Selon une information exclusive des Echos, le PLF2026 pourrait prévoir un gel des retraites en 2026 et de minorer la revalorisation des retraites de base de 0,4 point de pourcentage par rapport à l’évolution de l’inflation chaque année entre 2027 et 2030.
C’est là une sage réflexion qui s’inscrit dans le sens de l’histoire tant les retraités d’aujourd’hui profite de pensions de retraites trop généreuses dans un contexte économique difficile.
Le principe de la retraite par répartition, c’est la solidarité entre les générations : Les travailleurs d’aujourd’hui financent la retraite de leurs ainés. Les enfants travaillent pour payer la retraite de leur parent.
C’est un noble choix de société. Mais un choix de société qui suppose une relation de dépendance entre travailleurs et retraités.
Aujourd’hui, cette solidarité devient difficile à supporter pour les travailleurs. La solidarité devient sacerdoce. Les salaires sont trop faibles et le versement des cotisations retraites grèvent excessivement le train de vie des travailleurs. C’est toute la société qui est alors fragilisée pour financer les retraites de nos parents.
Des travailleurs qui ne vivent pas confortablement du fruit de leur travail ; Des consommateurs qui n’ont plus les moyens de consommer alors même qu’ils sont dans la période de leur vie ou ils consomment ; Des jeunes actifs qui n’ont pas les moyens d’avoir des enfants … Bref, une société qui se saigne et qui s’appauvrit pour payer la retraite des ainés. Nous sommes dans une solidarité uni-directionnelle.
Le pouvoir d’achat des travailleurs est exagérément ponctionné pour financer les retraites.
Il devient alors urgent de baisser les retraites pour rétablir une véritable solidarité entre les générations. Les retraités ne peuvent pas regarder les travailleurs couler tout en jouissant de leur retraite avec bonheur.
La solidarité générationnelle suppose que les retraités s’adaptent aux difficultés de la société.
La problématique des retraites est d’autant plus problématique que les retraités n’ont pas besoin de leur pension retraite pour vivre. Les pensions sont trop généreuses au regard de leurs besoins. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le taux d’épargne des retraités !
De manière indirecte, les records de collecte sur les contrats d’assurance-vie illustrent parfaitement le problème de société auquel nous sommes confrontés : Les travailleurs se saignent pour financer les pensions retraite à des retraités qui n’en n’ont pas besoin pour vivre et qui épargnent cet argent au lieu de le dépenser et faire tourner l’économie !
D’un côté, l’épargne s’accumule dans les contrats d’assurance-vie, une épargne qui manque terriblement à l’économie. L’argent serait tellement plus utile s’il circulait au lieu d’être stocké passivement en épargne…
Bref, il est urgent de réagir.
Il est de la responsabilité de tous de comprendre que la solidarité ne peut pas être unidirectionnelle. Face au constat de travailleurs qui n’ont plus les moyens de payer, il faut que les retraités acceptent une baisse de leur pension/retraite. Il faut redonner de l’air aux travailleurs, dynamiser l’économie, mieux faire circuler l’argent, c’est au bénéfice de tous.
Les retraites doivent baisser, c’est inévitable.