Le témoignage ci dessous est n’est pas un conseil mais simplement le récit d’un lecteur néophyte sur les marchés financiers qui a investit 92 000€ sur son PEA en 1992 et qui est aujourd’hui à la tête d’un PEA valorisé 818 000€, soit un rendement actuariel annuel de 8.76% pendant les 26 dernières années.

Bien évidemment, aucun professionnel du secteur reconnaîtra la grande pertinence de la stratégie suivie par notre témoin.

Notre investisseur néophyte est un mauvais client pour tous les intermédiaires qui vivent sur le dos des épargnants. Pour valoriser son PEA, notre investisseur néophyte n’a pas eu besoin d’une société de gestion, pas d’OPCVM, pas de frais d’arbitrage, … juste des droits de garde que sa banque lui rembourse tous les ans…

La stratégie suivie depuis 26 ans est d’une simplicité incroyable : Notre investisseur néophyte s’est contenté d’investir 92 000€ en 1992 sur un PEA. Il a sélectionné un liste de grande société Française dans lesquelles il a organisé la répartition de son capital.

Et puis c’est tout ! Pendant 26 ans, il s’est contenté de réinvestir les dividendes distribués par ces sociétés.

Pendant les phases de crise de 2000 et 2008, il a fait le dos rond. Il n’a jamais vendu ! Jamais essayé d’anticiper une baisse ou une hausse en réalisant un arbitrage.

Il m’a confié avoir perdu beaucoup beaucoup d’argent sur Dexia par exemple, mais en avoir aussi gagné énormément sur Air Liquide par exemple.

Au final, les hausses compensent les baisses et sont PEA s’est valorisé de -+ 800% en 26 ans.

 

La grande difficulté de cette stratégie et de réussir à ne rien faire ! Réussir à ne pas vendre lorsque la déprime gagne les marchés financiers ! Réussir à ne pas chercher à arbitrer et anticiper une hausse ou une baisse !

Bref, réussir à faire confiance à la capacité des entreprises à générer toujours plus de bénéfice à très long terme !

 

 

Une stratégie d’investissement en bourse à suivre !

Cette stratégie d’investissement est d’une très grande pertinence, même si je crois qu’elle doit pouvoir être optimisé dans sa phase « investissement ».

Investir de manière passive dans le capital de grandes entreprises qui sauront adapter leur modèle économique au monde en mutation est une stratégie d’investissement de long terme que nous appuyons depuis toujours (cf »Bourse : Investir avec la véritable « gestion passive » pour tirer profit du dynamisme à long terme des entreprises ? »).

En revanche, investir, une somme importante, en une seule fois, être probablement un risque important qu’il convient d’éviter. Dans ces périodes de marché fortement valorisé, je crois qu’il serait une erreur d’investir aujourd’hui une telle somme en une seule fois.

Ainsi, tout en suivant cette stratégie d’investissement à long terme, il doit être pertinent d’organiser un investissement progressif du capital : Au lieu d’investir 92 000€ en une seule fois (et prendre le risque d’investir au mauvais moment), ne serait il pas plus pertinent d’investir 92 000€, progressivement sur les 4/5 prochaines années, au risque de devoir accélérer les versements en cas de survenance d’une baisse forte des marchés ?

Personnellement, c’est ma stratégie d’investissement ! Je choisis quelques entreprises dans lesquelles je crois à très long terme.

J’épargne tranquillement sur mon compte espèce PEA… et lorsque les marchés baissent, j’utilise cette épargne pour investir dans les entreprises sélectionnées auparavant.

Je sais acheter ! Je ne sais pas vendre. J’achète… et ne vend donc jamais ! Et on verra bien dans 20 / 25  ans 😉

 

Alors convaincu ? qu’en pensez vous ?

Dans quelles entreprises croyez vous pertinent d’investir pour ces 25 prochaines années ?

Les 25 prochaines années seront elles à la hauteur des 25 dernières ? Notre investisseur néophyte a t’il eu la chance de choisir les bonnes entreprises ?




63 Comments

  1. Pierre MOLINARI says:

    Un bel exemple, et sinon sans faire de stock picking on peut investir dans le ou les marchés via des ETF ce qui nous rend plus diversifié et réduit le donc le risque à moindre frais.

