Au moment ou je rédige ces lignes, l’OAT 10, c’est à dire le taux d’emprunt de l’état Français est à seulement 0.29% en chute de plus de 47% depuis le début du mois de Mars.

 

Il y a à peine trois mois, la hausse des taux était une certitude pour tous devant l’amélioration certaine de l’économie et les retours de l’inflation.

A peine trois mois plus tard, la hausse des taux est loin derrière nous et les taux d’emprunt de l’état Français retrouvent leur niveau les plus bas !

 

Ce retournement est incroyable ! Il doit signifier quelque chose d’important. Mais quoi ?

Comment peut on analyser cette baisse violente des taux d’emprunt de l’état Français ? Les investisseurs ont ils collectivement abandonné l’idée d’une hausse des taux sur fond d’amélioration de la conjoncture et de retour de l’inflation ?

Les investisseurs craignent t’ils le retour d’un crise économique qui justifierait à nouveau une politique monétaire excessivement accommodante ?

Le spectre des taux négatif serait il de retour ?

En tout cas, une chose semble acquise, les taux d’intérêt devraient être au plancher pour une longue période encore.

Nous sommes en pleine croissance économique … et les taux d’emprunt de l’état Français sont à 0.29% ! A quel niveau seront ils le jour ou la croissance sera véritablement absente ?



Bientôt les taux vraiment négatifs ? Au lieu d’être rémunéré pour votre épargne allez vous devoir payer votre banque pour quelle garde votre argent ? 

L’hyperinflation des actifs est elle la prochaine étape telle que nous vous l’annoncions déjà dans notre article stratégique publié à la fin de l’année 2018 : « Stratégie d’investissement 2019 : Forte baisse du marché action et hausse des taux d’intérêt avant retour de l’hyperinflation des actifs ? »

 

A suivre…

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112 Comments

  1. Je ne crois pas qu’il y a des dingues pour investir dans un pays en guerre civile ! avec la refonte de la taxe foncière et son indexation sur la valeur des biens cela fera du bien là ou elle était surévalué et vis versa !

    • Philippe says:

      Désolé LMP mais moi pas certain de n’avoir pas tout saisi sans bien comprendre si la négation est bien placée au niveau de la sous évaluation et inversement 🙂

      • C’est bien connu la plupart des communes gère très mal la TF et cela est ressenti comme une injustice inouïe en province .
        Exemple : Pour ma part j’ai une maison à tarbes évalué 145 000 , ma taxe foncière est de 2400 euros.
        A paris vous avez des personnes qui payent une taxe foncière d’environ 1000 euros/ a peu de chose près pour des biens estimé proche du million .
        Pourquoi payer plus de 2300% plus cher pour beaucoup moins de service ?
        Ce système est à refondre totalement et avec la recherche de recettes , l’indexation sur la valeur des biens sera une mesure équitable et juste et sa nationalisation rétablira un semblant d’égalité devant l’impôt.
        C’est ce qu’on appelle une variable d’ajustement , l’illusion des taux bas pour se retrouver esclave à vie dans la capitale guillaume avait donc raison sur les pronostiques des prix dans un de ces derniers articles les belles affaires se retrouve désormais en province !!

        • Michel 2 says:

          Pour votre maison à Tarbes, est-ce la valeur locative qui est élevée ou bien les taux appliqués par les collectivités (commune, interco, région, département) ?

        • Edouard says:

          Si l’on vous écoutait et si c’était vrai (pour les TF de Paris à 1000€ sur de tels biens…), il faudrait que le propriétaire d’un bien évalué 1 millions d’euros à Paris paie 16 600€ de TF… La rentabilité de son bien étant déjà quasi nulle, il se retrouverait à devoir brader son bien pour ne pas payer cette taxe… Ce bien serait alors sans doute vendu à un riche étranger… Ces mêmes riches étrangers qui achètent déjà toute la capitale… Ou bien peut-être souhaiteriez-vous plutôt que l’on baisse drastiquement votre TF ?

          • Entièrement avec vous Edouard !
            Déjà dans mon immeuble à Paris, nous avons une Américaine et maintenant des Canadiens : tous deux des résidences secondaires. Les Canadiens n’y viennent que pour un WE de 3 jours seulement et de temps en temps. Pour les vacances, ils ont un appart à Cannes…
            Avec des TF ajustées à la valeur des biens, il sera impossible de payer les taxes et Paris appartiendra uniquement aux étrangers, eux très riches (et pas les Parisiens, n’en déplaise aux Gilets jaunes qui saccagent Paris et la France !) Je suis dégoûté de ce qu’est devenu ce pays !

            • Sénèque says:

              C’est la libre circulation des capitaux. Il n’y a pas de restrictions en direction des étrangers pour qu’ils puissent faire des achats en France, qu’il s’agisse bien évidemment de citoyens de l’UE que de citoyens hors de cette zone.

              Certains pays pour leur part interdisent à des ressortissants étrangers de réaliser des opérations foncières ou majoritaires capitalistiquement. De la sorte, cela évite que leur foncier à « bas prix » pour les occidentaux soit accaparé par ces derniers qui disposent d’une force de frappe bien plus élevée que les locaux (je pense particulièrement à des pays du sud-est asiatique).
              Cela s’appelle du protectionnisme où est alors favorisé le pouvoir d’achat sur le territoire des ressortissants et citoyens de ce territoire. Cela peut sembler somme toute assez logique lorsqu’on pense aux écarts substantiels de revenus mais libre à chacun d’avoir son opinion quant à la « loi du marché ».

              La France n’est plus véritablement un acteur qui est là pour protéger les citoyens ressortissants de son territoire mais pour favoriser une approche toujours plus globalisante avec un premier étage au niveau européen avant celui global (en témoigne l’invitation du chef de l’Etat de la chancelière allemande et du président de la commission européenne lors de la rencontre avec le président chinois). La France est une préfecture de l’Europe, cela d’autant plus avec l’europhilie manifeste de Mr MACRON et de la quasi intégralité des « intellectuels » (ne serait-ce qu’émettre des opinions sur l’UE ou l’euro – et pas sur l’Europe… – « relativisantes » relève du « fascisme » lorsqu’on sait que ce vocable a une signification très précise, mais l’emploi des mots est également instrumentalisé…).

              Pour autant, cela n’empêche pas Bruno LE MAIRE de s’offusquer par exemple d’une montée de l’Etat néerlandais au capital d’Air-France-KLM…au même niveau que celui de l’Etat français !!! « Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais », ou la real politik tant mis en avant par les dirigeants (cela se retrouve aussi dans les ventes d’armes – business as usual – à l’Arabie Saoudite pour lui permettre ses opérations au Yémen).

              Par ailleurs, les « 1ers de cordée multimillionnaires » sont les profils dragués, dont cela est cohérent qu’ils s’offrent de beaux biens dans un pays qui leur ouvre grand les portes (et pour rejoindre un autre de mes commentaires, si ces américains, canadiens, qui mettent quelques millions pour acheter un bien où ils viennent quelques jours ici où là, ils ne se poseront pas de questions si Paris les agace lors de la revente de leur bien et du prix…).

              Je ne pense pas que les gilets jaunes soient la cause d’un état social mais plutôt une conséquence, mais cela est un avis personnel.

              En tous les cas, à tous les niveaux les problèmes sont d’une complexité croissante et le niveau des personnes en face paraît s’effondrer laissant craindre pour la suite.

              Je rejoins les conseils qui préconisent des piécettes (or ET argent), qui avertissent quant au recours à l’endettement.

    • Le revers de la médaille!!!

  2. Est-ce que cela veut dire que c’est maintenant qu’il faut acheter de l’immobilier ou de l’or avant que tout se désagrège???

    • Si vous êtes sure d’avoir les mêmes revenus dans 15 ans ou 20 ans, oui il faut acheter.
      Sachant que si vous êtes sur une stratégie défensive, il vaut mieux utiliser votre cash, du moins pour avoir un endettement le moins élevé possible.

      • Edouard says:

        Le cash pour sa résidence principale, pourquoi pas… Mais pour un investissement locatif, autant emprunter !

        • Plutôt emprunter pour un investissement locatif certes, mais devant l’incertitude ne pas aller au maximum de la capacité d’endettement.
          Je dirais même qu’il ne faut pas que l’endettement dépasse 20%.
          Donc ajustement nécéssaire avec du cash dans certains cas.
          Ne sous-estimez pas le fait que l’état n’a plus assez de pognon des autres et qu’il est possible qu’il cherche plus profond dans les poches du contribuable. Aussi, sur 15 à 25 ans ne sous-estimez pas la possibilité d’un frexit ou d’une crise majeure de l’UE.
          Attention à l’endettement! Opportunité aujourd’hui certes, mais à dose raisonnable.

