Analyser les signaux faibles est essentiel pour essayer de comprendre et anticiper l’évolution des choses ; Ce matin, , nous fait part d’une information d’une importance majeure qui doit nous confirmer qu’il se passe quelque chose ; Je ne sais pas quoi, mais il se passe quelque chose.

Les banques centrales achètent de plus en plus d’OR après 20 ans de destockage. Elles en détiennent ensemble maintenant plus de 34 000 tonnes. 

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Évolution annuelle de l’achat et de la vente du stock d’OR par les banques centrales

 

Comment expliquer cette discrète volonté de posséder un stock d’OR important ?

Face à l’effondrement des monnaies du fait de politiques monétaires destructrices, acheter de l’OR n’est il pas une excellente solution pour asseoir sa puissance à long terme ?

L’exemple de la Russie est intéressant à ce titre. En effet, la Russie a considérablement augmenté ses achats d’OR en vendant … ses bons du trésor américain.

 

Les banques centrales ne seraient elles pas en train de se préparer à la construction d’un nouvel ordre monétaire mondial dans lequel l’OR retrouverait un valeur millénaire d’étalon ?

 

Classement des principaux pays détenteurs d’OR

A suivre…




24 Comments

  1. pour les Russes c’est compréhensible ils veulent de l’or à la place du papier américain ,partenaire ou adversaire auquel il n’accord plus qu’une immense méfiance

  2. L’or dure…

    😉

  3. julien bonnetouche says:

    Je suis cela avec un certain intérêt.

    Le fait que les banques centrales achètent de l’or n’est pas à mes yeux particulièrement significatif : la production mondiale est plutôt orientée à la baisse, les coûts de production sont maintenant élevés, et la demande que ce soit pour la bijouterie ou l’industrie plutôt en hausse. C’est donc un investissement intéressant sur le long terme.

    Les cours de l’or ont effectivement monté de 10/15% depuis l’automne. ce n’est pas là non plus extrêmement parlant, et ne dépasse pas ceux que l’on avait atteint précédemment pour le moment.

    Il faudrait que l’on dépasse nettement les 40.000/45.000€/kg pour que l’on commence à s’interroger.

    Autre chose sur les cours de l’or : c’est leur rémanence. Ils montent ( dans les temps actuels) assez lentement et descendent tout aussi lentement.( si on les voyait évoluer à la vitesse des actions dans un sens ou dans l’autre, là il faudrait réagir vite)

    Par exemple, nous voyons les actions reprendre 10% depuis 1 mois. ce n’est pas pour autant que la valeur refuge OR descend. Cela est habituel.

    Même si l’on voyait dans les mois à venir la situation s’améliorer sur le plan des marchés actions l’OR mettrait plusieurs mois à baisser.

    Une dernière chose : pour que l’OR soit appelé à jouer à nouveau un rôle financier il faudrait que les américains soient prêts à accepter une remise en cause de celui du dollar.
    Si vous voyez ce que je veux dire ….

  4. « pour que l’OR soit appelé à jouer à nouveau un rôle financier il faudrait que les américains soient prêts à accepter une remise en cause de celui du dollar.
    Si vous voyez ce que je veux dire …. »

    Très bien, mais il n’est pas sûr que l’imperium US et de sa monnaie se maintienne face à une multipolarisation CHINE/Russie et ses futurs ou anciens affidés….

    Moralité des incertitudes :

    détenir les deux, bonne assurance en tous les cas

  5. Bonjour,
    Pour un particulier quelle est la meilleure façon d’acheter de l’or et le revendre en cas de besoin sans trop de frais ?
    Merci

  6. La Russie est un NAIN économique (PIB Italien environ), pouvoir économique réel proche du néant

  7. Oui Vincent, et alors ?
    Les alliances peuvent mener loin..
    Si c’est un nain économique, c’est un géant de matières premières, notamment de gaz et autres , je ne vous l’apprend pas

    Enfin, ce nain économique doit avoir un pouvoir de nuisance certain puisqu’il est responsable de – presque- tous les maux du monde « libre », y compris le réchauffement, la grippe aviaire, les élections pipées,les trollages sibériens et autres atrocités que nous devons subir, et que l’on tente de le contrer par tous moyens..

    Mirage ou réalité beaucoup plus protéiforme et nuancée ??

