Les marchés financiers et plus globalement les bourses mondiales ont repris le chemin de la hausse, sans s’inquiéter de l’évidence bouleversement que le monde économique était en train de traverser. Cette hausse inconsciente repose sur une certitude, sur une confiance absolue dans la toute puissance des banques centrales :  Mouvement sociaux, Brexit, Shutdown, ralentissement de la croissance économique, … Plus rien de fait peur aux marchés financiers qui vivent dans le monde parallèle de la liquidité infinie et éternelle.

Peu importe la réalité économique et les difficultés qui s’approchent, les marchés financiers ont la certitude que les bourses ne peuvent pas réellement baisser grâce aux banques centrales. Tous, ont confiance dans la toute puissance des banques centrales qui doivent à nouveau mettre en œuvre un quantitative easing. 

Malheureusement, une telle lisibilité du marché, un tel consensus est la raison pour laquelle il convient de remettre en cause la réalité de cette toute puissance. En effet, le principe même d’une politique, qu’elle soit monétaire ou non, est de mettre en œuvre des mécanismes ou stratégies qui auront pour conséquence d’influer sur le comportement des agents économiques.

Néanmoins, lorsque les agents économiques n’adaptent plus leur comportement naturellement selon les décisions politiques, mais en fonction de l’analyse prospective qu’ils en font, alors la politique doit changer pour être efficace. Ainsi, toute analyse prospective consensuelle qui anticipe l’évolution de la politique est fausse par nature puisque l’institution devra renouveler son moyen d’action pour conserver sa capacité d’influence. 

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En d’autres mots, et parce que j’ai conscience de l’absence de clarté du propos, la consensus autour de la toute puissance des banques centrales modifie le comportement des acteurs de marché rendant nécessaire une politique monétaire nouvelle dans son approche et son niveau d’intervention.

Le consensus croit dans l’irréversibilité des politiques monétaires non conventionnelles, c’est à dire dans la mise en œuvre d’un nouveau quantitative easing ou assimilé si les marchés financiers devaient baisser trop fortement face à un risque déflationniste ou de croissance faible.

Ainsi, certain de voir appliquer cette nouvelle politique monétaire qui s’est avérée particulièrement favorable pour les marchés financiers, nombre d’acteurs, qui ne veulent rater la perspective d’une nouvelle hausse, se positionnent d’ores et déjà à l’achat afin de profiter de la hausse des cours qui découlera inévitablement de la mise en œuvre d’un nouveau QE.

Néanmoins, en se comportant de la sorte, ces acteurs de marché obligent la banque centrale à changer de stratégie et de politique monétaire. La trop grande prévisibilité de la politique monétaire détruit sa probabilité d’être mise en œuvre.

 

C’est la raison pour laquelle, j’exprime cette idée selon laquelle, une bonne analyse prospective ne se réalise jamais.

En effet, si l’analyse prospective est jugée pertinente par les acteurs concernés, ils modifient leur comportement en fonction des conclusions de cette prospective … et rendent donc caduque les actions anticipées dans cette même prospective.

Par exemple, si je vous annonce qu’il y a un risque de bouchon en passant par bordeaux et que je vous conseille de passer par Poitiers ; Si tout le monde pense que mon analyse prospective est bonne, alors tout le monde passent par Poitiers … et cette analyse prospective devient fausse car les bouchons seront à Poitiers et non à Bordeaux.

L’idée est exactement la même pour les marchés financiers et le comportement prospectif des banques centrales. Puisque ils anticipent tous un nouveau quantitative easing qui va faire monter les marchés actions… aucune baisse des cours de peu réellement s’effectuer… interdisant ainsi, la banque centrale à mettre en œuvre son quantitative easing.



C’est une idée que vous vous avons déjà proposé dans cet article « Et si les banques centrales ne sauvaient pas les marchés lors de la prochaine crise ?, publié au début 2018.

