Mais pourquoi n’y avons nous pas pensé avant ? Il suffit d’annuler la dette pour ne plus être endetté. Voilà la solution qui apparaît comme une évidence à de nombreux économistes. Il suffit de faire défaut sur sa dette pour ne plus se poser la question de son remboursement.

Et voilà comment le problème de l’endettement public excessif pourrait facilement être réglé. Plus besoin de travailler plus longtemps pour équilibrer le système des retraites, plus besoin de lever des impôts pour financer des dépenses publiques que la croissance économique ne permet plus d’assurer, plus besoin de restreindre nos dépenses, … Bref, annuler la dette est la réponse magique à tous nos maux !

Grâce à l’annulation de la dette, on va même pouvoir passer à la semaine de 20h et au revenu universel. C’est tellement agréable d’être payé à ne rien faire. Certains après avoir découvert la générosité du chômage partiel pendant le confinement ont trouvé leur vocation. C’est ça qu’ils veulent faire !

De surcroît, on sait maintenant que la banque centrale toute puissante peut créer de l’argent gratuit sans limite ; Alors pourquoi s’en priver ?

 

Comment en sommes nous arrivés à une réflexion d’une telle médiocrité ?

Qui peut sérieusement croire que l’annulation de la dette est une solution pour régler la question de l’endettement excessif du pays et du déséquilibre des comptes publics.

Avons nous définitivement perdu notre bon sens ? En arriver à de telles absurdités intellectuelles est très inquiétant. Croire que l’argent gratuit des taux d’intérêt négatifs est la solution pour annuler la dette et ne pas se remettre en question est une catastrophe.

L’endettement quasi illimité que nous autorise la puissance des banques centrales et les taux d’intérêt négatifs doit être utilisé avec pragmatisme au service de la construction d’une croissance économique nouvelle. La seule réponse à l’endettement excessif de nos pays est une croissance économique forte !

C’est la croissance économique qui permettra de rembourser la dette. Plus notre endettement est important, plus la croissance économique devra être forte pour rembourser cette dette sur laquelle il est de l’intérêt général de ne pas faire défaut.

Il est exact de dire que la politique monétaire de la banque centrale nous permet de nous endetter de manière quasi illimité, mais attention, cette capacité est conditionné à l’appréciation de notre capacité à rembourser la dette. Il est facile de dépenser de l’argent, mais il est beaucoup plus difficile de s’endetter pour créer de la richesse, de l’emploi et de la croissance économique.

Comme nous vous l’expliquons dans cet article « Un budget de guerre pour construire une croissance nouvelle autour du prétexte écologique« , nous allons probablement nous endetter de manière considérable dans les années à venir, non pas pour financer notre train de vie et gaspiller l’argent, mais pour investir dans la croissance économique dont nous avons besoin.

L’argent gratuit ne doit pas être utilisé pour dépenser ou annuler la dette… mais pour investir dans la croissance économique car sans une croissance économique forte, impossible de rembourser la dette. Nous n’avons pas d’autres alternatives.

En effet, la perspective d’une croissance économique forte, c’est la seule manière d’espérer des augmentations de salaires, et donc de pouvoir d’achat, une augmentation des rentrées fiscales qui permettront de financer l’état providence, mais c’est aussi un retour de l’inflation qui autorisera un remboursement sans effort de notre endettement excessif.

Au lieu de rêver revenu universel et chômage partiel pour tous, la priorité doit être au travail et à la construction d’une nouvelle croissance économique !

Au boulot !

A suivre.

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95 Comments

  1. Au boulot, il va falloir convaincre du monde!
    Et probablement pas les personnes qui lisent ce blog….

  2. Le Mecreant says:

    Le problème de la dette n’est pas un problème français, c’est le premier constat.
    Le second c’est qu’a peu pres aucun pays au monde ne pourra payer la dette.
    Il découle de tout cela que la dette sera payée… a perte de vue et en monnaie de singe.
    Le soucis étant pour ceux dont l’epargne sera aussi libellée en monnaie de singe qui ne vaudra plus rien.
    On me rappelait il y a peu que l’once d’or valait 88000 milliards de Marks au détour des années 30 et qu’il fallait une brouette de billet pour une baguette de pain.

  3. Comme tous les états sont endettés, pas de risque. La dette « covid » sera isolée.
    Mais on conserve les autres dettes pour justifier les mesures sur les retraites et autres joyeusetés fiscales pour mettre la pression sur le citoyen

  4. Les pays occidentaux vivent au dessus de leurs moyens.
    Ils n’arrivent plus à réduire leurs dettes.
    Cela risque de mal finir …

    Si la France est « couverte par la BCE », bons nombres de petits Etats ne le sont pas : Le Liban, L’argentine, …

    Quand des économistes en arrivent à préconiser le non remboursement des dettes, cela devient inquiétant.

  5. Le problème de la dette, c’est que ce sont les marches financiers qui sont responsables de son explosion.

    La crise financière de 2008 a en effet fait fondre les recettes et donc déséquilibrer nos finances.

    Et alors qu’ils nous ont mis dans le caca, ces mêmes marches veulent decider de notre avenir politique. Pour s’en convaincre, il suffit d’imaginer toutes les mesures politiques impossible a prendre pour ne pas effrayer le marché.

    De plus, retrouver une croissance forte nécessite de changer de paradigme. Aujourd’hui des entreprises rentables suppriment des postes pour le devenir encore plus rentable et ainsi satisfaire leur actionnaires. On l a vu récemment avec l annonce de Sanofi.

    L Etat doit etre davantage du cote des plus faibles et mieux encadrer les marches et la voracite des actionnaires . C est ca etre courageux. Et non réformer a la baisse le Code du Travail comme on l entend trop souvent… Car ca c est lâche et inefficace

  6. « La seule réponse à l’endettement excessif de nos pays est une croissance économique forte ! »

    Permettez-moi en toute sympathie, de ne pas être une nouvelle fois d’accord avec cette phrase?
    Surtout quand vous ne laissez aucune place à une ouverture en écrivant « la seule »

    Vous prenez les choses à l’envers, comme beaucoup d’autres et n’avez pas médité le diagramme d’Ishikawa que je vous ai maintes fois présenté

    C’est une vision mondialiste destructrice que vous envisagez, ce n’est pas celle que je souhaite à mes descendants.

    Je dirais plutôt, avec prudence, qu’une des solutions, voire la principale solution, est de faire des économies.
    Je sais, c’est moins vendeur! 🙂

    • Mon cher ami, je ne peux que vous encourager à lire les commentaires sur l’article d’hier sur la baisse des retraites et vous constaterez que vraisemblablement, on n’est pas prêt …

      • Je l’ai lu, et j’ai même mis un commentaire très court, mais suffisamment évocateur.

        Ce n’est pas parce que on n’est pas prêt, qu’on doit obligatoirement proposer ou faire des âneries, regardez la gestion de la pandémie en France.

        Et je conteste cette affirmation péremptoire qui semble être clairement une traduction de votre position personnelle.

        Nous payons grassement des politiques pour être prêts, pour préparer l’Avenir et non résoudre les affaires courantes, chose qui peut être faite bénévolement par toute personne sensée.