  2. arrêtez de croire ces salades : en bourse, c’est 99 % de perdants ! Tout le monde le sait

    • TOUTLEMONDE Serge says:

      Vous parlez pour vous !
      Avec les dérivés, je suis d’accord avec vous , pour les actions c’est faux.
      TOUS les perdants ont fait de graves erreurs !

      • Malheureusement, je crois que le « Dalton » a raison, le chiffre de 99% me paraît toutefois exagéré, mais autour de 80% est plus proche ! La faute à qui, le tradind HF, d’abords, le capitalisme de connivence ensuite, le marché des dérivés, ….
        Et vous pouvez perdre sans faire de « graves erreurs », simplement en étant pas connaisseur ou pas suffisamment.
        Le marché des actions est une affaire de spécialistes et d’outils très spécialisés et là vous gagnez ou de moutons et là vous perdez à coup sûr !

    • 99% des gens achètent au plus haut.
      J’ai personnellement gagné pas mal d’argent sur deux années avec la bourse sans me creuser la tête.
      Aujourd’hui, il y a encore des opportunités et je compte bien en faire profiter mes clients et en profiter moi-même.

  3. Bon rappel Guillaume, il semble que beaucoup de personnes oublient que les ETF et autres trackers sont des PRODUITS DERIVES !!!! bien souvent répliquant les indices avec d’autres produits dérivés (qui peu acheter l’intégralité de l’indice SP500 où d’autres indices encore plus large… ? peu de société de gestion…). Ça ne peut en aucun cas être comparé à un achat d’actions à mon sens. Ensuite ces produits sont bien pratiques il faut le reconnaitre, mais de là à mettre l’intégralité de son patrimoine sur des produits dérivés…..

    • Les ETFs à réplication physique ne peuvent-ils pas nous prévenir de ce genre de risque ?

      • Plus globalement, les ETF entraine un comportement « moutonnier » du marché et détruit donc le principe de l’efficience et sa capacité à fixer le prix d’une entreprise.

        La question des ETF est la solvavilité de son émetteur dans les moments de très fortes volatilité… rendu plus forte par l’utilisation excessive des ETF.

        • Il y a des risques en effet (tracking error et liquidité par exemple) mais pas celui de contrepartie étant donne que les valeurs sous-jacentes sont places avec un custodian donc si l’émetteur fait default, il suffit de liquider les actifs qui sont dans un compte ségrégué des actifs propres a l’émetteur.

    • C’est pourtant ce que font la majorité des Américains: ils gagnent quand le marché va bien (globallement) mais se prennent de sacrées déculottées quand il y a crise!
      Par exemple, un maximum de retraités ont dû reprendre le travail pendant la crise de 2008/2009 !

  4. Ah l’intérêt des intérêts composés !

  5. « Dans quelles entreprises croyez vous pertinent d’investir pour ces 25 prochaines années ? »

    Dans les entreprises qui satisfont les besoins basiques de l’humain:

    Survivre : énergie, nourriture, santé
    Plaisir: boisson, luxe, loisirs (besoins narcissiques)

    Rien de nouveau, seules les formes sont différentes. ???

  6. Dindonsauvage says:

    netflix, spotify, les gafa, ubisoft, tesla.

  7. Je suis toujours un peu dubitatif devant une approche qui consiste à ne jamais arbitrer. Comment savoir qu’une entreprise qui semble si solide actuellement le sera dans 1 ou 2 décennie. J’ai le souvenir d’une amie dont les membres de la famille avaient investi sur Carrefour et avait une réelle passion pour cette valeur. Lorsqu’elle a baissé ils sont resté dessus pendant des lustres…
    Bien malin celui qui sait voir si loin. Au risque de me répéter on peut faire beaucoup mieux comme perf sans rien faire en matière de gestion. Il suffit d’investir dans du non coté avec des gérants qui ont des historiques entre 25 % et 35% annuel sur les 20 dernières années pour avoir des perf qui actuellement sont moins bonnes (en raison des marchés sur évalués) mais qui tournent tout de même entre 18 et 22% par an. La volatilité est bien plus faible qu’en bourse et le risque également. Mais ces perf ont peu aussi les obtenir sur des club deal immobilier ou le risque en encore plus faible. Exemple le parc des logements de fonction du personnel des centrales nucléaire françaises a été mis en vente. 18 mois après l’investissement la structure a emprunté pour rembourser 80% de l’investissement aux actionnaires. Puis quelques années plus tard a restitué les 20% restant 90% de plus value. Qui dit mieux avec 80% du capital immobilisé seulement 18 mois… Et le risque sur un patrimoine immobilier de ce type est franchement dérisoire.

