Depuis le début de l’année 2019, le taux d’emprunt de l’état Français représenté par l’OAT 10 ans est passé de 0.70% à 0.109% au moment ou je rédige ces lignes. Cette baisse violente des taux d’intérêt s’accompagne d’un discours totalement nouveau : Alors que nous étions tous certain que la croissance solide et le retour de l’inflation dominerait l’année 2019 .. l’accumulation de signaux défavorables amène ces mêmes experts à remettre en cause la solidité de la croissance et à nouveau à évoquer la déflation !

En 6 mois, nous sommes passé d’une douce euphorie à une douce déprime et l’effondrement des taux d’intérêt reflète parfaitement cette nouvelle donne qu’il vous faut intégrer dans votre réflexion patrimoniale. Nous nous en rendons pas compte pour le moment, mais cette faiblesse excessive des taux d’intérêt n’est pas une bonne nouvelle ; Elle est le signe du retour du risque déflationniste et du risque de récession qui pourraient se matérialiser dans les prochains mois et confirme surtout l’inefficacité d’une politique monétaire toujours excessivement accommodante.

Les banques centrales n’ont plus la main ! Les banques centrales détruisent la valeur de la monnaie avec des taux toujours plus bas pour espérer relancer l’inflation et la croissance mais après 10 ans d’expérience monétaire force est de constater que c’est un échec. Malheureusement, il n’est plus possible de faire marche arrière, l’expérience monétaire des taux négatifs ne peut plus être arrêtée et il faudra donc trouver d’autres solutions pour essayer de réduire les effets négatifs de la prochaine récession qui arrive (cf »Faut-il craindre une récession que nos économies ne pourront supporter ? La tentation destructrice de l’arme politique« ).

Ainsi, les taux d’emprunt, de l’état français, mais c’est aussi valable pour les ménages puisque les taux de crédit immobiliers retrouvent leur plus bas historique (cf »Meilleur taux de crédit immobilier en Juin 2019 : Place à la négociation pour profiter des taux bas ! ») atteint au milieu de l’année 2016.

Bien évidemment, la banque centrale pourra peut être annoncer une accélération de l’expérience des taux négatifs pour le bonheur des financiers qui pourront ainsi escompter sur l’accélération de l’hyperinflation de la valeur des actifs immobilier ou financier, mais est ce bien raisonnable d’y croire ?

N’oubliez pas que c’est lorsque la marée redescend que l’on voit ceux qui se baignent nus !

Une monnaie abondante dont la rémunération est proche de zéro et peut être même négative a elle encore une valeur de réserve ? 

En tout état de cause, il se passe quelque chose, on ne sais pas quoi, mais il se passe quelque chose ; Nous sommes en train de changer d’environnement à une vitesse fulgurante… et l’inquiétante confiance des marchés actions dans la puissance des banques centrales n’est peut être pas très raisonnable.

A suivre …

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24 Comments

  1. Noiron de Mette says:

    Merci, depuis quelques articles sous votre plume, je me sens bien moins seul.

    Avancer en âge rend pessimiste ?

  2. Sénèque says:

    « Alors que nous étions tous certain que la croissance solide et le retour de l’inflation dominerait l’année 2019 »
    heu, croissance solide, vous y allez fort quand même !! (cf. chiffres auto, du fret…)
    par ailleurs, quid pour celle-ci en mode réanimation sans les injections massives de liquidités …qui pourraient repartir de plus belle !?

    « Une monnaie abondante dont la rémunération est proche de zéro et peut être même négative a elle encore une valeur de réserve ? »
    => satisfait-elle encore à la définition aristotélicienne de la monnaie avec son volet « réserve de valeur », elle ne serait plus qu’une « unité de compte » et un « intermédiaire des échanges » : une remise en cause fondamentale des paradigmes réserve et monnaie en cours ?