    Cela n’enlève rien aux empilements aurifères que les banques centrales mènent …

  8. julien bonnetouche says:

    Sven,

    On verra, mais pour le moment la Russie n’est rien, et la Chine, n’est pas dans le concert monétaire.
    Cela viendra probablement, mais si la Chine aura peut être un jour une monnaie concurrente du dollar, elle ne sera surement pas basée sur l’OR.

    Monique,

    l’OR physique est taxé à la revente autour de 10% je crois même un peu plus maintenant avec les frais des intermédiaires.
    Autrement dit faire du bénéfice n’est pas simple. C’est uniquement une garantie de long terme.

    Si l’on ne veut pas payer de taxes, il faut se mettre sur une plate forme de FOREX où l’on achète et vend des monnaies et aussi de l’or virtuel sous forme d’onces avec des frais minimes.( ce qui n’empêche pas les impôts si on gagne…)

    Mais je ne pense pas que ce soit votre démarche.

    Vous pouvez aussi vous acheter un beau bijou en vente publique avec expert. De préférence signé d’un joailler de renom (Cartier…) ce qui améliore en général le plus-value possible.

    Vous aurez des frais à l’achat de l’ordre de 20%, mais il sera « au prix du marché », et vous le porterez avec plaisir pendant des années ou bien vos enfants si vous en avez, et il se revalorisera au fil du temps comme l’or, voire un peu plus s’il est de qualité, et ce, sans vous en rendre compte.

    Ne jamais acheter directement chez le bijoutier.c’est lui qui fait le bénéfice dès le départ.

    • Merci pour votre réponse

    • Sénèque says:

      Non, la taxation à 11% du prix de vente est uniquement lorsque vous n’êtes pas en mesure de fournir les éléments relatifs à l’acquisition.

      Si vous disposez de ces éléments, alors vous avez intérêt à opter pour le régime des plus-values sur biens meubles avec un abattement de 5% par année de détention, soit une exonération au bout de 22 ans.

      Par ailleurs, et encore une fois fois, je constate que la fiscalité est un élément discriminant vraisemblablement pour décider d’un investissement, dommage…

  9. Trop de dollars et d’euros en circulation. Les banques centrales qui continuent à garder des taux bas et donc à créer de la fausse monnaie savent qu’il faut revenir à la raison.

  10. Merci pour vos réponses, mais cela ne m’explique pas comment acheter de l’or sans trop prendre de risques pour quelqu’un qui ne n’a pas vos connaissances.

  11. Excusez-moi je n’avais pas vu tous les messages

  12. Sénèque says:

    Vous avez des sites marchands de boutiques ayant une ancienneté qui sont fiables (exemple: achat sur un de ces sites, revente auprès d’un courtier, après moins d’1 minute d’observation du scellé et du nombre de pièces par la gérante, je repartais avec mon chèque).

  13. Sénèque says:

    Je préconise à tous mes clients de détenir entre 2.50% et 5% de leurs actifs financiers sous forme de métaux précieux détenus sous forme physique en-dehors du système financier.

    A titre personnel, je suis bien au-dessus de ce seuil (ce que j’indique à mes clients) mais comme nous sommes dans la conviction, la décision appartient à mes clients de placer le curseur selon leurs propres convictions (la plupart, après un premier étonnement puisque les autres conseils ne leur font jamais cette préconisation – car non commissionnés, sauf auprès de certaines banques privées qui proposent l’achat de lingots NON NUMEROTES !!! conservés dans des coffres chez eux, donc en gros, du vent… – achètent des métaux précieux).

  14. non numérotés ?

    tiens tiens
    Donc le fourrage au tungstène ou autre demeure possible, ainsi que le switch perpétuel ?
    Trop fortes, les banques privées…..

  15. L’Or : Les banques centrales de retour à l’achat, par benjamin louvet

    Les Banques Centrales de certains pays, commençant à craindre un possible défaut de certaines de leurs contreparties, ont commencé à se demander ce qu’elles pouvaient faire. L’or s’est alors imposé comme un candidat idéal. Considéré comme une monnaie de réserve, il présente l’intérêt de n’être la dette de personne, et ne comporte ainsi pas de risque de défaut.

    Les Banques Centrales et les principales instances internationales (FMI, BCE, Banque des Règlements Internationaux…) sont aujourd’hui détenteurs de près de 18 % de tout l’or du monde [1] !

    L’or a, dès l’Antiquité, été considéré comme une réserve de valeur, du fait de ses qualités intrinsèques. Rare, il est également inaltérable, fongible, très dense et facilement identifiable grâce à des tests simples.

