
En effet, en Europe, l’accord du 21 juillet 2011 pour doter le Fonds de Stabilité Financière (FESF) de 440 MdE afin de régler les problèmes de refinancement de la Grèce, doit encore être ratifié par les parlements nationaux des pays de l’Union Européenne à partir du mois de septembre.
Par ailleurs, la dégradation de la dette des Etats-Unis, même si elle n’impacte pas directement le taux de financement des emprunts américains, aura des répercussions sur le coût de financement des entreprises américaines et surtout sur la confiance générale des acteurs économiques.
Les débats actuels sur les différentes voies de réduction de l’endettement ne laissent pas de doutes sur les conséquences récessives des futurs plans d’austérité en Europe et aux Etats-Unis.
Dans ce contexte, nous sommes amenés à revoir notre scénario macro-économique à court terme et à ajuster nos choix d’investissement. En effet, le ralentissement économique observé au début de l’été devrait s’accentuer dans ce contexte. A ce stade, nous ne croyons pas au risque de récession à moyen terme.
Les publications des résultats semestriels des entreprises européennes, bien que globalement en ligne avec les attentes pour ce qui concerne les chiffres d’affaires, ont en revanche déçu pour certaines entreprises industrielles au niveau des marges publiées, qui sont ressorties inférieures aux attentes, dans un contexte inflationniste du fait de la hausse des prix des matières premières et des salaires.
Les mesures d’austérité qui vont être annoncées dés la rentrée afin d’éviter d’autres dégradations des notations des dettes souveraines auront un impact sur la demande finale et donc sur la croissance économique en Europe et aux Etats-Unis.
Cependant, la dynamique de croissance économique des pays émergents, qui depuis la crise de 2008 se sont efforcés de réduire leur dépendance aux exportations, devrait se poursuivre à un rythme élevé.
Nous sommes prudents à court terme quant à l’évolution des marchés boursiers, nous avons donc réduit le taux d’exposition aux actions de nos portefeuilles, et ce, dès la mi-juillet.
Nos points de vigilance concernent l’exposition géographique des valeurs en portefeuille, l’endettement, la capacité d’innovation des entreprises ainsi que leur « pricing power ».
Ainsi, nous réduisons notre exposition aux valeurs cycliques et endettées, dans un environnement de risque de rationnement du crédit et du renchérissement du crédit. En revanche nous renforçons notre exposition aux valeurs exposées à la croissance des pays émergents. Nous réduisons également notre exposition aux pays européens où les plans d’austérité les plus sévères sont attendus (Italie).
Nous restons confiants à moyen terme dans la capacité de croissance des entreprises innovantes et exposées aux marchés en croissance.
L’équipe de gestion se tient à votre disposition pour toute information complémentaire.
Source : ACOFI GESTION