    • ….. »Alors que nous étions tous certain que la croissance solide et le retour de l’inflation dominerait l’année 2019″……

      Euh, VOUS l’écriviez, je me suis toujours inscrit en faux, et d’autres avec…
      Bertez le démontre avec maestria : les économistes disent souvent du BS, car rien ne viendra les sanctionner….. comme nos amis politiques……

      La monnaie non fiduciaire avance en sous-marin comme une réponse à nos tentatives de fuite, la ponction sera ainsi aisée

      • Sénèque says:

        Dans la mesure où le VOUS semble m’être directement adressé car écrit en commentaire à mon post, et que vous le renseignez en majuscule, c’est que vous devez être sûr de votre affirmation, à laquelle je ne souscris à titre personnel pas du tout n’ayant absolument aucun souvenir depuis une dizaine d’années avoir évoqué une croissance solide sur le plan macroéconomique. Aussi, je vous sais gré de préciser mes propos par lesquels vous me faîtes porter cette affirmation.
        Vous remerciant par avance de ce rafraîchissement de ma mémoire.

        • adnstep says:

          C’est surtout qu’il est difficile de suivre une conversation sur smartphone avec ce template qui n’est adapté qu’à une utilisation sur PC.

  3. Je viens de retomber sur un vieil article publié en 2009 dans Le monde. Je crois qu’il faut creuser.

    Après le spectre de 1929, celui de 1937

    La mode est à l’équitable. Le café, le cacao, le tourisme, le sucre, la chemise de lin, le budget, le sac en chanvre, les plans de relance. La chronique économique ne peut faire exception. Après avoir évoqué, dans ces colonnes, le meilleur, c’est-à-dire un scénario conjoncturel rose où la reprise se révélerait bien plus forte que prévu, il faut aujourd’hui, pour être juste et impartial, envisager le pire. A savoir une rechute.

    Cette fameuse théorie du « W », Dominique Strauss-Kahn a dit cette semaine qu’il n’y croyait pas, et seuls 7 % des économistes américains interrogés par le Wall Street Journal l’envisagent. Cela fait au moins deux bonnes raisons pour s’y intéresser de plus près. Dans les six mois qui suivirent la faillite de Lehman Brothers, on avait beaucoup craint que se reproduise l’enchaînement fatal de 1929, marqué par quatre années ininterrompues de descente aux enfers des indices économiques. Avec la sortie officielle de récession des nations industrialisées et le rebond de la croissance dans les grands pays émergents, ce risque s’est éloigné, le pire a été évité.

    Ce n’est pas pour autant que les économistes ont rangé les ouvrages consacrés à la Grande Dépression. Après y avoir trouvé des enseignements utiles pour éteindre l’incendie des subprimes, ils y cherchent désormais des pistes pour piloter au mieux la sortie de crise. Et notamment pour faire en sorte que la levée des dispositifs budgétaire et monétaire d’exception mis en place à l’automne 2008 ne casse pas la reprise en cours, comme ce fut le cas aux Etats-Unis au milieu des années 1930.

    Après le spectre de 1929, c’est maintenant celui de 1937 et de la récession Roosevelt qui hante les économistes, de Nouriel Roubini à Christina Romer, la conseillère économique du président Obama, en passant par le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King.

    Si cet épisode noir du milieu des années 1930, cette récession à l’intérieur de la crise, est relativement peu connu, c’est d’abord parce qu’il écorne quelque peu le mythe du New Deal et de son légendaire succès. Il met à mal l’idée selon laquelle la politique de relance décidée par Roosevelt en 1933 aurait suffi, comme par enchantement, à sortir l’économie américaine de la dépression. La réalité est plus complexe, moins magique, et montre que la sortie de crise fut beaucoup plus laborieuse qu’on ne l’apprend généralement dans les livres d’école.

    La rechute conjoncturelle et boursière de 1937-1938 est d’une extrême violence. Elle voit l’indice Dow Jones de la Bourse de New York perdre 49 % entre mars 1937 et mars 1938, un plongeon qui efface la quasi-totalité des gains enregistrés durant les trois années précédentes. Débâcle de Wall Street, mais surtout déroute économique. En six mois, d’août 1937 à janvier 1938, la production industrielle américaine connaît un recul aussi fort (40 %) que dans les trente mois qui avaient suivi le krach boursier d’octobre 1929. Le taux de chômage bondit de 14 % à 19%, et les revenus des ménages baissent de 15 %. Au total, le PNB reculera de 4,5 % en 1938.