  8. Polo,
    vous me pardonnerez,mais moi,ce qui me laisse dubitatif,c’est votre commentaire…

    « Comment savoir qu’une entreprise qui semble si solide actuellement le sera dans 1 ou 2 décennie? »
    *Que l’approche soit active ou passive,on ne peut pas,d’ou l’interet de la diversification,les futurs succés devant compenser à terme les « boulets » inévitables.

    « Bien malin celui qui sait voir si loin. Au risque de me répéter on peut faire beaucoup mieux comme perf sans rien faire en matière de gestion. Il suffit d’investir dans du non coté avec des gérants qui ont des historiques entre 25 % et 35% annuel sur les 20 dernières années »
    *Donc vous vous basez sur les performances PASSEES d’un gérant avec qui vous serez « collé » plusieurs années,ce que vous ne feriez apparemment pas avec des titres cotés,que vous pourriez revendre,peut-etre en moins-value,mais en quelques secondes?
    Ne pas oublier que le private equity a certes des qualités indiscutables,mais également des defauts non négligeables:actif illiquidité,impact du point d’entrée plus important encore pour la performance que pour les sociétés cotées,niveau d’accessibilité au grand public (ce qui n’est pas forcement un mal,j’en conviens…)
    Mème constat pour les clubs deal immobilier,et il en serait de mème avec les hedge funds ou l’immobilier en direct.
    Une part d’actifs illiquides trop importante dans un patrimoine peut etre aussi,voir plus destructrice qu’une part trop importante d’actifs très volatiles.
    Bien sûr,tout ceci n’est qu’une opinion toute personelle,et ca ne m’empeche pas d’etre lourdement investi en actions (titres vifs en « buy&hold »,d’ou peut-etre un biais personnel dans mon commentaire!) et immobilier (R.P),et ne suis absolument pas réfractaire au Private Equity,clubs deals et autres…

    • L’illiquidité est un faux problème. Lorsque vous souscrivez à une sicav action quelle est la durée de détention préconisée ? 5 ans c’est la durée du PE.
      De plus si vous voulez des perf sur le long terme avec le coté vous êtes bien obligé de rester très souvent investi alors la aussi quelle différence ?
      Dans le PE il faut privilégier le co investissement ce qui signifie que l’investissement est validé par 2 équipes au moins aux méthodes différentes qui aboutissent aux mêmes conclusions. C’est très rassurant et les fonds de ce type donnent des perf supérieures et des niveaux de risque plus faibles.
      Dans le PE il y a aussi de la diversification.
      Un achat en PE est toujours fondé sur un scénario qui est à la base de la sur performance. Exemple on achète 2 sociétés complémentaires et on les fusionne. Ou on achète une société qui rachète des concurrents ou qui monte une chaine de point de vente et à qui on apporte du capital pour financer ces investissements. Les résultats bondissent fortement et la valorisation avec.
      Enfin ce n’est pas un gérant mais des équipes de plusieurs personnes et la décision est collégiale. Le taux de sélection est de 3% des dossiers apportés par des co invest, la aussi c’est extrêmement rassurant.
      Les perf de ce type d’investissement ont fait leur preuves depuis longtemps.

      Mais je préfère reconnaitre que ces gérants apportent un savoir faire que je n’ai pas et une qualité de gestion que je ne pourrai jamais égaler. Chacun son métier. Vous soignez vous tout seul ? Construisez vous votre maison tout seul ? Vous défendez vous devant un tribunal tout seul ?

