Vous êtes nombreux à être inquiet pour votre avenir, ou l’avenir de vos enfants face au chômage, rupture technologique qui détruisent les emplois en masse, intelligence artificielle, startup qui casse un marché du jour au lendemain, … Bref, j’ai le sentiment que vous êtes nombreux à vivre avec crainte cette innovation majeure qui semble déferler depuis quelques années ! Tout est startup, tout est révolution économique, disruption ! Nous, qui vivons dans l’ancien monde, n’avons plus d’avenir.

Nous devenons tous hasbeen, tous déclassés face à cette nouvelle économie qui fait table rase sur l’économie old school du 20ième siècle.

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Pourtant, il est important de ne pas se laisser endormir par cette narration. Nous vivons une bulle qui ne pourra être éternelle et seuls ceux qui auront réussi à conserver leur capacité d’analyse fondamentale pourront s’en sortir. Nous vivons un moment de soutien abusif ! Une distorsion qui ne pourra être éternelle ! (cf »Ponzi est vraiment un amateur à côté des entrepreneurs de la start-up nation ? »).

En effet, toute cette économie que l’on nous vante se construit autour d’un même et unique « fantasme » des modèles économiques non rentables ! Une part importante de ces sociétés qui « révolutionnent » l’économie, sont en réalité des sociétés non rentables dont la mission principale est de détruire le marché pour pouvoir imposer ses prix lorsqu’il n’y aura plus de concurrence !

L’exemple parfait est Amazon, entreprise qui détruit le commerce, sans jamais gagner de l’argent sur cette activité (les bénéfices d’Amazon ne proviennent pas de l’activité « Vente en ligne », mais de son activité « Cloud et serveurs »). Nous avons donc l’une des principales capitalisation mondiale qui est une entreprise en déficit qui doit son succès à une activité secondaire et surtout à l’abondance de capital apporté par les marchés financiers.

 

Chaque marché est concerné par cette nouvelle idée qui consiste à croire qu’il est possible de détruire du capital sans limite.

Saviez vous par exemple, qu’aucune banque en ligne n’était rentable ? Que Sarrenza avait été racheté par Monoprix après 13 ans de développement sans jamais avoir généré de bénéfice ? Que 90% des startups qui annoncent révolutionner leur marché font faillites après 3 ans ? Les exemples sont très nombreux ! Vous connaissez tous une startup valorisée des millions d’euros qui ne gagne pas d’argent grâce à son modèle économique dont le fondateur est considéré comme un exemple de réussite (alors qu’il n’a fait que créer une entreprise qui devrait être en faillite dans la « vraie » vie).

 

Bref, nous vivons une époque formidable ou des entreprises dont le modèle économique est sain et pertinent perdent du terrain et des parts de marché face à des entreprises non rentable, financées par du « capital » disponible en abondance.

Car c’est la seule et véritable révolution de la période actuelle : La startup nation, c’est le développement d’une économie non rentable qui consomme du « capital » abondant apporté par des actionnaires. Ce ne sont plus les bénéfices et donc la qualité du modèle économique qui permettent d’investir, d’embaucher et de croître.

 



Comment peut on espérer vivre éternellement dans une économie qui cherche à détruire les sources de profit au bénéfice de nouveaux modèles économiques non rentables ? 

L’abondance de capital participe à un soutien abusif de modèles économiques non rentables

Il n’est pas possible de vivre éternellement dans un monde ou les entreprises qui gagnent de l’argent sont détruites à cause des entreprises qui n’en gagnent pas ! Deux options :

  • Soit ces entreprises non rentables augmentent leur tarif le jour ou elles n’ont plus de concurrent ;
  • Soit l’accès au capital se réduit, ces entreprises non rentables ne peuvent plus se financer, elles font faillite et les modèles économiques rentables retrouvent leur marché ;

 

Mais une chose est certaine, nous vivons dans une parenthèse qui ne sera pas éternelle ! Il n’est pas possible de vivre éternellement dans une économie dont les modèles économiques dominants sont déficitaires.

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21 Comments

  1. OlivierP says:

    Je changerais volontiers votre dernier paragraphe par:
    « Pouvons nous vivre éternellement dans un modele économique de croissance dans un monde fini ? où les ressources naturelles sont gratuites ? »

    Et vous avez la réponse.
    OP

  2. L’épicerie fine du coin ne fait jamais faillite. Elle n’a jamais été une startup.
    Facile me direz vous, certainement. Toutefois le monde des statup comme on les appelle est en devenir et la réalité ou les réalités économiques vont vite s’imposer. Les levées de fonds vont sans doute baisser drastiquement, les banquiers vont réfléchir à deux fois et la purge fera son oeuvre.
    (Pour faire court)

  3. wanapatri says:

    Ben justement, je me demande si ce n’est pas amazon qui s’est associée à Monop pour livrer des denrées alimentaires !

    à Olivier: oui mille fois oui !
    Il se trouve qu’ une activité rentable ne peut être anti naturelle, anti Nature !
    Mais le trip actuel ( transhumanisme entre autres…) c’est de lutter contre la Nature, considérée comme vilaine;

    Par ailleurs, très bon article de Guillaume !

    Une part importante de ces sociétés qui « révolutionnent » l’économie, sont en réalité des sociétés non rentables dont la mission principale est de détruire le marché pour pouvoir imposer ses prix lorsqu’il n’y aura plus de concurrence !