 

 

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15 Comments

  1. Il suffit de regarder les cours depuis debut décembre jusqu’au 26 décembre (tous actifs confondus) pour voir une belle manipulation de marché …. et aujourd hui nous sommes sur une belle résistance avec les 2 semaines d’annonce de résultat US à venir …

    Bref, je préfère attendre sagement avant d’avoir une première orientation pour 2019.
    Avec cela, la geo politique bien active et les indicateurs avancées au ralenti …

    Celui qui va gagner c’est le VIX !
    OP

  2. Jonathan Kaminski says:

    Je pense que la situation est complexe avec bcp de developpements qui sont en conflit. Voici mes points de vue. Il y aussi bcp de nuances importantes. Qq reflexions:
    1. La crédibilité des banques centrales est un atout pour l’economie mondiale il faut aussi voir le verre a moitie plein, et c’est ce qui nous a sauve du marasme en 2008/2009. Tant mieux si les marches sont @cappes@ par les banques centrales, ca veut dire qu’il y a de la confiance et que cela assure une certaine stabilite aux monnaies et a l’investissement ds les entreprises
    2. La FED vend ses actifs actuellement et a deja monte ses taux 9 fois depuis 2015. En revanche ca va etre complique pour la BoJ ou la BCE ca on est daccord, c’est le risque de la fuite en avant. Pour moi le vrai probleme c’est l’endettement des etats et toutes les questions fiscalo-sociales que cela implique en termes d’inegalites, de services publics, et du role de l’etat ds nos societes. Mais un changement de paradigme est plus que necessaire.
    3. La creation monetaire a un effet limite sur l’economie au bout d’un moment et je pense qu’aujourdhui la croissance de bcp d’entreprises est basee sur des choses concretes: investissement innovation etc… sans que les dettes soient a des niveaux faramineux (pour les entreprises saines, bien sur il y a aussi bcp dentreprises surendettees)
    4. Les banques ont des actifs et un endettement bcp plus sain quen 2008
    5. Les marches actions sont a des niveaux de valorisation plus raisonnables actuellement. Il est normal quil y ait eu une reprise des cours ce mois ci car en decembre les marches etaient carrement en train de pricer une recession et une decroissance des profits des entreprises!
    6. La croissance s’essouffle car les fondamentaux sont faibles et la productivite du travail n’augmente presque plus, nous sommes aussi plutot a la fin d’un cycle d’innovation. Les relances fiscales ou monetaires ne font qu’aider la croissance a court terme par plus de dettes et de liquidite mais ce sont les prochaines innovations qui vont nous mettre sur un sentier de croissance superieur et durable
    7. Il y a en revanche une certaine deconnexion des marches avec l’evolution sociale et la montee des inegalites et du mecontentement general. Je ne suis pas convaincu par le bouleversement en profondeur de notre monde actuel je penche plutot vers un scenario de revolution douce
    8. Il y aura tot ou tard une recession c’est inevitable, mais elle sera plutot causee par qq chose dinattendu / d’imprevisible qu’elle ne sera anticipee par le marche. En attendant on peut esperer que les marches fluctuent entre recents plus bas et plus haut
    9. Les US et la Chine vont probablement trouver un accord……. de court terme. La chine est capable de soutenir sa croissance sans s’effondrer et les US vont garder un rythme de croissance superieur a l’europe.
    10. Les problemes d’inegalites vont nous amener plusieurs choses: une certaine relocalisation de l’industrie mais aussi des investissements publics differents qui devront chercher a mieux integrer les territoires et aider a la reconversion vers les nouvelles competences de nos economies, et celles qui sont plus productives. C’est cela qui peut aider le plus a la croissance. Ce que l’on appelle ds le jargon des economistes la transformation structurelle. A quoi bon subventionner des secteurs entiers polluants et non patrimoniaux (agriculture intensive, anciennes industries) alors quils ne sont pas rentables si on peut former sa main d’oeuvre a des activites plus productives et rentables sasns besoin de les subventionner?

  3. Je ne sais pas si c’est inquiétant que ça monte…j’aurais dit l’inverse en décembre quand ça chutait .

    Beaucoup de monde , de gérants attendaient un repli des marchés qui a eu lieu en décembre afin de revenir sur des niveaux raisonnables.

    Du coup et pour rejoindre le paragraphe 5 du post précédent je trouve logique ce rebond en ce début d’année car les actions restent en periode de taux bas un placement recherché à défaut

    Et puis un Cac à 4900 , c’est pas non plus une valorisation exceptionnelle.