        Je maintiens que votre phrase est une incitation à la débauche 🙂

        •  » Je dirais plutôt, avec prudence, qu’une des solutions, voire la principale solution, est de faire des économies.
          Je sais, c’est moins vendeur! 🙂  »

          Faux.

          Pour vous le prouver, je vais rebondir sur un sujet d’actualité : le covid et l’état des hôpitaux français.

          Réaliser des économies dans les hôpitaux n’est aucunement la priorité.

          Les hôpitaux souffrent aujourd’hui d’emprunts toxiques réalisés auprès de la Banque Dexia sur des marchés hautement spéculatifs.

          Il en résulte pour les hôpitaux publics la nécessité de faire des économies, notamment sur la masse salariale car c’est le poste de charge le plus important, pour retrouver un équilibre financier.

          La conséquence de ces coupes sur la masse salariale, c’est une diminution du personnel et au passage une pression au résultat. Avec in fine des burn out et des suicides.

          Il n’y a qu’à taper sur google  » suicide médecin hôpital  » pour s’en rendre compte. La liste est interminable.

          Encore une fois, il faut regarder du coté des marchés financiers car c’est souvent de là haut que viennent les problèmes :

          Faire des économies sur la suppression d’un poste de médecin quand dans le même temps l’hôpital public paye des millions d’euros d’intérêt suite à l’explosion de la spéculation sur le franc suisse : c’est du grand n’importe quoi !

          • Votre réponse est HS, mais je ne vais pas m’étendre, pas le temps.
            Des exemples comme vous donnez il y en a certainement des centaines, mais ce n’est pas le sujet

            Traduit pour rire, vous êtes en train de dire qu’il ne faut pas dans un ménage qui a un patrimoine de 1M€ de faire l’économie sur des plaquettes de frein de quelques euros 🙂
            Je ne sais, c’est exagéré!

            Je suis volontairement provocateur

          • « Réaliser des économies dans les hôpitaux n’est aucunement la priorité. »

            Réaliser des économies dans les hôpitaux est d’autant plus d’actualité que l’hôpital coûte cher, pour un résultat pas brillant.

            Réaliser des économies, c’est aussi améliorer les processus pour éviter les gaspillages. Les intervenants sur les plateaux télé ont souvent donné une solution : moins d’administratif, plus d’opérationnel. Il y en a certainement d’autres, comme alléger le carcan de normes et réglementations, qui multiplie les prix des matériels médicaux (des écouvillons au prix de leur poids en or !), revenir aux 40 heures, ce qui, en passant, améliorera la santé du personnel médical, le passage aux 35 heures s’accompagnant de la dérégulation des horaires, ce qui a un effet négatif réellement constaté sur tous les personnels travaillant en horaires non réguliers,…

      • « La seule réponse à l’endettement excessif de nos pays est une croissance économique forte ! »

        Et pour enfoncer encore le clou, s’il n’en était encore besoin, il est prouvé factuellement que pour 1% de croissance en plus il fallait …….. s’endetter de beaucoup plus de 1%
        Vous qui êtes un spécialiste des rapports et autres rendements, la « rentabilité » de cette opération est négative!!!

        Autrement dit la croissance forte que vous préconisez pour réduire la dette va en fait l’augmenter

        C’est la fuite en avant.

        Nul ne sait où ni quand l’atterrissage va se produire

        • oui, d’ailleurs les USA l’ont bien compris, avant la crise covid, la dette se creusait de plus de 1000 milliards de dollars… par AN. soit une augmentation de la dette de près de 5% .. par AN !!!!!!!!Ils n’avaient pas le choix, si ils voulaient une croissance …. de 2% par an… avec la crise, ils estiment que la dette va augmenter de presque 4000 milliards en 2020. Alors nous, avec notre dette totale de 2500 milliards, on frise le ridicule… 😉 .

          • Guillaume G. says:

            Bonjour Thierry,
            Vous oubliez que les Etats-Unis comptent 334 M d’habitants et la France 67 M, soit un rapport de 1 à 5.
            Comparons ce qui est comparable en appliquant le ratio.
            Quant aux chiffres US que vous évoquez, ils me paraissent douteux.
            Veuillez préciser vos sources SVP.
            Cordialement,

            • les chiffres, vous les trouvez facilement sur google. pour faire simple, la dette des USA est fin 2019 de plus de 20 000 dollars, en augmentation de plus de de 1000 milliards en 1 an, ( soit plus de 5% d’augmentation en un an,) et les prévisions pour 2020 est une dette de 25 000 milliards, soit une dette 10 fois plus élevée que la france,, et donc ramené à la population, une dette double que celle de la france. La croissance américaine est de 2,3% en 2019… Tous ces chiffres, vous les retrouverez facilement grace à google… 😉

  7. On peut s’endetter jusqu’à ce que la perte de confiance fasse tout imploser, comme le démontrent de nombreux cas historiques, publics ou privés.
    A ce moment, les créanciers ruinés auront financé les dépenses. Pour mémoire, les créanciers sont essentiellement des gérants de fonds de pension et d’assurance vie.
    Quant à financer une nouvelle croissance, il n’y a que les naïfs pour le croire: en France, nous finançons notre train de vie, l’achat des clientèles électorales et le démantèlement de l’économie (automobile, centrales nucléaires etc…)

    • Guillaume G. says:

      Bonjour MD,
      Le souci, avec l’hyperinflation, c’est qu’effectivement les plus riches sont ruinés, à ceci près qu’ils disposent généralement de réserves d’or physique leur permettant de limiter la casse, mais aussi et surtout que tout le reste de la population est totalement ruiné, sans la poire pour la soif que constitue les actifs tangibles.
      Donc au final, même les plus pauvres auront financé les dépenses.
      Cordialement,

  8. Sénèque says:

    Dorénavant, c’est une certaine « orthodoxie monétaire » qui est condamnée et dénoncée, soit donc le fait de respecter des règles qui avaient été considérées de gestion saine. Il y a fort longtemps, certains pays ne devaient pas avoir un taux d’endettement supérieur à 60% du PIB, ne pas avoir un déficit supérieur à 3% du PIB, sinon ils risquaient des amendes. Comme ces amendes n’ont quasiment jamais été mises en oeuvre, témoignant par là que la contrainte…n’avait en fait strictement rien de contraignant car s’y soustraire n’engendrait pas de répercussions négatives lièées à un irrespect de pratiques (une obligation sans sanction est-elle toujours une obligation?).

    Ce qui est mis en avant, c’est le recours à la dette à outrance, tout pour la dette, la dette sauvera le monde, la dette permet de ne pas voir des faillites en cascade, la dette permet de sauver des emplois, la dette permet tout même de financer la « croissance verte » (…)

    A propos de la dette, et de la planche à billet: je constatais ces derniers jours que le Nigéria était endetté à hauteur de 35% de son PIB, qu’il y avait une Banque Centrale natinale: pourquoi n’émettent-ils pas de la dette pour rembourser les créanciers internationaux ????? Ces derniers les autoriseraient-ils ?
    les discours démago se heurtent assez rapidement et facilement aux actions incohérentes: certains (les pays occidentaux) auraient droit à manipuler la dette comme ils veulent, lorsque d’autres (pays du sud) ne devraient que se mettre à la merci des créanciers internationaux et ne pas avoir de marge de manoeuvre sur leur propre « planche à billet »).
    Donc, de la dette, plus de dette, toujours plus de dette…quitte à les annuler ensuite.

