L’histoire des startups est une merveilleuse narration. c’est toujours la même histoire d’un petit génie qui trouve un concept génial sur son canapé ou dans son garage, et qui a le talent de faire grossir son idée jusqu’à devenir une multinationale cotée. Malheureusement, tout cela n’est que de la com’.

Dans la vraie vie, la petit monde des startups, c’est un monde de financiers qui décident d’investir massivement (et à perte) dans le développement d’entreprise afin de « faire de l’argent » à court terme grâce à une revente à 5 ans à un autre financier qui essayera de valoriser encore un peu plus l’entreprise … et ainsi de suite jusqu’à la finalité qu’est la mise en bourse de l’entreprise, c’est à dire le moment ou les financiers se débarrassent des actions auprès des épargnants cupides.

Dans le petit monde des startups, l’objectif, c’est la valorisation de l’entreprise à court terme : Comment faire pour augmenter fortement la valeur de l’entreprise en 5 ans afin de la revendre plus cher. La réalité du modèle économique et la capacité à faire des bénéfices ne sont plus importants.

Vente après vente, les valorisations fictives augmentent jusqu’au jour ou l’introduction en bourse est nécessaire pour se débarrasser de cette entreprise rarement rentable dans laquelle plus aucun financier ne veut plus investir. Il est alors nécessaire de vendre l’entreprise aux particuliers pour permettre aux derniers financiers investisseur de matérialiser son gain. Il faut trouver des pigeons encore capables d’y croire.

La part des entreprises déficitaires qui font leur introduction en bourse est incroyable. Toutes ces startups non rentables, et qui ne le seront probablement jamais, sont pourtant valoriser des milliards d’euros, sur du vent, juste pour permettre au dernier financier de rentabilité sa mise.

La bourse n’est alors plus le moyen de financer l’économie, c’est la solution pour permettre aux financiers de matérialiser leurs gains ! C’est le moyen de trouver des pigeons !

Le monde des startups n’est qu’une pyramide de Ponzi comme les autres.  La bourse est la sortie ultime pour matérialiser le gain des financiers et plumer les épargnants cupides qui croient dans la belle narrative de la startup nation.

 

 

Malheureusement pour ces financiers qui viennent chercher le pigeon en bourse, il semble que la bourse soit de moins en mois réceptive. Les introductions en bourse n’attirent plus. L’exemple récente c’est Wework, l’entreprise de coworking qui visait 45 milliards pour son introduction en bourse et qui finalement à abandonner l’idée devant l’échec annoncé. Une semaine après l’abandon officieux, on parle maintenant de risque de faillite faute de trésorerie suffisante pour financer les énormes pertes.

En 2020 , c’est Airbnb qui devrait annoncer son introduction en bourse. Bref, il y a beaucoup de monde au portillon et la question est de savoir s’il y aura des pigeons pour tout le monde.

L’absence de perspectives de sorties est un sujet majeur de préoccupation pour ces financiers qui ont spéculé massivement dans les startups. Faute de rentabilité, il n’est pas possible de les conserver trop longtemps. Il serait trop onéreux de financer éternellement ces puits sans fonds.

Devenues trop onéreuses, ces entreprises ne peuvent plus être rachetées par des entreprises concurrentes qui en auraient les moyens (et surtout, les concurrents qui connaissent la qualité des modèles économiques au delà de la narration).

Bref, la situation devient délicate pour beaucoup de monde. Comment se débarrasser de ces entreprises non rentable dont plus personne ne veut ?

Bien évidemment, il y a quelques belles histoires qui permettent d’entretenir le mythe, mais la réalité est nettement moins enviable.

 

Ps : Vous êtes vous déjà demandé qui était ces fameux « investisseurs » ? Réponse : Beaucoup de banques dont le besoin de liquidité pourrait être important à l’avenir.

 

A suivre … ps : Voici ce que nous écrivions déjà en 2018 : Stratégie d’investissement : 2018, Éclatement de la bulle des start-up et retour aux fondamentaux « développement durable » ;

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54 Comments

  1. Merci Guillaume pour cet article qui rejoint le fond de ma pensée. Notre président s’est mis à en faire la promotion auprès des français (suivront probablement des incitations fiscales), et sachant qu’il a plein d’amis qui le poussent par derrière, méfiance…

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Oui, et comme il n’y a plus de débouché en bourse, je vous parie que la prochaine étape est de vendre de l’investissement non côté aux particuliers, dans l’assurance vie par exemple.