  4. Sujet complexe. Les prochaines Européennes font peur au marché, d’autant que les PMI glissent. En effet, la montée du populisme et les anticipations de récession décotent d’autant plus la CE. Dans ce contexte, Draghi sort de sa pochette surprise un soutien possible des liquidités grâce aux TLTRO. Compte tenu de la fin de son mandat, les stratégistes l’envisagent juste après les Européennes. La nouvelle permet à nos marchés de mieux rebondir, certains voyant même un point d’entrée en termes de valorisations. Ton propos Guillaume, si j’ai bien compris, consiste à dire que c’est justement ce phénomène qui interdira in fine son application. Dans ce cas, quel serait l’intérêt des guidances ? Le risque serait pire que le mal, puisque si les marchés n’ont pas leur came monétaire, le retour de bâton serait très violent, contraignant la BCE à respecter sa parole. Mario ne peut pas ne pas le savoir et n’a pas envie de sortir en plein marasme. Toutefois, je pense que l’effet d’aubaine pourrait être rapidement rattrapé par la conjoncture. En ce point, nous nous rejoignons. La grande question qui se pose techniquement, c’est si en pipant à nouveau les dès, on pourra casser le modèle des vagues éliottistes qui ne présage rien de bon. C’est possible si les algorithmes qui font la majorité du marché sont administrés dans ce sens, dans le cas contraire, se sera une débandade comme nous en avons rarement connu. Le virtuel rejoindra t’il le réel ou inversement ? Pour ma part, je pense que tant que la purge de 2008 n’a pas été menée à son terme, nous forçant à changer de civilisation, l’épée de Damoclès plane sur nos têtes.

  5. Sénèque says:

    Pdt BCE: ancien de Goldman Sachs (GS),
    Pdt BDF: ancien de BNPP
    Pdt FED: ancien partner chez Carlyle
    Pdt BOE: ancien de chez GS

    Relativement simple de savoir pour qui roulent les banques centrales.

  6. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    il est quand même amusant de constater que notre CGM maison ( Guillaume) ne loupe pas une occasion pour se montrer pessimiste en matière de marché financier !!

    Moi je ne suis pas d’accord sur l’interprétation :

    Il y a quelques temps j’écrivais ici que Jérôme Powell avait sifflé la fin de la baisse.
    Il était nécessaire qu’il le fasse, car les marchés, suivent la pente de leur humeur.

    Aujourd’hui ça remonte donc un peu. Et ça va surement continuer gentiment tant que l’on n’a pas d’infirmation sur l’espoir d’une résolution de la guerre commerciale Chine /USA.

    Car c’est là le problème majeur de l’économie mondiale et de sa légère décroissance qui a débuté en mars dernier avec justement cette guerre.
    l’Italie, le Brexit, les tensions internationales ne sont que des anecdotes à côté.

    Et ce problème majeur est essentiellement dû à l’incertitude, au manque de confiance des investisseurs qu’ils soient américains, chinois, ou européens, ou d’ailleurs.

    Ils attendent les décisions des deux géants. Et pendant qu’ils attendent, il y a un coup de mou !

    Alors que peut on anticiper ?

    On peut penser en tous cas, qu’ il y va de l’intérêt des chefs d’État américain et chinois que cette guerre cesse.
    En particulier Trump, pour qui la campagne électorale va commencer des l’automne. Et l’on n’a jamais vu un président en exercice se faire réélire aux USA sans une bourse florissante.

    Le chinois n’a pas le même problème, mais son économie, basée sur les exportations faiblit un peu trop.

    Je vois donc une seconde partie de l’année boursière 2019 plutôt meilleure.

    Mais attention, il peut y avoir une rechute auparavant. il s’agit d’un phénomène technique après une forte correction comme celle que nous avons eue.

    • Michel 2 says:

      Voici un avis bien contraire:

      [ Assouplissement quantitatif : réponse à une énormité)

      Reprenons notre analyse des raisons pour lesquelles l’assouplissement quantitatif ne fonctionne pas. Il y a plusieurs années que je dis que l’on ne sort pas d’un QE aussi massif et que je fais la comparaison avec la drogue. Nous avons pu constater ces dernières semaines que c’était malheureusement vrai.

      Article du Figaro, le 20 mars

      La Fed, puis la BCE, se sont mises à rétropédaler sur la hausse des taux et sur la normalisation de leurs bilans. Pourquoi un tel revirement dans un tableau aussi idyllique ?

      Un milliardaire dirige les Etats-Unis. L’économie américaine est en surchauffe, c’est le plein-emploi. En Europe, l’Allemagne va bien, voire très bien. Le Portugal, l’Espagne, la Grèce sont tirés d’affaire. L’Italie freine un peu, mais c’est finalement normal… ce sont de méchants « fascistes », dixit Macron. Le Royaume-Uni est un peu perdu aussi parce qu’il veut nous quitter. La France, elle, est un peu ennuyée le week-end, mais pas plus que ça, et puis nous avons le Mozart de la finance comme président, que dis-je, un Dieu vivant !

      La Chine ralentit, mais ça n’a pas d’importance parce qu’ils ont beaucoup, beaucoup d’argent. Ils vont repartir, c’est sûr ! Et le Japon, on s’en fout, parce qu’il détient sa propre dette lui-même. Si jamais ça tourne mal, il se fera seppuku !