    Très vite, ces propriétés en ont fait une base d’échange et une réserve de valeur. Progressivement, se sont développé les monnaies papiers qui présentaient l’avantage d’éviter tout risque de vol, mais aussi de réduction de la masse monétaire du fait de la thésaurisation, ou d’escroquerie (rognage des pièces).

    C’est à la fin du XIXe siècle que l’étalon or et l’ébauche d’un système monétaire international sont formellement mis en place. Il établit un lien direct et une convertibilité entre l’or et la monnaie fiduciaire. Le cours de l’or était alors fixé en devises, et chaque personne pouvait à tout moment demander le remboursement en or de sa monnaie fiduciaire. Le ratio entre l’or et la monnaie en circulation était ainsi de 100 %, les autorités ne pouvant émettre de la monnaie qu’à due concurrence de ses réserves d’or. La première guerre mondiale a entraîné des interruptions dans la convertibilité. Mais, surtout, les besoins gigantesques en matériel militaire provoquent une inflation importante. Très vite, les pays choisissent donc de passer à un système de réserves proportionnelles permettant d’imprimer plus de monnaie qu’ils n’ont de réserves en or. Ainsi, les états-Unis fixent le niveau de l’or à conserver à 40 % de la valeur des billets en circulation. Les autorités comptent alors sur les réparations de guerre une fois la victoire acquise pour revenir à l’ancien système.

    Mais il n’y aura pas de retour en arrière. Le président américain Franklin D. Roosevelt passera même, en 1933, un « executive order » rendant illégal la détention privée d’or, mettant ainsi de fait une fin temporaire à l’étalon or. C’est en grande partie cette décision qui permettra aux états-Unis de se relever de la crise de 1929 (lire à ce sujet notre note « Or et taux d’intérêt : les leçons de l’histoire… »).

    Après une période de flottement, les accords de Bretton Woods, signés en 1944, remettent en place un système « d’étalon-or » : le dollar américain est directement indexé sur l’or (dont le cours est fixe) et les autres monnaies sont indexées sur le dollar. Les américains n’ont plus d’obligation d’avoir une contrepartie en or aux dollars émis, mais ils garantissent la valeur du dollar. En conséquence, les Banques Centrales n’ont alors plus d’obligation de conserver des réserves en or, mais doivent constituer des réserves en devises.

    En 1971, les états-Unis mettent officieusement fin aux accords de Bretton Woods, dont la fin officielle sera prononcée lors des accords de la Jamaïque en 1976. Il n’existe alors officiellement plus de lien entre l’or et les monnaies fiduciaires. Celui-ci est remplacé par un objectif de stabilité économique et financière, qui se traduira progressivement en un objectif de contrôle de la création monétaire, c’est-à-dire de l’inflation.

    Ce petit rappel historique met en perspective les détentions d’or des Banques Centrales. Depuis 1971, celles-ci n’ont en effet plus aucune raison de conserver de l’or dans leurs réserves. Toutefois, la référence que constitue le métal précieux en fait un gage de stabilité. Aussi, un grand nombre de Banques Centrales ont conservé une part de leurs réserves investies dans la « relique barbare ». Ce n’est ainsi pas un hasard si la plupart des économies majeures de l’époque figure encore aujourd’hui parmi les plus gros détenteurs d’or.

    Certaines ont néanmoins progressivement cédé une partie de cet or, au gré de leurs difficultés, entraînant une volatilité importante sur le métal. Cela a d’ailleurs amené certaines d’entre elles à signer, en 1999 à Washington, le « Central Bank Gold Agreement » (CBGA) visant à limiter les ventes d’or de ces établissements à 2000 tonnes sur une période de 5 ans (soit 400 tonnes par an) dans le but de limiter la volatilité de leurs réserves. L’accord rappelle au passage que l’or conservera une part importante dans les réserves de ces établissements.

    Cette limite a permis au cours de l’or de progresser. Le développement, dans le même temps, d’une classe moyenne dans bon nombre de pays émergents, et notamment la Chine, a entraîné une augmentation sensible de la demande de métaux précieux, qui s’est soldé par une forte appréciation des cours. L’accord sera reconduit en 2004, avec un seuil fixé à 500 tonnes par an.

