La superpuissance américaine impose peut-être une nouvelle règle du jeu : croissance à tout prix, dette permanente, inflation monétaire acceptée, déficits budgétaires colossaux. L’Europe peut-elle encore refuser cette fuite en avant ?
J’ai comme un malaise lorsque je regarde les chiffres américains. Les salaires, les valorisations, les levées de fonds, les capitalisations boursières, les fortunes privées, les déficits publics : tout semble avoir changé d’échelle. On ne parle plus en millions, mais en milliards, en centaines de milliards, parfoi...