      Mieux serait insupportable. Pourquoi se faire des noeuds au cerveau et pourquoi retourner sa veste ?

      Première hypothèse : les banquiers centraux n’ont pas de cerveau et croient réellement que nous sommes à la limite de la surchauffe. Cette hypothèse est, vous en conviendrez, complètement farfelue, ce serait comme de penser qu’un préadolescent mal élevé est président de la « Ripoublique » en France. Nous ne nous y attarderons donc pas.

      Deuxième hypothèse : les banquiers centraux ont mis 10 ans à se rendre compte qu’ils n’avaient eu aucune action sur l’économie réelle et que la communication ne suffisait plus. Je n’ose y croire car cela validerait alors la première hypothèse, ce que, je vous le rappelle, nous n’avons pas validé d’un commun accord. Ce serait vraiment trop farfelu.

      Troisième hypothèse : les banquiers centraux sont conscients de ce qu’ils font, ils savent pertinemment qu’ils nous envoient dans le mur, mais dans ce cas c’est nous qui n’avons pas de cerveau et cela n’est évidemment pas possible.

      A moins que ce ne soit un savant mélange des trois hypothèses… ce qui aurait l’avantage de ménager tout jugement définitif sur les capacités intellectuelles des uns et des autres.

      Dans un premier temps, ils n’ont rien vu arriver. Ils l’ont dit eux-mêmes et je suis assez tenté de les croire. Ils ont totalement sous-évalué l’impact de la crise de 2008, si bien que quand la bise fut venue, ils se trouvèrent fort dépourvus. Ils se réunirent au printemps 2009, car 20 têtes vides valent toujours mieux qu’une pour mettre en place une brillante politique d’offre de monnaie, selon le principe maintes fois éprouvé que c’est la queue qui remue le chien et non pas l’inverse.

      Avaient-ils conscience à ce moment qu’ils ne faisaient qu’acheter du temps, mais ne réglaient aucun des problèmes ? Cela ne change pas grand-chose en fait. Volontairement ou non, le résultat est le même : ils ont enclenché un processus dont on ne peut sortir gagnant.

      Aujourd’hui, le moindre petit coup de froid, la moindre brise contraire les affole. Il faut dire que l’exercice n’est pas facile. Comment, après avoir dit et répété que tout allait bien grâce aux décisions qu’ils avaient prises, justifier ce spectaculaire retournement de veste sans passer pour des c… ?

      L’exercice est pourtant aisé tant les intervenants des salles de marchés sont en général dépourvus de tout esprit critique, sont ivres de bonheur sachant que les banques centrales sont à la manoeuvre et ne s’interrogent à aucun moment sur les conséquences économiques de ces actions.

      Comment cela se terminera-t-il ?

      Je vois deux scénarios possibles.

      Une prise de conscience de la valeur de la monnaie
      Les marchés jouent la récession et plongent de 30% à 40%. Les banques centrales, qui paniquent déjà face à une baisse de 20% comme l’a prouvé le revirement de la Fed en fin d’année dernière, se jettent dans la bataille sans retenue et sans limite.

      Peu importent les montants, il faut faire remonter les marchés.

      Au bout de quelque temps, les investisseurs comprennent qu’il n’y a pas de plan de sortie, que les banques centrales ne pourront plus revenir en arrière et qu’elles sont désormais condamnées à la planche à billets jour et nuit jusqu’à la fin des temps.

      La valeur de votre monnaie s’effondre, bienvenue au Venezuela.

      Une prise de conscience des peuples qu’ils sont les dindons de la farce
      Ce scénario a déjà commencé mais il pourrait se durcir. Il commence comme le précédent, les banques centrales font remonter les marchés à coups de milliers de milliards.

      Les peuples, déjà passablement énervés, sont à nouveau ponctionnés pour faire tenir le système, sauver les banques et les gros investisseurs. C’est la goutte d’eau de trop. De véritables guerres civiles éclatent.

      En attendant, les banques centrales vont continuer de faire ce qu’elles font depuis la crise de 2008 : garder les taux bas et imprimer tout ce qu’elles peuvent pour essayer d’empêcher les marchés de reculer.

      Certains « experts » nous annonçaient des remontées fantastiques de taux, preuve qu’ils n’avaient pas grand-chose entre les deux oreilles. Ils prévoyaient des taux directeurs de la Fed à 3% et des taux à 10 ans à plus de 6%. Jusqu’à preuve du contraire, le taux de la Fed va rester à 2,5%. Les mêmes les voyaient à plus de 4% en France en 2019, pour l’instant la BCE est toujours à 0,25%.