    Mais la multiplication des prix de l’once par près de 3 entre la signature du premier accord et la crise de 2008 vont progressivement mettre fin aux ventes d’or des Banques Centrales des pays développés. Les derniers à avoir réalisé des ventes significatives sont la France, en 2004 lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’économie, et l’Angleterre, entre 1999 et 2002 sous l’égide de Gordon Brown, qui trouvait l’or trop volatil. Ces gouvernements ont été très critiqués pour cette décision, notamment en France par la Cour des Comptes.

    Dans le même temps, la mondialisation s’est accélérée avec une migration de l’outil industriel mondial vers les pays émergents. La conséquence directe de ce phénomène a été la création de balances commerciales en fort excédent pour des pays tels que la Chine et le Vietnam. Ceci a entraîné une accumulation de devises étrangères que les Banques Centrales de ces pays ont réinvesties, principalement en emprunts d’état de leurs principales contreparties commerciales.

    Progressivement toutefois, devant l’ampleur des déficits et de l’endettement de leurs contreparties après la crise de 2008, un certain nombre de pays se sont posé la question de diversifier leurs investissements pour limiter leurs risques de contrepartie. En clair, les Banques Centrales de ces pays, commençant à craindre un possible défaut de certaines de leurs contreparties, ont commencé à se demander ce qu’elles pouvaient faire.

    L’or s’est alors imposé comme un candidat idéal. Considéré comme une monnaie de réserve, il présente l’intérêt de n’être la dette de personne, et ne comporte ainsi pas de risque de défaut. C’est ainsi que l’on a vu les Banques Centrales de pays émergents commencer à acheter de l’or. Le mouvement a été tel que, là où les Banques Centrales, essentiellement des pays développés, vendaient environ 500 tonnes d’or par an jusqu’en 2007, elles en achètent aujourd’hui environ 500 tonnes par an depuis 2011 !

    Sachant que le marché mondial de l’or était de 4 345 tonnes en 2018, cela fait un changement de près du quart de la taille du marché total !

    A ces raisons de diversification des risques s’ajoutent des raisons géopolitiques. Ainsi, un certain nombre de pays voulant s’extraire de l’hégémonie du dollar, ont été très actifs ces dernières années sur ce marché. C’est notamment le cas de la Turquie, du Kazakhstan mais aussi et surtout de la Russie. La Banque Centrale russe représente ainsi à elle seule plus de 40 % des achats d’or de l’année 2018 et a acquis du précieux métal tous les ans depuis… 2006 !

    Après deux années un peu moins intenses, l’intérêt des Banques Centrales s’est réaffirmé en 2018 avec des achats au plus haut depuis 50 ans ! Surtout, au-delà des acheteurs habituels, cette année a vu l’arrivée d’un certain nombre de nouveaux acteurs. Les Banques Centrales n’ayant pas l’habitude de modifier leur allocation fréquemment, ceci pourrait être l’amorce d’un mouvement durable.

    Nous avons ainsi vu la Banque de Pologne acheter plus de 25 tonnes d’or cette année, alors qu’elle n’en avait plus acheté depuis plus de 15 ans. La Banque de Hongrie a pour sa part multiplié ses réserves d’or par 10, les portant d’un peu plus de 3 tonnes à 31 tonnes en 2018.

    Hors d’Europe, c’est surtout à l’Est que se sont concentrés les achats. La Russie (274,3 tonnes), la Turquie (51,5 tonnes), le Kazakhstan (50,6 tonnes), la Mongolie (10,8 tonnes), le Tadjikistan (6,7 tonnes), l’Iraq (6,5 tonnes), le Kirghizistan (3,9 tonnes) ont tous acheté de l’or cette année. Nous notons également de petits achats en Amérique du Sud de la part de la Colombie et du Salvador.