      Avec le PE on arrive facilement à battre les indices.
      Combien de fonds arrivent a en faire autant ??

      Et je pourrais continuer longtemps.
      D’ailleurs comme vous le dites le PE n’est pas fait pour le grand public.
      Ceux qui investissent en PE savent surement mieux que les autres pourquoi c’est intéressant car évidement ils connaissent aussi l’investissement coté. Donc ils peuvent comparer.

  9. Freewind06 says:

    Pour moi, l’idéal est d’investir sur un bon contrat d’assurance vie qui permet le rééquilibrage automatique des support,s par rapport à un choix de fonds diversifiés que l’on a sélectionnés selon ses critères recherchés au niveau personnel de chacun en matière de risques.
    Cette possibilité qu’offre le rééquilibrage périodique et automatique permet de sécuriser ses plus-values dans les périodes de hausses et de dynamiser l’ensemble dans les périodes de baisse.
    Celui ou celle qui adopte ce système sans jamais craquer lors des fortes baisses boursières pourra ne générer que de fortes plus-values sur le long terme…
    Encore faut-il trouver le contrat de qualité qui permet le rééquilibrage automatique, ils ne sont pas légion…

    • On est OK sauf que vous ne prenez pas en compte le risque des Cie d’assurance …
      Voir autres discutions sur ce blog et l’avis de GF tout récemment à ce sujet

      • Et Sapin II !!!

        • Freewind06 says:

          Bonjour Polo, je parle bien entendu de contrats d’assurances vie qui proposent la multi gestion avec un accès à l’ensemble des gestionnaires de la planète, et non pas des multi supports des banques qui ne proposent en général que leurs supports maison…

          • Oui vous avez surement le plus beau contrat d’AV du monde mais même avec tout cela vous encourez toujours le risque de défaillance de la Cie. Et j’ai peur que vous n’en soyez pas bien conscient. J’ai ouvert mon 1er contrat d »AV en 1993 et j’ai racheté mes contrats en 2014 et 2015. C’est surement pas sans raison. L’AV cela a l’air parfait mais je pense faire beaucoup mieux pour défiscaliser 100% de mes plus values et payer soit 0% soit 3% sur les dividendes. Et bien évidement je peux investir sur tous les supports de mon choix même ceux de droits étranger ce que vous ne pouvez pas faire en AV (uniquement les fonds de droit français et éventuellement luxembourgeois – a ma connaissance)

            • Freewind06 says:

              Effectivement vous pouvez avoir raison, mais une compagnie qui a plus de 30 ans d’existence, filiale d’une des 10 banques européennes faisant partie des plus sures, elle même centenaire et qui n’a pas d’actionnaire à enrichir, on peut penser lui faire confiance, c’est mon cas…
              Quant au contrat, il propose actuellement une sélection de plus de 850 supports au niveau France, européen & international, ce qui donne la possibilité de faire le choix selon ses objectifs.

              • Vous dites : mais une compagnie qui a plus de 30 ans d’existence, filiale d’une des 10 banques européennes faisant partie des plus sures, elle même centenaire et qui n’a pas d’actionnaire à enrichir,
                L’ancienneté ne sera jamais un gage de solidité financière dans le monde nouveau qui est le notre …

                J’aimerai bien avoir la liste (et je ne suis surement pas le seul ici) des 10 banques européennes faisant partie des plus sures.

                A ma connaissance les seules banques qui vous offre une bonne sécurité en France actuellement /
                BAMI
                DELUBAC
                WORMSER
                Martin Maurel
                et une autre petite banque du Sud Ouest (Siège à Orthez le crois) dont le nom m’échappe

                Mais l’un des problèmes de l’AV ce sont les frais du contrat, des opérations, des UC (et dans les UC il y a beaucoup de frais + ou – cachés) ET ces frais plombent sérieusement la perf surtout sur le long terme avec les intérêts composés

                • Freewind06 says:

                  C’est votre avis, pas le mien cher Polo, personnellement je suis un positif dans la vie ce qui n’a pas l’air d’être vraiment votre cas, on ne peut donc pas se comprendre…
                  PS: je suis dans la Finance depuis plus de trente cinq ans, je pense avoir juste une petite expérience…lol

                  • Le problème c’est que vous affirmez mais ne donnez rien de concret. Jamais un seul nom alors ….
                    L’optimisme c’est bien le pragmatisme c’est mieux allez savoir pourquoi ?