      • Tout en demandant en douce aux assureurs d’augmenter leurs frais d’entrée sur les fonds euros, d’introduire des pénalités de sortie, supprimer la garantie en capital, d’inventer des fonds structurés incompréhensibles et chargés, etc…

      • Maitre Follasse says:

        C’est déjà le cas…

  2. Bon article qui théorise une réalité.
    On entend parler de plus en plus du « non côté ». Probablement la future vache à lait des intermédiaires financiers.

    • Primonial invente le private équity liquide et disponible à tout moment pour votre contrat d’assurance vie. Ils sont trop forts

      • Le target+, comprendre les souscripteurs qui comme les chauffeurs de taxi donneront bientôt des conseils d’investissement à leur client banquier… sauve qui peut !

      • Frais annuels du contrat pour les supports en Unités de Compte : 0,98 % par an.
        Frais du support en UC PrimoPacte (commissions et frais de gestion) 2,3 %TTC par an (hors frais du contrat).

        Sur 10 ans (durée recommandée) c’est 33% de frais….?

        • Les frais de gestion du contrat (et les frais d’entrée) inclus le conseil des CGPI. Les performances des supports sont données nettes de frais de gestion. Si vous recherchez les frais les moins onéreux, peut-être alors du côté de l’assurance-vie proposant des ETF bio/med technologiques.

  3. Hier, sur Boursorama, je vois une pub pour l’introduction en Bourse d’une société nommée Boosheat. Une société française qui fabrique des chaudières qui seraient économiques en énergies.

    D’instinct, je me dis, tiens pas mal, ca pourrait correspondre à mes critères.

    Je creuse un peu, visite leur site internet, je le trouve étrange, très marketing du moins beaucoup pour une société industrielle qui fabrique des chaudières à lyon. Pas beaucoup d’historique sur la société, pas de bilan, bref, beaucoup de vent;

    Cette société est pourtant valorisée 100 millions d’euros

    Je creuse encore un peu, et cherche le bilan sur société.com : Société créé en 2011 (donc très récente), chiffre d’affaire 250 000€, perte de l’année 2018 : -8 068 900 €.

    Ok, j’ai compris. Je ne serai pas surpris qu’un fond d’investissement soit derrière cette affaire.

    • ça fait froid dans le dos… mais comme toujours pour les escrocs, plus c’est gros mieux ça passe !

    • votre article est trés intéressant, ça ouvre vraiment les yeux. En plus, en passant, je viens d’apprendre qu’une entreprise qui fait 250 000 euros de chiffre d’affaire peut afficher une perte de 8 millions d’euros, je trouve ça passionnant.. 😉

    • Les opportunistes, ecrocs et autres parasites existent depuis la nuit des temps. Si l’entreprise doit faire du cash rapidement c’est mieux mais à ce régime, SpaceX ne pourrait pas exister, Tesla non plus ou Amazon, Dyson voire Google. Pour entrer dans un marché établi (les chaudières), faut tout construire à partir d’un avantage concurrentiel (ici le rendement) + réseau + support, SAV etc. Cela demande pas mal de capitaux. Rien de chocant.
      C’est plus simple d’arriver sur un marché vierge: Microsoft et d’être une vache à lait très vite.

    • Du coup, je suis allé sur leur site, je ne sais pas, c’est peut-etre normal, depuis 2011, ils ont créé leur protype, ils ont ensuite fait leur usine, puis ils ont commencé a installer leurs premières chaudières révolutonnaires en 2018, ( ce qui peut explique le faible chiffre d’affaire 2018), la commercialisation commence en 2019, si ça se trouve, ça va marcher leur truc, à suivre, on verra bien. Mais je laisse les autres investir la dedans. ( il est vrai que je ne suis pas très joueur 😉 ) .

    • OUI GUILLAUME

      Boost heat et pas BOOSHEAT= vite dit, c’est bullshit , mais il n’y a pas de hasard !