    • Michel 2 says:

      L’or OUI, l’immobilier plutôt NON, car si crise il y a, l’immobilier sera forcément impacté (négativement). Préférez du foncier agricole ou forestier beaucoup moins cher.

  3. Bonjour

    Suivre le débat

  4. Bonjour,

    Les investisseurs institutionnels doivent placer, investir leurs fonds sur des actifs dits « surs » (obligations d’Etat, …).
    L’Allemagne dégage un excédent budgétaire. Elle procède donc de moins en moins à des émissions obligataires. La France profite de cette situation. Les investisseurs institutionnels achète davantage de dette française (ils ne peuvent plus acheter beaucoup de dette Allemande) ce qui fait baisser les taux des OAT.

    • Philippe says:

      C’est clair et la réponse pourrait bien fermer la suite des commentaires.
      Sinon je partage votre agacement ne pas pouvoir corriger ses fautes une fois la touche ENTER appuyée. GF pourrait un jour basculer sur LinkedIn ou changer de logiciel de blog … Guillaume les taux sont bas et il faut emprunter pour changer de soft

  5. rectificatif : « doivent investir UNE PARTIE de leurs fonds sur des actifs dits « surs ».
    lire « achètENT » et non « achète ».
    Désolé pour les fautes de frappe.

  6. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    L’économie mondiale, c’est un « truc  » fragile.

    Elle a été déstabilisée par Trump, et maintenant elle a du mal à s’en remettre.

    D’autant plus que l’on soupçonne maintenant les USA de redouter de perdre leur rôle hégémonique au profit des chinois. Et de ne pas l’accepter, ce qui pourrait nous conduire à de nouveaux affrontements d’ici quelques temps.

    Alors les gens achètent des obligations d’État, comme si c’était rassurant !!
    Baisse des taux, + baisse de la croissance sont des signes d’une maladie bien connue : la déflation.

    Heureusement les banques centrales sont là et non seulement elles n’augmenteront pas les taux mais ouvriront tout grand les vannes monétaires sous peu.

    Car personne ne peut envisager sérieusement une récession durable, aussi bien les américains que les européens et bien sur ni les chinois.

    C’est un peu comme le Brexit, à part la bande de « charlots » au pouvoir de l’autre côté de la Manche, personne ne peut sérieusement l’envisager alors que l’on peut tout simplement abandonner l’idée… c’est surement ce qui arrivera en définitive.

    Tout cela déclenche enfin la correction boursière qui avait besoin d’un déclic.

    Si les 5230 sur le CAC tiennent, ce qui nous ferait un petit repli de 4% depuis les 5440, alors nous aurons certainement un rebond.

    Mais on peut aller un peu plus bas, car le moral redevient morose.

    • Michel 2 says:

      Ce n’est pas en tous cas l’avis d’un des financiers que je suis régulièremen. Mais nul n’est prophète en son pays !!!

      [UNE PREMIÈRE

      C’était une première hier.
      Suivez bien car ce n’est pas très logique…
      D’habitude, quand on a des mauvaises nouvelles pour l’économie, les indices boursiers montent.
      Le raisonnement : si l’économie est mauvaise, les taux vont baisser et si les taux baissent, c’est bon pour les actions.
      Un peu tordu comme raisonnement mais c’est le raisonnement qui prévaut depuis plusieurs années.
      Et hier, pour une fois, les nouvelles étaient mauvaises pour l’économie US, les taux ont baissé mais…les indices boursiers américains ont baissé en clôture.
      Pas une forte baisse, mais une baisse quand même.
      Peut-être le signal d’un changement de paradigme?
      À suivre.

      Comme évoqué dans la newsletter hier, nous pensons qu’une grosse partie de la hausse de l’année est faite et qu’il faut être désormais plus prudent. Nous avons conseillé des produits pour couvrir vos portefeuilles d’actions et, pour les plus risquophiles, des produits pour spéculer sur la baisse des marchés.
      On vous tiendra évidemment au courant si nous changeons d’avis.]

    • Michel 2 says:

      Déclic, vous avez dit déclic , vous êtes plutôt dans le déni …. de réalité !
      Voyez plutôt:

      [ La monnaie ne marche plus:

      Comme nous l’avons analysé hier, la fonction spéculative a créé les organes et les produits, les dérivés, les assurances, les modèles, les théories.

      Pourquoi s’arrêter, pourquoi être raisonnable ? Greenspan lui-même croyait que c’était une nouvelle ère. L’horizon c’est l’infini, puisque tous les problèmes se réduisent à des problèmes de liquidité.

      Le monde est illimité, continu, dérivable, linéaire, et il n’y a même plus pénurie des occasions rentables d’investir puisque l’on peut créer des produits mathématiques de plus en plus performants avec les modèles probabilistes.

      La suite, vous la connaissez peut-être : Greenspan essaie de remonter les taux en 1994 et déclenche une crise de deleveraging sanglante. Il est ainsi prouvé en pratique que quand on a mené des politiques monétaires de type inflationniste et utilisé les liquidités comme filet de sécurité, il n’est plus possible de resserrer et de retirer les liquidités, fussent-elles excédentaires.

      C’est ce que j’ai affirmé à l’époque : pas de possibilité de retour en arrière, il n’y a qu’une voie, celle du toujours plus, marche ou crève.

      Et il faut aller plus loin malgré l’épuisement des filons de rentabilité réelle, il faut créer des instruments bidons pour répondre à la demande. On peut par la titrisation transformer le plomb en or et l’eau des égouts en eau potable. Qu’à cela ne tienne, on y va.

      Crises à répétition et liquidités infinies

      Crise mexicaine, crise asiatique, crise LTCM, crise russe, bug de l’an 2000, crise du Nasdaq, crise du crédit pourri en 2002… Tout est prétexte incontournable à création de crédit et donc de liquidités.

      On éponge tout cela par une nouvelle vague de stupidité, la vague du logement. Le logement devient le moteur de la reflation financière et de l’économie avec les innovations de plus en plus douteuses et spoliatrices.

      Tout cela débouche bien sûr sur une crise encore plus sanglante et plus profonde que les précédentes, car les sommes en jeu montent de façon exponentielle.

      Greenspan faisait de la prose inflationniste sans le savoir, sans l’avoir théorisé… mais voici Bernanke, théoricien qui a dans sa musette des idées toutes faites issues de son incompréhension de la crise de 1929.

      Notre Bernanke est l’homme de la situation, il croit posséder la science infuse de la reflation. C’est alors le temps de la fameuse planche à billets qui peut tout et ne coûte rien, le temps de l' »helicopter money ».

      Une plus grosse bulle pour réparer la précédente

      Pour nettoyer les éclaboussures de l’éclatement de la bulle immobilière – vous savez, celle qui a succédé à la bulle du Nasdaq – on va souffler une nouvelle bulle, celle des emprunts d’Etat.

      On va utiliser le pouvoir d’endettement du gouvernement pour créer les 2 000 Mds$ de dollars de dettes dont a besoin le système américain pour échapper à la faillite.

      C’est la fameuse trouvaille/opération du risk-off : on fait croire aux gens que, quand la peur est là, il suffit de se mettre à l’abri en achetant des emprunts d’Etat. En clair on transfère le risque du privé sur le public… et on dit qu’il a les reins solides !

      Greenspan avait utilisé toutes les armes, toutes les astuces monétaires pour soutenir le crédit et en produire plus. Bernanke a réussi à en rajouter deux autres : la première, c’est le bilan de la Fed ; la seconde c’est le tourniquet du financement à long terme des hypothèques et du gouvernement – la monétisation du long terme.

      C’est la destruction progressive de la monnaie

      Quand on est parvenu à l’institution de dernier ressort, alors il ne reste qu’une possibilité pour aller plus loin, avilir, détruire ce en quoi les dettes sont libellées : la monnaie.

      Mais il faut que, comme du temps de l’utilisation de l’inflation des prix des biens de consommation, cela reste discret, secret : il faut que cela puisse durer longtemps.

      Tout est porté à un niveau supérieur de manipulation et de sophistication à dominante mathématique.

      La manipulation des taux, des spreads, des incitations au levier, des perceptions, de la psychologie, doit sans cesse être raffinée. Il faut tripatouiller le réel – si on ose encore appeler cela le réel –, mais il faut de proche en proche tout contrôler. C’est le temps des fameuses guidances, des promesses, des billevesées et des vessies transformées en lanternes…

      Dans un univers de plus en plus complexe, mondialisé, gorgé de liquidités spéculatives en quête d’emploi, il faut transmettre, faire en sorte que les spéculateurs fassent ce qui est souhaité avec le handicap d’un jeu de cache-cache, le handicap croissant de l’apprentissage et des progrès de la connaissance.