    A l’origine de cette rechute – keynésiens et libéraux sont pour une fois à peu près d’accord -, le double tour de vis monétaire et budgétaire opéré par l’administration américaine. Car au début de l’année 1937, après trois années de très forte croissance (plus de 9 % en moyenne), la Maison Blanche est persuadée que la crise est vaincue. Et qu’il est donc grand temps de mettre un terme à la politique macroéconomique résolument expansionniste instaurée pour combattre la dépression.

    Réduction des dépenses fédérales et hausses d’impôts ramènent le déficit de 5,5 milliards de dollars en 1936 à 2,5 milliards en 1937 et 100 millions en 1938. Côté monétaire, la Réserve fédérale, redoutant l’inflation et la formation de nouvelles bulles spéculatives, double le taux des réserves obligatoires des banques.

    Face à la catastrophe provoquée par cette politique de rigueur, l’administration Roosevelt décide, au printemps 1938, de faire machine arrière. Le niveau des réserves bancaires est abaissé, tandis qu’un programme de 5 milliards de dollars de dépenses nouvelles est engagé pour relancer le pouvoir d’achat des ménages et leur consommation. Dès l’automne, l’économie américaine redémarre. En 1939, le PNB s’envolera de 7,9 % sans qu’on sache trop précisément – c’est bien le problème – quelle est la contribution du boom des dépenses militaires à ce rebond.

    De cette récession Roosevelt de 1937, plusieurs leçons peuvent être tirées. La première, celle mise en avant aujourd’hui par les dirigeants occidentaux, c’est qu’il est essentiel de ne pas arrêter trop tôt le traitement du malade sous peine de provoquer une terrible rechute. Autrement dit, pas question de relever les taux ni de resserrer les budgets avant d’être sûr à 200 % de la solidité de la reprise. Ce qui pourrait prendre un certain temps.

    La seconde, bien plus noire, explique que le New Deal n’a provoqué au fond qu’un redémarrage très artificiel et superficiel. Seule la seconde guerre mondiale a vraiment permis à l’économie américaine de surmonter sa Grande Dépression. Il est donc vain d’imaginer qu’on guérira définitivement de la crise des subprimes sans connaître de bouleversements « géo-économico-politiques » majeurs, peut-être terribles.

    C’est bien joli la chronique équitable, mais pas très gai !

    • Michel says:

      La question importante est : Est-ce que l’histoire se répète à l’identique ?

      Pour ma part, je pense que non, même s’il y a des ressemblances sur la maladie !
      La technologie, la réactivité, la mondialisation, la numérisation, etc., etc., font que les malades ne réagissent plus de la même manière en 2019 qu’en 1937

  4. Laurent says:

    En tout cas la boirse se Porte Bien Et il faut en profiter. Trump ne peut laisser la Bourse s’effondrer donc fera en sorte Que jusqu’à novembre 2020, elle Soit Haute.
    La fed n’est plus indépendante. Elle est à la botte de Donald. C’est notre meilleure allié jusqu’à cette echange.
    En revanche, ensuite ce sera la débâcle

    • adnstep says:

      Le Nasdaq est à un plus haut, et pourrait bien commencer à baisser cet été.
      Les autres bourses suivront.
      Comme toujours, il y a des opportunités : il y a toujours des valeurs défensives qui tirent leur épingle du jeu.
      Sauf en cas de débandade généralisée (tous aux abris !)

  5. adnstep says:

    « En 6 mois, nous sommes passé d’une douce euphorie à une douce déprime « . D’aucuns pourraient dire que les élections européennes étant passées, l’essentiel étant sauvé, maintenant on peut laisser sortir les mauvaises nouvelles. Et elles vont s’accumuler. Aujourd’hui, c’est le patronat allemand qui tire la sonnette d’alarme.

    Mais le pb était connu avant, si l’on se donne la peine de chercher :
    Les Echos, 24 mars 2019 : « L’indice PMI de l’institut IHS Markit montre une forte décélération de l’industrie dans la zone euro, particulièrement en Allemagne. « Le risque que la zone euro entre dans une phase de fort ralentissement cette année sans que la Banque centrale européenne ait réussi à sortir de sa politique de taux zéro est peut-être en train de se matérialiser », explique Laurent Clavel, responsable de la recherche chez Axa IM. Tous les regards se portent maintenant sur la relance de l’économie chinoise, seule capable de tirer les exportations de la zone euro, principalement de l’industrie allemande.  »

    Bon, pour la relance de l’économie chinoise, on repassera :-). Il ne leur reste plus que la possibilité d’éviter les sanctions de Trump sur les berlines allemandes. Quel va être le deal ?