      Des exemples comme ça, il y en a des centaines, merci pour l’article, mais comme déjà dit le roi sera bientôt nu, certains grands noms de l’économie parlent de faillites nombreuses à venir…

      Le retour de bâton sera impitoyable sur tout ce qui n’aura pas de business model éprouvé et de CA consolidé, et qui ne sera qu’une simple idée comment disiez vous déjà, monsieur le startupper leveur de fonds professionnel passé par X banques d’affaires ? disruptive… pff

      Les dégâts vont être colossaux, avec des paniques de fonds ultra- leveragés à la clef ( Mara..tha et Arist…. il,à côté, de la rigolade franchouillarde) qui là, oui ,pourraient bien être un vol de cygnes noirs en escadrille pour l’le système économique mondial..

      Plutôt que de start up nation, il faudrait alléger les charges de ceux qui font le travail journalier en de nombreux domaines d’artisanat et PME, et qui font « tourner le quotidien », mais ça, à Paris ou Wall Street, ça gagne pas….

    • Ça vaudrait le coup de sermonner Boursorama qui se vante d’être la banque la moins chère. Ils pourraient un peu mieux choisir leur pub car ils ont un rôle de conseiller auprès de leur clientèle, comme toute banque qui se respecte

    • Dans le contexte du billet de Guillaume, vous laissez penser que ces Medtech et biotech ne sont que des ramassis d’opportunistes en quette de fric à court terme. Le besoin de financement est valable pour toutes les sociétés. On leur a vendu Euronext où très peu d’acteurs sont intéressés par les biomedtechs. Alors c’est normal que les actions nevalent rien. Il faut 50 à 120 millions d’Euros pour payer des ingénieurs pendant 10 ans pour sortir une molécule en clinique. Bernard Gilly de GenSight va au Nasdaq. Il ne se bat pas pour faire une chaudiere à gaz adoubée d’un compresseur mais pour une pathologie orpheline qui rend aveugle.

      • Si vous cherchez des philanthropes, je ne suis pas certain que la bourse soit adaptée ! La recherche médicale a t’elle sa place dans un monde de financier ? Vaste débat.

        • Allez faire un tour sur le forum bourso de AB Science, vous comprendrez que ces actions sont très peu liquides, que ces boîtes engloutissent beaucoup de cash mensuellement pour payer personnels, matériel, essais phases I, II, III, dans l’espoir de trouver la molécule qui fonctionne et de se revendre à un labo (ces biotechs n’ont généralement pas les moyens de commercialiser leurs molécules.

          Regardez également le profil des petits porteurs : leur investissement tient plus de la croyance et de l’espoir que de la réflexion froide de l’investisseur.

  4. A lire,
    Le non de la societe fait deja froid dans le dos si on connait l’Anglais et prononce un peu vite…
    https://adecopro.wordpress.com/2018/03/14/boostheat-la-chaudiere-qui-jette-un-froid/

  5. La bulle serait elle en train d’éclater ? Peloton, le roi du vélo 2.0, rate son entrée en Bourse

    Le groupe, qui commercialise depuis 2014 des vélos d’intérieurs connectés entre 2.000 et 4.500 dollars, avait fixé son prix d’introduction à 27 dollars par action. A l’issue de sa première journée de cotation au Nasdaq, le titre affichait une chute de 11 %, à 25,76 dollars, après un plus bas à 24,75 dollars en séance.

    Un bâton s’est-il glissé dans les roues de Peloton ? Le roi du vélo 2.0 a chuté de plus de 11 % à l’issue de sa première journée de cotation en Bourse jeudi, illustrant le changement de tendance chez les investisseurs qui se montrent de plus en plus sceptiques face aux entreprises n’ayant pas encore dégagé de profits.

    https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/peloton-le-roi-du-velo-20-rate-son-entree-en-bourse-1135303

    • L’avantage techno est tres faible et Peloton veut devenir aussi gros que ses concurrents. C’est dur à vendre. De là à commencer par la Bulle serait-elle en train d’éclater, c’est raide et plutot simplement accrocheur. Que des tas de gens se soient empifrés pendant les tours de table, soit. Mais c’est de l’argent privé.
      Pour BoostHeat, c’est la BPI qui a donné 3,9M€ en 2017 pour avoir peut-être aussi repris des employés de Bosch à Venissieux. Magouilles et politique. C’est pire non ?