      Plus rien n’est simple, linéaire, tout est théorie des jeux. Formidable bataille.

      Les Martiens à la rescousse

      La monétisation, le financement par avilissement potentiel de la monnaie devient donc le dernier remède. Après il n’y en a plus d’autre… car à part endetter la planète Mars on ne voit plus qui peut s’endetter pour sauver l’Etat, le gouvernement, le couple gouvernement/banque centrale.

      Alors on invente un nouveau mythe qui succède à celui du risk-on/risk off : celui de l’infaillibilité du gouvernement. On invente l’idée qu’il ne peut pas faire faillite, que les déficits n’ont aucune importance, et qu’il sera toujours solvable.

      Pourquoi ne peut-il faire faillite ? La réponse est simple : parce qu’il a à sa disposition la planche à billets, il peut toujours créer, produire autant de monnaie qu’il en a besoin pour payer ses dettes.

      Et comment cela se réalise-t-il ? Par l’émission de fausse monnaie, émission de monnaie non gagée, non orthodoxe, c’est-à-dire par l’émission à jets continus de monnaie qui n’est plus de la monnaie, qui n’est plus réserve de valeur mais qui est un simple signe, un jeton.

      Si la monnaie change de nature, est-ce que vous vous étonnez si toutes les règles, si tout ce que l’on sait sur la monnaie devient obsolète, périmé, inadapté à sa gestion?

      En détruisant la monnaie telle que nous l’avons connue, étudiée et mise en place, on détruit par le même coup tout le corpus de savoir qui a été accumulé : il devient caduc.

      Les théories monétaires, les théories des banques centrales, ont été créées pour dompter une créature qui a muté, qui n’est plus ce qu’elle était et qui n’est plus ce pourquoi elle était utile, intelligible.

      Bruno Bertez, né en septembre 1944, est patron d’un groupe de presse spécialisé dans l’économie et la finance, il fonde le quotidien La Tribune. Il écrit régulièrement dans le quotidien des affaires suisse L’Agefi. ]

  7. Patrick says:

    Cherchez pas : Ce sont les PMI publiés ce matin qui sont catastrophiques de catastrophique. L’Allemagne à 44,7… C’est le plus bas enregistré depuis plus de 6 ans. Sachant que le niveau de 50 marque la frontière entre expansion (>50) et récession (<50)… On peut s'attendre à une récession en Allemagne sous peu. La France est à 49,8.
    Résultat : les flux quittent les actions et vont vers les obligations en faisant baisser les taux. Le 10 ans allemand est passé négatif à -0,025 à l'instant.
    M'est avis que ces PMI si bas n'étaient pas du tout anticipés.. D'où une surréaction des marchés, sur les actions, et sur les obligations.

  8. Badtimes says:

    La déflation est normale vue la concurrence mondiale, les innovations technologiques et la démographies des pays développés(vieillissement).

    • pierrot says:

      Tout à fait.
      L’inflation ne viendra surement plus de la boucle habituelle prix/salaires,
      en revanche elle pourrait revenir par la fuite devant la monnaie quand la confiance aura été perdue, et là ça sera très violent.

  9. Sénèque says:

    Je suis ce taux depuis le début de l’année (-59% pour l’OAT 10 ans), car c’est en effet hallucinant les variations sur les taux français (le 6 ans et le 7 ans sont redevenus négatifs cette semaine…) quasiment toutes les semaines.

    Une chose est certaine, cela profite à l’Etat français qui fait « rouler sa dette » avec de nouveaux taux 10 X inférieur aux anciens, ce qui se traduit par un gain sur la charge d’intérêts malgré un stock de dettes croissant (c’est beau la loi de l’offre et de la demande…lorsque celle-ci est totalement biaisée).

    En effet, les éléments sont biaisés car une partie de cette dette est achetée par la Banque de France pour le compte de la BCE pour les opérations monétaires non conventionnelles de cette dernière (tellement peu conventionnelles que cela est en théorie interdit par Maastricht, ce qu’ont essayé de démontré des professeurs d’économie auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe du côté allemand, évidemment peine perdue car imaginez les répercussions…).

    En plus, avec les intérêts perçus, la Banque de France en distribue une quote-part sous forme de dividendes à …l’Etat français, cette situation est tout de même assez magnifique ! certains appellent cela de la cavalerie, d’autres un ponzi…

    Ce qui est dommage pour l’Etat français, c’est d’émettre des OATi, soit indexées sur l’inflation, imaginez un peu si celle-ci repart à la hausse… Heureusement que nos gouvernants brillent par leurs compétences de saine gestion et de présentation régulière depuis des décennies d’un PROJET de budget excédentaire…

    Cela me rappelle de précédents écrits sur ce blog à propos d’une sorte de dissolution de la monnaie.

    Une chose est certaine, cela n’est pas véritablement de bonne augure de mon point de vue car si j’analyse cela selon un plan strictement « raisonnement de marché »: tout le monde veut du « soit-disant sans risque », à tel point que cela fait grimper les prix et donc baisser les taux, lesquels deviennent même négatifs, ce qui témoignerait d’une telle crainte quant aux autres classes d’actifs que nombreux sont les institutionnels qui préfèrent perdre de l’argent (sauf à spéculer, car lorsque vous voyez les variations sur une journée de ces taux souverains, il y a des gains exceptionnels à réaliser, ce que ne doit pas manquer en ce moment H2O…). Donc selon cette approche, il y aurait des cadavres partout sauf les Etats (?).

    Par ailleurs, tout va bien pour ceux qui font des opérations à levier en ce moment au regard des taux d’emprunt…attention aux appels de marge lorsqu’il y aura baisse de certaines classes d’actifs !

    Comme il y a par ailleurs tellement de liquidités (qui d’ailleurs, lorsqu’on les enlève, cela crée des distorsions et il convient de cesser la réduction de bilan, cf. la FED), cela amplifie ce phénomène.

    Bref, gardons les yeux ouverts, raisonnons en faisant fonctionner notre cerveau et ceux de personnes qui nous apparaissent douées de compétences et de connaissances objectives plutôt que d’écouter des passeurs de soupe qui n’ont aucune espèce d’analyse critique.

  10. « raisonnons en faisant fonctionner notre cerveau et ceux de personnes qui nous apparaissent douées de compétences et de connaissances objectives plutôt que d’écouter des passeurs de soupe qui n’ont aucune espèce d’analyse critique »

    Merci d’être de ceux là 😉

    J’apprécie chacun de vos commentaires !

  11. Pierrot says:

    Les banques centrales ont pris la main il y a 10 ans, avec la fuite en avant monetaire.
    On peut supposer que au prochain krach ce sont les politiques qui reprendront la main, par des relances keynésiennes de montants jamais vues dans l’Histoire.

    • Le plus simple serait de faire faillite et de repartir sur des bases saines.
      Nous sommes dans un vortex dangereux combinant argent gratuit, inflation et destruction d’emplois. Je me demande combien de temps tout cela va tenir.
      En attendant, que conseiller à des gens qui souhaitent investir? De s’endetter? Pourquoi pas.
      De se placer sur les actions? Ok mais lesquelles? Aujourd’hui, il n’y a pas un seul prix réel quel que soit l’actif.
      L’or? Le prix a peu évolué, mais il faut de l’or physique.
      Si le R-U avait choisit de sortir à la date initiale prévue de l’UE, il aurait été un investissement facile. Mme May repousse l’échéance, que faire?

      • Pierrot says:

        Les taux sont administrés par les banques centrales donc absolument tous les prix de tous les actifs sont faux, no place to hide.
        Et pour ce qui est d’essayer d’imaginer la suite, c’est tout bonnement impossible il n’y a plus de tendance de long terme il peut se passer n’importe quoi de façon disruptive.
        Je me souviens d’un papier l’an dernier sur un logiciel développé pour tenter d’interpreter les rictus et mimiques du visage de Draghi pendant ses conférences afin de déterminer se pensée, ça devient digne des oracles de la grece antique, on va bientot se remettre à sacrifier des poulets pour lire dans leurs entrailles !

      • Michel 2 says:

        Tout à fait d’accord avec vous Damien sur la faillite.
        C’en en 2008, qu’il fallait laisser le système se resettter, si cela avait été le cas nous serions en pleine croissance aujourd’hui avec des fondamentaux bien meilleurs.

        Quand à l’investissement d’aujourd’hui deux conseils me semble t-il:
        1) Wait en see,
        2) Court terme voire très court terme.