                • Monde nouveau?
                  Qu’y a t-il de réellement nouveau?
                  Et même si c’était un monde nouveau vous préférez rester immobile selon ce que j’ai pu comprendre. En quoi est-ce nouveau?
                  Etes-vous un gourou?

                  • Un seul élément nouveau. Les QE.
                    Désolé mais aucun rapport entre le nouveau monde et l’immobilité.
                    De plus je ne fais pas l’apologie de l’immobilité. Vous avez du mal comprendre

            • Quel que soit ce que vous faites il y a au moins un risque.
              Mais j’aimerais toutefois que vous me décriviez la défaillance d’une compagnie d’assurance. C’est-à-dire les points du bilan qui peuvent poser problème.
              L’immobilier comporte de nombreux risques dont le premier est d’être immobile, donc totalement dépendant des conditions extérieures.

              • Vous êtes optimiste mais j’espère que vous n’^tes pas superstitieux :
                [Malheureusement, c’est lors de ce passage d’août à septembre qu’ont eu lieu les deux pires fiascos financiers depuis le krach de 1929 et la Grande dépression qui l’a suivi.
                Cette année marque le 20ème anniversaire du défaut de paiement russe et de l’effondrement du hedge fund LTCM, lequel a failli provoquer le blocage total des marchés internationaux.

                C’est également le 10ème anniversaire de la faillite de Lehman Brothers, et de l’effondrement d’AIG, qui ont également précipité les marchés financiers au bord de l’effondrement total.

                Bien entendu, les investisseurs se souviennent mieux de 2008, à la fois parce que c’est récent, et parce que l’effet sur les marchés a été plus important.

                Lehman Brothers s’est déclaré en faillite le 15 septembre 2008, dans le sillage de Fannie Mae, Freddie Mac et Bear Stearns.

                Pour Lehman, la fin de l’histoire ne s’est pas passée de la même façon que pour ses prédécesseurs : J.P. Morgan a pris le contrôle de Bear Stearns afin de limiter les dégâts ; le Congrès a passé une loi relative au sauvetage de Fannie et Freddie pour circonscrire les dégâts.

                Pour Lehman, il n’y a eu aucun filet de sécurité : lorsque la banque a fait faillite, les actionnaires ont tout perdu, les comptes ont été gelés, les employés ont été licenciés en masse, et les créanciers ont essuyé d’énorme pertes.
                Le pire étant que « cela ait pu se produire, tout court ».

                • Merci Michel je n’en uarais pas tant dit.

                • Je m’excuse Michel, mais je parlais bien de compagnies d’assurances. Vous avez cité des organismes de prêt hypothécaires et des banques.
                  Les banques et les assurances n’ont pas la même structure au niveau de leur bilan.
                  Que se passerait-il si tous les assurés retiraient leurs fonds en assurance-vie sachant qu’aujourd’hui la plupart des fonds sont en UC?
                  L’IARD et autre prévoyances ne servent-ils pas déjà d’amortisseur?
                  De mon point de vue, on peut faire chuter Lehman Brothers (entre autres), mais la Lloyd’s (entre autres) c’est une autre histoire.

                  • « De mon point de vue, on peut faire chuter Lehman Brothers (entre autres), mais la Lloyd’s (entre autres) c’est une autre histoire. »
                    Hummmmmmm !!!!!

                    • Oui la Lloyd’s s’est muée en banque… mais vous avez compris le principe. Une crise financière (j’insiste bien sur le caractère financier de la crise) se déclenche, n’est-il pas plus sûr d’avoir son contrat d’assurance chez un assureur non filiale que chez un banquier?

                • Apparemment, le risque systémique chez les assureurs pourrait venir des fusions-acquisitions.
                  Les assureurs achètent des parts de leur réassureur…
                  Donc probabilité d’indemniser 2 fois la réalisation d’un risque.

              • Suite ….