    Le rapt et la confiscation légale que cela implique sont permanents !
    Cette destruction du marché ne peut être réalisée qu’avec la complicité active du système financier! QE et taux négatifs, rachats d’actions, etc…

  4. Pourtant les actionnaires ne se sont jamais aussi bien gavé qu’aujourd’hui….???

  5. Très bon article, mais quand vous dites non rentable je suis surprise, comment appelleriez vous la vente des données de ces entreprises non rentables (facebook qui vend à Cambridge Analytica…) à des entreprises qui elles seront rentables de part l’usage quelles en font ?

  6. May-the says:

    Facebook est extrêmement rentable, il ne faut pas généraliser ces exemples qui parlent surtout du commerce physique laminé par le commerce électronique, qui bénéficie d’effet de synergies qu’il « réinvestit » pour construire de futurs monopoles….

    • On peut généraliser les exemples. C’est un mouvement de fond, les start-up sont financées à crédit et jusqu’à décembre par le QE en ce qui concerne l’Europe.
      Les investisseurs sont donc moins regardant et investissent dans beaucoup de projets foireux.
      Aux USA, la hausse des taux a mis nombre de start up en péril.
      Facebook s’en sort, certes, parce-que son modèle est rentable comme une entreprise ordinaire.

  7. May-the says:

    Non, Facebook, Google ou Apple (une semi-start-up) sont des entreprises extrêmement rentables – bien plus que des entreprises ordinaires – donc on ne peut pas généraliser à tort et à travers.

    Ce qui est interessant sur les dernières entrées en bourse, c’est que de plus en plus d’entreprises non rentables entrent en bourse, donc la tendance s’accélère, comme sur la fin des dot.com.

    En Europe le QE ne finance pas les start-up, il ne faut pas dire n’importe quoi…

    • Mais ne croyez vous pas que les entreprises qui entrent en Bourse sont celles qui peuvent afficher un bilan favorables … La semaine dernière, 71 millions d’euros ont été levé selon Maddyness (https://www.maddyness.com/2018/06/22/maddymoney-16-22-juin/ )

      En 2017, c’est 2.3 milliards d’euros.

      En 2018, nous en sommes déjà à 1,77 milliards d’euros.

      Je vous laisse découvrir toutes ces sociétés qui vont pouvoir embaucher avec l’argent levé.

    • L’argent ne finance pas les start-up? Qu’est-ce qui les finance alors?

      • May-the says:

        C’est bien le problème en Europe (et en particulier en France): pas grand-monde ! Regardez la taille de la BPI, de France Angels et des tours de financement, et comparez aux Etats-Unis ou à la Chine.
        Il y a des rapports et des articles plein les journaux sur l’insuffisance du capital en Europe, où on a plein de très bonnes idées et on ne sait pas financer le développement des entreprises.
        Juste un chiffre (2016) tiré d’un rapport EY: « 101 des licornes recensées sont nées et ont grandi aux Etats-Unis, quand la Chine en compte 34, l’Inde 7, le Royaume-Uni 6, Israël 2 et la France une seule ».
        Tout est dit: Une économie qui est 6 fois plus grosse que nous (en PIB), a financé 100 fois plus d’entreprises ayant atteint 1 Md de market cap.
        Elles ne survivront sûrement pas toutes, mais avant qu’on les rattrape…

      • Saccard says:

        Non! En grande majorité, l’argent ne finance pas les startups, il les maintient…

  8. SELON MADDYNESS, levée de 71 millions d’euros

    selon Madness plutôt, cette pure folie cessera quand la mer des liquidités se retirera

  9. … ou quand on se rendra compte que les résultats sont absents, et que les liquidités investies (même si le robinet continue à être ouvert) ne sont pas rémunérées.

  10. Pour reprendre l’exemple d’AMAZON, voici un article très intéressant qui explique que la rentabilité d’amazon n’est pas dans l’activité de commerce (marge opérationnelle de 1.15%), mais dans l’activité « cloud » qui ne représente pourtant de 10% de son chiffre d’affaires, mais génère 25% du bénéfice.

    Pour l’activité « vente en ligne », c’est 178 milliards de chiffre d’affaires en 2017 et seulement 3 milliards de bénéfice (soit -+ 1.70% de rentabilité, c’est à dire presque rien !)

    https://www.latribune.fr/technos-medias/le-cloud-et-la-pub-les-armes-secretes-d-amazon-pour-etre-rentable-776945.html

  11. May-the says:

    1.7% c’est à peu près la rentabilité de Carrefour, de Casino et des grands distributeurs en général (les bonnes années). Mais Amazon gagne des parts de marché, alors que les autres en perdent.

  12. Saccard says:

    Pour avoir « tâté » un peu de l’experience Startup, ma micro expérience m’a permis de constater le manque de rationalité de l’ensemble du processus.
    Une soif de l’or qui ne s’encombre d’aucun doute quant à la réussite du projet.
    L’engouement du concepteur de l’idée se propage de bonne foi dans son environnement et la machine à rêve se met en marche…
    La contagion finit par atteindre des pseudo investisseurs qui injectent des fonds dans des modèles auxquels ils ne comprennent rien.
    Et patatra…
    D’un point de vue plus macro, il y´a belle lurette que la majorité des leveurs de fonds sont partis jouer au golf avec le poignon.
    C’est peut être ça les affaires, vendre du rêve et laisser le cauchemar aux acheteurs…
    Par définition, une bulle c’est de l’air, et l’humanoide de base en a besoin pour respirer.
    Le tout est d’inspirer au bon moment.

    • Le problème est que les start up veulent disrupter au lieu de répondre à des besoins réels.
      Le tout avec en toile de fond de pratiquer soit-disant les prix les plus bas pour obtenir un grande valeur ajoutée.

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