  12. Badtimes says:

    Finances par les Banques centrales😉

  13. Acheter des matelas , la fuite en-avant toute va nous mener au bord du précipice. Tous les actifs sont surévalués à l extreme et la médaille revient à l immobilier parisien

    • Soit les actifs sont surévalués et notamment l’immobilier parisien… soit la valeur de la monnaie dans laquelle cette valeur est exprimée perd de sa valeur et il faut toujours plus de quantité de cette monnaie dégradée pour exprimer une même valeur relative ?

      J’ai tendance à croire à la seconde option… Ce qui ne change rien à l’idée de la fuite en avant…

      • Michel 2 says:

        Perso, je pense qu’il y a les deux, même si l’un et l’autre ne sont pas complètement décorrélés !

      • pierrot says:

        effectivement il s’agit d’une forme d’inflation des actifs par le crédit,
        l’inflation par les salaires était irreversible car les salaires nominaux ne baissent jamais (mis à part en cas de licenciement et chomage, on ne peut pas baisser le salaire d’un employé),
        cette inflation des actifs par le crédit est elle aussi devenue irreversible si on suppose que l’endettement continuera d’augmenter jusqu’à la fin des temps (Cf les tresors d’inventivité deployés par les banques centrales pour pousser à l’endettement).

      • Philippe says:

        C’est quoi un actif immobilier surévalué ?
        – un cube de ciment mal placé qui vaut 100 à construire et qui est vendu 1000 ?
        – un bien « unique » sur lequel des spéculateurs espèrent un profit important ?

        C’est quoi une valeur de monnaie qui perd de sa valeur ?
        – 10€ qui permet d’acheter 1/10 de hamburger aux USA ?
        – un billet de 10€ aujourd’hui dont on pense qu’il en faudra 20 dans 1 an pour acheter un hamburger même en France ? (dans ce cas, moi j’appelle cela de l’inflation et pas de la dévalorisation de valeur relative de la monnaie ou un truc dans le genre)

        • pierrot says:

          – un cube de ciment mal placé qui vaut 100 à construire et qui est vendu 1000 ?
          – un bien « unique » sur lequel des spéculateurs espèrent un profit important ?

          La réponse est les deux !

        • Michel 2 says:

          1) la tendance d’une monnaie fiduciaire quelle qu’elle soit est ZERO !
          2) l’inflation réelle c’est quand 100 Kg de pain à une once d’or passent à 1,5 ou 2 ou + d’onces d’or.

          Tout le reste = baratin, spéculation, embrouille, politique politicienne, etc.

      • Badtimes says:

        Oui Guillaume mais dans ce cas l’or devrait monter(si on raisonne en historique). Ou alors vous avez raison et l’or garde sa valeur par rapport à la monnaie donc stagne ( elle n’a plus besoin de monter). Il faut donc regarder sur le long terme pour comparer son pouvoir d’achat avec la même quantité de métal jaune.

  14. Tous vos commentaires sont très intéressants.
    Si j’ai bien suivi pour celui qui a une assurance-vie qui rapporte peu a-t-il intérêt à acheter un appartement à rénover et à louer?
    Si l’on se retourne dans n’importe qu’elle situation on sera perdant.

    • Michel 2 says:

      Vous avez tout compris Monique, mais acheter un appart à louer n’est pas, n’est plus, à mon avis un bon plan sauf à tomber sur une vraie « affaire » !
      Quitte à ne rien gagner, préférez plutôt de l’or physique (pièces de préférence). Si il y avait une méga crise, au moins, vous seriez protégée.

      • pierrot says:

        Dans une optique post apocalyptique ok des pieces d’or retrouveront toute leur valeur,
        mais sauf a supposer la disparition de l’Etat en cas de méga crise justement il y a fort à parier que les Etats ne laisseront personne passer entre les mailles du filet,
        Roosevelt a tout de meme interdit la detention d’or physique (sous peine de prison) juste avant de dévaluer mechament le dollar.

        • Sénèque says:

          Donc d’un côté, il y aurait « l’apocalypse », (au sens moderne du terme…), qui engendrerait une « disparition de l’Etat », une « méga crise »…soit donc un scénario qui, à vous lire, aurait vraisemblablement une espérance mathématique de réalisation nulle et qui semble-t’il rendrait superflu pour ne pas dire plus la détention de classes d’actifs susceptibles d’être résilients.

          Evidemment, des éléments tels que:
          1) une ponction des avoirs à des taux de 60% au-delà des 100 000 € (https://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130330trib000756871/ponction-massive-a-chypre-sur-les-comptes-de-plus-de-100.000-euros.html),
          2) des banques qui ferment et des plafonds de retraits à 60 € /jour (https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-banques-seront-fermees-pendant-une-semaine-487810.html),
          3) une ruée vers un guichet de crainte de faillite de l’établissement bancaire (https://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090722trib000471231/ruee-aux-guichets-de-northern-rock.html),
          Ne peuvent pas arriver ou alors dans des pays exotiques (par exemple l’Angleterre, pour le 3) ) ou dans des pays avec une monnaie de singe (par exemple Chypre et la Grèce pour les exemples 1) et 2) ).

          De ce fait, la France n’étant pas un pays exotique et disposant d’une monnaie forte, vous avez tout à fait raison de privilégier la détention de créances exclusivement auprès d’établissements bancaires et autres compagnies d’assurance.

          Par ailleurs, sur le décret de Roosevelt:
          – cette mesure aurait permis de capter 22% de l’or détenu par les particuliers (mince, les 78% restants ont du causé des peines de prison et/ou des amendes sévères pour leurs propriétaires),
          – la peine de prison et/ou l’amende ont été très peu infligées (bah, et les 78% d’or détenus par les particuliers ???),
          – il y avait une liberté sur la détention de 5 onces ( au cours d’aujourd’hui, environ 6 500 USD),
          – ceux qui ont conservé des métaux précieux avant la dévaluation n’ont pas du faire une trop mauvaise opération…

          Par ailleurs, ce décret s’accompagnait de l’interdiction d’user des pièces de métaux précieux pour réaliser des transactions pour n’utliser que les billets de la Fed.

          Donc, si vous faîtes une confiance aux gouvernants, vous auriez ramené votre or et votre argent en estimant qu’ils vous veulent du bien.

          Du coup, conservez bien tous vos avoirs dans le système financier: en l’absence de billets (question d’années au rythme actuel, car les billets financent le terrorisme et non le crédit à la consommation, http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup/france-monde/amedy-coulibaly-avait-contracte-un-pret-de-6000-qui-ia0b0n2599793) et ne détenez pas de métaux précieux, vous serez ainsi le bon « consommateur » (oubliez le mot citoyen, il est cosmétique dans les discours) que les Banques Centrales veulent: vous ne consommez pas l’argent détenu sur votre compte ? hop, taux négatif de -5% pour vous inciter à dépense maintenant car l’économie en a besoin ! l’économie est en surchauffe ? vous êtes prêt à dépenser…mais on vous propose un taux de placement à 5% ! vous dépensez ? vous épargnez ?vous avez votre liberté ???

          • pierrot says:

            on s’enerve pas hein 😉
            si vous etes convaincu de vos certitudes tant mieux que voulez vous que je vous dise, faites vous carrément enterrer avec votre or il sera ainsi retourné de là où il est venu il y a une certaine logique

            • Sénèque says:

              Je ne suis pas énervé (un stoïcien qui s’énerve, manquerait plus que cela).

              J’illustrais par divers exemples que la poursuite du système dans son ensemble PEUT laisser apparaître des fissures ici ou là et que, PROBABLEMENT, raisonner en conservant les mêmes paradigmes pourrait exposer à des risques sur le plan matériel.

              Par conséquent, il m’apparaît, de façon personnelle au regard de ces évolutions, analyses et prospectives, que l’or et l’argent pourraient proposer une résilience supérieure à la monnaie scripturale.

              Par conséquent, j’en détiens.

              Ce qui m’interpelle, c’est lorsque j’oppose à une vue de quelqu’un une autre vue (avec si possible quelques arguments, quelques exemples sourcés sur du mainstream, cf. La Tribune, La Voix du Nord), le premier s’irrite, fait reporter cette irritation sur moi, m’enferme dans mes certitudes…

              Mais bon, puisqu’argumenter, débattre, apporter de la contradiction, avec des données factuelles objectives, témoignent exclusivement d’une irritation…

        • Michel 2 says:

          Vous n’êtes pas obligé de détenir de l’or dans un pays à risque = pays fortement endetté !
          Et de surcroît entre un titre de créance typa assurance vie (+ loi Sapin 2) ou livret A et un titre de propriété, il n’y a pas photo !
          Car spolier quelqu’un d’un titre de propriété, c’est déjà aller contre la constitution et ça dans un pays comme le notre cela devient très grave. Dans ce cas 1789 serait une petite révolutionnette !!!
          Posséder de l’immobilier est aussi un titre de propriété mais en cas de crise, je pense qu’il serait fortement dévalué. Idem pour une action au nominatif pur.