  6. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Moi, je suis partagé.

    Mon tempérament m’interdit d’investir dans toutes ces boites qui perdent de l’argent.
    Et je préfère de loin rester sur les valeurs sures de la cote.

    On voit bien que tous ces jeunes qui se lancent on un et unique but : « faire une lever des fond » pour ensuite jeter en l’air des paquets de billets de banque qui retombent comme la « neige » dans ces boules de verre, dont raffolent les touristes depuis des générations.
    Ce doit être jouissif.

    D’un autre côté, la mutation technologique a un prix. et cette mutation correspond à un tournant obligatoire que nous devons prendre faute de rester sur le bas côté de la route.

    Il nous faut espérer que dans cet océan de start up vouées à faire plouf, il est soit quelques unes qui aient un destin.

    Mais voilà, je n’investis pas là dedans, même dans UBER dont on connait la valorisation, et la fonction sociale devenue quasi indispensable, parce que cette société reste déficitaire.
    Si il faut choisir entre des dividendes modestes et une valorisation hypothétique, je prends les dividendes.

    Mais je ne crois pas à un crash général non plus : il y a tellement d’argent en circulation, et tellement de gens décidés à jouer gros comme au casino, dans l’espoir de décrocher le jackpot, que ça continuera surement …

    Par contre c’est surement à déconseiller pour le petit épargnant dans le cadre de son assurance vie !!

  7. Et si en plus vous ajoutez un peu de « levier » avec recours à endettement (lequel ne « coûte rien actuellement » …), les arrivées à échéances des dettes sans avoir réussi à réaliser le multiple de gains vont être sportives. De quoi pousser les banques centrales à mettre à disposition des 10aines de milliars d’USD comme le maine dernière pour la FED (lire que l’argument principal serait une échéance fiscale est quelque peu cocasse) ?

  8. Il m’a semblé avoir lu quelque part, mais c’est à prendre avec des pincettes vu que je n’en ai pas un souvenir précis, qu’il était question de mettre fin au système boursier.
    En dehors de cette parenthèse, toutes ces introductions en bourse de projets disruptifs, innovants, enfin vous voyez, ceux qui réinventent l’eau chaude mais en moins bien, risquent d’être un problème pour les ETF si leur poids devient trop important dans le portefeuille boursier.

  9. Il faut lire pyramide de Ponzi ou pyramide de Draghi ? Le fonctionnement est à peu près le même sauf que dans la pyramide de Draghi, lorsqu’il n’y a plus suffisamment de pigeons pour acheter, c’est la banque centrale qui prend le relais donc la pyramide monte plus haut !

  10. Je vous trouve un peu facile sur la critique, faire une levée de fond c’est pas forcément simple, ce n’est pas juste des billets en l’air, une fois qu’on a les sous le travail commence sérieusement, et il vaut mieux arrivé a dégagé du chiffre ou trouver d’autres investisseur rapidement avant d’être a court de trésorerie.

    Comparer des deeptech, des industries et toute plateforme digital n’a aucun sens. Certains projets ont des besoins en R&D important et ne peuvent parfois garantir de résultats avant x années

    Il y a surement des risques d’investissement, bien sûr que certains montants de levé de fond monte a la tête des dirigeants, mais il y a aussi de vrais structures qui ont envie de réaliser un bon produit ou service, avec un vrai modèle économique derrière.

    Inutile de mentionner des noms, ceux qui sont honnête intellectuellement et qui cherchent un peu, admettrons qu’il existe aussi des start-up rentable, et que ce n’est pas uniquement un Ponzi géant, a ce niveau là critique sur toute les ICO de crypto pourrait être bien plus flagrante.

  11. Ça vaudrait le coup de sermonner Boursorama qui se vante d’être la banque la moins chère. Ils pourraient un peu mieux choisir leur pub car ils ont un rôle de conseiller auprès de leur clientèle, comme toute banque qui se respecte

  12. Voilà un exemple intéressant dans le même domaine de gestion des flux de trésorerie pour startups:
    – Qonto en France : vient de lever 20M€ pour une valo non trouvée sur le web. L’avantage concurrentiel est énorme quant on voit la nullité des interfaces et services de nos banques classiques et compte tenu de leur lourdeurs, Qonto peut vite prendre des parts de marché
    – Mercury en Californie : Levée hier de 20M$ pour une valo de 100M$. Eux aussi visent à concurrencer les banques classiques engluées dans leurs systèmes informatiques.