                Lorsque la cendre est retombée, les Américains ont découvert que la moitié de l’épargne de toute une vie avait disparu.

                Malgré des actes plus spectaculaires et une plus grande médiatisation, la crise de 2008 n’a pas été plus périlleuse que celle de 1998. Elles ont été aussi néfastes l’une que l’autre.

                Retour sur 1998 et LTCM
                Au beau milieu du mois d’août 1998, la Russie a fait défaut sur ses dettes publiques et extérieures, et dévalué sa monnaie. Les spreads de crédit -: écart de taux d’intérêt entre deux titres de dette, révélateur d’une montée du risque pour celui dont l’intérêt est le plus haut – ont explosé, ce qui a mis la pression sur des établissements tels que Long-Term Capital Management (LTCM), qui avaient misé sur des écarts sans grande variation, et non sur un écart de spread aussi énorme.

                Très vite, LTCM s’est retrouvé en difficulté et a perdu près de quatre milliards de dollars entre fin août et début septembre.

                En soi, la faillite de LTCM importait peu aux régulateurs ou aux investisseurs particuliers. Mais il y avait un problème : LTCM n’avait pas agi seul. Il comptait 75 contreparties parmi les plus grandes banques du monde, et 1 300 milliards de dollars de transactions sur dérivés hors bilan.

                La faillite de LTCM signifiait que les risques se reporteraient immédiatement dans les bilans de ses contreparties. Si ces banques avaient agi pour couvrir ce risque en vendant à la casse certaines positions, les places de marché du monde entier auraient dû fermer les unes après les autres, de Tokyo à New York.

                Les banques elles-mêmes auraient fait faillite, à commencer par Lehman Brothers, qui aurait été rapidement suivie par Bear Stearns, Morgan Stanley, Goldman Sachs et d’autres grands noms.
                Ce risque de blocage des places de marchés et de faillite en série des banques, a poussé la Fed à organiser le sauvetage qui a stabilisé le bilan de LTCM, au bout du compte, et permis d’avoir le temps de dénouer peu à peu les milliers de milliards de dollars de transactions figurant dans ses comptes.

                On note d’importantes différences, entre les effondrements de 1998 et de 2008.

                Le fiasco LTCM de 1998 puise son origine dans la dette des marchés émergents et les crises monétaires.
                Le fiasco de 2008 puise son origine dans les crédits hypothécaires américains.

                Ce ne sont quasiment que les initiés qui ont été au courant de la crise de 1998. Elle a fait l’objet d’articles dans la presse financière, mais étant donné les positions hors bilan et les structures de swaps exotiques, il n’est pas surprenant que cette crise n’ait suscité qu’un intérêt passager.

                Le fait que les marchés mondiaux aient frôlé à quelques heures près le blocage total, n’est connu que des quelques avocats et banquiers spécialisés qui se sont entassés dans les salles de conférence du Cabinet d’avocats Skadden Arps, où l’accord a été conclu.

                La crise n’a fait que passer.
                En revanche, l’effondrement de 2008 n’a pas seulement fait la une des journaux, il a frappé les particuliers là où cela faisait mal : sur la valorisation de leurs plans retraites 401(k) et de leurs comptes en banque.

                Les investisseurs se sont dépêchés de retirer leur argent de banques telles que Citi pour se tourner vers des banques régionales ayant de bonnes notations de crédit.

                D’autres investisseurs ont divisé leurs comptes épargnes en fractions de 250 000 $ qu’ils ont déposées dans différentes banques afin de pouvoir se réfugier sous la garantie des dépôts du FDIC -Agence américaine garantissant les dépôts bancaires-.

                Personne ne savait quelle serait la prochaine banque en faillite. Personne ne savait où se précipiter. Les retombées de l’affaire LTCM n’ont duré que quelques mois. Celles laissées par Lehman Brothers se ressentent encore aujourd’hui.

                Malgré ces différences, les deux crises ont beaucoup de choses en commun.
                Excès de dette et fausse analyse de risque
                Dans les deux cas, elles sont la conséquence d’un excès d’endettement, de mauvais modèles de gestion des risques, de l’avidité des dirigeants, d’une absence de transparence et d’un manque d’information, du côté des régulateurs, permettant de savoir qui devait quoi à qui.