          • pierrot says:

            oui l’or semble plus sûr que de la monnaie dette,
            mais jusqu’à présent tous ceux qui ont tout mis en or depuis 10 ans se sont fait tondre / marchés financiers, le cours de l’or est manipulé à la baisse par l’or papier tout le monde le sait.
            Aucune limite à l’action de l’Etat, sans confisquer une propriété privée il peut en taxer la plus value à 99%, en taxer la detention, ou les deux…

            • Michel 2 says:

              Ok, mais s’agissant de l’or, c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses ! L’or n’est pas une unité de spéculation mais bien de protection.

              Et si l’or ne monte pas, les taux montants de la FED y sont (étaient) pour quelque chose.
              Tout est expliqué ici:
              http://www.economiematin.fr/news-prix-or-taux-fed-achat-bourse-sannat

              Mais maintenant que cette hausse des taux est en train de se retourner, que va t-il se passer pour l’or ?????

        • Michel 2 says:

          Plus récent, regardez au Venezuela qui s’en sort le mieux: les détendeurs de Bolivars, des titres obligataires du pays ou ceux qui ont des pièces d’or ?

    • Je suis de ceux qui pensent qu’ils faut oublier le rendement pendant quelques années et garder son argent mobile, donc avoir des titres de sociétés cotées. En ce qui concerne l’assurance-vie, il est vrai qu’en cas de crise système et de rush pour retirer l’argent vous ne retrouverez pas tout votre argent, mais tant que vous ne retirez pas votre valeur de rachat reste identique et en cas de décès le bénéficiaire est propriétaire et non pas créancier des capitaux-décès.
      Bref, vous comprenez que nous vivons désormais dans un monde instable et risqué.
      Comme le dit un commentateur, rien n’empêchera l’état, s’il le veut de taxer la détention d’un bien immobilier à un pourcentage prohibitif de sa valeur.
      Si vous achetez de l’or, il faut que ce soit de l’or physique. Bref, gardez votre argent mobile non pas pour échapper à une crise mais pour échapper à la mainmise de l’état.

  15. Sénèque says:

    Il va falloir que j’écrive en arrêtant d’employer un ton ironique ou sarcastique car, à la lecture de vos posts Michel 2, j’ai l’impression que vous croyez que je conseille SINCEREMENT de privilégier les créances sur des établissements bancaires/compagnies d’assurance à des pièces d’or… Ce qui est tout l’inverse de ce que je pense et de ce qu’il me paraissait relativement aisé à percevoir à la lecture de mon post où tout est en décalé (Angleterre = pays exotique, euro = monnaie de singe, billets qui financent le terrorisme alors que le lien renseigné privilégie le crédit conso, etc, etc …).

    De fait, une crise telle que celle en cours au Vénézuela, révèle la pertinence de détenit des pièces d’or qui ont une valeur marchande (et donc un pouvoir d’achat) sur le marché noir X fois supérieure à celle des bolivars.

    Après, ne pas oublier « l’intelligence » des établissements bancaires (de mémoire, il me semble que GS avait refinancé une dette dans la mesure où il pourrait y avoir activation de sûretés réelles avec des parts de sociétés détenues par PDVSA sur le territoire US et autres, https://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2017/09/01/le-venezuela-goldman-sachs-et-la-dette-odieuse.html).

    • Michel 2 says:

      Non ne changez pas de ton, je vous lis régulièrement et nous sommes en phase sur la plupart des sujets.
      Je voulais juste attirer l’attention des lecteurs et donc vous aussi même si je pense que vous aviez fait le discernement, entre une créance de quelqu’un qui n’engage que vous et celui qui détient la créance (Assurance, banque, Etat, …) et un titre de propriété qui est constitutionnel.
      Bien à vous.

      • Badtimes says:

        L’or est une assurance et ne rapporte que la tranquillité d’esprit ou la survie. Ceux qui ont connu de la famille qui ont enduré les affres de la 2ème guerre mondiale savent que l’or a été d’un secours vital dans certain cas: vital pour échapper à la mort, vital pour reconstruire une vie ailleurs car ayant tout perdu la où ils habitaient avant(pays de l’est).
        Par contre ça c’était avant, est ce toujours le cas pour les moments présents ou à venir? Je ne puis répondre à cette question de façon affirmative, mais si c’est non, qu’est qui le remplace?

        • C’est une assurance si la crise n’est qu’économique.
          Imaginons un scénario apocalyptique : guerre civile, fin de l’état etc… les seules choses qui vont compter seront : ce que vous savez faire de vos mains, pouvez-vous avoir votre approvisionnement en eau, en électricité? Pouvez-vous être autonome sur le plan alimentaire? Et êtes-vous suffisamment armé et organisé pour faire face continuellement aux raids de pillards?

          • Michel 2 says:

            Pas trop d’accord avec vous Damien. Dans le cas de votre crise apocalyptique, à moins que tout le monde soit mort, si je reprends vos exemples, avec de l’or:

            – eau : je peux acheter autant de bouteilles que je veux et je pourrais me faire livrer des cuves avec réserves,
            – électricité: je pourrais m’acheter un ou plusieurs groupes électrogènes même d’occasion et je trouverais avec mes pièces d’or de l’essence ou du GO sur le marché noir pour les alimenter,
            – alimentaire: il y aura forcément quelqu’un qui me vendra des légumes ou des jambons contre une pièce en or,
            – raid ou pillards: dans l’absurde, s’il me reste des pièces, je pourrais où installer des alarmes et systèmes de défense où me payer les services de personnes pour me protéger,
            – etc …

            • Il vous faudra beaucoup d’or dans ce cas.

              • Michel 2 says:

                Pas plus que de billets aujourd’hui.
                Mon propos était aussi caricatural, tout comme le vôtre.
                Et puis vous savez bien que (historiquement) une crise ne dure que quelques mois ou au pire 2 à 5 ans.

      • Sénèque says:

        Bien noté et en accord sur cette précision relative au titre de propriété (qui emmène en quelque sorte le débat sur la contrepartie). Respectueusement.

  16. Generation perdu says:

    Que signifie la baisse des taux , QE , tltro et compagnie ?

  17. Generation perdu says:

    En faites c est simple , Les affaires n ont pas été bien géré , on récompense les mauvais tout en spoliant les bons . On pousse à la consommation pour acheter des actifs à des prix délirants . Drag Hi tu aurais mieux fait de rester dans les c……… de ton père

  18. Generation perdu says:

    Il a cru sauver l euro , en faites il sera responsable de sa destruction , les mouvements vont s amplifier partout .

  19. Julien bonnetouche says:

    Détenir de l’OR sous prétexte de valeur refuge, c’est en fait spéculer sans le savoir!!

    • Michel 2 says:

      Bien entendu cher Julien, vous me permettrez de ne pas être d’accord.
      Avec l’or, en cas de crise on peut imaginer deux choses sans risque de se tromper:
      – la crise dévalue fortement la monnaie, mais l’or reste plus ou moins stable. Il faut considérer l’or comme la monnaie de référence et c’est le papier et d’autres actifs qui sont dévalués par rapport à cette référence, avec l’or votre pouvoir d’achat est préservé voire consolidé,
      – en cas de crise, le prix de l’or peut s’envoler si la demande est forte (et si le métal reste rare sur le marché) et effectivement les plus avertis pourront spéculer. Mais pour convertir en quoi, en papier avec une hyper inflation de plusieurs décades de % ou d’autres actifs hyper inflationniste, quel intérêt ??

      • Philippe says:

        Je suis plutôt d’accord avec Julien quoique nous parlons tous de la même chose. Si j’échange les euros pour de l’or c’est que l’or restera une monnaie d’échange ou l’Euro le sera moins. Une spéculation à la hausse et/ou à la baisse.
        Michel combien de temps pensez vous garder votre or pour voir arriver cette crise et bénéficier de larges moyens par rapport aux porteurs d’euros ?

        • Michel 2 says:

          La question que l’on doit se poser n’est pas « combien de temps » mais que nous « réserve l’avenir proche » (0 à 10 ans).
          Si vous pensez comme Julien que tout va aller bien (mieux), inutile alors d’avoir de l’or ou de l’argent métal. Mais si on contraire vous misez sur une méga crise, compte tenu des mauvais fondamentaux dont j’ai fait état dans un autre article, alors préférez de l’or à de l’immobilier ou à des euros. C’est aussi simple que cela.