    Dire que cela est stupide devient aujourd’hui…stupide (cf. des remarques ici sur ce blog à certains de mes propos).

    Du coup, tiens:
    1) je vais m’endetter pour m’acheter une résidence principale à 500K€,
    2) je vais m’endetter pour m'(acheter un patrimoine de rapport à 1M€
    (tout cela en étant insolvable comme l’est par exemple la France dont la gestion et l’état du déficit témoigne de cette faillite)
    3) j’annule mes dettes…mais bien évidemment conserve les actifs !!!

    Certains après cela ont encore du mal à comprendre la notion d’aléa moral et les incidences désatreuses…

    • « Dorénavant, c’est une certaine « orthodoxie monétaire » qui est condamnée et dénoncée »

      Oui, le renversement des valeurs a fini d’atteindre même la finance.

      • Sénèque says:

        Pas que la finance lorsque vous observez les propos de certains, qui partagent cette même idéologie en justifiant également ce recours à cet endettement illimité.

        En accord avec ce « renversement des valeurs », mais rien que d’énoncer un propos de ce type, d’amener à ce genre de sujet, nous sommes vite taxés de réactionnaires, fascistes, rétrogrades, voulant revenir au Moyen-Age (qui, au demeurant, mérite plus d’attention que de se restreindre au simple dark ages et la propogande progressiste qui a suivi…)…

        Pas simple d’évoluer dans un monde où la bien-pensance veut s’imposer à tous, y compris à ceux qui recourent encore à leur cerveau.

        • Et quand des « prix Nobel » d’économie (krugman, stiglitz, Duflo, …) vont dans le même sens, dur de faire entendre une voix différente.

  9. Guillaume G. says:

    Bonjour,
    ll est évident qu’une politique d’assistanat généralisée ne peut mener qu’à la catastrophe à terme.
    En ce qui concerne l’idée d’annuler la dette des Etats, il convient semble-t-il de distinguer l’endettement de l’Etat à l’égard des investisseurs privés, qui ne peut évidemment pas être annulé, de celui à l’égard de la BCE, source de cash illimitée, à l’égard de laquelle l’annulation de la dette parait envisageable.
    En effet, la BCE, en tant que source créatrice de monnaie, n’a surtout aucun créancier à rembourser ; elle est le créancier en dernier ressort.
    De tout façon, vu que nous sommes engagés depuis plusieurs décennies dans un schéma de Ponzi à l’échelle des Etats et que désormais l’endettement n’est plus que du soutien de crédit abusif, je ne vois guère d’autre option que d’annuler au moins partiellement la dette vs les banques centrales.
    En revanche et à mon avis, le risque serait grand, à terme, d’une perte de confiance généralisée dans la monnaie et, partant, d’une inflation forte, voire d’une hyperinflation dévastatrice.
    Donc, ne jouons pas trop avec le feu.
    Cordialement,

  10. Mais comment peut on etre décérébré a ce point pour croire a une croissance infinie dans un un monde au ressources finies , pourquoi les economistes ne prennent ils jamais en compte dans leurs calculs la gratuité des ressources , qui elles s’epuisent , le mythe de la croissanse infinie est une hérésie, tout raisonement economique a moyen et long terme qui ne tient pas compte de ceci est biaisé et donc faux .

    • OUF !!! Merci Laurent ! Enfin un commentaire lucide ! J’ adhère à fond ! Le pire , c’ est que c’ est juste une question de physique, (une science exacte soit dit en passant), au fond tellement simple, tellement incontestable, et qu’ on ose y opposer des idées d’ « économistes » farfelues qui ne sont que des conventions inventées par l’ homme mais ne reflètent absolument pas la réalité du monde. Pour les sceptiques, allez donc voir ce qu’ en dit Jean -Marc Jancovici ( qui n’ est pas un gauchiste ! )

    • car les hommes refusent de voir la réalité en face, chacun veut sa mercedes et sa maison avec piscine, c’est juste des gamins qui s’attachent à des futilités comme les enfants à leurs jouets… 😉

  11. Bonjour

    Suivre

  12. Grand Mayne says:

    Un rapide petit rappel du bilan d’une banque centrale:
    Passif = Actif
    Passif BCE = Monnaie + Capital + …
    Actif BCE = Dette des états + …
    Pour le détail, voir ici: https://www.ecb.europa.eu/pub/annual/balance/html/index.en.html
    En annulant la dette des états, on annule aussi 1) le capital de la BCE (il deviendra même négatif) et 2) la valeur de l’euro.
    Bonne chance pour relancer l’économie ainsi…

    • Guillaume G. says:

      Faux : l’annulation à l’actif est immédiatement compensée par l’émission d’une nouvelle créance ex nihilo, par le privilège de battre monnaie de la banque centrale.
      Ainsi, au final, actif = passif, les règles comptables sont sauves.
      Le bilan d’une banque centrale fonctionne un peu différemment de celui d’une banque traditionnelle, de par ce pouvoir créatif ex nihilo.
      Cordialement,

      • Grand Mayne says:

        Faux et on risque de ne pas s’entendre: Le bilan de toute société, y compris d’une banque centrale, doit toujours être équilibré. la monnaie banque centrale est émise à son passif et doit donc être équilibrée à l’actif. En créant ex-nihilo (par exemple sans contrepartie comme l’achat d’une obligation) on puise automatiquement dans le capital car vous ne mettez rien à l’actif. La seule différence avec les banques commerciales est qu’une banque centrale peut continuer de fonctionner avec un capital négatif (comme en Argentine, où c’est arrivé plusieurs fois, un bon exemple à méditer). Pour éviter la banqueroute de la BCE, les états devraient alors la recapitaliser en émettant de la dette. On se mord la queue…
        Cordialement

        • « Pour éviter la banqueroute de la BCE, les états devraient alors la recapitaliser en émettant de la dette. »

          L’UE devrait recapitaliser. Les états, eux, ne pourraient-ils pas y échapper ? Ils ont leurs propres banques centrales.

          • Hélas non, le capital de la BCE provient des banques centrales nationales des états membres qui participent à la monnaie unique au prorata de leur puissance économique (suivant le fameux « capital key », cf. https://www.ecb.europa.eu/ecb/orga/capital/html/index.fr.html)
            Ainsi, en pratique, ce seraient aux banques centrales nationales des états membres de recapitaliser la BCE et, donc, in fine, aux états membres. On pourrait non plus demander à une autre institution de l’Union de recapitaliser la BCE sans transfert de souveraineté, ce qui ne semble pas encore prêt d’arriver.
            Cordialement

        • Guillaume G. says:

          Cher Grand Mayne,
          Vous avez une grande et noble âme : en annulant une créance à l’actif, vous constatez normalement une charge exceptionnelle venant impacter à la baisse le passif à travers le résultat de l’exercice.
          Le capital social n’est donc pas impacté.
          Ce faisant, le total du bilan diminue du montant de l’annulation de ladite créance.
          Afin d’éviter cette diminution du total du bilan, la banque centrale a le pouvoir d’émettre de la monnaie ex nihilo et de la prêter à un Etat, du même montant que celui annulé.
          Cordialement,

          • Grand Mayne says:

            Au passif de la BCE vous avez essentiellement le capital, les billets et les comptes TARGET-2, c’est-à-dire les avoirs en euros des institutions de crédits (et autres) auprès de la BCE (i.e. la monnaie banque centrale). Le résultat d’exercice est faible au regard du total du bilan (en cause les taux d’intérêts, qui n’ont jamais été si bas). Ainsi le bénéfice rapporté par la BCE pour l’exercice 2019 est seulement de 2.4 milliards.
            Je vous conseille de regarder ceci de plus près : https://www.ecb.europa.eu/press/pr/wfs/2020/html/ecb.fst200708.fr.html
            https://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/other/ecb.eurosystembalancesheet2019~fed8c5244a.en.pdf
            https://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/other/ecb.eurosystembalancesheet2019~fed8c5244a.en.pdf
            Le bénéfice de l’Eurosystème est un peu plus difficile à déterminer. On peut l’estimer aussi à environ 2.5 milliards pour 2019, c’est-à-dire égal à celui de la BCE. Cela parce que les banques centrales nationales ont pour habitude de reverser leurs bénéfices à leurs états (cela aide toujours un peu à réduire la dette publique).
            Donc, si vous réduisez une créance importante à l’actif, quelle ligne allez-vous réduire au passif ? Un compte TARGET2 (c’est à dire le compte d’un client de la BCE, comme celui de la BPCE, de la Caisse de Dépôts, ou du FMI) ? Quels billets allez-vous refuser de rembourser ? La BCE choisirait une seule de ces options et l’euro ne vaut plus rien. Notez bien que le raisonnement est identique si vous augmentez le passif (par ex. émission de billets) sans rien mettre à l’actif.
            Ecrire que le capital de la BCE ne serait pas impacté est simplement une absurdité d’un point vue comptable. Un politique, un ignorant pourrait avoir une autre opinion. Mais il serait vite rattrapé par la réalité. Prenons les derniers chiffres : le capital de l’Eurosystème (BCE + banques centrales nationales) est aujourd’hui de 109 milliards sur un bilan total de 6.3 trilliard. Soit un ratio de 58. (Notons aussi que le PIB de la zone euro en 2018 était de 11.2 trilliards). En refusant de payer seulement une petite partie de sa dette totale (2.4 trilliard), la France mettrait l’euro KO et perdrait toute confiance sur les marchés. Avec 70% de sa dette détenue par des non-résidents et un ratio d’endettement sur PIB de 120%, ce serait un vrai suicide.
            Bonne soirée.

            • En ces temps de taux faibles, les états endettés n’ont-ils pas intérêt à s’endetter plus, et sur plus longtemps ? L’ Autriche vient de le faire, avec un coupon à 0.85%. elle demandait 2 milliards, les investisseurs lui en ont apporté 16.

            • Guillaume G. says:

              Cher Grand Mayne,
              Vous n’avez pas lu mes explications ou vous ne les avez pas comprises.
              L’opération en comptabilité est d’une grande simplicité : annulation de créance à l’actif contre perte exceptionnelle au passif.
              Jusque là tout va bien j’espère ??
              Ce faisant, son total du bilan va mécaniquement baisser (itou ??).
              Pour le maintenir à niveau, la banque centrale va émettre du cash qui va augmenter son passif (masse monétaire en circulation) ainsi que son actif (ladite masse monétaire créée va être prêtée aux Etats ou aux banques commerciales).
              Rien de plus.
              Enfin, permettez-moi de vous rappeler que de nombreux économistes de premier plan international évoquent explicitement cette solution.
              C’est donc je pense qu’elle est loin d’être saugrenue.
              Cordialement,

  13. Murard Claudie says:

    Le problème en France ce sont les charges sociales qui reposent sur les salaires essentiellement mais bénéficient à tous. Le prélèvement devrait être au même taux que celui fait sur les autres revenus pour le total prélevé employeur employé. Un salarié ne devrait pas coûter le double de son salaire net aux employeurs. Le différentiel non cotisé devrait être réparti entre employeur employé ce qui augmenterait le pouvoir d’achat de tous et baisserait le prélèvement employeur. Par contre on compenserait avec une augmentation des taux de tva mais en baissant le taux de tva des produits de première nécessité. Les taux de tva seraient d’autant plus élevés que les produits seraient considérés comme non indispensables ou luxueux. On prélèveverait également une taxe de 1 pour 1000 sur tous mouvements financiers (virements retraits cb chèques) ce serait une façon plus juste de répartition des charges sociales sur tous.

    • Vous essayez d’equilibrer un système qui est en profondément en déséquilibre : dépense état 56 / 57 % du PIB record mondial , prélévements obligatoire on est aussi sur le podium avec 48,4 % .
      Sauf à mettre la TVA à des niveaux atmospheriques ( et donc à créer des effets induits negatifs considerables ) ça ne peut pas marcher > il faut agir sur le 56 / 57 % si on veut sortir de cette hausse chronique de notre endettement

    • « On prélèveverait également une taxe de 1 pour 1000 sur tous mouvements financiers »

      Guillaume Peltier, sors de ce corps !

  14. « Qui peut sérieusement croire que l’annulation de la dette est une solution pour régler la question de l’endettement excessif du pays et du déséquilibre des comptes publics. »

    C’est juste une question de narration dominante 🤣🤣🤣

  15. Allez, on refait l’Histoire :
    https://www.google.com/amp/s/www.nationalgeographic.fr/histoire/la-dette-poison-de-lancien-regime/amp

    Rassurons-nous, après avoir spolié l’Eglise, dont tous les biens, saisis, seront engloutis dans les dépenses révolutionnaires, la République saura elle aussi crouler sous les dettes.

    Il y a bien une solution… La Suisse, ainsi, payant tribut après sa conquête par les armées du Directoire, rapporte 16 millions, ce qui permet de financer la campagne d’Égypte. De même, 48 villes Belges payaient un taxe sur les vaincus.

    La Belgique, la Suisse, les Pays-Bas, ça devrait être à la portée de nos futures armées révolutionnaires. Mais une révolution verte, hein 😁.

  16. « La dette est un problème énormément exagéré » – Paul Krugman, prix Nobel d’économie, juin 2019.

    Surtout en ce moment, où on se debarasse de vieilles dettes qui coûtent cher pour les remplacer par des jeunes dettes à taux négatifs ou presque.

    Mais si ça venait à s’inverser ?
    Et donc, comment l’éviter, comment empêcher les taux de remonter ?

  17. Et moins récent : il y a presque 70 ans, en février 1953, était signé à Londres un accord historique sur la dette allemande qui fut alors réduite de 62,6%.

    La France annule régulièrement au travers du Club de Paris les dettes de pays endettés. Par exemple, depuis 2004, on a effacé 2,4 milliards de dettes du Congo.

    Bref…

    Allez, on peut faire un petit pas. Enlevons un zéro à toutes les dettes, publiques et privées…

    • Guillaume G. says:

      Vous semblez beaucoup vous ennuyer, la journée, Adnstep.
      Cordialement,

      • J’attend que ça sèche, entre deux couches d’enduit. C’est important de bien laisser sécher.