      C’est l’augmentation des transactions qui crée de fait la monnaie et non l’augmentation de monnaie qui est à l’origine d’une augmentation de transactions, sauf dans le cas de la finance où la monnaie « marchandisée » est elle-même l’objet de la transaction.]

      • julien bonnetouche says:

        Bonjour Michel,

        je ne sais pas qui écrit cela, mais le scénario retenu par les États et par les banques centrales semble plus simple :

        les taux resteront bas, autour de 0, et pour très longtemps, parce que l’on n’a pas d’autre choix.( en dehors des USA le coût de la dette serait trop élevé, et même pour eux)

        Cela profite aux marchés actions car là non plus il n’y a pas d’autre choix, les obligations ne rapportant plus rien.

        la croissance mondiale, elle aussi profite des taux autour de 0%. il vaut mieux s’endetter plutôt que n’importe quoi d’autre car avec une inflation autour de 1à 2 % on est gagnant.Endettement =investissement=accroissement de la productivité = amélioration des marges et des parts de marché.

        les Banques centrales financent effectivement l’économie, mais plus avec les QE qui ne servent que aux banques, mais avec une intervention ( genre hélicoptère money) directe auprès les entreprises et des particuliers.
        cela évite le collapsus que ce soit au niveau de la consommation ou de l’offre.

        En fait le pari est celui de la croissance.

        • Michel 2 says:

          C’est Olivier Delamarche, bien connu pour ne pas être un « optimisme », le contraire de vous en quelque sorte.

          Vous dites: « Endettement =investissement=accroissement de la productivité = amélioration des marges et des parts de marché.  »

          Ce serait vrai si l’argent des banques centrales et autres QE/ LTRO étaient injectée dans la vraie économie. Et vous savez bien que ce n’est pas la réalité pour une (grande) partie de ceux-ci.

  7. Sénèque says:

    Déterminer les intérêts de vos interlocuteurs est indispensable : tous les gérants de fonds, les établissements financiers, les CGP…, bref, tous ceux qui reçoivent des commissions sur les encours sous gestion ont intérêt à avoir un discours favorable sur l’investissement sur des actifs financiers, cela apparaît relativement cohérent vu que c’est leur gagne-pain à côté de leurs études et autres conseils « gratuits » (et en plus, les investissements sur les marchés financiers ne sont pas à célarer à l’IFI !! raison de plus pour y aller !!). Du coup, cela se retrouve à tous les niveaux.

    La question est de savoir si ces « conseilleurs » font les mêmes investissements que ceux qu’ils vous préconisent, par exemple, souscrivent-ils aux fameux EMTN et autres structurés, pour lesquels ils reçoivent environ 1% de rétro tous les ans, à la hausse comme à la baisse ! (sans parler de l’upfront!).

    • Jonathan Kaminski says:

      L’eternel probleme du biais venant du sell-side. Est ce qu’un gerant de hedge fund peut nous eclairer sinon? A quand des fonds structures pouvant etre short sur les actions ou structurer autour d’options pour simplement jouer la volatilite sans direction?

  8. Boursorama says:

    Vu que le prix des actions rentrera dans le panier dont la hausse ne dérangera personne cette niche à un très bel avenir et ceci à contre courant de toutes les analyses , fondamentaux etc…

  9. julien bonnetouche says:

    Cherchez pas !!
    les gérants et autres conseilleurs ne s’y connaissent pas plus que vous !

    les seuls qui gagnent presque toujours de l’argent sur l’année sont les traders ( auxquels nous l’avons pas accès) qui travaillent directement pour une banque ou autre institution.

    J’en connaissais un qui me disait payer à lui seul la totalité des dépenses de la banque où il travaillait, et cela sans trop de stress.

    Ils font du très court terme (quelques secondes à quelques minutes) et se débarrassent de leurs positions. (monnaies, et put ou call le plus souvent)

    Et leur analyse est uniquement graphique. Autrement dit pas d’état d’âme.

  10. Effectivement, nous sommes dans un marché de traders, pas de gestionnaires. On fonctionne à vue de façon opportuniste, sans visibilité de moyen terme. D’un côté les liquidités soutiennent les cours, de l’autre les craintes de récession se rapprochent. Il n’est donc pas possible d’être long au regard de l’indice de Shiller. Il me semble donc que les marchés sont complaisants. Prudence.

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