  20. Julien bonnetouche says:

    Tsssss, tssss, tssss, Michel pas du tout !! Pas du tout et c’est justement pour cela que je le dis. L’or c’est une assurance on la paye pour le cas où une catastrophe survient. Mais si rien n’arrive alors on est perdant. Malgré tout je vous accorde que la prime d’assurance N’est pas ici à fond perdu puisque la rareté programmée du métal tend à maintenir son prix. Mais si l’économie accélère alors les actions performent bien davantage. Tout cela est une question de pari et de chance bien sur…

    • Michel 2 says:

      Pas du tout Julien !
      A part la période 2012 – 2014, l’or, depuis plusieurs décennies, a toujours (en moyenne) été haussier !
      En 1995, je voulais acheter de l’or qui ne valait pas très cher. Un ami banquier m »a dit « Surtout pas », l’or ne rapportera rien, il faut miser sur de l’obligataire ou des actions !
      Pourquoi l’ais-je écouté ? Si j’avais investi ne serait-ce que 10 k€ en 1995, j’aurais l’équivalent de 40 k€ environ aujourd’hui.
      Mais non vous me direz l’or ne rapporte rien! LoL

  21. Julien bonnetouche says:

    Bon… en attendant le cac vient de franchir légèrement la résistance des 5340 en touchant les 5350. On peu penser que les 5500 sont accessibles. Curieusement il y a une certaine decorrélation avec wall street. On sait que les actions Europe sont en retard sur les US. S’agit-il du rattrapage attendu ? On va voir. Mais le Dax suit le même chemin que le cac actuellement. Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Si quelqu’un sait répondre….Guillaume peut-être ??…

  22. Julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel , moi je ne recopie les avis de personne surtout d’inconnus… mais je regarde la «  gueule «  de la courbe et je vois qu’elle n’est pas du tout baissière pour le moment. La petite consolidation de ces derniers jours est parlante. : 4% et vite avalée. Mais ce n’était pas ma question : sur l’écart de progression entre les bourses européennes et américaines. A cette heure on a franchi les 5350 facile. A moins d’un bug avec le brexit 5450/5500 c’est d’ici peu.

  23. @ tarbes
    Votre histoire révèle un problème d’égalité nationale auquel un remède ne saurait tarder . Ils ont aussi inventé l’IFI mais il est contourné par certains dispositifs LMP entre autres , certains non seulement ne payent pas la taxe foncière adéquate mais en plus ils se la font rembourser , avec les frais notaires , les déficit foncier et les travaux . C’est donc une inégalité inouie , une niche fiscale faramineuse . La réforme nationale de la taxe foncière apportera une égalité devant l’impôt .

  24. Bonjour

    Pourriez vous être plus explicite :

    « mais il est contourné par certains dispositifs LMP entre autres , certains non seulement ne payent pas la taxe foncière adéquate mais en plus ils se la font rembourser , avec les frais notaires , les déficit foncier et les travaux . C’est donc une inégalité inouie , une niche fiscale faramineuse »
    un exemple ou un site qui explique.

  25. @alain

    Ceux qui s’inscrivent en LMP ( loueur en meublé professionnel ) peuvent sous certaines conditions se faire déduire des impôts sur le revenu les frais de notaires , la taxe foncière , les travaux , et même se retrouver en déficit foncier . De plus ils ne sont pas soumis à L’IFI (impôt sur la fortune immobilière ) Pour le reste regardez le troisième commentaires ( de tarbes ) qui est assez explicite d’une situation très fortement injuste !!

    • Sénèque says:

      Déficit foncier sous le statut LMP…, je pense qu’il y a comme une légère confusion !
      Par ailleurs, la taxe foncière et les travaux sont déjà déductibles des REVENUS FONCIERS, lorsque la taxe foncière est déductible des REVENUS BIC-LMP et les dépenses de travaux amorties, et non généralement déduites.
      En revanche, en effet, possibilité de déduire l’année de leur paiement les frais d’acquisition (ou de les amortir), ce qui n’est pas le cas pour une location dans le cadre de REVENUS FONCIERS.

      Je rejoins par ailleurs Julien sur le fait que les avantages sont soumis à exercice comme activité professionnelle principale. Entre la théorie et les cas observés (et ceux abusivement mis en place…).

  26. @ tarbes
    Votre majoration équivaut à environ 1600 % et non pas 2300 % comparé à la taxe foncière parisienne !! Ce qui est tout de même affolant pour moins de services !!

  27. Julien bonnetouche says:

    Oui le LMP est une niche comme il y en a plein en France puisque l’impôt est excessif. Mais pour rentrer dans la niche ce doit être une activité principale.

  28. Bonjour

    Je ne connais pas assez « LMNP ou LMP » pour en parler. Les niches fiscales il y en a certainement trop dans le sens où elles coûtent cher et ne récompensent pas celui qui travaille. Toutefois en prenant un exemple comme un cadre qui a un bon salaire; Comment voulez vous qu’il fasse lorsqu’il voit qu’on lui tombe dessus (impôts); et bien il fait du PINEL qui est une niche fiscale. En soi PINEL est-ce bon, n’est-ce pas bon ; je pense que ça fait augmenter le prix de l’immobilier. Toutefois je pense que ce n’est pas la pire ( loin de là) des niches fiscales. Disons q’au point de vu »complexité » c’est la plus accessible à n’importe quel citoyen lambda et ce n’est pas celui là qui nous a mis dans la situation où nous sommes.

    « Mais pour rentrer dans la niche ce doit être une activité principale ». ————->Par principe, lorsqu’il y a une vraie activité, je ne suis pas trop critique. Ce qui aiguise plutôt mon »humeur » c’est l’argent qui tombe dans les poches de celui qui dort,

    • Michel 2 says:

      Vous oubliez, probablement pour argumenter votre opinion anti niches, tous les investissements type FIP, FCPI, Sofica, outremer , Pinel, Denormandie, et j’en passe et …. qui font vivre une liste considérable d’entreprises et donc de salariés et donc rentées de TVA, cotisations, ….
      Quand on se positionne pour ou contre tel politique telles les niches ou l’ISF, il faut considérer les arguments contre certes, comme le font (à sens unique), CGT, socialos, communos, écolos, etc.. et les arguments pour.
      J’ai en effet du mal à imaginer que ces niches qui seraient négatives ou déficitaires et à la fois qu’elles soient maintenues voire améliorées par les gouvernements successifs, à moins qu’ils soient masochistes !

  29. Badtimes says:

    Attention Julien préparait les chiens car au rythme du grand débat je ne donne pas cher de tout ce qui concerne l’immobilier : activité des riches dormants apparemment!. Mais on est en train de leur laisser cette activité oisive pour en prendre une autre bien plus active!! la gestion d’un portefeuille d’action dit « Bon Père de famille ».
    Je plains les prochains locataires sans rien à louer, mais qu’on ne vienne pas après nous reprocher que c’est de notre faute s’ils sont sans logis ou logis trop chers et délabrés.

  30. Bonjour , est-il intéressant d’investir pour 79 000 euros dans un F5 110 m2 dans un immeuble de 15 étages qui a été mis en faillite par la justice ? Les ascenseurs sont neufs le système sécurité incendie remis à neuf, l’isolation façade, toiture et garage ont été votés en A.G avec en prévision de transformer le chauffage collectif en chauffage individuel directement réglé au fournisseur pour éviter les frais du syndic ? Pour un loyer de 700€ par mois et 450 € de charges (propriétaire +locataire)
    Merci pour vos avis

    • Monique, je vous le dis franchement. Vous m’inquietez. Je lis vos demandes depuis quelques semaines et je dois avouer être perplexe. Si vous ne voulez pas faire confiance à un professionnel du conseil patrimonial, je vous suggère d’acheter mon livre « Investir dans l’immobilier » https://www.leblogpatrimoine.com/investir-dans-limmobilier-tout-savoir-pour-comprendre-et-optimiser-son-patrimoine

      Enfin et pour répondre à votre question : Accepteriez vous de payer 1150€ pour habiter dans un appartement que vous pourriez vous payer en 6 ans de loyer ?