        • Guillaume G. says:

          J’aime les gens comme vous, pétris de certitudes.
          Cordialement,

          • Je vous ai posé une question sur un autre fil, j’attends votre réponse. Si vous le voulez bien bien sur.
            Vous voyez, je ne suis pas pétri de certitudes. Je m’informe. Vos échanges avec Grand Mayne sont très instructifs pour un béotien comme moi.

            • Guillaume G. says:

              Adnstep,
              Si vous faites allusion au débat sur les retraites, je n’ai pas répondu car je n’ai pas bien saisi le sens de votre question, et non bien sûr pour vous être désagréable.
              Cordialement,

              • Non, ici : https://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/la-loi-wargon-un-nouveau-dispositif-fiscal-pour-relancer-linvestissement-immobilier-locatif-en-2021.html

                Il est question d’investir en empruntant à 100%. A vrai dire, ce qui m’intéresse, surtout, c’est de comprendre le raisonnement du banquier qui va prêter 100% à un particulier pour un investissement immobilier. Quelle est sa garantie ? L’immeuble seulement ?

                • Guillaume G. says:

                  Adnstep,
                  Ce type d’investissement à 100 %, et même généralement à plus de 110 % car les frais de vente (honoraires du notaire, droit d’enregistrement, taxe de publicité foncière, commission d’agence immobilière) sont financés également, est le principe en matière d’investissement immobilier locatif.
                  Le banquier ne finance en effet pas n’importe comment : le débiteur (investisseur) dispose d’un patrimoine conséquent, de revenus et d’un matelas de liquidités confortables ; le banquier sait également que l’immeuble de rapport va générer lui-même des revenus (loyers) qui sont aussi le gage du remboursement de son prêt ; enfin il va bien sûr inscrire une sûreté réelle sur le bien financé (hypothèque ou privilège du prêteur de derniers) ; enfin, si le bien est acquis à travers une société (ex : SCI), le banquier va en outre demandé une caution personnelle et solidaire à l’investisseur associé ultra-majoritaire.
                  Cordialement,

                  • Tout cela est fort logique et compréhensible.

                    Mais, si cet investisseur à ce niveau de patrimoine, cette sécurité financière, et, je suppose, le niveau de culture immobilière et financière qui vont avec, n’a-t-il pas intérêt, lui, à investir autrement, dans des opérations de type marchand de biens (achat-reno-revente, ou achat-decoupe-revente ) ou autre ?

                    • Guillaume G. says:

                      C’est une possibilité en effet.
                      Pour ma part, ma profession me prenant beaucoup de temps, l’immobilier de rapport est bien pratique car je le mets en gestion auprès d’une agence immobilière et cela roule tout seul (pas de contact direct avec les locataires, les WC à déboucher, le recouvrement des loyers, les quittances à délivrer, les comptes de charges à éditer, etc.)
                      Marchand de biens, c’est en revanche un métier, pour celui ou celle qui veut bien en vivre ; ça demande donc du temps, facteur qui est le véritable luxe d’aujourd’hui.
                      Cordialement,

  18. Annulée pour le Congo ,mais elle se retrouve chez nous ,il est vrai que nous pouvons encore charger la barque.C’était la grande attente de ces pays lors des visites ,notamment Mitterandiennes,que la France « reprenne » la dette du pays visité….comme on « reprend » celle de la SNCF,de l’APHP,d’Air France….

  19. Bonjour

    « (virements retraits cb chèques) »

    Vous pouvez développer.

    Prélèvements!! prélèvements!!

    Et les dépenses inutiles, et les projets ratés ça en fait des milliards. Ce matin je lis : »EPR un vrai désastre: 3.5 milliards en projet on est arrivé à 19 milliards et ce n’est peut-être pas fini.

    Combien de ronds point mis en place et supprimés ; construction de gare sans passagers . Et combien d »études couteuse et inutile avec abandon de pojets . Combien de ZAD. et la liste est lin d’être complète.
    Comment faites vous quand vous n’avez plus d’argent vous empruntez ce que vous pouvez rembourser. Bien sûr il y a les inconscients qui empruntent et laissent une caisse spéciale rembourser à leur place!!

    Combien de temps va durer l’histoire du panier percé. Je précise bien percé avant la crise ! n’avez vous pas entendu parler de « matelas » en cas de coup dur( pour les personnes conscientes.

    Piocher toujours piocher ou bien voler son voisin.

    Voilà ce que font nos gouvernants. Bientôt on tondra les moutons deux fois par an.

    Dans leur petite tête ils avaient prévu de reprendre les discussions sur les retraites. ils se font des films!
    Partenaires sociaux et même le medef ont davantage les pieds sur terre. aujourd’hui il y a autre chose à faire de plus urgent !

    ils veulent remettre les gens dans la rue. Des inconscients.
    Maintenant ça suffit à la place des nouveaux gilets jaunes on va avoir des anti ecolos.
    Arrêtez de brasser du vent ! au travail.
    Je lis aussi que pour satisfaire tout ce beau monde on va porter en nombre de ministres et secrétaires d’état au plus haut niveau(1) ( dans la 5ème république).

    (1) au lieu de faire le ménage.

    ça suffit !

  20. Bonjour

    Merci Adnstep.

    ça y est , je m’en souviens maintenant. Mais je ne m’étais pas attardé sur l’ânerie!

  21. Pourquoi vous voulez continuer à détruire la planète avec la croissance ?

  22. En tout cas, et à en lire les commentaires, il n’y’a pas consensus sur le sujet.
    L’annulation de la dette, c’est un peu comme l’infini de l’univers, la rondeur de la terre, la relativité…
    Nos cerveaux appréhendent mal le concept, et je suis finalement assez surpris des reactions tranchées sur le sujet.
    D’un côté le conservatisme financier obéissant à son éducation aveugle, de l’autre la pseudo vision moderne touchée par la grâce de la vérité.
    Peut être que le chemin est au milieu non ?
    Annuler certaines dettes, n’est pas annuler LA dette.
    Lorsque vous prenez des vitamines, vous ne mangez pas que des vitamines ?
    Injecter des liquidités dans un système économique c’est la même chose.

    • le chemin est au milieu : pourquoi annuler une dette, alors que maintenant les nouveaux intérets sont nuls, ou même négatifs ? . surtout que la dette, c’est aussi notre argent.. ;). la dette est devenue virtuelle, il suffit à l’Etat d’emprunter à 0% pour combler le trou dès qu’un prêteur veut récupérer son argent. et ça peut durer très longtemps, car un Etat n’est pas mortel.. 😉

      • Guillaume G. says:

        Bonjour Thierry,
        En apparence, cela est effectivement très séduisant.
        Ce faisant, vous oubliez ce qui fait l’essence même d’une monnaie qui est la confiance généralisée que les utilisateurs ont de cette monnaie.
        Prenons l’exemple simple de l’or.
        Imaginons que l’on découvre un filon quasi-inépuisable.
        Croyez-vous sérieusement que l’or gardera très longtemps son statut de valeur refuge ?
        En réalité, la valeur de l’or descendrait vite au niveau des métaux dits non nobles.
        Il y a d’ailleurs un exemple en ce sens, qui s’est produit après la découverte du Nouveau Monde.
        Les conquistadors espagnols et portugais importèrent de grandes quantités d’or découvertes aux Amériques, ce qui eut pour effet d’entraîner une baisse sensible du cours de l’or pendant la Renaissance.
        C’est un peu la même chose, je dirais même en pire, avec l’euro.
        Ne croyez vous pas qu’à un moment, la confiance des utilisateurs de monnaie fiduciaire va finir par s’éroder quelque peu face à cette abondance de cash qui ne repose sur rien d’autre que sur la confiance dans le système ?
        Cela peut effectivement durer encore un certain temps, mais certainement pas ad vitam aeternam.
        Cordialement,

        • Après la guerre de Sept ans, France et Grande-Bretagne étaient à peu également endettées. Pourtant, les taux « offerts » par les prêteurs à la Grande-Bretagne étaient moins élevés. Pourquoi ?
          Une raison essentiellement : la Grande-Bretagne était dirigée par une assemblée dont un des rôles était le contrôle des dépenses du gouvernement, tandis qu’en France, la tradition royale était de supprimer la dette, au besoin en emprisonnant le prêteur.

