous avons les moyens d’encaisser la récession en Zone Euro, grâce au pouvoir de relance en Allemagne – En France, en revanche, le mur approche / La retraite à 65 ans et la désindexation des pensions sur l’inflation n’est plus une option).

Mais les cours de bourse baissent aussi très fortement devant le caractère incompréhensible des décisions de Donald TRUMP. Personne ne comprend l’objectif poursuivi. Aucun économiste ne sait expliquer la cohérence de toutes ces décisions manifestement destructrices de l’économie et de la confiance.

Les cours de bourse étaient particulièrement élevés, ils se justifiaient par la perfection d’une croissance non inflationniste et de niveau de profit maximum. Il semble acquis que ces prévisions étaient manifestement excessives.

À court terme, les profits pourraient baisser sous la pression de la récession, mais surtout, à long terme, les profits pourraient baisser à cause des droits de douane et d’une moindre mondialisation.

La mondialisation est déflationniste et source de profits maximums pour les grandes entreprises. La démondialisation et les droits de douane sont inflationnistes et source d’une moindre profitabilité pour les entreprises mondialisées.

J’ai le sentiment que sommes qu’au début de l’histoire.

Pour le moment, nous ne sommes que dans une crise financière. La bourse baisse, les taux d’intérêt baissent , l’OR s’impose comme une valeur refuge ultime. Une crise qui n’est que financière pour le moment.

Il est encore trop tôt pour chiffrer les conséquences dans la vraie vie.

Il est également trop tôt pour connaître les intentions réelles de Donald TRUMP. Est-il dans une stratégie de négociation ou dans la mise en œuvre d’une véritable stratégie. Personne ne sait.

Nous devrions y voir plus clair dans les prochains jours. Les droits de douane sont-ils un prétexte pour obtenir une renégociation globale de la dette US détenue par les épargnants du monde, le dollar est-il condamné à chuter face à l’effondrement apparent de l’empire Américain ?

Personne ne sait, même si j’ai l’intuition que Donald TRUMP n’acceptera pas de sortir perdant de cette séquence. J’ai l’intuition d’un personnage « jusquauboutiste » pour s’imposer comme un président dont le nom restera dans l’histoire.

Soit il a raison, soit il a tort, mais il ira jusqu’au bout pour essayer d’avoir raison à tout prix.

Bref, pas simple. Il est particulièrement difficile d’anticiper les prochains jours, prochaines semaines, prochaines années.

Krach boursier : Est-il trop tard pour revendre vos actions ?

Je ne sais pas répondre à cette question. Comme vous le savez, à titre personnel, j’ai vendu mes actions juste avant cette crise boursière. Coup de bol ! Je dors beaucoup mieux.

Si vous n’avez pas encore vendu, le moment est difficile. Je n’ai pas de réponse certaine.

La baisse est rapide, mais elle reste contenue.

Oui, les cours chutent, mais il faut comparer cette baisse des cours à l’aune de la hausse passée. Nous sommes encore sur des niveaux de valorisation élevés. Il y a de la place pour que la baisse des cours se poursuive…

Il apparaît encore beaucoup trop tôt pour revenir sur les marchés. Nous ne sommes pas encore dans une zone de cours attrayants.

Il est illusoire de croire que la sortie de cette crise sera identique à la sortie des dernières crises. La banque centrale ne pourra pas venir au secours de la bourse.

Les droits de douane et la stratégie du gouvernement Américain est la volonté de la démocratie. La banque centrale ne peut pas mettre en œuvre une politique monétaire qui irait à l’encontre de la volonté démocratique. Si, la banque centrale est indépendante, elle ne fait pas la politique du pays, elle agit de manière neutre et passive.

Néanmoins, la baisse ne devrait pas être en ligne droite. Il n’est pas impossible que les cours se reprennent un peu dans les prochains jours.

Ce pourrait alors être l’occasion parfaite pour vendre.

J’ai le sentiment que nous entrons dans une longue phase de doute, d’incertitude.

La crise ne fait que commencer.

Bref, je crois qu’il n’est pas déraisonnable de vendre vos actions. Il aurait été préférable de vendre la semaine dernière, mais on ne peut pas refaire le passé.

Pour l’instant, vous n’avez pas encore perdu grand-chose. Il est encore facile de vendre :

  • Vendre aujourd’hui, c’est prendre le risque d’un moindre gain dans les prochaines semaines si cette séquence devait être une fausse alerte.
  • Vendre aujourd’hui, c’est encaisser le fruit des 10 dernières années de plus-value ; Prendre le temps de voir comment les choses évoluent ;
  • Ne pas vendre, c’est accepter un stress élevé pour les prochaines années pour espérer gagner davantage. J’ai sentiment d’une asymétrie. Il n’y a pas beaucoup à gagner, beaucoup à perdre.
  • Les cours en Zone Euro semblent moins excessivement valorisés, mais comment peut-on espérer qu’ils tiennent si la crise se confirme sur les cours US ?

Posez-vous la question de « pourquoi rester investi dans un tel contexte ? ».

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