      • Michel 2 says:

        9,5 ans plutôt sauf à considérer que les charges sont une recette ??
        Mais cela ne change rien au problème, un investissement immobilier ce n’est pas qu’une somme d’argent et un loyer, c’est un emplacement un cadre de vie, de l’esthétique, du voisinage, de la consommation d’énergie, une fiscalité, etc…

      • Merci Guillaume, je ne manquerai pas d’acheter votre livre, mais là c’est peut-être une opportunité , les ascenseurs sont neufs, tout le système anti-feu a été fait, l’isolation totale du bâtiment est prévue pour septembre, avec un chauffage individuel ,normalement d’après l’administrateur judiciaire à la fin des travaux la tour sera classée comme une tour basse consommation et les charges réduites de moitié. J’ai deux étudiants qui attendent pour le louer car le bâtiment se trouve près du fac de biologie.

  31. Bonjour

    Dans ce genre d’affaire il faut être très réactif*, avoir des connaissances en la matière. Bien travailler son dossier.
    Visiter le quartier à des heures différentes, observer les « va et viens » ; enquête de voisinage Rotation observée par les déménagements et parmi beaucoup informations recueillies une sele peut être déterminante.
    Qui loge dans l’immeuble?
    En fait des « petits rien » mais la liste est longue »et l’empilement des informations aide un peu à nous déterminer, et parfois la décision n’est pas longue à prendre.
    Emplacement, charges à venir etc. Dans logements vraiment vraiment anciens, ( exemple l’eau de pluie qui se mélange aux eaux usées et toutes surprises du genre) bonjour la note.
    Franchir simplement la porte et tout de suite avoir une idée……….et puis voilà 5 mn de visite, et on est reparti.
    Si possible* s’introduire dans lieux (bien avant une visite officielle)—————->sonorité et beaucoup d’autres détails qu’on aura pas le temps d’observer de très très près lors de la visite officielle

    *S’il s’agit d’une agence, revenir seul après la visite.
    J’ai connu des gens qui avaient acheté un appartement et qui découvraient par la suite que tout était orienté nord ( ils avaient payé le prix d’un appartement orienté ouest); d’autres encore furent réveillés par le train! On veut vous vendre une superbe affaire! un simple petit tournevis dans la poche et on passe à travers le plancher! ah j’oubliais si on n’a pas bien pris le temps de voir l’orientation et que le ciel est couvert c’est mieux d’avoir sa boussole qu’on pose sur la table face à des affirmations farfelues, Enfin j’en passe et des meilleures; tout ça dit, je pense qu’il vaut mieux se faire accompagné par plus avisé que soi ! même avec expérience parfois un avis n’est pas inutile.
    Alors que en principe c’est obligatoire, certaines agences se font tirer l’oreille* pour nous fournir le cahier des charges———– il ne faut pas s’attarder ou être curieux (pour s’enrichir « intellectuellement ».
    Déjà pour le cas qui nous intéresse, le rapport charges loyer est un peu bizarre. Je me fais expliquer tout ça au téléphone et je ne me déplace même pas.

    * En général il faut avoir du « cash »
    Pour cet appartement, mon avis : Sans l’avoir vu, fuir à toutes jambes, il y a un loup.

    Pour exemple: un studio de 11 m² vendu prix net vendeur 60000 € (agence incluse) auxquels il faut ajouter les frais de notaire. Après une douche « embuage complet de la pièce. Studio à 50 m d’une bouche de métro. Superbe affaire me dît le vendeur plus que sûr de lui, preuve à l’appui loyer 415 €, charges quasi nulles taxe foncière de même. SAUF que loué 6 à 7 mois pour l’année (c’est pas très loin de chez moi). En fait du bricolage dans les combles.

    • Merci Alain pour votre réponse,
      Je connais bien ce quartier j’y habite depuis 1970 et j’ai vu l’évolution, j’en suit partie pensant trouver mieux, mais après quelques années j’y suis revenue. Dans les 40000 € les frais de notaire sont inclus. C’est un couple qui a besoin de cet argent pour monter une affaire.
      Les autres bâtiments sont également en rénovation et les routes élargie avec espaces verts.
      Merci pour vos conseils.

  32. En fait ce studio ne vendait pas! mais le pompon: je l’ai revu en vitrine; son prix était passé de 60000 € à 70000 €.

  33. Sénèque says:

    « En décembre 2018, l’Eurosystème détenait environ 420 milliards d’euros de dette publique française1 achetée dans le cadre du PSPP. La dette négociable de la France s’élevait alors à 1 771 milliards d’euros, faisant de l’Eurosystème le principal détenteur de titres souverains français. Fin 2018, le PSPP a cessé de constituer une contribution nette positive à la demande d’obligations d’État en euros pour se concentrer sur le réinvestissement du produit des obligations arrivant à échéance. »

    420/1771 = 24% de la dette de l’Etat français détenue par Eurosystème
    Eurosystème = 1er détenteur de titres souverains français

    Source:
    https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/04/01/bulletin-mensuel-de-l-agence-france-tresor-mars-2019

    Cela peut être mis avec d’autres articles tels que celui publié sur le site du Monde où la conclusion énonce:
    « Quant au fond, l’achat de dette publique par la Banque centrale – également évoqué, pour la Banque centrale européenne (BCE), par Jean-Luc Mélenchon – est une possibilité strictement limitée par le traité de Maastricht de manière à éviter le risque inflationniste qui résulterait de son usage abusif. Il est pratiqué par la BCE depuis la crise de 2008 à une assez large échelle, par le rachat à des banques, non sans que celles-ci assument des pertes dans cette circonstance. Financer le déficit budgétaire par des prêts de la Banque centrale, autrement dire faire marcher la planche à billets, n’est qu’une fausse solution de plus à un problème complexe, au même titre que la colonisation de la Lune, l’accroissement massif du smic ou la sortie de l’euro, qui ne sont là que pour faire croire au volontarisme ou même tromper délibérément les électeurs. » (18/04/2012, lien: https://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/18/la-loi-de-1973-et-la-legende-urbaine_1686805_3232.html) ou un professeur de l’EHESS et un étudiant en économie viennent nous dire ce qu’il faut croire et comprendre de façon péremptoire !

    • Michel 2 says:

      Bonjour Sénèque,
      D’après vous qui détient / où se situe alors la dette correspondant à la différence entre les 2367 Mds€ de dettes cumulées à ce jour et les 1771 Mds€ que vous évoquez ?

      • Sénèque says:

        Bonjour Michel,

        Les 1771Mds correspondent à la dette de l’Etat seul (1785 Mds au 28/02/2019: https://www.aft.gouv.fr/).

        Les 2367Mds comprennent en complément, en gros :
        – 200 Mds de dettes des administrations de securité sociale,
        – 200 Mds de dettes des administrations publiques locales,
        – 60 Mds de dettes des organismes divers d’administration centrale

    • Michel 2 says:

      Voici un point de vue différent très intéressant me semble t-il:

      [L’étalon-or contre la « flexibilité macroéconomique »

      Les marchés actions ont repris leur marche en avant, imperturbables.

      Une relative unanimité commence à se faire concernant cette « bulle de tout » : la plus grosse serait les crédits contractés par les entreprises aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

      Evidemment, je ne suis pas de cet avis. La plus grosse de cette « bulle de tout » est celle des emprunts d’Etats souverains, emprunts garantis par les contribuables nés ou à naître. Mais effectivement, elle devrait éclater en dernier, les autorités politiques et monétaires faisant tout pour la préserver.

      « Tout » sera : taux zéro ou négatifs, rachats des emprunts par les banques centrales…

      Cependant, une gestion à la japonaise de la situation est impossible à l’échelle mondiale. Ce que fait le Japon fonctionne car il existe encore un différentiel de taux d’intérêt dans le monde, ce qui permet aux Japonais d’aspirer des revenus de l’étranger.

      Un jour ou l’autre, il faudra donc avouer « trop de dettes, pas assez de profits, faisons défaut ». D’autant plus qu’ici et là, les contribuables sont de moins en moins dupes et que la révolte fiscale devient une menace.

      Le problème des emprunts d’Etat est qu’ils constituent l’épargne de bien des gens. Ce qui se produira sera donc plus grave que la faillite d’une très grosse banque engloutissant l’argent de ses déposants. Ce sera, à l’échelle d’un pays, des centaines de milliers de personnes qui seront touchées.

      Evidemment, une telle débauche ne serait pas arrivée avec un carcan monétaire comme l’or. La monnaie aurait été disponible en quantité limitée et le recours au déficit public permanent vite jugulé.

      Mon collègue Jim Rickards – qui fréquente technocrates et bureaucrates internationaux – croit à un retour de l’or dans le système monétaire international.

      Michel Santi, économiste et ancien financier, membre fondateur de l’ONG Finance Watch, n’y croit pas. Cette position mérite de s’y attarder quand on sait que Michel Santi avait, à une époque, poussé les banques centrales des pays émergents à avoir de l’or dans une optique de diversification de leurs réserves monétaires.