          • Guillaume G. says:

            Inexact : la différence de taux d’intérêt en défaveur de la France de la fin de l’Ancien Régime, qui peut surprendre alors que ses recettes fiscales étaient d’un tiers plus élevées que les recettes fiscales britanniques, s’explique par l’absence de publicité des finances publiques, alimentant les rumeurs les plus désastreuses vs les créanciers de la France qui étaient généralement de grands argentiers étrangers à cette époque, et notamment italiens.
            Alors qu’en Grande-Bretagne, comme vous l’avez souligné à juste titre dans votre post, il existait déjà depuis longtemps un début de contrôle parlementaire des finances publiques, approuvées par les représentants du peuple.
            Il faudra attendre la Révolution en France pour mettre en place un tel contrôle parlementaire des finances publiques ainsi que leur publicité.
            La clé des taux d’intérêts bas à cette époque a été la transparence de l’information sur la santé financière du débiteur, en l’occurrence l’Etat.
            Cela est valable à toute époque et se retrouve encore aujourd’hui dans la prime de risque relative au degré de solvabilité de l’emprunteur.
            Cordialement,

            • C’est vrai aussi. D’ailleurs, celà valut pas mal d’inimitiés, et de puissants adversaires, à Necker, quand il publia les dépenses de la Cour, dans le Compte-rendu au Roi de janvier 1781.

              Dans ce compte rendu, Necker annonçait néanmoins un excédent. Mais ceci fut réfuté plus tard par Calonne.

              • Guillaume G. says:

                Necker avait pris conscience de la nécessité de publier les comptes publics pour gagner la confiance des créanciers de l’Etat et ainsi détendre la prime de risque sur la dette publique d’alors, qui était déjà très lourde (environ 80 % de la richesse nationale de l’époque).
                Comme on sait, il se heurtera à l’Assemblée des Notables pourtant chargée de combler le déficit public (en levant de nouveaux impôts, déjà…) et qui, malgré elle, contribua à précipiter le pays dans la Révolution.
                Cordialement,

  23. julien Bonnetouche says:

    Bonjour,

    tout est dit par Guillaume : la croissance est l’élément essentiel.
    il faut y revenir très rapidement.

    La réussite du projet gouvernemental de relance, ainsi que de la relance mondiale, une fois admise la thèse de la voie indispensable de la croissance, tient en un mot : la confiance.

    Nous avons affaire à deux groupes d’individus concernés :

    les acteurs économico-financiers, et monsieur toutlemonde.

    les agents économiques surveillent les chiffres et monsieur toutlemeonde, c’est à dire la consommation. Pour le moment ils sont dans une attitude d’attentisme bienveillant.

    Comme les décideurs économiques ont bien compris que la dette ne serait pas un problème tant que la croissance est au rendez vous, dans la réalité, la réussite des plans de relance repose sur la confiance du consommateur.

    Or justement elle n’est pas (encore ) au rendez vous partout.

    Et encore moins dans les régions les plus touchées par l’absence d’étranger que ce soient des touristes ou des gens d’affaire.( ile de France essentiellement, mais c’est une part importante du PIB)

    On s’en rend compte partout :
    Dans la rue et dans les commerces, beaucoup ont encore peur du virus et fantasment sur la deuxième vague.

    Dans les administrations et les entreprises qui fonctionnent encore au ralenti. Plus les entreprises sont grosses, c’est à dire ont un fonctionnement de type administratif, plus les employés multiplient les mesures barrières qui sont autant de freins au rythme de l’activité, et un bon prétexte à un travail plus « dosé dans l’effort »

    Enfin, l’épargne du confinement( bientôt 100 milliard) ne semble pas du tout devoir être mise dans la consommation. les français ont un oursin dans la poche !! Ici ce n’est pas une impression, mais les relevés de comptes bancaires qui le disent.
    Cette épargne doit être mobilisée pour la consommation.

    On peut comprendre que les gouvernements restent prudents sur les perspectives virales, mais si la consommation ne reprend pas rapidement, tous leurs efforts risquent de ne pas trouver l’écho suffisant pour prendre le relai des mesures d’urgences.

    Il est difficile maintenant de dire aux populations de ne pas porter le masque, mais expliquer qu’il n’y aura jamais de re-confinement quoi qu’il arrive serait la première manifestation d’optimisme indispensable à une levée de l’anxiété.( à la louche, je pense que 50% des gens sont anxieux)

    Or l’anxiété est source de repli individuel et financier.

    Parmi les mesures barrière, ( distanciation, lavage des mains masque) le masque est incontestablement le plus anxiogène. il faudrait surement le déconseiller progressivement, tout en le conservant pour les personnes à risque, ou exposées, ou dans des lieux confinés et de promiscuité.
    Et en expliquant que le lavage des mains et garder une certaine distance entre les personnes devient suffisant. Quitte à reporter le masque plus tard si la situation devait s’aggraver à nouveau.

    Le deuxième point important, c’est l’aviation :

    A la fois pour des raisons de confiance et des raisons industrielles, rouvrir le maximum de liaisons aériennes est essentiel . Bien sûr privilégier d’abord là où il y a peu ou pas de virus, mais donner le sentiment que les choses sont en train de s’améliorer est indispensable pour la moral et cela va sans dire pour les compagnies aériennes et les avionneurs. Quitte à demander aux passagers si ils sont malades et le vérifier par tous moyens raisonnables, tests salivaires de préférence au départ des pays encore à risque, prise de température systématique…

    J’ajouterai un autre élément important afin de ne pas altérer la confiance des français :

    bien leur expliquer qu’on ne va pas leur piquer leurs sous en augmentant les impôts par exemple.
    ( j’ai entendu le gouverneur de la BDF expliquer qu’il ne fallait pas les baisser. c’est un énarque et il pense et parle l’énarque dans le texte version Bercy. il ferait mieux de se taire !!!)

    Bien leur expliquer aussi qu’il n’y aura pas d’inflation.

    Le temps presse maintenant.

  24. Lapsus de cet énarque qui a pourtant dit lors de cette interview qu’il s’interdisait tout commentaire sur la politique à mener par le gvt….nul doute que l’Etat lorgne sur ces 100 milliards pour mettre la main dessus d’une façon ou d’une autre!

  25. Article bien médiocre rabâchant encore le dogme de la croissance infinie ! Les Dettes augmentent toujours plus et ne seront donc jamais remboursées in fine.