                Il existe une autre similitude : ces deux crises ont été d’envergure mondiale et ont impliqué des banques s’étendant de New York à New Delhi.

                Chaque crise possède un point d’origine spécifique, mais une fois que la panique s’amorce, la contagion propage les pertes à tous les marchés. Les crises ne débutent pas de la même manière mais finissent par se ressembler.

                Question : aurait-on pu tirer des leçons de LTCM afin d’éviter la crise de 2008 ?

                Réponse : « oui ». Mais elles n’ont pas été retenues : elles ont été dédaignées.

                Ce sont les suivantes :
                – Les dérivés devraient se négocier sur les places de marché réglementées, et non de gré-à-gré.
                – Les hedge funds devraient faire preuve de transparence vis-à-vis des régulateurs.
                – Les swaps devraient être déplacés des bilans des banques intermédiaires vers les chambres de compensation, où ils pourraient être compensés par des swaps opposés, afin de réduire l’exposition brute.
                – Les modèles de risque devraient être revus pour admettre que l’exposition est exprimée en montants bruts notionnels, et non en montants nets.
                – La probabilité de krach devrait se baser sur des courbes de loi de puissance (distribution en degrés), et non sur des distributions normales ou représentées par des courbes en cloche.
                – Les banques et intermédiaires devraient se méfier, lorsqu’ils réalisent des transactions avec des hedge funds ; tous ces dirigeants ont reçu la même formation universitaire ; substantiellement : la diversité cognitive possède de grandes vertus et diminue le risque.

                Combien de leçons issues de 1998 ont-elles réellement été tirées et appliquées ? Zéro.

                Au cours des deux années suivant le fiasco LTCM, le Congrès a révoqué la loi Glass-Steagall et permis aux banques d’agir comme des hedge funds. La réglementation des swaps a été revue afin de permettre de réaliser plus de swaps sur davantage d’instruments, et de les négocier de gré-à-gré, sans aucune marge obligatoire. Les chambres de compensation n’ont pas été créées. Les modèles de risque n’ont pas été revus.

                Le président de la Fed Alan Greenspan et les secrétaires au Trésor Bob Rubin et Larry Summers ont contribué à enterrer toute nouvelle réglementation et à ouvrir la porte à de nouveaux produits exotiques assortis d’un énorme levier. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’une nouvelle catastrophe ne se produise.

                Certains progrès ont été réalisés, après la crise de 2008, mais c’est insuffisant : si des chambres de compensation ont été créées, elles ne sont utilisées que pour certains swaps, et non pour la totalité d’entre eux. Les modèles de risque n’ont pas été revus de façon suffisante. La transparence ne s’est pas améliorée. Le levier systémique est plus important aujourd’hui qu’en 2008. L’avidité est réapparue et les bonus des banquiers pulvérisent de nouveaux records. La loi Glass-Steagall n’a pas été rétablie.

                Les années 1998 et 2008 ont été le théâtre de désastres financiers presque irréversibles.
                Espérons que 2018 fera mentir l’expression « jamais deux sans trois ».

                • Bien que tous les ingrédients soient réunis, je ne pense pas que nous assisterons à une crise de la même ampleur cette année.
                  Je pense que la crise systémique se produira et qu’elle affectera les états d’ici quelques années. Avec à la clef le grand reset.
                  L’effet de surprise pourrait être accentué en raison des règles communes au sein de l’UE.
                  L’Asie du Sud-Est rachètera l’Europe occidentale et contrôlera les 3/4 de la planète.
                  Les USA n’étant pas dans l’UE et étant bien plus pragmatiques s’en sortiront malgré les secousses.
                  Jusqu’ici tout va bien.

  10. « logements de fonction du personnel des centrales nucléaire françaises a été mis en vente. »
    +> situés à côté des centrales elles mêmes ????

    Ulp……..

