Notre modèle sur la santé de l’économie s’établit à 0,4,  indiquant que l’économie mondiale continue de s’améliorer.

Le seuil entre amélioration et détérioration est zéro et fluctue entre -1 et 1.

L’économie américaine se caractérise notamment par un taux d’utilisation de ses capacités de production toujours en progression et cela se traduit par une création soutenue de nouveaux emplois.

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Le niveau relatif des taux d’intérêt à long par rapport à ceux de court terme aux USA continue pourtant de ne pas exprimer d’optimisme. L’activité industrielle européenne et le moral des industriels allemands, en revanche, montrent des signes de ralentissement.

Enfin, le département du commerce US vient de publier ses chiffres sur la saison des résultats pour les entreprises américaines, une hausse de 0,1% par rapport à l’année précédente, alors que l’ensemble des résultats pour les entreprises du SP500 ont augmenté de 26%.

Sans la réforme fiscale dite Trump, le calcul de l’administration américaine aurait montré une baisse de 6% des profits. La différence spectaculaire s’explique, dans le calcul du département du commerce, par l’absence de prise en compte des profits réalisés à l’étranger et un calcul sur l’ensemble des petites et moyennes entreprises.

Enfin les rachats d’actions par les entreprises n’interviennent pas. Si l’on garde à l’esprit que la dette des entreprises, qui permet les rachats d’action sur le SP500, continue d’augmenter et a atteint un niveau historiquement haut, alors il est possible d’anticiper que le consensus sera violemment vendeur à chaque signe de ralentissement de la croissance économique.

Nous restons très prudents sur les actions américaines.

 

 

La crise italienne a marqué la semaine.

Les actions européennes ont baissé de 2,4% et les actions US sont restées inchangées, malgré une forte fluctuation.

Les taux d’intérêt à long terme et l’EURUSD ont eux aussi fluctué mais en retrouvant leur niveau en fin de semaine.

Il est à noter qu’entre mardi, où le consensus se positionnait pour affronter une nouvelle crise de l’euro et vendredi, où tout est revenu quasiment à la normal, le risque politique en Europe n’a pas radicalement diminué.



Tria, le ministre italien des finances qui est censé rassurer est le plus ardent défenseur de Savanoa, l’eurosceptique qui est à l’origine du mini-krach de cette semaine. Le gouvernement italien reste particulièrement anti-euro et absolument antagoniste avec les règles définies pour l’euro. De plus, l’arrivée de Sanchez et de Podemos en Espagne renforce le risque politique en Europe. Cela ne s’est pas traduit dans les cours.

Le consensus est une sorte de barycentre dont le poids de chaque investisseur dépend des actifs sous gestion. De ce fait, le consensus est très « américain » et quasiment totalement anglo-saxon. C’est pourquoi le risque politique est toujours intégré de manière plus subtile dans les cours lorsque qu’il concerne l’Angleterre ou les USA.

Le consensus n’a pas une compréhension fine du jeu politique européen. Le consensus sous-évalue le risque politique latent et sur-réagit aux annonces tangibles.

Dans ce cadre, le refus du 1er gouvernement par le président Mattarela a provoqué une réaction excessive alors que les négociations entre 5 Stelle et la Ligue, équivalent à Jean-Luc Mélanchon s’alliant à Marine Le Pen, n’avaient pas entrainé de réactions marquées.

Le risque politique en Europe ayant augmenté, et le stress baissé, il est probable que les marchés soient à nouveau perturbés prochainement. Le jeu politique ne produira pas, a priori, de nouvelles prochainement. Il est donc probable que le risque politique européen se matérialise à l’annonce d’une mauvaise nouvelle indirecte comme un énième problème sur Deutsche Bank ou un avertissement sur une banque française, qui serait très impliquée en Italie.

 

 

Le déroulé de la semaine, Italie et guerre commerciale, nous donne l’occasion de poursuivre notre analyse du nouvel ordre mondial appelé Eurasia par Bruno Maçaes avec le concept d’intégration compétitive.

Chaque membre de l’UE a besoin du poids collectif pour faire avancer ses propres intérêts. Pour autant, l’intégration nécessaire est source d’une intense compétition. Le populisme en Italie s’appuie sur les déséquilibres avec l’Allemagne.

Il est possible de faire référence au concept de zone monétaire optimale de Mundell, grâce auquel on comprend qu’une différence de croissance économique entre les pays d’une même zone monétaire ne peut être compensée que par des transferts entre pays ou par des mouvements de populations. L’absence de plurilinguisme et d’intégration fédérale rend cela difficile.

Pour autant, les USA, zone monétaire optimale, ont vu cette semaine Arnold Schwarzenegger défendre  le dynamisme de la Californie pendant que Trump lançait une guerre commerciale destinée à défendre les intérêts d’états spécifiques comme la Pennsylvanie, dans une nouvelle illustration d’intégration compétitive. Le concept de quart-monde, partie défavorisée à l’intérieur des économies développées, reprend de la pertinence.

Nous croyons que ces mutations auront un impact à moyen terme sur le statut des monnaies valeur de réserve, avec une prime au monnaie des zone totalement intégrée et donc « militaire ». Nous croyons que cela freinera le recul du dollar en tant que monnaie de réserve.

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3 Comments

  1. très intéressante analyse géopolitique

  2. bnp et crédit agricole

  3. J’ai pas l’impression que Mathieu comprenne bien mieux la politique européenne que les anglo-saxons…Podemos est plutot positif a moyen terme pour l’Espagne, la politique fiscale ne va pas changer. Comparer M5S a JLM est un gros raccourcie qui oublie de très fortes nuances.
    Les anglo-saxons ne touchent pas trop a la dette italienne, ce sont les européens qui ont achetés massivement la dette espagnole et italienne cette année et contribue a diminuer les spreads depuis le debut de l’annee. En quoi le stress a baisse ? Les taux italiens restent plus élevés ce soir qu’il y a un mois tout comme tous les spreads europeens.

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