Attention, il s’agit là d’une réflexion qui doit appeler commentaires et débats… Je sais que je ne sais rien. 
 
Depuis longtemps, nous évoquons avec vous la question des bulles spéculatives et notamment de cette bulle globale qui touche aujourd’hui l’ensemble des actifs. Immobilier, bourse, Bitcoin, tous les actifs affichent des valorisations stratosphériques au regard d’une économie dont les fondamentaux s’améliorent trop doucement compte tenu des incroyables distorsions en oeuvre. 
En effet, s’il est certain que la conjoncture s’améliore et que nous sortons progressivement de la déflation, il ne faut pas nier la médiocrité de ces résultats. C’est alors que chacun doit admettre l’évidence : nous ne pourrons plus revenir en arrière. Les politiques monétaires sont condamnées à rester accommodantes et non conventionnelles. Nous commençons à toucher la question de l’irréversibilité des politiques monétaires évoquée dès 2013 par Patrick Artus dans cet article « L’irréversibilité des politiques monétaires non-conventionnelles ? Plus rien n’arrête la liquidité mondiale … ».
Bien évidemment, nous devrions prochainement assister à un discours laissant croire à une légère augmentation des taux d’intérêt… mais ce durcissement sera sans rapport aucun avec la politique monétaire antérieure à 2008. Nous avons changé de monde et il faut intégrer ces changements dans l’appréciation de la valeur des actifs.
 
 

Admettre l’irréversibilité des politiques monétaires non conventionnelles … c’est admettre l’idée d’une bulle éternelle qui n’éclatera jamais ?

Si la politique monétaire reste éternellement accommodante, ou du moins que ses variations se limitent à un tunnel entre « extrêmement accommodant » et « très accommodant », il devient urgent de revoir la question de la valeur des actifs.
Ce que nous considérions comme une bulle pour le monde antérieur à 2008 … n’est que la situation normale pour cette nouvelle ère dans laquelle nous sommes maintenant. L’ère nouvelle de la politique monétaire éternellement accommodante, c’est l’ère des taux éternellement bas et l’ère des valorisations très élevées. 
Vous devez peut être vous y faire :  Les prix de l’immobilier ou les cours de bourse ne retrouveront pas les standards de valorisation tels que nous les connaissions avant l’argent facile et les politiques monétaires excessivement accommodantes. 
Nous pourrions même assister dans les prochains mois à une très forte explosion à la hausse des cours de bourse dont les niveaux sont chers au regard des modèles d’analyse du passé, mais encore très peu chers pour cette nouvelle ère. C’est une idée que nous avons développé dès 2015 dans cet article de réflexion « Pourquoi la hausse des actions ne fait que commencer… (idée et réflexion) ».
 
Pour l’immobilier, la hausse des prix est peut être également à venir dans les régions ou les prix sont restés raisonnables depuis 2008, c’est à dire en province et en dehors des grandes métropoles telles que Paris, Lyon, Toulouse ou Bordeaux par exemple (cf »Immobilier : Faut il (re) investir dans les centres-villes des villes moyennes ? ou « Une bulle immobilière à Paris et grandes agglomérations et un marché sain ailleurs ? »)
 
 
 

Admettre l’irréversibilité des politiques monétaires, c’est admettre l’hyperinflation des actifs et la perte de valeur relative de l’épargne non investie

Dans un monde ou l’argent n’a plus de valeur à cause d’une offre abondante de monnaie par les banques centrales, c’est la valeur exprimée dans la monnaie locale qui explose.
La hausse des prix de l’immobilier ou des cours de bourse n’est pas le fait d’une appréciation de la valeur fondamentale de ces actifs … mais le simple fait de la perte de valeur de la monnaie dans laquelle la valeur de ces actifs est exprimée.
En 1997, vous étiez riche avec votre maison valorisée 1 000 000 FF, c’est à dire avec 150 000€. 20 ans plus tard, vous êtes pauvre avec votre maison valorisée 250 000€. Que valent vraiment 300 000€ lorsque l’on considère qu’un couple aux revenus moyens pour obtenir cette somme sans difficulté via un crédit immobilier sur 25 ans ? 
Vous devez revoir votre manière de valoriser les choses ! L’argent n’a plus de valeur… Il faut donc beaucoup plus d’Euros pour acheter la même chose. 
L‘hyperinflation monétaire détruit les patrimoines non investis :  L’inflation de la valeur des actifs (immobilier, bourse, …) détruit la valeur de votre épargne exprimée en Euros. En Euros, votre patrimoine est stable et progresse même un peu… mais en valeur relative, vous vous appauvrissez parce que tout le monde s’enrichit plus vite que vous !
Malheureusement pour les épargnants dont le patrimoine n’est pas investi, l’irréversibilité des politiques monétaires conduit à considérer la poursuite de cette hyperinflation de la valeur des actifs du fait de la destruction continue de la valeur de la monnaie : La valeur des actions et les prix de l’immobilier pourraient bien reprendre le chemin de la hausse au gré de la poursuite de la destruction de la valeur de la monnaie par les banques centrales… (et nous revenons à la question des bitcoins… cf « Comment se protéger contre l’effondrement de la monnaie ? Bitcoin, Or, valeur d’usage, immobilier ?)

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