  11. Bonjour
    C’est une très bonne performance de faire 800 % depuis 1992 mais il y a aussi de très bons professionnels qui font mieux si on leur fait confiance dans la durée et on les laisse faire.
    Dans le cadre du PEA on a Indépendance et Expansion qui a fait 3320 % (multiplication du capital par 33.2) depuis 1994.
    Hors PEA on a les fameux kings (50 ans de dividendes croissants aux USA) qui font 2622 % depuis 1992 et Berkshire qui fait 3299 % en $ et 3115 % en euros depuis 1992. Pour la performance en euros de Berkshire on tient compte du change depuis 1999 que l’euro existe.
    C’est vrai que Berkshire ne peut être qu’en compte titres et non PEA mais Indépendance et Expansion peut être en PEA.
    Cela n’enlève rien à la performance de 800 % ce qui est bien mais il y a aussi de vrais professionnels qu’il est bon de connaître et de leur faire confiance.
    Je suis investit aussi bien en Berkshire qu’Indépendance et Expansion mais pas depuis 1992 malheureusement.
    bien amicalement
    Antonio

  12. Bonjour Michel
    Oui, Berkshire c’est le conglomérat de Warren Buffet et Charlie Munger. Il est composé d’une cinquantaine de sociétés sur lesquelles ils sont investis mais minoritaires telles que Wells Fargo, Coca-Cola, Apple, Moodys, American Express, Visa, etc…. et d’autres sociétés qui appartiennent majoritairement ou totalement au Conglomérat comme BNSF (Burlington Northern Santa Fé) Geico (assurance) etc….
    Son objectif est de battre le SP500 qui fait en moyenne depuis 1992 environ 9 % tandis que Berkshire a fait 14.4 % en $ et 14.2 % si on tient compte de l’incidence du change euro/dollar depuis 1999.
    On a du mal à trouver d’autres sociétés comme Berkshire malheureusement.
    Le ticket d’entrée pour rentrer ce jour chez Berkshire est de 208.72 $ pour la part B qui est accessible et qui représente 1/1500 de la part A qui elle est valorisée 313000 $.
    Les 2 évoluent au même % et sur un CTO il n’y a pas de frais de gestion annuels contrairement aux OPCVM des gérants mais n’ont pas droit non plus au PEA contrairement aux OPCVM si elles sont investies sur les actions françaises ou zone euro.
    amicalement
    Antonio

  13. 8,76% annualisé c’est à peu près la performance moyenne de long terme des actions (un peu plus de 6% au dessus de l’inflation) vu l’inflation sur la période considérée.

  14. « Dans quelles entreprises croyez vous pertinent d’investir pour ces 25 prochaines années ? »

    Dans un PEA : Air Liquide, Total, Sanofi, Rubis, ABC Arbitrage, Eutelsat, Essilor, L’Oréal, LVMH, CBO Territoria, GTT, Schneider Electric.

    • Je les ai toutes eues dans mon portefeuille un jour ou l’autre (sauf CBO Ter-) et j’ai perdu +/- sur chacune d’elles ! Mais sur le long terme…. ???

      • Ce sont quasi-toutes des actions à dividendes croissants. L’idée est d’en acheter régulièrement et d’attendre que la croissance du dividende fasse augmenter petit à petit le rendement sur coût d’acquisition.

      • Perdu en valeur dividendes compris?

        • Non sans dividendes pour la plupart car je ne les ai pas gardées assez longtemps ! Je « boursicote », j’essaie d’obtenir des rendements sur quelques semaines et vends dès que la moins value dépasse les 15/20 %.

          • Parfois (assez souvent même), je les achète avec effet de levier (turbos).

          • Exactement ce que j’essaye d’éviter. Je ne suis pas fan des aller-retours à répétitions avec les frottements liés aux frais d’arbitrage.

            • Chez Binck, c’est 2,50€ à chaque transactila ruine.
              Mais dans mon cas, ce n’est que du boursicotage sur des montants relativement faibles …. juste pour être dans « le bain » et essayer de comprendre comment marche le machin !

  15. julien bonnetouche says:

    La stratégie est la bonne, mais c’était surtout le moment d’entrée qui était le bon !!
    en 91 tout s’est effondré, donc en 92 c’était le bon moment d’entrer.
    Il en aurait été tout différemment si il était entré par exemple en 2000 juste avant la crise des techno.

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