    Reste deux cas particuliers : la Chine et l’Inde, les deux plus gros acheteurs d’or au monde. La Banque Centrale chinoise a annoncé avoir acheté 10 tonnes d’or en décembre, marquant ainsi son grand retour sur ce marché après plus de deux ans d’absence… officielle. Les Banques Centrales sont censées déclarer tous les mois leurs achats d’or au Fonds Monétaire International (FMI). Mais la Chine a historiquement pris quelques libertés avec ce régime de publication. Ainsi, elle avait annoncé en 2009, après ne pas avoir déclaré d’achats d’or depuis 2002, qu’elle avait en réalité acquis 454 tonnes d’or depuis cette date. Puis, à nouveau, en juin 2015, après 6 ans de silence, la Banque Centrale chinoise annonçait avoir acheté 604 tonnes d’or entre 2009 et 2015. Alors intéressée par l’idée de voir sa monnaie intégrée dans le panier des monnaies de réserves des Banques Centrales (droits de tirage spéciaux du FMI), la Banque de l’Empire du milieu s’est mise à publier régulièrement ses achats d’or. Est-ce le fait d’avoir obtenu gain de cause ? Fin 2016, la banque déclarait à nouveau chaque mois jusqu’à décembre 2018, ne pas avoir acheté d’or. Doit-on en conclure qu’elle n’a pas réalisé d’achats durant cette période ? Difficile à dire, mais de nombreux spécialistes s’interrogent sur le niveau réel des réserves d’or de la banque chinoise. Bloomberg évoquait ainsi en 2015 la possibilité que ces réserves soient déjà à l’époque plus proche des 3 500 tonnes que des 1 852 tonnes officielles aujourd’hui.

    L’Inde, enfin, a annoncé avoir acheté plus de 40 tonnes d’or cette année. Alors qu’elle n’avait pas acheté d’or depuis plus de 15 ans, en vendant même 200 tonnes en 2009, ce retour est important. En effet, le gouvernement indien fait tout depuis maintenant plusieurs années pour essayer de réduire les achats d’or du pays. Le rôle historique et social de l’or dans ce pays, qui n’en produit quasiment pas, fait que les indiens achètent beaucoup d’or à l’étranger, dégradant ainsi la balance commerciale du pays. Le gouvernement a donc mis en place des taxes, pour essayer de limiter les achats d’or par la population. Aussi, voir aujourd’hui la Banque Centrale du pays revenir à l’achat sur le précieux métal pose question… Les mois qui viennent nous diront s’il s’agit d’un nouvel axe de diversification.

    Au final, les Banques Centrales ont ainsi porté leurs détentions d’or au plus haut depuis le début des années 2000. Ces établissements ayant des politiques d’investissement s’étalant généralement sur plusieurs années, ce mouvement pourrait constituer un vrai facteur de soutien aux cours de l’or. Le fait de voir des nouveaux arrivants, notamment parmi les plus gros acheteurs du précieux métal, pourrait constituer un tournant majeur sur ce marché…

    Finissons en abordant le cas de l’Italie, qui a récemment fait parler d’elle. Le gouvernement aurait en effet un projet de loi visant à clarifier la propriété de l’or détenu dans les coffres de la Banque Centrale italienne. L’idée est de préciser que l’or italien est la propriété de l’état et non de l’établissement bancaire.

    Certains y ont vu un moyen pour le gouvernement de faire main basse sur l’or du pays pour régler ses difficultés financières (lire ici). Ceci paraît en réalité peu probable pour au moins deux raisons. D’abord, la totalité des réserves d’or italiennes a aujourd’hui une valeur financière d’un peu plus de 100 milliards de dollars. Or, le déficit budgétaire italien sur 12 mois roulants est aujourd’hui de l’ordre de 45 milliards d’euros. Aussi, même si le gouvernement utilisait les ventes d’or pour ne couvrir que partiellement son déficit, on comprend que les réserves d’or seraient très rapidement épuisées.

    L’autre raison, c’est l’impact qu’une telle décision pourrait avoir sur les marchés. Tout d’abord, une telle annonce ferait immédiatement plonger les cours de l’or (les réserves italiennes représentent environ 9 mois de production mondiale) et dévaloriserait leur actif.

    Ensuite, une telle décision du gouvernement italien aurait sans doute un impact très négatif sur la dette italienne, car elle pousserait sans doute les agences de notation à revoir le risque de défaut du gouvernement italien à la hausse. La pression sur les taux rendrait alors très compliquée la gestion des 2 300 milliards d’euros de dettes du gouvernement.

    L’explication est sans doute plus simple. Comme l’a déclaré le promoteur de la loi Claudio Borghi, l’idée est plus d’isoler les réserves d’or de la Banque Centrale. Ceci afin d’éviter qu’en cas de poursuites engagées contre la Banque Centrale pour « supervision inadéquate » par exemple (sic), la partie adverse ne puisse demander à être compensée grâce à l’or détenu dans les coffres de la banque.

    Aussi nous semble-t-il peu probable que les Italiens en viennent à se débarrasser rapidement de tout ou partie de leur stock d’or…

  16. le mythe- incarné- de l’Eternel Retour……

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