      Michel Santi consacre une récente chronique de son blog à la nomination par Trump de Stephen Moore au conseil des gouverneurs de la Fed. Cette chronique s’intitule « L’or, les conservateurs et la théorie du complot ».

      « Stephen Moore, qui vient d’être nommé par Donald Trump au Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine, est de ceux qui considèrent l’or comme le refuge ultime. Il vient de déclarer que les cours du métal jaune devraient remonter à 2 000 $ l’once et que tout investisseur prudent se devrait d’en conserver des proportions importantes dans son portefeuille. ‘L’idée qu’un gouvernement fédéral puisse imprimer autant d’argent pour imprimer des emplois est pure fantaisie’, a-t-il déclaré. Pourtant, l’Histoire a bien montré que la soi-disant stabilité apportée par l’or est illusoire. Tandis que, en période de croissance et de prospérité économiques, les banques sont promptes à émettre plus d’argent en prêts et autres que ne leur permettent leurs réserves, contribuant ainsi à une hausse des prix. Elles ne sont pas capables, dès lors que l’économie se contracte et qu’une partie de ces financements se retrouve en défaut de paiement, de rendre tous leurs dépôts aux épargnants, contribuant ainsi activement à l’effondrement de la masse monétaire et à la déflation. Une mise au point s’impose donc car la terreur qu’éprouve toujours un grand nombre par rapport aux pressions inflationnistes les pousse à vouloir mener un combat rétrograde. »

      La lecture de cette chronique est instructive quant à l’utilisation de certains procédés. Par exemple, des propos sont présentés comme des vérités incontestables – « l’Histoire a bien montré que la soi-disant stabilité apportée par l’or est illusoire » – leur juxtaposition à des évidences servant à les justifier :

      « Tandis que, en période de croissance et de prospérité économiques, les banques sont promptes à émettre plus d’argent en prêts et autres que ne leur permettent leurs réserves, contribuant ainsi à une hausse des prix. Elles ne sont pas capables, dès lors que l’économie se contracte et qu’une partie de ces financements se retrouve en défaut de paiement, de rendre tous leurs dépôts aux épargnants ».

      Ce que ne supportent pas les technocrates progressistes avec l’or est le fait qu’il mette une limite physique à leurs ardeurs :

      « Comprenons-le une fois pour toutes : la ‘relique barbare’ empêche toute flexibilité macro-économique, et confisque aux Etats leur autonomie car il va de soi que le papier monnaie (et demain la monnaie numérique) autorise un contrôle de la masse monétaire nettement plus optimal. »

      Frédéric Bastiat, au temps de l’étalon-or, balayait ce genre d’idée par l’ironie :

      « ‘Si le peuple souffre, c’est qu’il n’a pas assez d’argent. Il en faut faire’, disent les hommes politiques. Et comme il n’est pas aisé de multiplier les métaux précieux, ‘nous ferons du numéraire fictif’, ajoutent-ils, ‘rien n’est plus aisé, et chaque citoyen en aura plein son portefeuille ! Ils seront tous riches’. »

      Mais l’ironie n’est pas perçue par les individus qui prônent la « flexibilité macroéconomique ». Cette flexibilité qui endette les contribuables sur plus d’une génération, confisque par l’inflation les gains de productivité, écrase d’impôts la classe moyenne.

      « Bref, l’étalon or est un fantasme, similaire à celui qui consiste à vouloir renouer avec une ex-amie au seul motif de certains bons souvenirs partagés, en dépit d’une vie commune dont on sait qu’elle sera impossible. Que les investisseurs et que les spéculateurs achètent et vendent l’or, c’est leur rôle. Mais est-il sérieux de lier le sort de nos monnaies nationales à l’or : en d’autres termes que notre nouvelle monnaie devienne l’or ? »

      L’usage de l’étalon-or, effectivement, ne procure aucun bon souvenir aux grands sorciers monétaires et aux politiciens vendeurs de belles promesses. Il les bride !

      Cce qui est intéressant, quand on lit Santi, c’est de se poser la question : pourquoi le FMI a-t-il de l’or, pourquoi les grandes banques centrales continuent-elles à détenir de l’or, pourquoi certaines en ont même acquis depuis 2008 et enfin, une banque centrale peut-elle avoir comme réserves des emprunts d’Etat à taux d’intérêt négatif ?]

      • Sénèque says:

        Michel SANTI conseille les banques centrales (il ne va pas trop les critiquer, il ne pourra plus acheter d’oeuvres d’art…), et est l’auteur du papier duquel j’avais extrait le « rève » des banques centrales: avoir une monnaie exclusivement scripturale de sorte, avec le taux d’intérêt (positif ou négatif), d’orienter l’économie et les flux dans le sens désiré (…par les banquiers centraux qui sont censés être indépendants du politique).

        Peut-être que les institutions que vous citez conservent de l’or dans une logique du pari de Pascal ?

        Par ailleurs: « « ‘Si le peuple souffre, c’est qu’il n’a pas assez d’argent. Il en faut faire’, disent les hommes politiques. Et comme il n’est pas aisé de multiplier les métaux précieux, ‘nous ferons du numéraire fictif’, ajoutent-ils, ‘rien n’est plus aisé, et chaque citoyen en aura plein son portefeuille ! Ils seront tous riches’. » »
        => c’est pourquoi le revenu universel apparaît pour certains comme une solution pertinente (ce à quoi bien évidemment je ne souscris pas du tout à titre personnel). Panem et circenses.

        • Michel 2 says:

          Merci, je n’y souscrit pas non plus au RU.
          On va bien voir ce que donne l’expérience Italienne, même si ce n’est pas un vrai RU à la Hamon ???
          En tous cas pour les premiers mois c’est la récession qui s’annonce, à suivre donc !

  34. Sors de ta niche says:

    @tarbes
    Pour en rajouter une couche , ils se la font même rembourser !!

  35. nicolas says:

    J’ai vu que les prix montaient encore https://www.meilleursagents.com/actualite-immobilier/2019/04/evolution-prix-immobilier-1er-avril-2019/#comments alors que je reçois des alertes ou la quasi totalité annonces des prix en baisse . Qu’est ce que cela signifie il ?

  36. C’est normal les lobbys , les banques etc… poussent à la consommation et dire la vérité que les prix baissent même à Paris avec des taux à 1% c’est trop apocalyptique pour l’avouer ! Imaginez ce qui se prépare et ceci malgré les banques centrales .
    La décote a apporter a Paris , lyon , bordeaux se trouve dans une forme de calcul .

  37. Generation perdu says:

    La face cachée des taux bas c est les rentrées fiscales futures , les pauvres qui ont acheté dernièrement auraient mieux d attendre ce qui va suivre !!

  38. C est une évidence, moi aussi je suis d accord !!

  39. Baisse paris says:

    Je suis étonné que pour le moment la baisse ne soit pas si violente , les taux amortissent mais plus pour longtemps ! Les gens font des reducs de 10 ou 20000 seulement . Pourtant le contexte et les perspectives sont biens pires que pendant la dernière période de baisse 2014 -2015. . Bref plus c est long plus cela va être bon . Les taux c est du Pipo , les gens veulent des prix pour ne pas se retrouver esclaves à vie

  40. Draghi a sauvé les voleurs et foutu les peuples dans la mouise , en souhaitant augmenter artificiellement les prix avec son imprimerie . La plus grande bulle de toute l’histoire est sur le point d’éclater !! Cela ne choque pas plus de monde de se faire voler sa souveraineté monétaire ?

  41. parisien says:

    On dirait bien qu’un méga krach arrive sur l’immobilier !

  42. Julien bonnetouche says:

    Arrêtez de délirer !! Ne confondez pas vos souhait et la réalité !!!

  43. C est surtout les prix qui sont délirants ! Pas de méga krach mais un bon moins 30 pour assainir et soulager la situation.

  44. De vrais menteurs sont aux commandes , les alertes en baisse de prix pleuvent presque sur tous les supports numériques et après on nous dit que les prix augmentent . Patience mes amis le pouvoir d’achat immobilier , les prix décents c’est pour bientôt.

  45. Bonjour,
    J’ai fait une recherche sur le cite mais je n’ai pas trouvé de réponse pour savoir qu’elles sont les vérifications à faire et documents à demander au bailleur et au locataire si l’on veut acheter un bien déjà loué et si la garantie VISAL est une bonne garantie qui ne dure que 3 ans, peut-on la demander durant le bail?
    Merci pour vos réponses

  46. parisien says:

    Je viens de négocier 12% sur le prix affiché dans le 11ème pour un trois pièces bien situé .

  47. L encadrement des loyers fait un retour en force !!

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