    Si ces deux sociétés foncent assez vite pour prendre de vitesse bien des banques en proposant des services et une aide à leurs marchés (startups, TPE etc) alors pourquoi ne pas accepter de telles lévées de fonds ? Peut-être est-ce mieux de rester avec un compte à la Banque du coin et d’attendre au guichet ou de pester sur leur site web ?

  13. julien bonnetouche says:

    @H.i.I

    Tous les « jeunes » dont je parle, pensent avoir une idée géniale.

    Dans la réalité pour 90% des cas environ elle ne l’est pas du tout puisque 90% c’est le taux d’échec des start up.

    Forts de leurs convictions, ou peut être seulement à moitié convaincus, cela ne les empêche pas d’essayer de trouver des fonds à hauteur de quelques centaines de milliers € ou même 1 à 2 millions, puisque c’est le ticket d’entrée sans lequel on n’existe même pas.

    C’est quand même déjà une somme d’argent non négligeable dans un pays de pauvres comme la France, et où pour les économiser cela prend du temps !!

    Eh bien si ces jeunes gens là possédaient cet argent, soit qu’ils l’aient hérité, soit qu’ils l’aient tout bonnement gagné, ne croyez vous pas qu’ils essayeraient d’avoir un taux de réussite supérieur à 10% ?

    C’est pour cela que je dis qu’ils dépensent allègrement l’argent des autres.

    D’ailleurs lorsque on les entends, que disent ils ?

    Ils parlent uniquement de levée de fonds, c’est la seule chose qui les intéresse, jamais de bénéfice.

    En gros, il y a peut être dans le lot un peu plus de 20% de gens vraiment sérieux, si l’on admet un taux d’échec raisonnable.

    • Les fonds d’invest et autres intermédiaires parlent surtout de levées de fonds pour entretenie leur business. Allez discuter avec les fondateurs et vous verrez qu’ils parlent de leur façon de gagner de l’argent. D’ailleurs c’est la 1ere question des business angels et premiers investisseurs. Ce qui est affiché dans la presse est le matraquage des fonds et agences de comm car cela capture le regard. C’est tout. La réalité est tout autre.

  14. julien bonnetouche says:

    Me voilà rassuré !

    • Je vais acheter de l’or et un bunker avec jardin intégré. Quand le crash boursier aurez lieu, je sortirai en forme. C’est promis. Je suis rassuré.

  15. Jacques Adi says:

    Mon expérience personnelle trouve un écho dans ce billet. En mars 2016, j’ai ouvert un PEA-PME, où j’ai progressivement investi sur une vingtaine de titres, enssentiellement des introductions en bourse, des « tech » pour la plupart.

    Aujourd’hui, mon portefeuille accuse une moins-value sévère : -2600 euros, pour un investissement initial d’un peu plus de 7000 euros.

  16. Guillaume FONTENEAU says:

    Quand la Bourse douche l’euphorie des start-up

    Survalorisées sur les marchés privés, plusieurs jeunes pousses ont raté leurs débuts en Bourse, aux Etats-Unis. Le contexte est certes moins favorable aux introductions, mais les investisseurs s’interrogent aussi sur des modèles douteux et remettent en cause leur gestion.

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/quand-la-bourse-douche-leuphorie-des-start-up-1135655#xtor=CS1-3046

  17. Quand l’État veut s’essayer maladroitement à l’élevage industriel de Licornes malgré la recommandation du rapport de Philippe Tibi… qu’il lui avait pourtant commandé !

    https://www.michelnizon.com/quand-letat-veut-sessayer-maladroitement-a-lelevage-industriel-de-licornes-malgre-la-recommandation-du-rapport-de-philippe-tibi-quil-lui-avait-pourtant-commande/

    Un article passionnant !

  18. Joie d’Internet, plaisir du placement de pub : désormais, sur le blog patrimoine, entre deux commentaires au billet de Guillaume, on peut voir une pub pour Boost heat.

    Bon, en tous cas, c’est du concret, du solide. Reste à trouver beaucoup de clients, ou à finir chez Invicta.