    C’est donc par nature une dette perpétuelle qui ne sera jamais remboursé ; elle s’annule donc d’elle-même !

    Seuls les intérêts au final sont remboursés, environ 40 milliards par an pour la France (de mémoire). Peu importe au final le poids de la dette, 2000 ou 20 000 ou 200 000 milliards de dettes ce qui compte c’est le poids des intérêts…

  26. julien Bonnetouche says:

    Linel,

    Votre remarque sur les intérêts de la dette est intéressante, car on en parle peu :

    L’Etat fait « rouler » la dette, c’est à dire, lorsqu’elle arrive à maturité, il ré-emprunte le capital pour le rembourser.
    Mais justement, toutes les dettes arrivant à remboursement, sont remplacées par des emprunts à taux zéro, réduisant ainsi progressivement les intérêts à payer.

    D’ici quelques années il n’y aura plus du tout d’intérêts à payer !!

    Et comme effectivement, le principal ne sera jamais remboursé, nous avons avantage dans les circonstances présentes à nous endetter pour investir, plus encore que ne le prévoit actuellement l’Europe.

    Mais savoir que la dette ne sera jamais remboursée, est différent de son annulation.
    l’annulation signifierait acter l’incapacité d’un remboursement à terme, et ce n’est pas un bon signal.

    Il vaut mieux dire que nous la rembourserons un jour, quand les choses iront mieux !!! Ce qui d’ailleurs pourrait être vrai si la croissance revient.

  27. Tout à fait vrai. La croissance future ? Déjà, si suite à la fin de la crise covid on atteint en 2022 le même PIB que en 2019, soit 2425 milliards, ( soit une moyenne de 0 % de croissance sur 3 ans) déjà, ce sera bien. Mais le vrai problème, c’est que le taux négatif porte en lui-même un message on ne peut plus clair, et assez désespéré en fait : dépenser toute son épargne aujourd‘hui, et surtout emprunter, et encore emprunter pour dépenser encore plus aujourd’hui, car demain, rien n’est sûr – et ce sera probablement pire qu’aujourd’hui….

  28. François says:

    Le problème est que même quand la croissance est là, la France continue à aligner des gestions déficitaires.

    Les BC rachetant sans cesse les dettes des états qu’est ce qui empêchent l’annulation de ses rachats ?

    • Si vous baissez les dépenses pendant les périodes de croissance, vous tuez la croissance. Regardez ce que faisait les USA, avant la crise covid, la dette se creusait de plus de 1000 milliards de dollars… par AN. ( pour une population 5 fois plus nombreuse que en France. C’est comme si on augmentait la dette française de 200 milliards/an) soit une augmentation de la dette Américaine de près de 5% .. par AN !!!!!!!!I ( la dette Américaine se montait à 20 000 milliards fin 2019.) ls n’avaient pas le choix, si ils voulaient une croissance …. de 2% par an… ( 2019) on est dans une fuite en avant perpétuelle car sans notre Dieu Sainte Croissance, ( à laquelle de nombreuses personnes sur ce blog font appel car Sainte Croissance est notre nouveau Dieu, ) on est mort, on a pas le choix… ;).
      Si la BCE annulait l’annulation de ces rachats de dettes d’états, de nombreux états européens feraient n’importe quoi, pourquoi se priver….

  29. julien Bonnetouche says:

    Bonjour,

    Il faut en revenir à la cause de nos soucis, que sont les dépenses de l’État,

    Il s’agit de ce mal politique que l’on appelle le socialisme, et qui en réalité n’est que l’exploitation par certains hommes politiques avides de pouvoir, du sentiment de jalousie vis à vis du plus riche que soi, sous la dénomination populiste de « lutte des classes ».

    Bientôt 100 ans de lutte des classes, de soi disant luttes contre l’injustice sociale et fiscale, accompagnées d’une redistribution des prélèvements sur les entreprises et les particuliers, comme nulle part ailleurs dans le monde, et nous voilà revenu avec un tissu industriel de pays de seconde zone, car naturellement dans ces conditions, il vaut mieux produire ailleurs, et conserver la France comme pays consommateur.

    Plus on taxe les entreprises, moins elle investissent. Moins elle investissent, moins elles embauchent. Moins elles embauchent, plus il y a de chômage. Plus il y a de chômage, plus il faut taxer les entreprises pour payer le chômage.

    Ce raisonnement peut d’ailleurs être tenu si l’on remplace le mot chômage par aide sociale.

    C’est ce que semble avoir (enfin) compris le gouvernement actuel.

    Est ce qu’il va réussir à inverser la vapeur ? pas sûr !!!

    • lVous ne remarquez pas que l’on fait que tourner en rond ? Avant de réduire les dépenses de l’Etat, il faut déjà favoriser l’emploi industriel, et pour ça, quoi de mieux que de supprimer les impots de production ( ancienne taxe professionnelle) ? . Ces impots de production rapportent 70 milliards par an aux régions. ( 77 milliards en 2019 selon https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/ces-impots-de-production-qui-continuent-de-peser-lourdement-sur-la-competitivite-francaise-1944495.html ) Le plan de relance peut donc servir à supprimer ces taxes, et donc à donner 70 milliards aux régions ( car elles en ont besoin, pas le choix…), mais alors les 100 milliards du plan de relance ( et là, ce n’est pas 100 milliards par AN, mais 100 milliards en TOUT, ce qui fait une sacré différence) seront bien entamés…. ; ). Si on ajoute la réduction des cotisations sociales ( charges) des salaires, ( réductions demandées par le medef et cie) qu’il faudra bien que l’état compense aussi, pas la peine de rêver, ( il faudra bien payer les retraites et dépenses de santé ), les 100 milliards du plan de relance devraient etre pulvérisés… . Espérons que ça suffise pour faire venir les industries en france et faire repartir l’emploi, et faire revenir Sainte Croissance… ;). mais nous n’avons pas le choix, il y a le feu à la baraque…

      • Pas sûr. Pompili veut déjà interdire le développement des plateformes logistiques.
        Pas grave, Amazon livrera depuis l’Allemagne ou l’Espagne, et les clients français devront attendre un jour de plus.

        • Oui, on peut effectivement considérer que AMAZON crée des emplois industriels. Industriels de la vente, ils ont inventés un nouveau concept. malheureusement, AMAZON et cie détruisent aussi bcp d’emplois dans les boutiques traditionnelles, dans la distribution. mais effectivement, c’est le choix des Français qui adorent AMAZON ( j’ai toujours refusé d’acheter quoi que ce soit chez eux, mais il faut dire que je suis submergé de magasins tradi à coté de chez moi) . Du coup, dans une économie mondiale, il ne sert à rien d’interdire ces plateformes en France. Par contre, pour l’emploi futur en france, je crois que c’est foutu.. En plus, le gouvernement a plus ou moins le projet de baisser de 20 milliards les impots de production, mais pas d’indemniser les régions, qui ne pourront donc pas investir ( du moins pas avant longtemps, en attendant que de nouvelles entreprises viennent éventuellement s’implanter) , belle reprise qui se profile…

          • Je n’ai rien contre la croissance, car j’en ai bien profité dans la vie, je dis juste qu’on est arrivé à un plateau, et qu’il n’y aura plus ( ou très peu) de croissance dans nos pays riches. C’est une impossibilité technique.