    J’ai comme le sentiment qu’en fait de zone euro, c’est surtout une sphère économique profitable à la seule Allemagne, et à ses satellites, qui a été mise en place progressivement à partir de 1992. La faute au dogme de l’euro fort, peut-être. Ou la faute aux politiciens français, qui, faisant passer leur réélection avant la sauvegarde des intérêts français, et ayant peu d’appétence pour la chose industrielle, ont laissé dans les négociations la balance pencher trop en faveur des Allemands. Et après avoir siphonné les économies d’autres pays européens, il ne reste guère que ses exportations vers la Chine ou les USA qui peuvent encore sauver le PIB allemand.

    Depuis 10 ans, le différentiel de PIB entre la zone euro et les USA est de 12.5%, en faveur de ces derniers. Il faut donc accepter le fait que la méthode européenne n’est peut-être pas la meilleure pour engranger des gains de PIB, s’il s’agit de l’objectif assigné aux responsables économiques.

  6. adnstep says:

    Sur les 12 années, après la crise de 2007, l’inflation a été en moyenne de 1,5 % en Allemagne, de 1,8 % aux Pays-Bas mais de 3,3 % en Grèce, de 2,8 % en Espagne et de 2,5 % au Portugal.

    La perte de compétitivité qui a suivi le différentiel d’inflation est un des éléments clés d’explication de la crise de la zone euro. Ce problème est difficile à régler lorsque les pays ne peuvent pas dévaluer.

    En effet deux solutions sont alors possibles :
    – une déflation dans les pays qui ont connu trop d’inflation
    – ou une inversion de tendance : que les pays qui ont peu d’inflation durant les douze premières années aient une inflation plus forte que les autres.

    Or, les mécanismes européens interdisent les deux.

    Dès lors, il devient naturel que les pays ayant besoin de dévaluer leur monnaie le fassent par des voies détournées. [Forbes, avril 2019]

  7. Damien says:

    L’immobilier a t-il toujours une valeur d’usage?
    Allez-vous loger gratuitement des locataires qui, ayant perdu leur emploi, ne pourront plus payer les loyers?
    Être propriétaire d’un bien de production n’a t-il pas plus de valeur d’usage que d’être propriétaire d’un bien de rente?
    Avoir un endroit où se loger individuellement est-il obligatoire, voire naturel?

    • adnstep says:

      « Avoir un endroit où se loger individuellement est-il obligatoire, voire naturel? »

      Obligatoire, non. Naturel ? Les expériences collectivistes, depuis le Phalanstère jusqu’aux citées construites à la va-vite des années 60 montre qu’effectivement, la plupart des humains préfèrent vivre dans des logements individuels.

      Une maison aux murs mitoyens subit toujours une décote 😊.

      La coloc, passé un certain âge, on évite.

      • Damien says:

        Ce que je veux dire c’est que la valeur d’usage que l’on prête volontier à l’immobilier peut s’évaporer du jour au lendemain.
        Une crise du logement pourrait entraîner des réquisitions et faire voler en éclat cette fameuse valeur d’usage.
        Une crise du pouvoir d’achat pourrait faire voler en éclat la valeur d’usage.
        Aussi, vous ne pouvez pas habiter plusieurs biens en même temps. Plus vous avez de biens immobiliers et plus leur valeur d’usage se dilue.

        • Rodriguez says:

          Il est clair que l’immobilier n’a (presque) aucune valeur. Les squatters qui s’installent chez vous et que vous ne pouvez pas déloger prouve que rien ne vous appartient.
          En sommes vous êtes surtout propriétaire des emmerdements qu’un bien immobilier vous rapportent.