  19. Entre 2000 et 2005, j’ai investi dans des startups. On appelait pas encore ça des startups, mais c’était à peu la même chose. Beaucoup d’ingénieurs, d’universitaires, de docteurs, de professeurs, tentant de rentabiliser leur invention ou leur recherche.

    FCPI vendues viables réseaux bancaires, défiscalisation (25% de l’investissement) frais de ouf (5%, de mémoire).

    Au bilan, un gain total de qqs pourcents, défiscalisation comprise.

    Un seul espoir de culbute sur une quarantaine de sociétés financées : Trophos, rachetée par Roche. Mais les recherches ont été stoppées.

    Depuis, j’évite d’investir dans ces très petites sociétés, très risquées. Il y a des philanthropes et des business Angels pour ça.

    Une seule exception : j’ai investi quelques centaines d’euros il y a deux ans dans Traxens, via Wiseed. Désormais, Traxens à quelques gros poissons à son tour de table : CMA-CGM, MSC, un conglomérat japonais, Itochu Corp., et peut-être Maersk l’an prochain. Une belle réussite de start-up.

  20. BOOST HEAT .20 : DEVENEZ ACTEUR DE LA NOUVELLE ÈRE ÉNERGÉTIQUE.

    Guillaume, vous êtes pile poil dans la cible. Vous devriez vous en équiper pour être plus écolo-responsable.

    • Oui, j’ai vu cette introduction en bourse. Je l’ai mentionné dans un commentaire précédent au début

      Le voici :

      « Hier, sur Boursorama, je vois une pub pour l’introduction en Bourse d’une société nommée Boosheat. Une société française qui fabrique des chaudières qui seraient économiques en énergies.

      D’instinct, je me dis, tiens pas mal, ca pourrait correspondre à mes critères.

      Je creuse un peu, visite leur site internet, je le trouve étrange, très marketing du moins beaucoup pour une société industrielle qui fabrique des chaudières à lyon. Pas beaucoup d’historique sur la société, pas de bilan, bref, beaucoup de vent;

      Cette société est pourtant valorisée 100 millions d’euros

      Je creuse encore un peu, et cherche le bilan sur société.com : Société créé en 2011 (donc très récente), chiffre d’affaire 250 000€, perte de l’année 2018 : -8 068 900 €.

      Ok, j’ai compris. Je ne serai pas surpris qu’un fond d’investissement soit derrière cette affaire.

      • Oui, c’est suite à votre commentaire que je suis allé voir leur site. Mais le temps que je fasse le tour de mon bocal, j’avais déjà oublié

  21. PRIX DE BASE : 17 998 € TTC
    PRIX OFFRE PIONNIERS : 14 399 € TTC
    PRIX AIDES DÉDUITES : 11 531 € TTC (Cite, Bah,…)

    Prix du bouzin ecolo-conscient : 18 000€

    Qui ose dire que l’écologie est déflationniste ?

  22. Ils me promettent, vu mon profil, moins d’une centaine d’euros d’économie mensuelle.

    Je vais mettre minimum 15 ans à rentabiliser ce truc.

    A comparer avec le coût d’une isolation haut de gamme qui me procurera les mêmes économies et durera bien plus longtemps.

    • Philippe says:

      Guilaume nous a alerté sur une bulle au pays des « startuffes ». Pour BoostHeat, merci à ADNSTEP pour sa réflexion factuelle sur le prix de vente et l’espoir de bénéfice bien maigre. Pas besoin de longs discours sur la techno/l’ecosysteme/la politique etc. Bootsheat ne vend pas de iPhone bien plus pratique que nos Nokia 3310 ou de voiture électrique révolutionnaire, Juste une chaudière même pas sexy pour faire écolo. Sans un changement de stratégie commerciale ou de promesse client à la hauteur des 18000€, je ne vois pas d’avenir à cette startuffe.

  23. Je viens de découvrir un nouvel objet économique non identifié : les scale-up.

    Le scaling-up ayant comme enjeu le passage d’une jeune société (start-up) à une société plus établie et en forte croissance (scale-up).

  24. Une dernière pour finir ! Excellent

  25. Oui elle est excellente. Mais je crois que tous les lecteurs de votre blog sont livides et n’auraient jamais mis un euro dans ces trucs

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