          • Les emplois dans les boutiques tradi ont été détruits par la grande distribution et par les loyers élevés de centre ville, pas par Amazon.

            Au contraire, la livraison est une vraie chance pour le commerce de proximité : être relais colis paye une bonne part des charges fixes des petites boutiques, et ça fait revenir le chaland.

            « En plus, le gouvernement a plus ou moins le projet de baisser de 20 milliards les impots de production, mais pas d’indemniser les régions, qui ne pourront donc pas investir  » : tant que l’emploi en France dépendra de l’investissement public… on devrait plutôt se demander pourquoi il n’y a pas d’investissement dans les entreprises qui croissent : https://www.google.com/amp/s/www.ladepeche.fr/amp/2020/03/05/letat-soppose-au-rachat-dune-entreprise-strategique-par-un-groupe-americain,8776996.php

            • ??? je ne vois pas où vous voulez en venir…. Evidemment que de nombreuses entreprises dépendent de la commande publique ( par exemple comme les entreprises privées de travaux publics, par définition.. ), et encore hueureux qu’on fasse attention à qui veut investir dans des entreprises stratégiques (en terme de défense nationale par exemple.)

              • Je disais que malheureusement, aucune banque contactée ne soutiendrait les industriels français de la défense pour conserver Photonis sous contrôle français.

                Les raisons invoquées ? Le risque, et les critères RSE.

                • Et donc qu’il faut d’autres sources de financement. Comme de gris fonds d’investissement, par exemple. Entre les fonds de la taille de Tikehau et BlackRock, il doit y avoir de la place aux côtés de BPI.

                  • François says:

                    Autre possibilité rachat ou prise de part par un industriel quasi étatique (Thalès, Airbus, ….)

                    • C’est difficile, si la volonté de l’état n’est pas forte (n’oubliez pas que ça se joue entre copains de promo) et peu efficace si ça fait des doublons avec les activités internes (et donc mal vu et torpillé par les Baronnies).

                      Voir à ce sujet le ratage des rachats forcés d’Arkoon et Netasq par Thalès et Airbus/Cassidian. On avait deux pépites de la cybersécurité qui pourraient être devenues de grandes ETI aujourd’hui, on n’a plus que des morceaux de technologies intégrés dans les produits Thalès.

  30. Pour finir la rigolade, d’après les dernières rumeurs gouvernementales, tenez-vous bien, le gouvernement envisage de réduire seulement jusqu’à 10 milliards pas an les impots de production par paliers jusqu’en 2022. soit les réduire de 3,33 milliards en 2020, 6,66 milliards en 2021 et 10 milliards en 2022. Evidemment sans indemniser les régions . Je sens que le choc de compétivité pour faire venir les entreprises industrielle va être énorme… 😉 Pour se consoler, il ne nous reste plus qu’à nous dire que finalement , de nos jours, l’industrie ne crée pas énormément d’emploi. Par exemple, l’usine PSA de sochaux ( 25) d’où sortent 500 000 ( grosses voitures) par an, compte moins de 8000 cdi et 2000 intérimaires. ( 40 000 employés dans les années 70). Tout n’est que com gouvernementale, que du vent…

  31. Les régions sont obèses comme l’Etat , il y a au minimum des doublons partout cf le livre d’il y a quelques années sur le fonctionnement de la région Aquitaine , c’était édifiant de gabegies et avait défrayé la chronique et surtout valu le renvoi de son auteure !
    Les régions claquent 270 milliards par an ! Combien claquent les länders allemands plus grands plus riches plus autonomes plus puissants et surtout plus responsables !

    • tiens, au fait voici une excellente question, ils claquent combien les 16 landers Allemands ? je remarque que les régions françaises avec leurs 270 milliards par an claquent moins que l’Etat Français et ses 340 milliards. Sinon, on cite toujours l’Allemagne en exemple, en faisant mine d’oublier que l’Allemagne est une EXCEPTION mais ne peut en aucune façon être la NORME. Car elle doit sa bonne santé financière à son énorme balance commerciale excédentaire, ( principalement grace à son industrie automobile, automobiles pas spécialement bon marché, d’ailleurs) et par définition, il est bien évidemment impossible que tous les etats du monde aient une balance commerciale positive. La norme devrait plutot être une balance commerciale en équilibre. De la même façon, on voudrait revenir à l’économie heureuse des 30 glorieuses, en oubliant que au cours de la longue l’histoire de notre pays, la croissance lors de ces 30 ans à été une EXCEPTION. Au cours de l’histoire Française de ces derniers 2000 ans, , la NORME était plutôt la misère, la guerre, voire parfois la famine.. 😉 . Par habitant, le budget de l’Etat français est un peu plus important que celui de l’Etat fédéral Allemand ( 340 milliards pour la France VS 360 milliards pour l’Allemagne qui compte 15 % d’habitants en plus), mais n’oubliez pas que c’est grace à la France si tous les Etats Européens bénéficient du parapluie de défense nucléaire. Il y a même des pays européens qui n’ont pas d’armée du tout, ils ne risquent pas d’aller au Sahel voir les djihadist, ils comptent sur la France, évidemment ça fait des dépenses en moins..

  32. Si on doit se comparer aux époques de famines ,de guerres moyen-ageuse et autres périodes de pestes,tuberculoses….euh quoique …c’est certain va tout de suite mieux.
    La santé financière de l’Allemagne n’est pas le fruit du hasard,c’est le fruit du travail de réformes structurelles dures ,les réformes Hartz entre autres.
    Les infirmières allemandes sont peut-être mieux payées que les françaises,mais travaillent plus et on ne va pas revenir sur le ratio soignants/administratifs déjà largement commenté.L’Hôpital français a une rallonge salariale de 7,5 milliards(une paille) mais quid de son organisation ,pourtant décriée par de nombreux professeurs et au moins autant à l’origine du problème que les salaires?

    • C’est aussi le fruit de dizaines d’années de laminage des industries italiennes et françaises grâce à l’euro fort. On est là sur des masses de monnaie bien plus importantes que quelques milliards de budget en plus ou en moins.

    • François says:

      C’est aussi la remise d’un bonne partie de l’aide liée au plan Marshall, des syndicats qui discutent au lieu de s’opposer systématiquement et un peuple qui a davantage confiance dans ses politiques quand il s’agit de mener des réformes pour le futur, jusqu’à présent.

    • Je remarque que vous n’avez pas répondu à la question, à savoir : quel est le budget (cumulé) des 16 Landers Allemands ? . pour votre gouverne, avec leur gestion qui serait plus vertueuse que la française ( à vérifier, j’attends votre chiffre des landers), en 2019, l’Allemagne a eu une plus mauvaise croissance que la France ( 1,1% France VS 0,6% Allemagne). Les USA ont eu une croissance de 2,3 % en augmentant leur déficit Etatique de 1000 milliards de dollars en un an, ( soit un déficit égal à 3 fois le budget annuel de l’Etat français, évidemment, on peut faire des commandes publiques avec tout ce fric .. ) pour atteindre un déficit cumulé de 20 000 milliards fin 2019 ; tout est moins simple qu’il n’y parait au premier abord 😉 .

  33. Et syndicats qui ne sont pas d’obédience marxiste révolutionnaire.

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