        • adnstep says:

          L’état a déjà joué à ça, ainsi qu’au blocage des loyers, et pas qu’en France. Je serais curieux d’ailleurs de savoir ce qu’il s’est passé en Russie après la chute du communisme, pour ceux qui ont réclamé leurs biens familiaux,

          • Michel says:

            Faut demander cela à Olivier Spb !
            Olivier si tu nous lis (encore) reviens et réponds à adnstep 🙂 🙂

  8. Rodriguez says:

    Un jour les crypto monnaies prendront le pas sur les monnaies traditionnelles.
    Fondamentalement la valeur d’une monnaie n’est pas celle que les banques ou les états lui donnent mais celle que les individus lui accordent pour matérialiser un échange de biens ou de services.

  9. adnstep says:

    « la valeur d’usage que l’on prête volontier à l’immobilier peut s’évaporer du jour au lendemain. »

    « pourrait entraîner des réquisitions et faire voler en éclat cette fameuse valeur d’usage. »

    Vous me demandiez sur un autre fil de discussion : « Pourquoi ne pas investir dans l’immobilier à la place? Vous aurez 0.2% de rendement en plus et un capital constitué plus important. »

    Et bien voilà en partie ce qui me fait hésiter aujourd’hui.

  10. En moyenne, c’est 3% de rendement voir 2.50…..mais avec les impôts, l’IFI, parfois peau de chagrin.

  11. FreddykrugeR says:

    Bon ..si je comprends bien …je creuse un puits et bunker dans le jardin , et je fais du stock de lentilles juste à côté du poulailler ,C’est ça ?

    Non parce que concrètement , ça va se manifester comment tout ce merdier? Encore les mêmes qui vont trinquer je suppose …

  12. Sénèque says:

    La politique de l’autruche peut être une stratégie (pas celle « qui court vite, qui fait de gros oeufs »…) mais, de mon point de vue, celle-ci peut être dangereuse dans un contexte où, par exemple, sur 5 jours glissants les variations de l’OAT 10 ans sont les suivantes:
    -05/06: -18.56%
    -06/06: -39.59%
    -07/06: -74.91%
    -08/06/: +270.74%
    -11/06: -17.11%
    Soit -54.69% sur 5 jours, -91.41% depuis le début de l’année et -98.55% depuis 10 ans (perso, cela m’invite à penser que la situation n’est pas des plus sereines ni des plus saines une telle volatilité).
    Source: https://www.boursorama.com/bourse/taux/cours/2xFRABM10A/

    Donc il peut tout à fait être envisagé une stratégie reproduisant ce qui a fonctionné par le passé avec par exemple, pour carricaturer:
    – placement d’actifs financiers sur un contrat d’assurance-vie,
    – endettement maximum pour acquérir de l’immobilier à crédit,
    Soit donc une stratégie principalement orientée sur l’accumulation de stocks et une espérance de gains à terme.

    Sauf erreur de ma part, Guillaume interpelle sur la situation actuelle au travers de laquelle certains paradigmes semblent durablement ébranlés (le premier d’entre eux étant le facteur temps-risque et sa rémunération: dans une stratégie se dénouant à terme et comptant entre autres sur l’inflation pour que le patrimoine se revalorise « sans rien faire », cf. un papier de ce matin de Guillaume, lorsque les taux de l’Etat de référence en l’expèce ici la France, qui est tout sauf un bon gestionnaire s’endette jusqu’à 8 ans à des taux négatifs – avec une gigantesque cavalerie car ce n’est pas le seul Etat dans cette situation – peut remmetre en cause cet espoir de revalorisation à terme).

    D’ailleurs, c’est dans ce contexte que Michel SANTI, économiste « hétérodoxe et courageux » comme il se définit dans son dernier papier, encourage la Théorie Moderne de la Monnaie, déjà abordée sur ce blog:
    https://michelsanti.fr/theorie-moderne-monetaire/cette-theorie-monetaire-mmt-qui-na-rien-de-moderne
    Là où, fort malheureusement je suis à peu près d’accord avec lui c’est lorsqu’il écrit : « N’oublions jamais que la Grande Dépression ne fut vaincue que grâce à la machine de guerre américaine qui remit tout le monde au travail lors de l’entrée en guerre de ce pays dans la second conflit mondial. »

    Pour ma part, libre à chacun de bâtir sa stratégie patrimoniale, ou plutôt sa réflexion de vie, mais il convient à tout le moins d’insérer une approche « résilience » pour s’assurer de l’exposition aux risques et à la manière de gérer ceux-ci.

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